Couche d’ozone : le trou se réduit

Le trou dans la couche d’ozone qui se forme tous les ans entre septembre et octobre est moins important cette année que l’année dernière. L’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) explique cette résorption par la hausse de température de la haute atmosphère.

Crédit photo : NASA / Flickr (CC BY-NC-SA)

La couche d’ozone s’étiole sur une superficie de 21,2 millions de kilomètres carrés cette année, ce qui est le second plus petit trou depuis 20 ans. Cela correspond tout de même à la superficie des États-Unis, du Mexique et du Canada réunis… C’est en 2000 que la couche d’ozone était la plus altérée, avec un trou de 29,9 millions de kilomètres carrés.

L’ozone

L’ozone est un gaz présent dans la stratosphère formé de trois atomes d’oxygène. Il se forme directement en altitude, sous l’effet du rayonnement solaire, à partir de l’oxygène. Il se dégrade spontanément si bien que la concentration d’ozone est liée à ces deux réactions antagonistes qui se compensent : on appelle cela l’équilibre dynamique. Cependant, depuis le début des années 80, l’ozone atmosphérique devient ténue aux régions polaires, tout particulièrement au-dessus de l’Antarctique et de l’Australie. Cela est dû à la présence de composés chlorés : les chlorofluorocarbonates ou CFC). Ces composés, à longues durées de vie, ont été interdits et leur production dans le monde est quasi nulle depuis la signature en 1985 du protocole de Montréal.

Importance de la couche d’ozone

L’ozone stratosphérique absorbe jusqu’à 97 % des rayons ultraviolets provenant  du Soleil. Sans cette protection, la surface de la planète serait bombardée de rayonnements suffisamment énergétiques pour détruire les liaisons chimiques biologiques. Autant dire que la vie telle que nous la connaissons n’existerait pas et se serait développée dans les océans, à une profondeur suffisante, à l’abri des UV.

Le trou se résorbe

Bien que les CFC ne soient plus produits, ces composés restent dans l’atmosphère et continuent leurs méfaits. Les experts estiment qu’il faudra encore une dizaine d’années avant de voir commencer la régénération de ce gaz. Pourtant, ironiquement, la réchauffement global de l’atmosphère favorise la protection de ce gaz : « sous l’effet du froid, la vapeur d’eau et les molécules d’acide nitrique se condensent pour former des nuages dans les couches basses de la stratosphère. » Et Dieu sait qu’il fait froid au dessus de l’Antarctique, vaste continent d’altitude (3 000 mètres en moyenne), plongé dans une nuit de six mois. Lorsque le Soleil se lève, à la fin de l’hiver austral, dans ces nuages « se forme du chlore qui aboutit à la destruction de l’ozone. »

Paris s’étouffe

Selon le bilan annuel d’Airparif, rendu public hier, trois millions de Franciliens ont été exposés à des niveaux de pollution atmosphérique élevés en 2011. Les températures et le trafic routier expliquent en partie cette forte exposition aux particules fines, au dioxyde d’azote et à l’ozone, néfastes pour la santé mais aussi pour l’environnement.

Selon Airparif, les conditions météorologiques enregistrées tout au long de 2011 ont été favorables à des niveaux élevés de pollution, « légèrement inférieurs à 2010 ». Il n’en demeure pas moins que plus d’un Francilien sur quatre a été exposé à un air qui ne respecte pas la réglementation sur les particules fines. Les épisodes de pollution ont été nombreux l’an dernier, mais « peu intenses », précise le rapport.

« Le dépassement a pu atteindre jusqu’à quatre fois la norme en vigueur sur le boulevard périphérique », précise Karine Léger, adjointe au directeur d’Airparif. Sur l’ensemble des stations franciliennes, celles qui ont enregistré les dépassements journaliers les plus nombreux sont celle de l’autoroute A1 (Saint-Denis), du périphérique à Auteuil, de la RN 2 à Pantin et des Champs-Elysées.

Pour tenter d’endiguer les épisodes de pollution, un arrêté interpréfectoral pris en octobre 2011 permet aux autorités de prendre dans l’urgence des mesures contraignantes. Si la pollution s’étend sur plus de trois jours, le préfet peut désormais interdire la circulation des poids-lourds, voir imposer la circulation alternée pour les particuliers. En 2012, le premier « seuil » de dépassement pourrait être déclenché une cinquantaine de fois.

Ces gaz ou particules, particulièrement irritants et agressifs, pénètrent plus ou moins loin dans l’appareil respiratoire et peuvent induire des effets respiratoires ou cardiovasculaires. Par ailleurs, les effets des polluants atmosphériques se conjuguent également avec ceux des particules biologiques présentes dans l’air, parmi elles, les pollens et les moisissures. La pollution de l’air est ainsi suspectée d’exacerber les allergies polliniques : les pollens seraient plus agressifs sous l’influence des polluants atmosphériques qui, de plus, fragilisent les voies respiratoires et les rendent plus réceptives aux pollens.

Les effets de cette pollution sur l’environnement peuvent se ressentir à différentes échelles géographiques. Sur les matériaux, elle induit de la corrosion due au dioxyde de soufre, des noircissements et encroûtement des bâtiments par les poussières issues en grande partie de la combustion des produits pétroliers, ainsi que des altérations diverses en association avec le gel, l’humidité et les micro-organismes. Sur les végétaux, de fortes concentrations de certains polluants peuvent conduire à des nécroses visibles sur les plantes. La pollution de l’air peut également entrainer une réduction de la croissance des plantes, même sans dommages visibles, par exemple une baisse de la production agricole de certaines céréales, ou une résistance amoindrie des plantes à certains agents infectieux.

Source : metrofrance.com   airparif.asso.fr

Trop d’ozone peut tuer l’Européen

Source: Fotosearch

Malgré les prescriptions européennes, les taux de pollution de l’ozone (O3) sont alarmants et mettent en jeux la santé et l’environnement des citoyens des pays membres.

Les recommandations de l’Union Européenne (UE) sont formelles : les taux maximum de pollution à l’ozone ne doivent dépasser de 120 microgramme par m3. Voilà pourtant, d’après un rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE), que ce taux a été dépassé pendant plus de 40 jours lors de l’été 2010.

Qu’avons-nous à craindre ?

Selon l’AEE, lorsque l’ozone (issu de gaz comme l’oxyde de nitrogène, le monoxyde de carbone et le méthane) n’est pas directement émis dans l’atmosphère, il peut causer des troubles médicaux pouvant entraîner un décès précoce. Les excès d’ozone peuvent également affecter les rendements agricoles.

Quels sont les coupables ?

Au premier plan, sont responsables émissions industrielles et celles du transport routier, qui représentent entre 50 et 66% des émissions totales. Le rapport de l’AEE précise cependant que « l’ozone n’est pas directement émis dans l’atmosphère, il s’agit d’un polluant secondaire qui résulte de la réaction photochimique entre certains polluants primaires (les oxydes d’azote, le monoxyde de carbone et les composés organiques volatils) sous l’effet du rayonnement solaire ».

A cela, s’ajoute que la création de pollution à l’ozone dépend beaucoup des conditions météorologiques comme la température et l’intensité solaire, les niveaux de production peuvent donc considérablement augmenter suite à de longues périodes ensoleillées.

Au second plan, l’implication des Etats membres de l’Union Européenne dans le processus de réduction des émissions polluantes qui est insuffisante. La majorité des Etats ne respecte pas le processus. Les émissions trop importantes enregistrées lors de l’été 2010 ont été constatées dans 17 pays : Allemagne, Autriche, Bulgarie, Chypre, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Malte, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie. Les Etats ont pourtant un rôle clé à jouer pour inciter particuliers et entreprises à modifier leur mode de production ou de consommation que ce soit grâce à des aides ou sanctions financières,  ou à une sensibilisation intensive aux enjeux de la qualité de l’air. Il en va de la santé de leurs citoyens et leur environnement naturel…

Sources: commentcamarche.net, le journal de l’environnement