Les municipalités américaines se mettent au vert

L’association America Walks publie régulièrement un palmarès des villes classées selon leur accessibilité. Celui-ci montre que certaines municipalités américaines ont fait le choix de développer les espaces dédiés aux piétons et aux cyclistes sur la voie publique et ainsi de soigner leur image de ville durable. Au-delà du caractère bénéfique pour l’environnement d’une telle démarche, qui induit une diminution de la circulation automobile et donc de la pollution, on constate que l’accroissement de la place réservée aux piétons favorise leur croissance, les rend plus attractives et plus agréables à vivre.

Le maire de New-York, Mickaël Bloomberg, a ainsi décidé de favoriser la mise en place de pistes cyclables et de zones piétonnes, rendant sa ville plus accessible et plus sûre pour les habitants choisissant ces modes de déplacement. Andrew Cuomo, le gouverneur de l’Etat éponyme, s’est associé à cette démarche, en approuvant un projet de loi intitulé « Complete Streets » poursuivant cet objectif. Celle-ci imposera dorénavant aux urbanistes d’intégrer les besoins des piétons et cyclistes à leurs travaux de rénovation du réseau routier, ainsi qu’à leurs nouveaux projets, dès lors qu’ils bénéficient d’un financement public. Pour Andrew Cuomo, une telle politique est nécessaire afin de promouvoir les modes de déplacement plus propre, de réduire la congestion du trafic et la pollution qu’elle engendre.

Sources : thedailygreen.com, treehugger.com.

Toits blancs : l’étonnante injonction de Bill Clinton

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L’ancien président des Etats-Unis, Bill Clinton brille actuellement pour ses nouvelles idées. Par une élocution dans les médias américains, le politicien a enjoint les autorités de la Ville de New York a repeindre les toits de la Grande Pomme de couleur blanche. Conscient de l’impact positif de ce geste sur le réchauffement climatique, il y voit aussi « le meilleur moyen de booster la création d’emplois ».

« Tous les toits noirs de New York devraient être blancs »

Son raisonnement est simple et pourrait engendrer des retombées très positives pour l’environnement grâce à l’albedo. L’albedo, « grandeur sans dimension, est le rapport de l’énergie solaire réfléchie par une surface à l’énergie solaire incidente. ». Compris en 0 et 1, plus il est élevé, plus il absorbe la lumière du soleil et diminue la température de la planète.  La fonte des glaciers réduit la surface réfléchissante des pôles,  peindre les toits en blanc pourrait contribuer à ralentir la hausse de température terrestre. Clinton déclare « regardez au sommet des toits qui couvrent les milliers d’immeubles américains, ils absorbent d’énorme quantité de chaleur quand il fait chaud. Ils exigent alors plus d’air climatisé pour rafraichir les pièces. […] Dans la plupart des villes, vous pourriez recouvrir le coût de la peinture et du chantier en une semaine ».

L’initiative pourrait apporter une réelle bouffée de fraicheur aux villes qui deviennent souvent des « îlots de chaleur urbain » – c’est-à-dire la hausse de chaleur dans les milieux à forte concentration urbaine. Le collectif « Projet Toits  Blancs » apporte son soutien à M. Clinton. L’organisme propose chaque année à des copropriétés et à des volontaires de peindre certains toits de la ville de New York chaque année. Pour cette nouvelle édition, ces représentants espèrent pourvoir tripler leur action grâce à la prise de position de l’ancien président.

Si le bénéfice en termes d’économie d’énergie est attendu,  cela pourrait être rentable aussi en soi en considérant qu’il y a environ 20% des chômeurs dans le domaine du bâtiment, et chômeurs non qualifiés aux Etats-Unis.

Cet appel fait sourire… mais pourquoi pas ?

L’ONU soutient les Partenariats Public Privé (PPP)

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Au cours d’une réunion de l’ONU organisée le 2 juin dernier à New York, les représentants des nations se sont interrogés sur la manière de « donner accès à l’électricité, de manière durable et économiquement viable, au quelque 2,5 millions de personnes qui sont mal reliées ou qui ne sont pas reliées à un réseau ».dans le monde.

Après avoir lu et commenté les conclusions d’un rapport sur les Partenariats public-privé (PPP) publié par l’organisation, les Etats ont été invités à s’inspirer des expériences de PPP réussies, à l’exemple du partenariat entre les communautés, le gouvernement local et le Partenariat mondial pour la création d’une station hydroélectrique près de Chorriaca, en Argentine.

Le communiqué de presse de l’ONU décrit que l’objectif du rapport est « d’aider la communauté internationale à trouver des solutions pour approvisionner en électricité les millions de personnes « pauvres en énergie » dans le monde. »

Le PPP est-il LA solution ?

Tout d’abord, le PPP est conditionné à des choix rigoureux et pragmatiques, décris par le rapport :

– choisir une technologie électrique appropriée au lieu et aux conditions de vie ;

– avoir des objectifs de développement de l’énergie et des politiques claires sur le long terme, accompagnées d’un cadre juridique et de l’assurance d’un retour sur investissement voire de profits pour les investisseurs ;

– avoir des fonds suffisants pour la recherche et le développement d’énergies propres ;

– prendre des mesures pour optimiser la capacité du secteur privé à proposer ce qu’il sait faire de mieux dans le cadre d’un partenariat public privé ;

– entretenir des relations fortes entre les secteurs public et privé, et réaliser des accords d’achat de l’électricité assurant le secteur privé d’un retour sur investissement.

Et si les partisans de la formule PPP vantent sa rapidité de mise en œuvre et l’obligation de résultat pesant sur le partenariat, ses détracteurs pointent le coût des études qui limite la concurrence et le surcoût lié au financement privé. Il est important que les PPP ne puissent  servir d’artifice à l’Etat et aux collectivités pour ne pas s’engager financièrement et à long terme dans les investissements nécessaires, ici, à la production de l’énergie.

Selon Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, « la disponibilité de réserves d’énergies propres et fiables est essentielle pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement et combattre le changement climatique ».

Les PPP deviennent progressivement le cheval de bataille de l’ONU pour inciter les Etats membres à agir. Le partenariat mutualise les ressources et partage les coûts et les prises de risques entre le public et le privé favorisant ainsi la poursuite d’investissement dans le secteur de l’énergie.

La formule PPP constitue un outil efficace de gouvernance mondiale alliant action locale et acteurs internationaux. Le PPP permet de gérer la divergence intérêts, les motivations et des enjeux des parties prenantes publics et privés afin d’atteindre les résultats fixés initialement. A l’échelle mondiale, les résultats d’une bonne gouvernance s’observent, d’après les différentes organisations internationales, dans la transparence, la participation, l’imputabilité, l’efficacité et l’efficience, l’équité et l’orientation du consensus obtenus par les partenariats.