L’impact environnemental d’une petite mousse

Nous vous parlions il y a une quinzaine de jours  de l’expérimentation nationale d’affichage environnemental mise en place par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable.

L’appel à candidature avait suscité une forte mobilisation puisque 230 entreprises se sont portées volontaires pour tester ce nouveau dispositif. 168 ont finalement été sélectionnées. De la PME artisanale aux champions mondiaux de la distribution, ces entreprises sont représentatives de secteurs d’activité très diversifiés : alimentaire, habillement  ou encore équipement électrique.

HEINEKEN France, première entreprise nationale en chiffre d’affaires, de fabrication et de commercialisation de bières, participe à ce dispositif. Durant un an, l’entreprise va tester l’intérêt des consommateurs pour ce type d’information.

HEINEKEN a choisi d’évaluer les impacts sur l’environnement d’une bière en bouteille de verre de 25 cl en matière :

–          d’émissions de gaz à effet de serre en gramme équivalent CO2 / 100 ml

–          d’utilisation des ressources naturelles, soit le pourcentage de matière recyclée utilisée et le pourcentage de recyclabilité de l’emballage.

Ainsi durant une année, les consommateurs de bière HEINEKEN retrouveront les informations suivantes sur le produit :

 

Ces données sont issues d’une analyse du cycle de vie (ACV). Cette analyse, conduite par Bio Intelligence Service,  consiste à étudier les impacts sur l’environnement de chaque étape de la vie du produit/emballage, de l’extraction des matières premières jusqu’à son traitement en fin de vie (mise en décharge, incinération, recyclage, etc).


En ce qui concerne notre bière de 25 cl, voici les différents éléments pris en compte :

–          Etape agricole : la production des matières premières agricoles et la transformation de l’orge en malt

–          Fabrication : la production de la bière à partir des matières premières agricoles et flux liés à l’utilisation de l’énergie.

–          Production des emballages : L’extraction des matières premières d’emballages primaires, secondaires et tertiaires et la fabrication de ceux-ci.

–          Transport : Sont pris en compte, le transport intra-entrepôts, le transport des salariés, le transport du consommateur de son domicile au lieu d’achat et  la collecte des déchets d’emballages primaires vers le lieu de traitement de fin de vie.

 

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous rendre sur le site du brasseur à cette adresse.

 

Sources : locavorespirit, Heineken France

Le Royaume-Uni bientôt leader en matière de réduction des émissions de CO2

crédits : fotosearsh.fr

Le premier ministre britannique David Cameron est en passe de tenir l’une de ses promesses de campagne : conduire un gouvernement plus écologique que jamais. En effet, des médias anglo-saxons tel The Guardian, nous indiquent que celui-ci devrait accepter aujourd’hui de mettre en œuvre le programme de réduction des émissions de CO2 le plus ambitieux au monde, d’ici à 2025. Il passerait ainsi outre les craintes exprimées par certains des membres de la coalition au pouvoir, qui souhaitaient voir développer un programme de réduction moins ambitieux, sur l’impact de telles mesures sur la croissance économique.

Ce programme de réduction des émissions de gaz carbonique vise à réduire leur niveau de 50% par rapport à celui relevé en 1990, à l’horizon 2025. Cette initiative a été saluée par le dirigeant de la WWF Royaume-Uni, Keith Allot. Ce dernier a en effet déclaré que le Royaume-Uni se posait avec cette décision en leader sur le dossier du changement climatique. M. Allot a également rappelé qu’aucun autre pays n’a mis en place des objectifs juridiquement contraignants en vue d’une réduction des émissions de CO2 pour les années 2020.

Le Royaume-Uni n’est pas novice en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Il avait en effet été le premier pays au monde à se doter d’une loi poursuivant cet objectif : le « Climate Change Act 2008 », en affichant alors l’objectif de réduire de 80% ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050, par rapport à 1990. Un portefeuille ministériel dédié à l’énergie et au changement climatique avait été créé à cette occasion, confié aujourd’hui à Chris Huhne.

Australie: L’environnement au coeur d’un débat entre stars et politiques

Source: Fotosearch

L’Australie est le plus important pays émetteur de gaz à effet de serre par habitant. Julia Gillard, premier ministre travailliste, a décidé d’imposer la taxe carbone d’ici le mois de juillet 2012.

Mais l’opposition des conservateurs compromet ce projet – rappelons que les travaillistes ne possèdent pas la majorité au parlement australien. Ces derniers soulèvent le risque d’une hausse importante des factures d’électricité des ménages et craignent que certains citoyens deviennent insolvables.

L’actrice Cate Blanchett a pris position lors d’une campagne télévisée pour encourager les citoyens australiens à soutenir la taxe. Sincère ou non, la vedette s’est vue violemment critiquée par les conservateurs. Ils fustigent son attitude déconnectée de la réalité car en plus de posséder une fortune de 53 millions de dollars, elle vit le plus souvent à Hollywood et n’est pas soumise à cette taxe. Cependant,  le parti conservateur australien lui-même est formé tant de sceptiques que de partisans à l’idée de changement climatique. Finalement, la polémique concerne surtout l’influence médiatique de l’actrice aux dépens de celle des politiques.

L’inscription du réchauffement climatique au cœur d’un débat strictement politique est la réaffirmation de son importance mais peut aussi la réduire à une simple rhétorique. Et quelque soit la légitimité de la jeune femme pour s’exprimer ainsi, voilà une piqure de rappel à tous les citoyens sur les enjeux environnementaux.

Source: Le Figaro, The Guardian, Romandie

Viande artificielle : nourrir le monde et sauver la planète ?

Source: sequovia.com

 

Il y a déjà quelques années que l’idée de cultiver de la viande en laboratoire est soumise au public. Des chercheurs hollandais de l’université d’Eindhoven, aux Pays-Bas, s’attèlent à reproduire ses bienfaits en protéines, son aspect et éventuellement son goût.

La viande cultivée est une viande produite in vitro dans une culture de cellules, plutôt que dérivée d’un animal. Les cellules produites peuvent être récoltées, assaisonnées, cuisinées et consommées en tant que viande traitée, sans os, tels que saucisses, hamburgers ou  nuggets de poulet.

Aujourd’hui, la viande artificielle est à nouveau au menu du jour puisque les experts de l’Université d’Oxford ont publié le 17 juin dans la revue « Environmental sciences and technology », les conclusions de leur étude : la culture de la viande en laboratoire génère une quantité d’émissions de gaz à effet de serre bien plus petite que la production d’élevage conventionnelle.

Première commercialisation d’ici 5 ans

De plus en plus, les populations de pays émergents – d’Inde ou de Chine – peuvent se permettre d’ajouter de la viande à leur régime alimentaire. L’un des premiers objectifs de la culture en laboratoire serait de nourrir toute la planète. Les défenseurs du projet évoquent aussi la possibilité de préserver de l’eau et l’énergie. D’autant que les coûts de production seraient bien moins importants.

Hanna Tuomisto, l’une des chercheuses, prédit que si plus de ressources sont placées dans la recherche, les premières commercialisations de la viande cultivée pourraient être disponibles d’ici moins de cinq ans.

« Nous ne sommes pas en train de dire que nous pourrions, ou voudrions nécessairement, remplacer la viande conventionnelle par sa contrepartie cultivée dès maintenant. […] Simplement, la viande de culture est potentiellement un moyen de mettre de la viande sur la table plus efficace et respectueux de l’environnement » ajoute-t-elle.

Des recherches financées par PETA

Le soutien est présent. Les premiers pas de l’étude ont été développés par l’organisation à but non lucratif « New Harvest » dont le but était de trouver une alternative à la viande. Les premiers résultats de leur recherche ont été présentés lors d’une conférence en 2010. L’Association de défense du droit des animaux (PETA) fournit également des fonds à la recherche.

Cependant, la viande de synthèse montre, d’après l’étude, quelques implications complexes. Les chercheurs citent l’exemple de la production de viande de poulet qui consomme plus d’énergie si elle est réalisée en laboratoire qu’en élevage. Aussi précise que soit l’étude, elle ne montre pas les effets plus négatifs du transport ou de la réfrigération des aliments.

Les nouveaux arguments fournis à la recherche pour créer in vitro de la viande renouvelle le débat sur la scène publique. Peut-on croire à ce procédé révolutionnaire, capable de réduire la faim et le réchauffement climatique ? Peut-on être surs que les découvertes réalisées dans les pays développés seront diffusés dans les pays pauvres ?

Limiter sa consommation de viande, un geste plus écolo que cultiver bio

L’Université technique de Vienne a récemment rendu publique une étude consacrée à l’impact de la consommation excessive de viande sur l’environnement, et ses conclusions sont sans appel. Une diminution de celle-ci au sein de la population autrichienne à hauteur de 5% des besoins énergétiques – contre 12% actuellement – permettrait ainsi de réduire d’un quart la surface de terre nécessaire à son alimentation. Cette baisse de la consommation de viande devrait être compensée par une alimentation plus riche en céréales, légumes et fruits.

Mais une telle diminution aurait un impact plus large. Elle permettrait également de réduire les émissions de gaz à effet de serre occasionnées par les importantes importations auxquelles doit se livrer le pays afin de nourrir son bétail. Elle induirait aussi une baisse de l’usage d’engrais destinés aux cultures lui étant dédiées.

Par ailleurs, cette étude montre qu’une refonte des comportements alimentaires aurait un impact plus profitable pour l’environnement que le passage à une culture intégralement biologique. En effet, comme l’explique Matthias Zessner-Spitzenberg, l’un de ses auteurs, l’agriculture biologique réclame des surfaces arables plus importantes, et ce pour des rendements plus modestes que les cultures traditionnelles.

Sources : Romandie.com, La Tribune de Genève.

Quelles sont les nations réellement responsables du changement climatique ?

Le Guardian vient de publier un tout nouvel outil interactif agrégeant de nombreuses données climatiques et permettant ainsi de consulter des cartes des pays qui contribuent le plus aux changements climatiques de la planète.

Les chiffres utilisés sont ceux de l’Agence d’information sur l’énergie (EIA), organisme américain indépendant qui publie chaque année des statistiques sur les émissions de gaz à effet de serre.

L’originalité de l’initiative du Guardian repose dans la compilation de ces données et leur présentation selon différents points de vue. Il est alors possible de consulter les émissions de CO2 par pays (actuelles et historiques)  mais également par habitant ou encore en production de gaz à effet de serre et en consommation de biens et services.

Emissions de CO2 actuelles :

 

Emissions de CO2 actuelles par personne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A noter que d’autres types d’émissions, comme par exemple, la déforestation (pourtant responsable d’un quart des émissions mondiales), ne sont pas prises en compte. Mais, même si ces données ne renseignent pas sur la pollution globale engendrée par un pays, elles sont par contre représentatives quant à la responsabilité des différentes populations par rapport au changement climatique. Il est ainsi possible de se rendre compte que Doha (Qatar)  est le plus gros pollueur au monde avec 53,4 tonnes de CO2 par personne, soit trois fois plus qu’un Américain (17,5 tonnes) et 10 fois plus qu’un Chinois (5,2 tonnes).

De plus, si on tient compte du fait que le CO2 rejeté dans l’atmosphère peut y demeurer des siècles, il est intéressant d’examiner non seulement les émissions actuelles mais aussi les émissions passées. Ainsi, entre 1850 et 2007, les Etats-Unis et les pays de l’Union européenne se retrouvent en tête, avec plus de la moitié du total des rejets. Cette responsabilité historique est d’ailleurs une source de tensions omniprésente au sein des négociations climatiques. En effet, les pays émergents estiment qu’ils doivent faire moins d’efforts que les pays développés du fait de la responsabilité de ces derniers dans le changement climatique.

Sources : Le Monde  The Guardian

Et si on arrêtait de se lancer des fleurs ?

 

Un article intéressant a été publié par la journaliste Catherine Bernard sur la plate forme Slate.fr.

Depuis plus de 20 ans, l’Europe et la France voient leurs émissions de CO2 diminuer alors que les pays émergents  comme la Chine ou l’Inde enregistrent une très forte progression des leurs. L’Europe, en bon petit soldat,  a alors la fâcheuse tendance à se positionner en tant qu’exemple à prendre en termes de bonnes pratiques environnementales. Mais…

La journaliste alerte sur le fait que ces chiffres sont à prendre avec précaution. En France, par exemple, les émissions de CO2 ne concernent que les productions réalisées sur le territoire national. Elles  incluent les produits exportés mais négligent les importations. « En tenant compte de ce facteur – et à partir des chiffres d’émissions de 2005 –  les services statistiques de l’Etat français ont ainsi calculé que le solde des émissions de CO2 des échanges extérieurs de la France était de 135 Mt, qui viennent donc s’ajouter aux 410 Mt émises sur le territoire national. Et si aucune statistique d’évolution de ce chiffre n’est pour l’instant disponible, il y a fort à parier que nous « importon » une partie croissante de notre CO2, une tendance que la désindustrialisation accélérée de la France risque fort d’accentuer ». 545 Mt, nous sommes déjà plus éloignés des 410 Mt annoncés au départ…

Catherine Bernard insiste sur le fait que l’enjeu du développement durable n’a peut être pas réellement été assimilé par la population. Il est vrai que si l’on se fie aux différents sondages publiés, l’opinion deviendrait de plus en plus sensible aux thématiques de développement durable et de responsabilité environnementales. Dans l’absolu, il semblerait que cette tendance ne soit pas toujours mise en pratique.

« Pourquoi inventer des ampoules à faible consommation si on les laisse allumées toute la journée ? Ou investir dans des chaudières à très fort rendement et isoler drastiquement les maisons puisque les ménages en profitent pour augmenter le thermostat ? »

Catherine Bernard prend l’exemple d’une étude réalisée par le constructeur de maisons basse consommation d’énergie (BBC) Trecobat. Ses clients ont certes effectué des économies non négligeables sur leurs factures de chauffage (passées de 1 152 à 739 euros), mais 59% d’entre eux ont avoué en profiter pour augmenter le thermomètre à 20-22°C en journée, contre une recommandation à 19°C. Ces clients ont, en effet, réduit leurs émissions de gaz à effet de serre mais pas autant qu’ils auraient pu.

Est-il vraiment rentable, pour l’environnement, de proposer des services de véhicules  auto-partagés et ainsi pousser des usagers à ne plus prendre les transports en commun ? Il en va de même pour d’autres investissements soi-disant « verts »  comme par exemple, la construction d’un tramway, certes électrique, quand on connait la dépense énergétique engagée durant plusieurs années par la construction de ce dernier. Un simple couloir réservé aux  bus ne serait-il pas plus « green » ?

« L’effet rebond », c’est le terme utilisé par les experts pour définir cet effet pervers. « Plus la consommation d’un produit ou service devient économe en énergie, et plus sa consommation devient accessible, entraînant une augmentation du pouvoir d’achat et donc de la consommation (de ce produit ou d’un autre). Avec bien souvent à la clé, une augmentation des émissions de gaz à effet de serre ».

Le chemin s’annonce encore tortueux avant d’arriver à la construction d’un équilibre entre développement humain et préservation de l’environnement. Invoquer la sauvegarde de la planète est une chose mais n’est-ce pas avant tout  l’humanité qui aurait besoin d’être sauvée  ?

L’article de Catherine Bernard est consultable à cette adresse.

Pour les citoyens européens, le changement climatique est plus préoccupant que la crise financière

La Commission européenne vient de publier un nouveau baromètre européen consacré au changement climatique. Celui-ci, réalisé par TNS est consacré au le sentiment des citoyens de l’Union à l’égard de cette problématique.

Il démontre notamment qu’elle préoccupe chaque année un nombre croissant de personnes. En effet, alors qu’en 2009, année marquée par la tenue du sommet de Copenhague, 64% des personnes interrogées classaient le changement climatique parmi les problèmes les plus graves auxquels nous devions faire face, elles sont désormais 68% à le faire. Mais il y a plus éloquent encore, puisque les citoyens européens estiment en majorité que le changement climatique est aujourd’hui un problème plus sérieux pour le monde que la situation économique marquée par la crise financière. D’ailleurs, 80% d’entre eux estiment que la lutte contre le réchauffement climatique peut impulser un élan économique et contribuer à la création d’emplois nouveaux.

Plus surprenant, ce baromètre souligne que la population européenne est assez largement favorable à l’idée d’une imposition des émissions de gaz à effet de serre. 68% des personnes interrogées se déclarent ainsi favorables à une telle démarche.

Cependant, seule une personne sur cinq estime avoir sa part de responsabilité dans le changement climatique. La faute reste rejetée en majorité sur les gouvernements nationaux, les institutions européennes et les entreprises.

La Commission européenne s’est pour sa part félicitée de ces résultats. Ceux-ci vont conforter sa politique de promotion d’une réduction de 20% des émissions de CO2 en 2020, par rapport à 1990.

Les Australiens disent non à la taxe carbone !

Sources: Fotosearch

Après un sondage, réalisé les 1er et 2 juin, par l’institut Galaxy pour les journaux du groupe News Limited, l’avis est clair : 58% des Australiens sont contre la taxe carbone. Celle-ci n’est soutenue que par 28% des sondés.

Le projet de loi a été lancé en février 2011. Déjà, l’idée était très impopulaire provoquant manifestations et oppositions des conservateurs et des libéraux. Le projet de loi consiste à créer un marché de crédits-carbone : durant les trois à cinq premières années, le prix de ces crédits sera fixé, ensuite ils entreront dans un mécanisme d’échanges et de transactions. Les principaux secteurs visés par la taxe sont l’énergie, les mines et les transports. La taxe-carbone entrera en vigueur dès juillet 2012.

L’idée est louable et vise à renforcer les mesures prises en 2007 pour la réduction des émissions des gaz à effets de serre. L’énergie australienne provient en grande partie du charbon, elle fait du continent un des plus grands émettrices de gaz à effet de serre: une réduction s’impose. Mais la taxe qui touche les producteurs d’électricité pourrait se répercuter fortement sur les ménages et  amener une hausse des prix de l’énergie. Même si ces prix sont parmi les plus bas de la planète, les ménages modestes ne pourront supporter une augmentation.

La population exige des élections anticipées avant toute décision de cette importance.

Pour calmer les craintes de ces citoyens, le gouvernement propose de reverser les sommes issus de cette taxe à l’aide octroyées aux ménages, mais cela ne suffit pas. Une campagne de promotion a même été mise en place, incluant notamment quelques célébrités comme les acteurs Cate Blanchett et Michael Caton.

Mais le principe de cette taxe n’est pas suffisant pour faire diminuer les émissions carboniques affirme l’économiste Lynn Chester, de l’université de Sydney, dans une interview à Rfi. Il est nécessaire d’investir massivement dans des programmes de recherche en faveur des énergies durables afin de réduire la dépendance aux énergies polluantes. Elle ajoute que l’investissement doit provenir directement de l’Etat pour apporter des résultats efficaces.

Le rejet d’une telle taxe n’est pas nouveau. En France, en 2010, 69% des Français se montraient favorables au retrait du projet de taxe carbone décidé par Nicolas Sarkozy, président de la république. L’efficacité d’une telle taxe dépend en grande partie de l’application qu’en fera le gouvernement. Dans le cas australien, il sera nécessaire de rester ferme face aux revendications des secteurs miniers pour qu’elle conserve toute sa substance. Même si la loi doit rester consciente des difficultés des entreprises et à même d’inciter des activités de la recherche, en énergie verte notamment.