FNE souligne la dégradation des sites naturels protégés en France

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L’ONG France Nature Environnement (FNE) vient de publier une enquête alarmante sur la sauvegarde des sites naturels protégés en France. Celle-ci démontre en effet que « 34,1% des zones de protection spéciale (ZPS pour les oiseaux) et 19,1% des zones spéciales de conservation (ZSC pour les habitats naturels et espèces animales autres que les oiseaux) » sont affectées par des pollutions ou mises en danger par l’extension des activités humaines.

Ces zones de protection ont été mises en place suite à une directive européenne de 1992, et sont définies dans le réseau Natura 2000 qu’elle établit. Une protection insuffisante de ces milieux peut dès lors occasionner pour l’Etat membre responsable, une condamnation à de lourdes amendes par la Cour de Justice de l’Union européenne. Fait qui s’est récemment produit avec à la clef une condamnation de la France, qui n’avait pas suffisamment préservé les lieux de reproduction du grand hamster d’Alsace, une espèce menacée.

Selon Benoît Hartmann, porte-parole de FNE, les associations écologistes ont déjà alerté la France sur ce phénomène, « mais malheureusement la tendance se maintient » et la dégradation de ces sites se poursuit. Ainsi, outre le grand hamster d’Alsace, d’autres espèces menacées se trouvent impactées. Il s’agit par exemple de l’outarde, « un semi-échassier tacheté en voie de disparition en Europe et qu’on trouve encore dans le sud de la France et en Espagne ».

Les activités et projets néfastes sont divers. Ils recouvrent des évènements accidentels, comme les incendies ou les pollutions, ou des actes de malveillance, comme la constitution de décharges sauvages ou le braconnage. Ils concernent également les pratiques d’agriculture intensive ainsi que le développement urbain et touristique. A titre d’exemple, la construction de deux nouvelles routes en Seine-Maritime risque d’entrainer la disparition de la violette de Rouen, espèce végétale menacée.

Par la publication de cette enquête, l’ONG FNE souhaite, outre sensibiliser le public, inciter les pouvoirs publics au réexamen de projets potentiellement néfastes qui n’ont pas encore été autorisés.

Sources : romandie.com, lachaineducoeur.fr, FNE.

PCB : Chimirec devant le tribunal correctionnel de Paris

L’entreprise Chimirec comparaît à partir d’aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Paris. Ce groupe, investi dans le traitement des déchets industriels dangereux, est accusé de fraudes sur l’élimination d’huiles polluées aux Polychlorobiphényles, les fameux PCB. Le PDG du groupe, Jean Fixot, ainsi que six cadres de l’entreprise, sont donc appelés à s’expliquer devant la justice, « après cinq années d’une instruction, menée notamment par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique ».

Quelle est cette affaire ?

Les responsables de l’entreprise cités à comparaître « sont soupçonnés d’avoir éliminé « de façon irrégulière » des déchets par la dilution d’huiles polluées aux PCB dans trois des usines du groupe ».

Sur les 7 prévenus, 6 « sont également poursuivis pour « faux et usages de faux ». En clair, ils sont soupçonnés d’avoir « modifié ou falsifié des rapports d’activité, des registres et des bordereaux de suivi industriel, dans le but de masquer la réalité à leurs clients ainsi qu’à l’administration ».

L’argent comme leitmotiv

C’est l’appât du gain qui aurait entièrement motivé le PDG de Chimirec et les cadres accusés de pratiques frauduleuses. Leurs pratiques ont été dénoncées par « d’anciens salariés du groupe » : elles consistaient à « mélanger à d’autres huiles usagées » les huiles polluées aux PCB « afin d’en baisser le taux », au lieu de les traiter comme il se doit.

Il apparaît qu’un responsable du laboratoire Aprochim, filiale de Chimirec, cité à comparaître aujourd’hui, aurait adressé un message à son directeur au sujet d’un marché concernant « 250 tonnes d’huiles polluées en provenance d’Espagne. Il aurait alors indiqué :

  • « Où nous décontaminons et nous perdons 22 000 euros, ou nous faisons du transit vers Chimirec et nous gagnons 30 000 euros avec d’éventuels problèmes avec la justice ».

 C’est en 1994, qu’auraient débuté la fraude organisée dans l’usine Aprochim de Grez-en-Bouère, site dédié au traitement des déchets contenant des PCB.

Parties civiles

Des associations de l’environnement et une agence publique en charge de l’environnement figurent parmi les parties civiles au procès. Il s’agit par exemple de la fédération France Nature Environnement ou même de Greenpeace, ainsi que de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe). Cette agence subventionnait la collecte d’huile. Elle demande aujourd’hui le « remboursement du trop-perçu par Chimirec, ainsi que 500 000 euros de dommages et intérêts ».

L’avocat de l’Ademe, Me Benoist Busson, promet un procès « exemplaire ».

Source : Enviro2b.com

Huit associations interpellent Hollande et Sarkozy

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Huit associations environnementale, à savoir les Amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Greenpeace, Humanité et Biodiversité, la Ligue pour la protection des oiseaux, le Réseau Action Climat France et le WWF, ont invité Nicolas Sarkozy et François Hollande à « venir parler d’écologie sur le plateau d’I-Télé à une heure de grande écoute », d’ici le 6 mai, jour du second tour de l’élection présidentielle.

Les Français attendent des propositions en matière d’écologie

Les questions environnementales sont des préoccupations sociales et économiques réelles des Français. Les sujets relatifs à la santé, à l’agriculture, au prix de l’énergie, nucléaire comme renouvelable, à la biodiversité, à l’eau, bref, les questions relatives à l’environnement intéressent et les citoyens que nous sommes ont besoin de position claire et assumée chez les candidats.

 Comme le soulignent de récents sondages, « la crise écologique demeure une priorité pour la majorité de nos concitoyens, qui ne sentent pas suffisamment associés aux décisions prises en la matière ».

–         66 % des Français estiment qu’on ne parle pas assez de politique énergétique dans la campagne (OpinionWay/WWF, mars 2012).

–           55 % des Français souhaitent que le prochain président de la République tienne autant compte de la crise économique que de la crise écologique (Harris Interactive/Fondation Nicolas Hulot, avril 2012).

–      84 % des Français estiment ne pas être suffisamment consulté sur le nucléaire et l’énergie (CSA/Greenpeace, mars 2012).

Il est donc naturellement attendu du prochain président de la République qu’il réponde aux attentes des Français sur ces sujets, de façon concrète « pour lutter contre la crise climatique, protéger la biodiversité, faire face à la raréfaction des ressources naturelles et entamer les indispensables transitions énergétique et agricole ».

Le principe

Les huit associations investies sur les problématiques environnementales précitées « invitent François Hollande et Nicolas Sarkozy à venir préciser les solutions qu’ils proposent aux Français lors d’une émission qui sera diffusée en direct sur I-télé ».
Concrètement, « en prime time, d’ici au second tour, chaque ONG posera une question, les deux candidats répondront tour à tour et exposeront leurs propositions. Un droit de réponse sera ensuite réservé à l’ONG ».

France Nature Environnement : les Français souhaitent un nouveau modèle agricole

Au lendemain du cinquantième anniversaire de la Politique Agricole Commune, l’agriculture et son activité économique n’ont jamais eu autant d’impact sur notre alimentation et notre environnement. Dans ce contexte, France Nature Environnement a interrogé les Français sur leur perception « des menaces qu’une certaine agriculture fait peser sur leur environnement, sur leur santé et leur alimentation ».

Il ressort de cette étude, réalisée par l’institut CSA, que 56% des Français sont favorables à la réduction du nombre de porcs élevés intensivement en Bretagne. «Ce résultat démontre que nos concitoyens ont compris l’importance d’agir sur les causes de la prolifération des algues vertes. Ils mesurent aujourd’hui les limites du ramassage de ces algues qui, outre son coût, ne règle pas le problème de fond », appuie France Nature Environnement.

Si la pollution environnementale sensibilise certainement la population, c’est bien la question de l’alimentation qui semble mobiliser plus largement l’opinion. En effet, 73% des personnes interrogées expriment leur inquiétude face à la présence éventuelle de traces de pesticides dans les produits alimentaires. « Cela souligne les attentes de la population en ce qui concerne l’application du plan Ecophyto, de réduire de 50% l’usage des pesticides. Le chemin est encore long puisque la tendance est à une augmentation de l’utilisation de ces produits », relate l’organisation environnementale.

Enfin, les Français apparaissent également attachés aux différents labels et appellations visant à reconnaître et identifier plus facilement certains produits alimentaires. 91% des sondés soutiennent ainsi la mise en place d’une appellation « Sans OGM » sur les emballages de produits alimentaires d’origine végétale, animale ou apicole. Seuls 7% des interviewés jugent que cette mesure est une mauvaise chose. Cette prise de position traduit l’adhésion massive au principe qui permettra en pratique de choisir ces produits labellisés en toute confiance, mais surtout, l’intérêt des Français à l’égard des principes de traçabilité agroalimentaire.

« Les chiffres du sondage confirment que la population continue de se soucier des thématiques environnementales malgré le peu de place que la campagne présidentielle leur réserve. Nous espérons que les candidats à l’élection présidentielle liront ce sondage qui démontre les inquiétudes et les attentes d’un grand nombre d’électeurs soucieux de la qualité de leur alimentation, de leur santé et de leur environnement. A eux de leur répondre à l’occasion du salon de l’agriculture », considère Bruno Genty, président de FNE.

Rappelons que le salon de l’agriculture ouvre ses portes demain, Porte de Versailles. France Nature Environnement y avait déjà  joué les trouble-fête l’année dernière en lançant une action de communication largement controversée sur le même sujet.

Source : lafranceagricole.fr

France Nature Environnement : une charte pour la protection des chauves-souris

Protection de l’Environnement, tel est le leitmotiv de l’organisation France Nature Environnement (FNE). Créée en 1968 et reconnue d’utilité publique depuis 1976, France Nature Environnement fédère un mouvement citoyen d’environ 3 000 associations de protection  de la nature et de l’environnement en France métropolitaine et en Outre-mer. Les revendications de France Nature Environnement sont construites et portées par des militants bénévoles, issus des associations de terrain. Leur action est motivée par le seul intérêt général.

L’organisation vient de publier une carte de France intitulée « des combats et des initiatives », recensant les nombreux combats menés par ses militants. Un état des lieux dressé dans le cadre de son trente-sixième congrès qui aura lieu samedi prochain à Montreuil.

Une des nombreuses initiatives engagées par la FNE consiste à l’élaboration d’une charte de protection des chauves-souris. Etrange petit mammifère, la chauve-souris, ou chiroptère en langage scientifique, est un animal qui littéralement « vole avec ses mains ». Elle possède des ailes portantes lui permettant un vol actif. C’est d’ailleurs le seul mammifère au monde à être doté de cette étonnante capacité.

Malgré la protection par la législation française et européenne, les chauves-souris sont en réel danger. Pesticide, dérangements intempestifs et méconnaissance favorisent une régression progressive des populations en Europe depuis une cinquantaine d’années. Un seul petit par an et une maturité sexuelle tardive empêchent la reconstitution rapide des effectifs. Les raisons de ce déclin sont multiples et semblent directement ou indirectement, être une fois de plus liées, à l’activité humaine. L’utilisation des pesticides et autres produits phytosanitaires provoque d’une part la raréfaction de la faune entomologique, la nourriture des chauves-souris. D’autre part, certains de ces produits s’accumulent dans les tissus de l’animal, voire le tue par ingestion directe.

Pourtant, ces mammifères sont de précieux insecticides naturels et participent à l’équilibre écologique des écosystèmes. Une étude publiée en mai 2011 par le magazine Science fait le lien entre le déclin des chauves-souris aux Etats-Unis et l’impact financier pour l’agriculture.

Selon les chercheurs, la disparition des chauves-souris pourrait coûter 3,7 milliards de dollars par an aux agriculteurs du fait d’un recours accru aux pesticides. En étudiant leur comportement alimentaire, les scientifiques ont pu établir l’impact positif de ces mammifères sur les cultures. Ainsi, les chauves-souris du Texas mangent chaque nuit jusqu’à 8 grammes de chenilles, et celles du Midwest se régalent des Chysomèles, qui s’attaquent notamment aux racines de maïs.

Certains agriculteurs biologiques se tournent même vers ces petits mammifères afin de protéger leurs cultures en construisant des « bat house » pour accueillir des colonies. Frank Bibin, un agriculteur habitant en Georgie aux Etats-Unis, en a fait l’expérience. « Notre population de chauves-souris fluctue aujourd’hui entre 3 500 et 4 500 spécimens. Elles ont considérablement réduit le nombre d’insectes nuisibles au point que nous n’utilisons plus du tout d’insecticide ».

Les Français s’intéressent également à ses gîtes artificiels. En Ariège, la fédération Rénova travaille pour la réhabilitation du patrimoine fruitier et s’engage pour la protection du mammifère.

Sources : actu-environnement.com   La Trappe à Phynances   Cles.com