EAU : en 15 ans, 6% de zones humides en moins dans le monde

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Selon une étude publiée le 26 avril dans la revue Geophysical Research Letters, réalisée par des chercheurs au CNRS et à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), « 6% des marais et des tourbières du globe ont disparu au cours des 15 dernières années ». L’eau et le zones humides du monde se sont donc incroyablement raréfiées en 15 ans.

Pourquoi ?

Les auteurs de l’étude mettent en cause une problématique qui revient souvent et explique de nombreuses évolutions concernant nos ressources : la pression démographique. Elle serait telle, sur les zones riches en biodiversité et « essentielles au cycle de l’eau », qu’elle conduirait parfois à leur disparation, tout bonnement.

Carte mondiale des zones humides

Le 9 mai, le CNRS a communiqué sur la pression démographique sur les zones humides :

CNRS, 9 mai 2012

Les chercheurs ont donc combiné et analysé simultanément leurs observations entre 1993 et 2007 des images issues de différents satellites.

Leurs conclusions :

  • l’étendue des zones d’eau varie fortement au cours de l’année, mais aussi d’une année à l’autre, avec une forte modulation durant les épisodes El Niño ;
  • cette réduction de surface affecte en premier lieu les régions tropicales et subtropicales, ainsi que les régions qui ont connu les plus importantes augmentations de population au cours des deux dernières décennies ;
  • la pression démographique affecte ces zones en favorisant l’assèchement des marais pour l’urbanisation et l’augmentation des prélèvements d’eau dans ces zones humides.

Comprendre les zones humides pour lutter contre le réchauffement climatique

Les zones humides produisent un tiers du méthane atmosphérique, un gaz à effet de serre majeur. Elles influencent les échanges d’eau douce des continents vers la mer et modifient la météorologie locale en amplifiant l’évaporation.

Le CRNS explique donc que « mieux appréhender le fonctionnement des zones humides, leur variabilité et leur dynamique dans le temps s’avère indispensable pour évaluer les changements climatiques et pouvoir élaborer des recommandations en termes de gestion des ressources en eau».

Sources : Journaldelenvironnement.net