Le supermarché communautaire

Inspiré d’un concept venu de Brooklyn à New-York, The People’s Supermarket est un supermarché d’un nouveau genre basé à Londres. Ouvert en juin 2010 aux 72 – 78 Lamb’s Conduit Street, il fonctionne sur le même principe que l’AMAP et regroupe 350 membres qui en sont à la fois les gestionnaires et les propriétaires. L’objectif de cette coopérative est de vendre des produits à des prix équivalent qu’à ceux pratiqués par les enseignes de la grande distribution tout en répondant aux mieux aux attentes des habitants du quartier (bio, éthique, locavorisme…).

En échange d’une contribution annuelle de 25 livres, les membres décident ainsi des produits qui y sont commercialisés, des fournisseurs ou encore des horaires du magasin. Une des principales originalités de cette grande surface communautaire réside dans le fait que chaque membre peut bénéficier de 10% de réduction sur tout le magasin en échange de quatre heures de bénévolat mensuel au sein de l’enseigne.

The People’s Supermarket  s’engage également dans une démarche d’insertion professionnelle en participant  à un programme gouvernemental de « community service ». A travers ce programme, l’enseigne s’engage à  former des jeunes de 18 à 25 ans à la recherche d’un emploi et ainsi favoriser leur insertion dans la vie active mais aussi leur redonner confiance en eux.

Ce nouveau modèle de distribution pourrait bien être à l’origine d’une nouvelle relation entre enseignes et consommateurs.

Sources :   oeilbylaser.com  thepeoplessupermarket.org

Le locavorisme a la cote

Comme bien d’autres mouvements, le locavorisme a fait son apparition sur la Côte Ouest américaine, à San Francisco. Le terme locavore a été utilisé pour la première fois en 2005, lors de la Journée mondiale de l’environnement et désigne une personne consommant de la nourriture produite dans un rayon allant de 150 à 400 kilomètres autour de son domicile. Le locavore souhaite limiter les émissions de CO2 issus de son alimentation. Il remet en question la mondialisation, l’agriculture intensive, l’uniformisation de la production ainsi que l’appauvrissement de l’économie locale et ce, dans un souci de respect de l’environnement.

Depuis 2006, ce phénomène a pris de l’ampleur et s’étend désormais à la scène écologique internationale.

En Europe, le phénomène « Locavore » se retrouve sous la forme des AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) constituées par un ou plusieurs producteurs de fruits et légumes vendant leurs produits directement au consommateur final sans passer par les intermédiaires de la grande distribution. La France compte aujourd’hui environ 1 200 AMAP contre 250 en 2007.

Les Français de plus en plus adeptes

Selon un sondage réalisé par BVA pour Metro Cash & Carry France, les produits locaux attirent de plus en plus le consommateur. En effet, 53% des Français se déclarent sensible à l’origine des produits alimentaires qu’ils achètent et près d’un sur deux achète ou consomme régulièrement des denrées fabriquées localement. Parmi les valeurs de Locavorisme mises en avant par les sondés, le goût reste un argument de poids, plébiscité par 45% d’entre eux. Ils sont 42% à penser que l’approvisionnement local favorise également la création d’emplois dans leur région et 38% à en faire un gage de sécurité alimentaire.

Le « consommer local » a donc de beaux jours devant lui et de plus en plus d’initiatives sont mises en place dans les différentes régions de l’Hexagone afin d’accélérer son développement, comme par exemple l’Eco-Centre de Crolles, qui était le sujet d’un des articles publié par Ressources et Environnement en octobre.

La Coop de France Aquitaine envisage d’ailleurs la création d’une Maison de l’agriculture et de l’agroalimentaire à l’horizon 2013 – 2014. Cette structure s’inspirerait du modèle « Eataly », crée à Turin en 2007 et s’appuierait sur la démarche « slow food » afin de créer un supermarché proposant des aliments diversifiés uniquement produits dans un rayon n’excédant pas les 250 kilomètres.

Sources : BVA, locavorespirit

Le commerce de proximité passe à la vitesse supérieure avec L’Eco-Centre

La petite commune de Crolles dans l’Isère (38)  va accueillir dans quelques mois un centre commercial d’un nouveau genre inspiré du « locavorisme » et du concept américain des « 100 miles » (tous les produits proviennent  de moins de 100 miles), l’Eco-Centre. L’objectif est de réunir des acteurs locaux dans un bâtiment respectueux de l’environnement.  

Ce concept est né dans l’esprit de l’écologiste Philippe Audfray qui est parti du constat que la consommation énergétique était le défi à relever pour préserver notre environnement.

Le principal attrait de l’Eco-centre est la diversité de son offre. Le défi a été de réunir à la fois des activités artisanales, commerciales, de services et des logements.

Ce projet a pour ambition de devenir un bâtiment exemplaire en matière d’éco-construction et de mixité d’usages. Les différents acteurs de l’Eco-Centre de Crolles sont animés des mêmes convictions éthiques  et écologiques.

Le bâtiment :

Situé sur un terrain vierge largement ensoleillé, il répondra à la norme BBC. Les toitures seront végétalisées et un système de récupération d’eau de pluie permettra l’arrosage du jardin. Le bois utilisé pour la construction proviendra de la région afin de réduire l’impact carbone, de dynamiser les emplois locaux, mais aussi marquer l’identité architecturale.

Les commerces :

L’Eco-Centre regroupe des commerces et artisans partageant la même éthique et proposant un mode de consommation plus responsable.

Tous ces commerçants s’engagent à proposer un mode de consommation différent basé sur la qualité des produits, sur le contact, sur le respect de l’homme et de son environnement.

Au-delà de la dimension commerciale, l’envie commune des commerçant de l’Eco-Centre est la création de lien social en proposant un lieu d’échange et de rencontres (organisation de soirées, de débats, d’expositions).

Source : ecocentrecrolles