Madagascar : la cuisine solaire

C’est en 1998, après un séjour à Tuléar, au Sud-ouest de Madagascar que Regula Ochsner, ex-coopérante de l’aide au développement, a décidé de fonder l’Association pour le Développement de l’Energie Solaire Suisse-Madagascar (ADES).  Un quart de siècle plus tôt, la suissesse avait effectué son tout premier séjour sur l’île de l’océan Indien, Madagascar était alors réputée pour ses forêts tropicales et xérophiles. Lors de sa deuxième visite,  Regula Ochsner a subit un véritable choc, « la forêt avait disparu, il n’y avait plus que des arbres isolés et l’érosion progressait. J’ai réalisé que si la déforestation continuait ainsi, le pays allait rapidement perdre ses moyens de subsistance ».

Durant les deux dernières décennies, pas moins de 200 000 ha de zones boisées ont disparu chaque année, au profit de la production de charbon de bois et de bois de chauffage pour la cuisine. Regula Ochsner a alors commencer à s’intéresser à l’énergie solaire, car s’il y a une ressource abondante sur cette île de l’océan Indien, c’est bien le soleil. Alors, pourquoi ne pas cuisiner à l’énergie solaire ?

De retour en Suisse, Regula Ochsner se met en relation avec Edouard Probst. Vingt ans auparavant, ce menuisier retraité avait développé des fours solaires pour les communautés bédouines du Sahara.

Aujourd’hui, 13 000 familles s’y sont mises. Chacun de ces fours solaires permet de réduire de deux à trois tonnes les émissions de CO2 chaque année, soit la quantité rejetée par une petite voiture sur 15 000 km. De plus, chaque four remplace l’utilisation de 7 800 tonnes de bois. Tout le matériel est fabriqué à Madagascar, ce qui donne du travail à 100 personnes, dont 70 sont des employés de l’ADES. Les familles économisent, quant à elles, du temps mais aussi de l’argent, un four solaire étant amorti après environ six mois d’utilisation, et ce, sans aucune émission de CO2.


Source : adesolaire.org

Madagascar: 52 Millions de dollars de la Banque Mondiale pour la biodiversité

Source: Fotosearch

 

« Madagascar est un des pays les plus pauvres du monde mais il est doté de certaines des ressources naturelles les plus riches du monde », a déclaré Haleh Bridi, le directeur Pays de la Banque mondiale pour Madagascar. La Banque Mondiale a décidé le déblocage d’un financement additionnel de 52 millions de dollars pour maintenir ses actions au profit de l’environnement à Madagascar dans les trois prochaines années.

Un prêt de 42 millions de dollars est accordé par l’Association internationale de développement (IDA), le Fonds de la Banque mondiale pour les pays pauvres, ajouté d’une subvention de 10 millions de dollars du Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

 

Subventionner les activités de conservation, de développement communautaire et d’éco-tourisme

Le but est, d’une part, de renforcer le contrôle et la surveillance des zones protégées, de prendre en charge les coûts de gestion et d’arriver à terme à plus d’indépendance des parcs pour gérer leurs coûts et moins de dépendance à l’aide extérieure.

D’autre part, la Banque Mondiale veut lutter contre la misère des populations vivant à proximité des parcs  pour améliorer leurs conditions de vie et les impliquer plus activement dans la gestion des zones préservées afin de renforcer « la viabilité de ces parcs, tout en assurant la protection des espèces végétales et animales qui y vivent », explique Jean-Christophe Carret, économiste principal de l’Environnement pour le Bureau Pays de la Banque mondiale à Madagascar.

Enfin les subventions devraient permettre la création et l’exploitation de mécanismes de financement durables à travers le développement de l’éco-tourisme.

 

Une mesure exceptionnelle

La réponse n’était pas donnée positive d’avance. Le contexte politique depuis 2009 avait amené la Banque Mondiale a gelé les aides accordées car les autorités en place ne sont toujours pas reconnues par la communauté internationale.

Les négociations ont été difficiles. Les Etats-Unis se sont d’ailleurs abstenus lors du vote. Mais cette crise sociopolitique depuis deux ans à Madagascar a beaucoup affecté l’environnement ainsi que le développement humain et économique. Les Etats de l’institution internationale ont préféré agir, conscients que leur défiance envers le régime d’Andry Rajoelina, Président de la Transition de la République de Madagascar, ne pouvait justifier de prendre le risque de voir l’écosystème de la Grande Ile disparaître à petit feu.

Le financement acheminé par le biais d’entités indépendantes permet un compromis à cet enjeu politique. C’est cependant bien le gouvernement qui contracte cette dette, et c’est sa gouvernance environnementale qui sera observée de près. La Banque mondiale a prévenu : au premier écart, notamment concernant le trafic de bois de rose, les programmes seront suspendus.

Sources: rfi, afriquejet.com, romandie, lexpressmada

Contrebandes : les autorités malgaches à l’action pour les tortues

A Antananarivo, deux hommes ont été arrêtés in extremis à l’aéroport d’Itavo. Les bagages qui contenaient 196 tortues avaient franchis avec leurs propriétaire de nombreux systèmes de sécurité jusqu’au passage au scanner qui a permis aux autorités de les appréhender.

 

Les tortues : espèces menacées à Madagascar ou animaux de compagnies en Europe

Une enquête publiée par la WWF en 2010 révèle que plus de 10 camions transportant des zébus et près de 1000 tortues quittaient illégalement le plateau de Mahafaly au sud de Madagascar. Si le commerce international des tortues araignées, tortues à soc et tortues radiées est aujourd’hui interdit par la CITES, le contexte politique a engendré une hausse du braconnage qui profite de l’instabilité.

Les tortues extraites de leur milieu naturel – au nombre de 60 000 chaque année – sont destinées à devenir des animaux de compagnies en Asie et en Europe. A Madagascar, la tortue radiée est également recherchée pour sa chair à l’occasion des fêtes comme à Pâques, le Jour de l’indépendance ou encore à Noël.

L’habitat des tortues est d’ailleurs lui aussi menacé par les coupes sauvages et les incendies de forêt. Le risque d’extinction est de plus en élevé.

 

Volonté politique de résoudre les problèmes liés au trafic

Afin d’enrayer l’éventualité d’une disparition totale, le WWF MWIOPO (bureau des programmes de Madagascar et de l’Océan Indien) a développé en 2010 un plan d’action de conservation de ces deux espèces. Les progrès ont été visibles, de décembre 2010 à janvier 2011, 393 tortues destinées au trafic ont été saisies par les agents des services forestiers et la police.

Cependant le braconnage persiste, et pour beaucoup d’acteurs agissant pour la protection de l’environnement les efforts fournis par les autorités passent encore inaperçus car les lois de protection sont peu appliquées et les peines encourues restent dérisoires. Les propos de Richard Hugues, représentant régional du WWF Madagascar n’en sont pas moins encourageants. Il déclare : « nous applaudissons le gouvernement et les autorités pour leur vigilance accrue à faire respecter les lois, comme dans cet exemple, et nous les encourageons à continuer et espérons que ce cas ainsi que les prochains seront suivis de peines lourdes ».

« Le gouvernement de transition malgache a montré les signes d’une volonté politique de résoudre les problèmes liés au trafic, notamment pour leurs bois précieux comme le palissandre et l’ébène » annonçait Ndranto Razakamanarina, conseiller politique WWF à Madagascar. Il ajoute « des mesures importantes doivent être prises afin de s’assurer de l’application de ces lois de façon appropriée. Il ne doit y avoir ni compromis ni exception ».

 

Sources: wwf

Orange, le WWF et Emmaüs International ensemble pour le recyclage

A partir du 31 mars auront lieu les « Journées du Recyclage » pendant trois jours, dans les 1 200 boutiques d’Orange en France métropolitaine, en partenariat avec le WWF et Emmaüs International, voilà l’information à retenir aujourd’hui sur francematin.info.

Bon à savoir, que vous soyez client Orange ou non, vous pouvez donc vous rendre dans les points de vente de l’opérateur (« boutiques Orange, Mobistore, PhotoServie et Photostation ») et y déposer les téléphones portables, batteries ou chargeurs que vous n’utilisez plus!

L’évènement, qui fête sa deuxième édition cette année, vise à « collecter 100 000 mobiles » et à « atteindre le millionième mobile recyclé depuis 2005 ». L’ambition de l’opérateur est de collecter un million de mobiles par an d’ici 2015.

Notons que sans une attitude « citoyenne » et « responsable » de la part de « salariés volontaires d’Orange » ainsi que de membres du WWF, cette opération ne pourrait avoir lieu. Les deux entités ont d’ailleurs renouvelé leur partenariat pour une durée de 3 ans.

Des « techniciens d’intervention volontaires » proposent même aux « clients » qui le souhaitent, de « collecter les mobiles à domicile ».

La finalité, outre le nécessaire recyclage des portables, consiste à reverser « l’intégralité des bénéfices des Journées du Recyclage » au « Projet Afrique » porté par Emmaüs International à travers les Ateliers du Bocage (ADB) ». Ce projet a permis, depuis mars 2010, « d’ouvrir au Burkina Faso d’abord, et au Bénin ensuite, deux centre de collecte de déchets de mobiles et de créer 10 emplois dans ces deux pays ».

Petit à petit, l’homme devient moins petit…

« Cette année, deux nouveaux ateliers verront le jour, à Madagascar (juin 2011) et au Mali (fin d’année 2011) ».

Pour les chiffres à retenir :

–         « 100 000 mobiles collectés en France permettent d’ouvrir 1 atelier et créer 5 emplois ».

Une initiative à laquelle participer et à relayer !