Novozymes s’engage pour le Mozambique

L’entreprise danoise Novozymes, spécialiste de la biotechnologie, a annoncé à la fin du mois de septembre, qu’elle allait se lancer dans un « projet pionnier » au Mozambique. Celui-ci vise à aider et inciter les petits exploitants agricoles à adopter des pratiques durables, en limitant les cultures sur brulis (défrichage des terrains par le feu), mais aussi à fournir à la population des moyens de cuisson de leurs aliments respectueux de l’environnement, des poêles à éthanol venant ainsi remplacer les cuisinières au charbon bien implantées au sein des ménages. L’objectif affiché est pour l’heure de fournir « à 20% des ménage de Maputo, la capitale du Mozambique » cette « alternative propre et concurrentielle au charbon de bois ».

Cette initiative privée poursuit un objectif louable : celui de lutter contre la déforestation, largement favorisée en Afrique par l’utilisation massive de charbon de bois. Mais il ambitionne également de s’attaquer à un problème de santé publique : selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et le PNUD (Programme des Nations Unis pour le développement), la cuisson au charbon de bois dans un environnement clos est, sans surprise, nuisible pour la santé de ceux qui en respire les échappements.

Novozymes vise par ailleurs, selon son vice-président Thomas Nagy, à démontrer que la biotechnologie peut contribuer à la protection de l’environnement ainsi qu’à la sécurité alimentaire, renforcée grâce à la réhabilitation future des sols dégradés par l’exploitation du charbon de bois.

Ce projet constitue le premier engagement de l’entreprise danoise dans le cadre de la Clinton Global Initiative, fondée par l’ex-Président américain en 2005, qui incite ses membres à prendre « l’engagement de mener à bien une proposition concrète en vue de relever un défi mondial majeur et à collaborer avec d’autres pour convertir ce plan en résultats significatifs et mesurables ».

UE : 38 millions pour l’éco-innovation

Dans le cadre du programme pour la compétitivité et l’innovation (CIP selon l’acronyme anglais), l’Union Européenne propose 38 millions d’Euros pour financer 42 projets qui seront sélectionnés en septembre.

Le CIP est destiné à soutenir le développement de nouveaux produits, services et procédés économes en ressources naturelles et produisant moins de déchets, d’émissions et de polluants. Les projets devront s’inscrire dans ce cadre et faire appel aux innovations environnementales existantes.

Enthousiaste, M. Janez Potocnik, membre de la Commission européenne chargé de l’environnement a déclaré « Ces éco-innovations sont une source d’inspiration considérable. Elles sont la preuve qu’il est possible d’exercer une activité économique de manière très fructueuse tout en respectant l’environnement. »

287 projets ont été soumis au titre de l’appel à propositions lancé en 2010, ce qui correspond à une hausse de 42 % par rapport à 2009. Parmi les projets retenus l’an dernier, les jurys avaient apprécié une technique non-invasive de réparation des conduites d’eau, des panneaux acoustiques fabriqués à partir de caoutchouc provenant d’anciens pneumatiques, des panneaux intérieurs biodégradables permettant de diminuer de 15 % le poids d’un avion, ou encore un procédé de fermentation facilitant la récupération du CO2 dans les brasseries.

Cette année, la CE vise particulièrement les demandes qui portent sur des projets liés au sujet prioritaire que constitue « la préservation de l’eau mais également au recyclage des matériaux, à la construction durable, à l’industrie agro-alimentaire et aux entreprises respectueuses de l’environnement ».

Les candidatures sont surtout attendues parmi les PME européennes. Cette initiative européenne est une fois encore l’illustration que préservation de l’environnement et efficacité énergétique ne se contredisent pas. Bien que le montant des aides allouées aux projets reste insuffisant, c’est un moyen constructif et positif d’orienter les entreprises vers les innovations respectueuses de l’environnement.

L’appel à propositions sera clôturé le 8 septembre 2011

Source: enerzine, le moci

L’association Plante un Souhait arpente les Etats-Unis

crédits : fotosearsh.fr

L’association « Plant a Wish » – Plante un Souhait – fondée à Hawaï, arpente les cinquante états américains. Son objectif ? Mobiliser les communautés locales afin de planter des arbres « indigènes » – autrement dit locaux – sur le territoire des Etats-Unis. Ceux-ci sont en effet assimilés à un héritage vivant. Ces opérations prennent la forme de petites cérémonies, au cours desquelles les participants sont invités à planter, non seulement une jeune pousse, mais également plusieurs souhaits, prières ou espoirs.

A terme, les fondateurs de cette association souhaitent réaliser un documentaire permettant de sensibiliser le public à la préservation des arbres au sein de leur milieu naturel. Ceux-ci, Sara Tekula et Joseph Imhoff, misent ainsi sur leur curriculum vitae pour mener à bien ce projet. Ils sont en effet tous deux journalistes, auteurs de différents documentaires, et dirigent une entreprise de production à Hawaï.