Le lobby OGM courtise les candidats à la présidence

L’Association Française des Biotechnologie Végétales (AFBV) a adressé une lettre à tous les candidats à la présidentielle afin de solliciter leur soutien aux OGM. Dans cette lettre, poétiquement intitulée « les biotechnologies végétales, une chance pour le développement durable de l’agriculture », l’AFBV pousse ainsi un « cri d’alarme pour sauver les Organismes Génétiquement Modifiés biotechnologies végétales  dans notre pays ». Selon l’association, les OGM contribueraient à « une agriculture durable économiquement viable, socialement responsable et écologiquement saine »…

Pour mieux convaincre, l’AFBV appuie son discours sur plusieurs arguments :

Nos OGM vont permettre de nourrir le monde :

Le principal raisonnement des disciples du lobby OGM reste toujours le même : pour nourrir l’humanité, l’utilisation des OGM est inévitable, car sans eux, le monde ne pourra pas manger à sa faim. « Le monde est confronté au défi de devoir nourrir plus de 9 milliards d’humains en 2050, ce qui exigera d’augmenter la production agricole de 50%. Cette augmentation devra se faire à 80% par la croissance des rendements des cultures et essentiellement dans les pays en développement ».

Etrangement, de nombreux scientifiques mettent en avant le fait que c’est justement cette forme d’agriculture intensive qui épuise les ressources de la terre et qui va finalement mener à une crise alimentaire mondiale. « L’industrialisation de l’agriculture, avec l’usage massif d’engrais chimiques, de pesticides et de semences hybrides et la mécanisation excessive, a porté gravement atteinte à la terre nourricière et à la culture paysanne. Ne pouvant produire sans détruire, l’humanité s’expose ainsi à des famines sans précédent », explique Pierre Rabhi, reconnu expert international pour la sécurité alimentaire.

Vous allez perdre de l’argent

« L’Europe et la France ne peuvent rester plus longtemps à l’écart du dynamisme de l’innovation dans la création variétale issue du génie génétique et que l’on peut constater dans de nombreux pays, aux Etats-Unis comme dans les pays émergents, lesquels sont déjà nos concurrents sur les marchés mondiaux des produits agricoles et agroalimentaires. Ne pas agir dans ce domaine créera à échéance rapide une perte d’expertise, une dépendance technologique et économique, une perte de compétitivité coûteuse pour notre agriculture et négative pour notre balance commerciale, pour l’emploi et notre sécurité d’approvisionnement en matières agricoles. Relancer notre recherche dans le domaine des biotechnologies vertes s’inscrit parfaitement dans la volonté affichée de relancer la croissance en remettant au centre de la politique économique une dynamique de l’offre de production de nos filières agricoles et agro-industrielles sur le territoire français », explique ainsi la lettre aux candidats.

De la publicité pro-OGM à la télé ?

L’AFBV demande aux candidats s’ils ont l’attention d’agir auprès du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel afin de « veiller à ce que les grands médias respectent le pluralisme des idées sur les controverses scientifiques et ainsi assurer une information des citoyens rigoureuse et équilibrée sur les grands enjeux scientifiques de notre pays ». L’association souhaite sensibiliser le grand public à la cause OGM…

Rappelons que, selon un sondage IFOP / Ouest France publié en décembre 2011, 80% des Français se déclarent opposés à la culture de plantes génétiquement modifiées en plein champ en France.

 

Source : bioaddict.fr

Paris s’étouffe

Selon le bilan annuel d’Airparif, rendu public hier, trois millions de Franciliens ont été exposés à des niveaux de pollution atmosphérique élevés en 2011. Les températures et le trafic routier expliquent en partie cette forte exposition aux particules fines, au dioxyde d’azote et à l’ozone, néfastes pour la santé mais aussi pour l’environnement.

Selon Airparif, les conditions météorologiques enregistrées tout au long de 2011 ont été favorables à des niveaux élevés de pollution, « légèrement inférieurs à 2010 ». Il n’en demeure pas moins que plus d’un Francilien sur quatre a été exposé à un air qui ne respecte pas la réglementation sur les particules fines. Les épisodes de pollution ont été nombreux l’an dernier, mais « peu intenses », précise le rapport.

« Le dépassement a pu atteindre jusqu’à quatre fois la norme en vigueur sur le boulevard périphérique », précise Karine Léger, adjointe au directeur d’Airparif. Sur l’ensemble des stations franciliennes, celles qui ont enregistré les dépassements journaliers les plus nombreux sont celle de l’autoroute A1 (Saint-Denis), du périphérique à Auteuil, de la RN 2 à Pantin et des Champs-Elysées.

Pour tenter d’endiguer les épisodes de pollution, un arrêté interpréfectoral pris en octobre 2011 permet aux autorités de prendre dans l’urgence des mesures contraignantes. Si la pollution s’étend sur plus de trois jours, le préfet peut désormais interdire la circulation des poids-lourds, voir imposer la circulation alternée pour les particuliers. En 2012, le premier « seuil » de dépassement pourrait être déclenché une cinquantaine de fois.

Ces gaz ou particules, particulièrement irritants et agressifs, pénètrent plus ou moins loin dans l’appareil respiratoire et peuvent induire des effets respiratoires ou cardiovasculaires. Par ailleurs, les effets des polluants atmosphériques se conjuguent également avec ceux des particules biologiques présentes dans l’air, parmi elles, les pollens et les moisissures. La pollution de l’air est ainsi suspectée d’exacerber les allergies polliniques : les pollens seraient plus agressifs sous l’influence des polluants atmosphériques qui, de plus, fragilisent les voies respiratoires et les rendent plus réceptives aux pollens.

Les effets de cette pollution sur l’environnement peuvent se ressentir à différentes échelles géographiques. Sur les matériaux, elle induit de la corrosion due au dioxyde de soufre, des noircissements et encroûtement des bâtiments par les poussières issues en grande partie de la combustion des produits pétroliers, ainsi que des altérations diverses en association avec le gel, l’humidité et les micro-organismes. Sur les végétaux, de fortes concentrations de certains polluants peuvent conduire à des nécroses visibles sur les plantes. La pollution de l’air peut également entrainer une réduction de la croissance des plantes, même sans dommages visibles, par exemple une baisse de la production agricole de certaines céréales, ou une résistance amoindrie des plantes à certains agents infectieux.

Source : metrofrance.com   airparif.asso.fr

Alimentation et respect de l’environnement : un guide gratuit à télécharger

asef-asso.fr

Concilier une alimentation équilibrée tout en respectant l’environnement, pas toujours facile a priori. Nous accueillons favorablement donc, le petit guide gratuit mis à la disposition des internautes par l’Association santé environnement de France (Asef). Vous pouvez le télécharger ici depuis hier !

Composée de plus de 2500 médecins, l’Asef a publié un recueil intitulé « Petit guide vert de la bioalimentation », ouvrage « pratique » visant à aider les consommateurs que nous sommes, à parvenir à nous alimenter sainement tout en respectant l’environnement.

Sa lecture permet d’acquérir des connaissances sur des sujets aussi variés que l’ensemble du processus alimentaire, le choix des aliments, la cuisson des produits, leur conservation, les régimes alimentaires sains et efficaces, le tri des déchets.

Si vous vous interroger sur la pertinence de l’utilisation du micro-ondes pour la cuisson de certains aliments, si vous avez des questions sur la nature des produits propices au compost, sur le classement des viandes bonnes pour la santé, ce guide, basé sur des études scientifiques, est fait pour vous !

Sources : Asef

L’Union européenne et l’UNICEF au secours des îles Salomon

L’Union européenne et l’UNICEF ont lancé, à la fin du mois de septembre, en collaboration avec le gouvernement des îles Salomon, un projet visant à améliorer l’approvisionnement en eau et son assainissement dans cinq provinces de cet archipel d’Océanie. Il représente un investissement de près de 2,5 millions d’euros sur une durée de quatre ans et s’inscrit dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement.

Une fois sa réalisation terminée, il devrait permettre d’offrir un accès durable et sain à l’eau à 15.000 villageois et 3.000 enfants au sein des écoles situées dans les zones concernées. L’objectif prioritaire est ici de réduire le nombre de pathologies développées par les habitants, dues à la consommation d’une eau peu salubre, vis-à-vis desquelles les enfants sont particulièrement vulnérables selon l’UNICEF.

Actuellement, près de 60.000 personnes vivant dans les cinq provinces concernées ne bénéficient pas d’un accès correct à l’eau potable, alors qu’environ 80.000 personnes souffrent d’un manque d’assainissement. Ce projet n’est donc qu’un début. Il s’attache à construire et réhabiliter des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement, mais aussi à former et sensibiliser la population aux bons gestes et réflexes qui leur permettront de prévenir les risques sanitaires.

L’Union européenne et l’UNICEF ont lancé, à la fin du mois de septembre, en collaboration avec le gouvernement des îles Salomon, un projet visant à améliorer l’approvisionnement en eau et son assainissement dans cinq provinces de cet archipel d’Océanie. Il représente un investissement de près de 2,5 millions d’euros sur une durée de quatre ans et s’inscrit dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement.

Une fois sa réalisation terminée, il devrait permettre d’offrir un accès durable et sain à l’eau à 15.000 villageois et 3.000 enfants au sein des écoles situées dans les zones concernées. L’objectif prioritaire est ici de réduire le nombre de pathologies développées par les habitants, dues à la consommation d’une eau peu salubre, vis-à-vis desquelles les enfants sont particulièrement vulnérables selon l’UNICEF.

Actuellement, près de 60.000 personnes vivant dans les cinq provinces concernées ne bénéficient pas d’un accès correct à l’eau potable, alors qu’environ 80.000 personnes souffrent d’un manque d’assainissement. Ce projet n’est donc qu’un début. Il s’attache à construire et réhabiliter des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement, mais aussi à former et sensibiliser la population aux bons gestes et réflexes qui leur permettront de prévenir les risques sanitaires.

Sources : rnzi.com, solomontimes.com, unicef.org.

Hidden Consequences : Le prix invisible de la pollution de l’eau

crédits : fotosearch.fr

 

Greenpeace International vient de publier un rapport sur les coûts invisibles de la pollution. Celui-ci souligne que la pollution toxique de l’eau passe souvent inaperçu, mais cause de nombreux dégâts. En effet, les produits chimiques rejetés dans nos cours d’eau, s’accumulent à l’intérieur des organismes vivants, et peuvent à terme occasionner chez nous cancers ou perturbations hormonales.

Il relève par ailleurs que cette pollution est tenace. Prenant l’exemple d’un site situé en Slovaquie, encore contaminé aujourd’hui, en raison d’une pollution par des rejets de PCB toxiques qui s’est arrêtée il y a 25 ans.

Le nettoyage des cours d’eau pollués nécessite la mise en œuvre de moyens très coûteux. Le rapport mentionne ici l’exemple de la compagnie américaine General Electric, condamnée aux Etats-Unis pour la contamination de la rivière Hudson à de lourdes amendes. Mais il dénonce surtout le fait que les conséquences de ce type de pollution sur la santé et l’environnement ne soient pas prises en compte par celles-ci.

Ces problèmes de pollution des cours d’eau, à l’origine très localisés dans les pays industrialisés dits du Nord, tendent aujourd’hui à se multiplier dans les pays dits du Sud comme en Asie.

Ce rapport appelle les gouvernements à prendre des mesures urgentes contre ce type de problème. Celles-ci consisteraient en l’identification des produits chimiques dangereux, afin d’en interdire l’usage et d’aboutir au fait qu’ils ne soient plus rejetés dans nos cours d’eau. Enfin, plus que les gouvernements, il appelle les entreprises à agir sans attendre.

Source : Greenpeace.org

France Nature Environnement : les Français souhaitent un nouveau modèle agricole

Au lendemain du cinquantième anniversaire de la Politique Agricole Commune, l’agriculture et son activité économique n’ont jamais eu autant d’impact sur notre alimentation et notre environnement. Dans ce contexte, France Nature Environnement a interrogé les Français sur leur perception « des menaces qu’une certaine agriculture fait peser sur leur environnement, sur leur santé et leur alimentation ».

Il ressort de cette étude, réalisée par l’institut CSA, que 56% des Français sont favorables à la réduction du nombre de porcs élevés intensivement en Bretagne. «Ce résultat démontre que nos concitoyens ont compris l’importance d’agir sur les causes de la prolifération des algues vertes. Ils mesurent aujourd’hui les limites du ramassage de ces algues qui, outre son coût, ne règle pas le problème de fond », appuie France Nature Environnement.

Si la pollution environnementale sensibilise certainement la population, c’est bien la question de l’alimentation qui semble mobiliser plus largement l’opinion. En effet, 73% des personnes interrogées expriment leur inquiétude face à la présence éventuelle de traces de pesticides dans les produits alimentaires. « Cela souligne les attentes de la population en ce qui concerne l’application du plan Ecophyto, de réduire de 50% l’usage des pesticides. Le chemin est encore long puisque la tendance est à une augmentation de l’utilisation de ces produits », relate l’organisation environnementale.

Enfin, les Français apparaissent également attachés aux différents labels et appellations visant à reconnaître et identifier plus facilement certains produits alimentaires. 91% des sondés soutiennent ainsi la mise en place d’une appellation « Sans OGM » sur les emballages de produits alimentaires d’origine végétale, animale ou apicole. Seuls 7% des interviewés jugent que cette mesure est une mauvaise chose. Cette prise de position traduit l’adhésion massive au principe qui permettra en pratique de choisir ces produits labellisés en toute confiance, mais surtout, l’intérêt des Français à l’égard des principes de traçabilité agroalimentaire.

« Les chiffres du sondage confirment que la population continue de se soucier des thématiques environnementales malgré le peu de place que la campagne présidentielle leur réserve. Nous espérons que les candidats à l’élection présidentielle liront ce sondage qui démontre les inquiétudes et les attentes d’un grand nombre d’électeurs soucieux de la qualité de leur alimentation, de leur santé et de leur environnement. A eux de leur répondre à l’occasion du salon de l’agriculture », considère Bruno Genty, président de FNE.

Rappelons que le salon de l’agriculture ouvre ses portes demain, Porte de Versailles. France Nature Environnement y avait déjà  joué les trouble-fête l’année dernière en lançant une action de communication largement controversée sur le même sujet.

Source : lafranceagricole.fr

Nutella : à consommer avec modération

Jeudi dernier, c’était la chandeleur, et si il y a un produit que beaucoup de personnes aiment déguster avec les crêpes, c’est bien le Nutella… La célèbre pâte à tartiner a fait l’objet d’un article extrêmement bien ficelé sur OWNI  la semaine dernière. Ce papier, rédigé par Claire Berthelemy, nous dévoile la face cachée du produit phare de l’entreprise italienne Ferrero (1,06 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France).

Début janvier, une poignée de scientifiques a dénoncé les risques que feraient peser sur la santé des enfants et des adolescents la consommation quasi addictive de Nutella. En effet, la fameuse pâte à tartiner au goût de noisette engraisserait plus de 13% d’enfants tout en causant des dysfonctionnements cardio-vasculaires non négligeables dus à une présence élevée d’huile de palme. Le groupe a réagi en publiant un communiqué de presse tentant d’atténuer ces critiques. Selon Ferrero, si 38% des enfants en France consomment du Nutella, la grande majorité d’entre eux ne dépasserait pas les cinq tartines par semaine.

Ces données,  fournies par le Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie (CREDOC), ont en fait été collectées en 1999 auprès d’un panel de 3 000 individus lors d’une étude sur les comportements alimentaires. Interrogé par OWNI, un porte parole du CREDOC a insisté sur le fait que, « nos études ne sont pas ciblées sur un produit en particulier. Le CREDOC réalise de grosses enquêtes sur le comportement des Français ».

Ferrero a tout bonnement présenté et interprété ces résultats à sa manière, ce que a priori, le directeur de la communication du groupe de dément pas. Selon un autre chercheur exerçant au CREDOC, « il est dommage que Ferrero n’ait pas communiqué davantage sur la consommation supérieure et le maximum de cette consommation supérieure, c’est-à-dire la tranche des enfants qui en mangent de grande quantité, soit, en France, 13% des enfants qui en consomment ».

Or, pour cette population de « Nutellavores », la pâte à tartiner fait courir des risques avérés sur la santé. Ces risques sont officiellement reconnus depuis mars 2010, lorsque l’Agence Nationale de Sécurité de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES), a pris la décision de déconseiller la consommation d’huile de palme.

Selon l’ANSES, « les lipides ont des effets bénéfiques sur la santé à condition de diversifier les apports en graisses végétales et animales pour respecter l’équilibre des apports entre les différents acides gras. A l’exception de l’huile de palme, très riche en acide palmitique connu pour être un des facteurs qui augmente le mauvais cholestérol, il est conseillé de consommer et surtout de diversifier les huiles végétales. »

Et le Nutella, c’est de l’huile de palme pure à 30%, même si rien ne l’indique sur l’étiquette de composition, qui fait référence à une « huile végétale ». Cette information a d’ailleurs été confirmée par le service consommateur de Ferrero, interrogé par OWNI.

30% d’huile de palme, 20 à 30% de sucre contre 13% de noisettes, 7,4% de cacao et 6,6% de lait, l’argument marketing sur les besoins nutritionnels des enfants fait tout de suite rire jaune… Et alors que la majorité des industriels de l’agro-alimentaire enlève progressivement l’huile de palme de la composition de leurs produits, Ferrero explique qu’il est « impossible de remplacer l’huile de palme, responsable de la texture du Nutella »…

Rappelons que l’huile de palme est l’oléagineux le plus productif à l’hectare et, pour cette raison, la première huile au monde en volume de production. Cela prouve donc, encore une fois, que l’objectif de réalisation de bénéfices pharaoniques des industriels prévaut sur la santé et le bien-être du consommateur final. Il est alors bien hypocrite d’allouer des budgets conséquents à la mise en place de politiques de responsabilités sociétales.

Claire Berthelemy conclut son article en précisant qu’un rapport du WWF a épinglé Ferrero durant la période des fêtes de fin d’année. Selon l’ONG, la société utilise de l’huile de palme « non durable » dans ses produits. Il y a encore beaucoup d’efforts à faire du côté de chez Ferrero.

Source : OWNI

Pour sauver la planète, arrêtons de manger…

Selon des chercheurs français, une alimentation riche en fruits et légumes est bonne pour la santé mais semble ne pas avoir d’impact favorable sur l’environnement. Au contraire, ce mode d’alimentation pourrait même augmenter l’impact carbone de notre bol alimentaire.

Des chercheurs de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) et du Cirad (Centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement) viennent de publier une « réflexion stratégique » sur les possibilités d’une alimentation durable.

Nicole Darmon et Louis-Georges Soler, de l’Inra, se sont particulièrement attardés sur l’impact carbone de l’alimentation française. Selon Madame Darmon « la vision selon laquelle les produits végétaux sont bons pour la santé et l’environnement alors que les produits animaux seraient à la fois mauvais pour l’environnement et la santé apparaît simpliste et nécessite d’être reconsidérée ».

Jusqu’à aujourd’hui, on estimait que pour réduire l’impact carbone de son alimentation, il suffisait de réduire sa consommation de viande rouge en provenance des ruminants. En effet, la production intensive de viande a une influence environnementale sur les réserves et la qualité de l’eau, sur la biodiversité et sur la consommation énergétique. « Ce sont des aliments dont la production entraîne le plus d’émissions de gaz à effet de serre par calorie » rappellent les chercheurs. L’élevage compte pour 80% des émissions de gaz à effet de serre agricole.

L’étude qui a été menée a permi aux chercheurs de tirer une estimation de l’impact carbone de l’alimentation habituellement consommée en France. Il apparaît que la gente masculine a un impact carbone supérieur à l’alimentation des femmes (4,7 kg équivalent de CO2 par jour pour les hommes vs 3,7 kg pour les femmes), ceci  est en particulier dû au fait que l’homme a des besoins énergétiques supérieurs. En définitive, il se nourrit plus et surtout, il consomme davantage de viandes rouges et de charcuterie.

Certes, les femmes mangent moins de viande mais compensent cette absence relative en consommant davantage de produits ayant, peut-être un faible impact environnemental (yaourts, fruits, légumes, féculents…), mais en plus grande quantité.

En résumé, il faut réduire sa consommation de viande rouge car une vache élevée, c’est X tonnes de CO2, Y hectolitres d’eau et quantité de méthane (due aux flatulences). Il ne faut plus consommer de poisson gras comme le thon rouge qui est en voie d’extinction, victime de la surpêche. Evitez également de manger du cabillaud (dont les populations se déciment) mais aussi d’autres poissons carnassiers qui sont intoxiqués aux métaux lourds. Et enfin, réduisez la quantité de fruits et de légumes de votre bol alimentaire afin de réduire l’impact carbone de votre alimentation.

En résumé, pour sauver la planète, ne mangez plus…

L’étude est consultable à cette adresse.

Greenpride – l’écologie fait le show à Paris

En ce premier weekend de vacances de la Toussaint, les associations de protection de l’environnement vont faire leur show. La toute première édition de la Greenpride sera organisée ce dimanche, le 23 octobre, à l’initiative du collectif Appel de la Jeunesse. Cette ONG jusqu’alors méconnue du public s’est créée en 2009. Elle fonde son action, axée sur la santé environnementale, sur l’article 1er de la Charte constitutionnelle de l’Environnement qui dispose que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ».

Diverses animations sont au programme de cette journée. Dans un premier temps, un brunch bio sera organisé à la Villette dès 11h30. Il sera le point de départ d’un défilé qui gagnera la place Stalingrad, suivi d’une série de concerts au Trianon dont le coup d’envoi sera donné à 17h. Les organisateurs de l’évènement souhaitent, selon leurs dires, faire de l’écologie une fête et mettre en lumière les enjeux sanitaires liés à l’environnement, « encore trop peu connus du grand public ».

Le collectif Appel de la Jeunesse est soutenu dans sa démarche par plusieurs ténors de la protection de l’environnement comme WWF France, Greenpeace, GoodPlanet ou encore le réseau Environnement Santé, qui seront représentés au sein du cortège.

Mais ce n’est pas tout. Cet évènement a aussi pour vocation de lancer, sous les meilleurs auspices, une série de conférences ouvertes au public durant les mois de novembre et décembre au sein des universités et grandes écoles parisiennes portant sur les questions écologiques actuelles.

Novozymes s’engage pour le Mozambique

L’entreprise danoise Novozymes, spécialiste de la biotechnologie, a annoncé à la fin du mois de septembre, qu’elle allait se lancer dans un « projet pionnier » au Mozambique. Celui-ci vise à aider et inciter les petits exploitants agricoles à adopter des pratiques durables, en limitant les cultures sur brulis (défrichage des terrains par le feu), mais aussi à fournir à la population des moyens de cuisson de leurs aliments respectueux de l’environnement, des poêles à éthanol venant ainsi remplacer les cuisinières au charbon bien implantées au sein des ménages. L’objectif affiché est pour l’heure de fournir « à 20% des ménage de Maputo, la capitale du Mozambique » cette « alternative propre et concurrentielle au charbon de bois ».

Cette initiative privée poursuit un objectif louable : celui de lutter contre la déforestation, largement favorisée en Afrique par l’utilisation massive de charbon de bois. Mais il ambitionne également de s’attaquer à un problème de santé publique : selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et le PNUD (Programme des Nations Unis pour le développement), la cuisson au charbon de bois dans un environnement clos est, sans surprise, nuisible pour la santé de ceux qui en respire les échappements.

Novozymes vise par ailleurs, selon son vice-président Thomas Nagy, à démontrer que la biotechnologie peut contribuer à la protection de l’environnement ainsi qu’à la sécurité alimentaire, renforcée grâce à la réhabilitation future des sols dégradés par l’exploitation du charbon de bois.

Ce projet constitue le premier engagement de l’entreprise danoise dans le cadre de la Clinton Global Initiative, fondée par l’ex-Président américain en 2005, qui incite ses membres à prendre « l’engagement de mener à bien une proposition concrète en vue de relever un défi mondial majeur et à collaborer avec d’autres pour convertir ce plan en résultats significatifs et mesurables ».

Les nuisances de l’éclairage public

L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie) relance le débat sur la problématique de l’éclairage public. Dans l’une de ses études, relayée par le quotidien L’Est-Eclair, elle indique ainsi que « l’éclairage artificiel public occasionne 37 % des dépenses en électricité des municipalités, soit 7,10 € par habitant et par an en moyenne ».

Les motifs avancés par les municipalités pour justifier ces dépenses sont connus. Celles-ci mettent en avant l’apport pour l’esthétique des villes de l’éclairage public, ainsi qu’une nécessité de lutter contre l’insécurité. Mais selon le quotidien, son efficacité en matière de sécurisation « n’a jamais été démontrée ».

En outre, l’ADEME souligne qu’actuellement, près de neuf millions de lampes sont utilisées en France dans le but d’éclairer les villes et les campagnes, pour une consommation estimée à 5,6 térawatts par heure, soit l’équivalent de la production annuelle d’un réacteur nucléaire.

Un tel sur-éclairage aurait des conséquences importantes sur notre organisme, de même que sur la faune. La sécrétion de mélatonine – l’hormone du sommeil – chez l’Homme, diminuerait ainsi sous l’influence de la lumière artificielle environnante. Or, celle-ci contribue à stabiliser la tension par exemple. Les espèces animales, comme les oiseaux ou les chauves-souris, verraient pour leur part leurs repères s’estomper et seraient alors considérablement désorientées. Enfin, les insectes  trouvent dans la pollution lumineuse une grande cause de mortalité, devenant des proies faciles.

Des progrès devront donc être réalisés dans les années à venir, afin de rendre l’éclairage public plus durable. Poursuivant cet objectif, l’association Cluster Lumière qui regroupe les acteurs de de la filière, organisera le 29 septembre les premières rencontres sur le thème de la performance et de l’efficience durables dans l’éclairage public à Paris. Nous verrons ce qu’il en sortira.

NKM : son plan national d’adaptation au changement climatique

Si on entend déjà les juilletistes et sceptiques pester contre les menaces de réchauffement climatique alors qu’ils souffrent d’un temps pluvieux, les autorités environnementales françaises cherchent à préparer la France à vivre avec quelques degrés de plus.

Au programme de la semaine, la réunion annuelle du Giec – groupe d’experts internationaux sur le climat – à partir du mardi 19 février tandis que la ministre de l’environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, présentera mercredi 20 juillet le plan national d’adaptation au changement climatique, le premier du genre en Europe.

Premier évènement, la semaine du Giec permet à ses 250 experts de se rencontrer afin de mettre en commun leurs conclusions et synthèses. Ce sous-groupe d’experts est chargé d’évaluer les aspects scientifiques du changement climatique (fonctionnement de l’effet de serre, cycle du carbone, variations climatiques du passé, etc.).

Mercredi, Nathalie Kosciusko-Morizet, lors de son annonce, proposera une série de mesures destinées à préparer la France de la fin du siècle à vivre avec 2 à 3 °C de plus en moyenne par an. Oui, la France n’est pas le pays du monde le plus menacé par les effets du changement climatique mais la raréfaction des pluies et la baisse de l’enneigement peuvent causer des tords dans de nombreux domaines comme le tourisme, la santé, l’agriculture…

« Le CO2 est la base de la nourriture des plantes » : la pollution a parfois du bon

Depuis les années 1950 et jusqu’en 2003, la forêt française n’avait jamais été aussi productive grâce aux émissions croissantes de CO2 qui nourrit la végétation, mais aussi aux dépôts de pollution azotée issue de l’industrie ou des transports, qui constituent un excellent engrais.

Cependant qu’il s’agisse de l’activité sylvicole ou agricole, la nature n’apprécie pas les conditions extrêmes. Les conditions de sécheresse menacent chacun des domaines. « Il faut favoriser la capacité d’adaptation des nouvelles générations d’arbres à leur environnement futur » en mélangeant les espèces, décrit Michel Vennetier, chercheur en écologie forestière au Cemagref.

Pour la santé des forêts, les autorités proposent d’insister sur la prévention contre les incendies et d’autre part la préservation contre les parasites.

« En matière agricole, les impacts du changement climatique ne sont pas univoques et varient énormément en fonction du type de culture », assure ainsi Nadine Brisson, directrice de recherche de l’unité Agroclim de l’Inra.

« Le changement climatique ne sera pas une catastrophe pour l’agriculture, à condition de se préparer », affirme cependant la scientifique. Des leviers existent : améliorer génétiquement les variétés ; substituer une partie du maïs par du sorgo, cultivé en Afrique – qui remplit les mêmes usages mais résiste mieux à la sécheresse ; avancer les semis… et, s’il le faut, relocaliser certaines cultures.

Canicules et allergies à ménager pour préserver la santé

A la suite des fortes canicules de 2003 puis 2006, on a pu constater de nombreuses améliorations dans la prévention des effets sur les personnes les plus fragiles. Ainsi, le comportement des personnes sensibles aux fortes chaleurs tend à se modifier sur le long terme en évitant par exemple les expositions aux heures chaudes…

Les spécialistes de la santé alertent aussi sur la multiplication probable et déjà observée des allergies. « Les plantes vont produire plus tôt davantage de pollen qui, du fait de la chaleur et de la pollution, contiendra davantage d’allergènes », énumère Jean-Pierre Besancenot.

A propos des maladies parasitaires, les experts de la santé évoquent l’évolution de la leishmaniose, une maladie transmise via les chiens par de tout petits moucherons et très présente dans le pourtour méditerranéen.

Plus au nord et moins au sud : la répartition des touristes pourrait également être modifiée

Le tourisme blanc doit s’adapter à la baisse des quantités de neiges et proposer des activités alternatives dans les stations de moyenne montagne. Tandis que les littoraux aménagés sont menacés par la montée du niveau de la mer – notamment sur les plages du littoral méditerranéen et aquitain. Pour l’Outre-mer, la préoccupation principale concerne la disparition progressive de la barrière de corail dont dépend une grande part de l’activité touristique.

Les professionnels du tourisme invitent à étaler les vacances sur une plus longue période – de juin à septembre – afin de répondre aux besoins et d’éviter les concentrations démographiques qui nuisent à la santé de l’environnement.  « Les reports de consommation touristique ne devraient pas se faire sur des hivers annoncés plus pluvieux, remarque cependant Ghislain Dubois, universitaire à Saint-Quentin dans les Yvelines. En revanche, l’automne et le printemps devraient être des saisons agréables. »

Il ajoute que les  professionnels du tourisme devraient recentrer leur offre sur une clientèle de proximité plutôt que sur celle brésilienne ou chinoise qui va subir tôt ou tard la hausse du prix des transports.

Eau et urbanisme : prévenir les conflits d’usage et revoir les constructions

« L’un des principaux défis à relever, si ce n’est le plus grand de tous, sera de faire converger une offre qui va diminuer avec une demande qui, déjà, par endroits, n’est pas satisfaite et va encore augmenter du fait du réchauffement climatique », concluait l’an dernier le groupe de travail chargé de faire des recommandations sur l’adaptation à la ministre de l’Ecologie. Les conflits d’usage entre consommation quotidienne, agricole ou industrielle risquent d’ailleurs de peser énormément sur les débats futurs.

L’un des objectifs du plan national d’adaptation présenté mercredi consiste en la réduction de 20 % de l’ensemble des consommations d’eau d’ici à 2020 par une utilisation raisonnée de l’irrigation dans l’agriculture, la réduction des fuites ou une meilleure réutilisation des eaux usées.

Par ailleurs, les constructions de nouvelles bâtisses doivent prendre en compte la sécheresse et la qualité des sols. En effet, les mauvaises argiles amènent le risque de ruissellements en cas de fortes pluies ou du phénomène de « retrait gonflement » qui provoquent la fissuration des maisons. Le risque d’« inondations » est en tête des préoccupations des pouvoirs publics, affirme le climatologue Jean Jouzel.

Ce plan présenté par le gouvernement témoigne de la volonté de celui-ci de prévenir les catastrophes liées au changement climatique, notamment d’ordre économique par exemple dans les domaines du tourisme ou de l’agriculture.

ONU : Une résolution pour l’assainissement de l’eau d’ici 2015

 

Sources:L'express

 

L’initiative intitulée « L’assainissement durable : campagne quinquennale jusqu’en 2015 » a été lancée dans les projets de l’ONU ce mardi 21 juin. Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU, et le Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Anthony Lake, mettent l’accent sur l’un des huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) – que les Etats se sont engagés à atteindre d’ici 2015 – combler le fossé de l’assainissement en réduisant de moitié la proportion de la population n’ayant pas accès à un assainissement de base.

La résolution recommande aux Etats de limiter les défections en plein-air des quelques 1,1 milliard de personnes n’ayant pas accès à des infrastructures sanitaires, ce qui nuit gravement à la santé publique.

Les représentants de l’ONU en appellent à la volonté publique, à « une politique cadre ciblée et une chaîne d’approvisionnement fiable à la fois pour construire et entretenir des latrines à prix abordable ». Soulignant la sensibilité et la méconnaissance du sujet, Ban Ki-moon relève ainsi que « mettre fin à la déféction en plein air en particulier, ne sera pas facile ».

L’accès à l’assainissement a été reconnu par l’ONU comme un droit humain, un service de base nécessaire pour mener une vie normale. Cependant, environ 2,6 milliards de personnes, soit la moitié de la population du monde en développement, n’ont toujours pas accès à un assainissement amélioré. A quatre ans de l’échéance des OMD, le retard de traitement de cet objectif est flagrant.

Selon Ban Ki-moon, l’installation d’infrastructures d’assainissement adéquates « peut accélérer nos efforts pour combattre le VIH/Sida et le paludisme, simplement parce que les populations qui vivent dans de meilleurs conditions d’hygiène sont mieux préparées à affronter d’autres maladies ». De son côté, l’UNICEF ambitionne de réduire de 40% le taux des maladies liées au manque des installations sanitaires, notamment la diarrhée, seconde cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.

 

A l’image de nombreux autres projets, le succès du développement de l’assainissement dépendra pour beaucoup de la force de volonté publique, des moyens financiers et matériels dont disposent les Etats.

 

Source:  mediaterre.org, afriquejet.com, casafree.com

Trop d’ozone peut tuer l’Européen

Source: Fotosearch

Malgré les prescriptions européennes, les taux de pollution de l’ozone (O3) sont alarmants et mettent en jeux la santé et l’environnement des citoyens des pays membres.

Les recommandations de l’Union Européenne (UE) sont formelles : les taux maximum de pollution à l’ozone ne doivent dépasser de 120 microgramme par m3. Voilà pourtant, d’après un rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE), que ce taux a été dépassé pendant plus de 40 jours lors de l’été 2010.

Qu’avons-nous à craindre ?

Selon l’AEE, lorsque l’ozone (issu de gaz comme l’oxyde de nitrogène, le monoxyde de carbone et le méthane) n’est pas directement émis dans l’atmosphère, il peut causer des troubles médicaux pouvant entraîner un décès précoce. Les excès d’ozone peuvent également affecter les rendements agricoles.

Quels sont les coupables ?

Au premier plan, sont responsables émissions industrielles et celles du transport routier, qui représentent entre 50 et 66% des émissions totales. Le rapport de l’AEE précise cependant que « l’ozone n’est pas directement émis dans l’atmosphère, il s’agit d’un polluant secondaire qui résulte de la réaction photochimique entre certains polluants primaires (les oxydes d’azote, le monoxyde de carbone et les composés organiques volatils) sous l’effet du rayonnement solaire ».

A cela, s’ajoute que la création de pollution à l’ozone dépend beaucoup des conditions météorologiques comme la température et l’intensité solaire, les niveaux de production peuvent donc considérablement augmenter suite à de longues périodes ensoleillées.

Au second plan, l’implication des Etats membres de l’Union Européenne dans le processus de réduction des émissions polluantes qui est insuffisante. La majorité des Etats ne respecte pas le processus. Les émissions trop importantes enregistrées lors de l’été 2010 ont été constatées dans 17 pays : Allemagne, Autriche, Bulgarie, Chypre, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Malte, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie. Les Etats ont pourtant un rôle clé à jouer pour inciter particuliers et entreprises à modifier leur mode de production ou de consommation que ce soit grâce à des aides ou sanctions financières,  ou à une sensibilisation intensive aux enjeux de la qualité de l’air. Il en va de la santé de leurs citoyens et leur environnement naturel…

Sources: commentcamarche.net, le journal de l’environnement