La Bolivie : l’Arabie Saoudite du Lithium ?

 

 

 

 

 

 

 

L’élection du président aymara Evo Morales en 2005 a fait surgir une nouvelle dynamique dans l’ensemble du pays, notamment au regard des nombreux enjeux énergétiques que la Bolivie connaît actuellement. La large réélection de ce dernier en 2009 (64% des suffrages exprimés) a conforté sa politique dans les domaines énergétiques ainsi que sa posture dite chaviste vis-à-vis de la communauté internationale. Le pays dispose de nombreuses ressources dans son sous-sol (étain, argent, zinc, fer, or) mais aussi d’importantes réserves d’hydrocarbures (gaz, pétrole) exploité par des multinationales étrangères.

Dès sa prise de fonction, Morales a nationalisé les hydrocarbures et renégocié les revenus issus de sa production : avant 2005, 82% des bénéfices  revenaient aux firmes multinationales, 18% pour l’Etat bolivien. C’est l’exact opposé aujourd’hui. Ce contexte de reprise en main des bénéfices énergétiques influe aujourd’hui  sur les enjeux liés à l’exploitation du lithium. En effet, Evo Morales a annoncé que la Bolivie posséderait les plus grandes réserves de Lithium au monde, dans le Salar d’Uyuni, lac salé asséché de 12500km² situé au sud du pays, à 3650 mètres d’altitude.

Le lithium est un métal mou, utilisé pour la production de verre, de céramique, de lubrifiant mais aussi dans l’aéronautique et la pharmacologie, issu d’un alliage avec l’aluminium. En termes d’enjeux économiques et géopolitiques, le lithium est usé comme composant de plusieurs pièces pour les ordinateurs, les téléphones portables et les batteries de voitures. En termes d’enjeux économiques, entre 2003 et 2010, le marché des téléphones portables a été multiplié par trois et celui des ordinateurs, par six.

Concernant le marché de l’automobile, l’avenir des batteries électriques est prometteur : une batterie pouvant alimenter une voiture pendant 160 kilomètres entre deux recharges, avec une durée de vie d’approximativement cinq ans (donc bien supérieur à une batterie dite traditionnelle). Le marché mondial est en forte hausse, représentant 11,70 milliards USD en 2012, et devrait atteindre 33,11 milliards USD en 2019, soit un taux de croissance de plus de 14% pour la période 2013-2019; statistique appuyée par une étude du groupe AVERE-France, selon lequel le marché des véhicules électriques représentera en 11 et 30 % du marché mondial en 2030.

L’importance du « triangle d’or du Lithium » (Salar d’Uyuni en Bolivie/ Salar d’Atacama au Chili/ Salar d’Hombre Muerto en Argentine) suscite donc un fort intérêt des firmes transnationales. En outre, la compagnie minière bolivienne Comibol a annoncé que les réserves de Lithium du Salar d’Uyuni se situeraient entre 100 et  140 millions de tonnes. Evo Morales a donc la possibilité de dicter ses règles, conformément à la stratégie nationaliste qu’il a mise en place depuis près de dix ans.

La stratégie a très bien fonctionné, car dès l’annonce des potentielles réserves, plusieurs grands  groupes (Japon, Corée du Sud, France avec le groupe Bolloré) se sont positionnés pour l’exploitation et l’exploration du Lithium auprès du gouvernement bolivien, avec une surenchère économique à la clé. Par ailleurs, d’autres groupes ont tenté un rapprochement politique en vue d’obtenir la signature du contrat, dans le cadre de relations bilatérales entre Etats (Brésil, Chine, Iran et la Russie).

La Bolivie, face à un enjeu crucial pour son développement économique, cherche à se vendre au plus offrant. Cependant, une partie de la population, notamment autour de la région de Potosi, auquel appartient le Salar d’ Uyuni, émet de vives critiques, liés au risque de détérioration environnementale de ce site patrimoine mondial de l’UNESCO. Le président Morales,  souhaitant calmer les craintes des populations locales, à récemment émis l’idée de développer par des entreprises nationales l’exploration et l’exploitation du lithium. Mais ses efforts semblent plus révéler une volonté de calmer les tensions locales plutôt que de nationaliser le lithium ; la Bolivie n’ayant pas les technologies nécessaires afin de développer seul cette ressource.

Sources 

http://ddc.arte.tv/nos-cartes/la-fable-du-lithium-et-de-la-bolivie

http://www.euractiv.fr/specialreport-electric-vehicles/quelles-voitures-les-europeens-c-news-514941

http://www.france-mobilite-electrique.org/marche-et-statistiques-du-vehicule,880.html

http://www.pile.fr/parlons/lithium-ion

http://pointafrique7.com/?p=793

Bangladesh : les campagnes illuminées par de l’énergie solaire

L’énergie solaire apporte l’informatique aux réfugiés – UNHCR

Au Bangladesh, les campagnes sont désormais illuminées par de l’énergie solaire. Selon l’organisation internationale du travail, « 70% des familles rurales ne sont pas raccordées au réseau électrique national, soit parce que les lignes électriques ne desservent pas leurs villages, soit parce que le coût du raccordement est trop élevé pour elles ».

Avec l’aide de l’organisation internationale du travail et de l’Australie, soutenue par le gouvernement central, des villageois du Bangladesh ont désormais accès à une électricité d’origine renouvelable. Il s’agit d’une énergie produite grâce à l’énergie solaire. Elle est utilisée par les habitants de ces territoires ruraux comme une énergie alternative. L’effet d’aubaine réside dans les emplois verts nécessaires pour produire cette énergie solaire, de nouvelles compétences étant demandées dans les villages concernés.

L’initiative en vidéo 

Source : OIT

Ethiopie : la Chine finance un grand projet éolien

les premières éoliennes éthiopiennes crédits : piardoch sur Panoramio

Alors que l’Inde mise sur l’énergie solaire, de façon tout à fait compétitive, l’Ethiopie vient de lancer un grand projet éolien. C’est dans la ville d’Adama, qui signifie d’ailleurs « la Terre », en hébreu, que l’Ethiopie a décidé de mettre en place un projet d’énergie éolienne pour un coût estimé à « 117 millions de dollars ».

Quelle est la puissance du parc envisagé ?

Selon la presse locale, ce projet, dénommé « Parc éolien Adama 1 », est doté d’une capacité de production énergétique de 51 Mégawatts (MW). D’après une allocution du Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de l’inauguration du site, « le pays ambitionne de porter la production du parc à 10.000 MW à l’horizon 2015 et ce dans le cadre du Plan de croissance et de transformation (Growth and Transformation Plan- GTP) lancé par l’Ethiopie en 2010 avec pour objectif de développer des sources alternatives renouvelables comme l’éolien, le solaire ou la géothermie ».

Qui finance ce parc éolien ?

Selon ces mêmes journalistes, c’est la Chine qui a couvert le coût de réalisation du projet à hauteur de 85%. Le reste du parc est à la charge du gouvernement éthiopien.

Un projet sans impact environnemental ?

Alors que Fikadu Abraham, responsable du site, a mis en exergue la rentabilité du projet, d’un point de vue économique aussi bien qu’écologique, on peut s’interroger sur l’impact environnemental du parc éolien ainsi que son impact sur les localités avoisinantes.

Quoi qu’il en soit, le parc Adama 1 est désormais connecté au réseau électrique du pays. Certainement une bonne nouvelle pour ce pays dont une part conséquente de la population doit souffrir de précarité énergétique.

Pour information sur l’avenir des énergies dites « propres » en Ethiopie, « le potentiel hydroélectrique de l’Ethiopie est estimé à 45.000 MW et celui de l’énergie géothermique à 5.000 MW ».

Source : atlasinfo.fr

La cigale chinoise dans la tourmente

L’économie chinoise devrait selon toute vraisemblance passer l’hiver à la diète. Un porte-parole de la Commission d’Etat de régulation de l’électricité vient en effet d’annoncer que le pays allait être confronté, au cours de l’hiver et du printemps prochain, à une pénurie de 16 gigawatts dans son approvisionnement énergétique.

« La cigale ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue… »

Cette pénurie résulte de la conjonction de plusieurs facteurs.

La sécheresse qui a frappé le pays cette année est l’un d’entre eux. Le volume d’eau disponible pour alimenter les multiples centrales hydroélectriques qui le jalonnent a ainsi réduit de 36% par rapport à l’année 2010.

Mais sa cause principale reste la trop grande dépendance de la Chine à l’égard du charbon. Comme toute bonne ressource fossile qui se respecte, ses réserves se raréfient. Or, face à leur diminution inéluctable, l’industrie et les ménages chinois élèvent chaque année un peu plus leur consommation : la hausse se chiffre ainsi à 9% en 2011.

Plus inquiétant encore, ce type de pénurie risque fort de frapper la Chine de manière récurrente ces prochaines années si aucune mesure n’est prise. Promouvoir l’efficacité et l’efficience énergétique et transformer la cigale chinoise en fourmi avisée serait l’une des solutions.

« Que faisiez-vous au temps chaud ? […] Nuit et jour à tout venant, je chantais ne vous déplaise. Vous chantiez ? J’en suis fort aise. Eh bien, dansez maintenant ! »

Sources : Agence Ecofin.

Facebook s’engage dans les énergies renouvelables

En janvier 2010, Greenpeace lançait la campagne mondiale « unfriend coal » qui demandait à Facebook et ses dirigeants d’alimenter ses data centers grâce aux énergies propres plutôt qu’au charbon. Kumi Naidoo, le directeur général de Greenpeace international avait lui-même interpellé Mark Zuckerberg dans une lettre, argant la nécessité pour l’entreprise, qui connecte des millions de personnes, d’avoir un comportement responsable.

Il aura fallu presque deux années mais il semblerait que la mobilisation autour de la campagne « unfriend coal » ait réussi à décider le réseau social à s’engager vers une politique énergétique respectueuse de l’environnement.

En effet, Facebook a annoncé la semaine dernière qu’il s’engagerait à promouvoir les énergies renouvelables, à encourager leur production et à élaborer des programmes permettant aux utilisateurs du réseau social d’économiser de l’énergie en les mobilisant autour d’une page spéciale dédiée au « Green ».

Le réseau social s’engage également à innover en matière énergétique, grâce à l’Open Compute Project. Ce projet vise à chercher de nouvelles solutions afin d’optimiser l’énergie utilisée sur les serveurs tout en assurant un service constant et de qualité à ses utilisateurs. L’Open Compute Project se propose de partager ce savoir-faire avec les autres acteurs du secteur informatique. Facebook annonce d’ores et déjà des chiffres encourageants, la solution est annoncée comme 38% plus efficace et 24 % moins chère qu’un serveur classique.

« Facebook positionne la barre très haut pour les autres entreprises du secteur technologique et du « cloud computing », telle que Apple, IBM, Microsoft ou encore Twitter » a indiqué un porte parole de l’ONG.

Greenpeace souhaite par ailleurs s’impliquer dans ce projet aux côtés de Facebook afin d’accompagner sa mise en œuvre et évaluer les résultats.

Source : Greenpeace


L’Arabie Saoudite finance des projets électriques en Mauritanie

Agence Mauritanienne d'Information

Le 25 février, à Nouakchott, un accord de prêt entre l’Arabie Saoudite et la Mauritanie a été signé. Par cet accord, le fonds saoudien pour le développement accorde à la Mauritanie un financement de 75 millions de dollars américains, soit 22 milliards d’ouguiyas, destiné au développement du système de transport électrique dans le pays.

L’accord a été signé par le ministre mauritanien des affaires économiques et du développement, M. Sidi Ould Tah, et par le directeur du programme des exportations saoudien, M. Ahmed Ben Mohamed El Ghanem.

Cet accord a été l’occasion, pour le ministre de Mauritanie, de « saluer » ce partenariat et de mettre en exergue « l’exemplarité des liens de fraternité unissant la Mauritanie et le Royaume d’Arabie Saoudite ». Il a noté que « ce financement illustrait la priorité que donne le gouvernement au renforcement des infrastructures de base ». Il n’a pas manqué d’ajouter que « l’accord constituait une forme de l’aide généreuse que l’Arabie Saoudite n’a cessé d’apporter à  notre pays dans différents domaines, réitérant que la ligne électrique de haute tension en perspective va ouvrir des perspectives prometteuses et marquer un bon qualitatif dans la production et le transfert d’électricité en Mauritanie ».

Le financement sera en effet alloué à la mise en place d’une ligne électrique à haute tension sur l’axe Nouakchott-Nouadhibou.

Le ministre mauritanien a également déclaré que la signature du présent accord revenait à inaugurer une nouvelle phase de diversification des mécanismes de financements offerts par l’Arabie Saoudite pour inclure l’organisme des exportations dont la Mauritanie tire profit pour la première fois.

Représentant l’Arabie Saoudite, M. Ahmed Ben Mohamed El Ghanem, a loué les liens de coopération existant entre les deux pays. Il a, entre autres, précisé que la Mauritanie constituait un « partenaire stratégique du fonds saoudien pour le développement », dans le domaine commercial notamment.

A savoir, le fonds saoudien de développement finance 21 projets en Mauritanie dont 6 sous forme de subvention, le reste étant constitué de « crédits avec des conditions préférentielles ».

L’accord conclu le 25 février a été paraphé en présente du ministre du pétrole et des mines, M. Taleb Ould Abdival et SEM Saoud Ben Abdel Aziz El Jabiri, ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite.

Source : Maghrebemergent.com, Agence mauritanienne d’information

Petites mains et petits gestes pour réorienter l’énergie au Japon

 

 

Crédit: fotosearch.fr

 

Le gouvernement japonais a invité la semaine dernière les opérateurs de la centrale nucléaire de Hamaoka à l’arrêter progressivement ainsi que les centrales situées sur des zones à risque.

Les projets de construction d’une quinzaine de réacteurs d’ici 2025 sur la péninsule sont suspendus. La prise de conscience du danger nucléaire suite au séisme devient effective au sein du gouvernement. Les propos du Premier ministre japonais Naoto Kan confirment cette inflexion. Il estime que « le Japon devait repenser sa politique énergétique de fond en comble, utiliser davantage les énergies renouvelables et promouvoir un usage plus modéré de l’électricité ». Notons que le Japon dépend à 30% de l’énergie atomique.

La solution la plus rapidement réalisable est la réduction de la consommation d’énergie tant des particuliers, des entreprises que des autorités publiques. En effet, le gouvernement nippon leur a demandé de diminuer de 15% leur consommation électrique à partir du 1er juillet. Si la réduction est obligatoire pour les grosses industries dont les contrats portent sur au moins 500 kilowatts, elle provient d’actes volontaires des ménages et du reste des entreprises.

 

Initiative originale, l’opérateur de télécommunications mobiles japonais NTT Docomo propose un système de surveillance de la consommation électrique de chaque appareil du foyer depuis un mobile ou un ordinateur, au moment où les Nippons sont soumis à des restrictions. L’apparition d’un personnage animé sur l’écran prévient tout gaspillage et formule quelques recommandations.

A cela, s’ajoutent les nombreuses déclarations de nouvelles mises en pratique : que ce soit chez Sony qui propose à ses employés de venir plus tôt pour travailler sous la lumière de jour ou le gouverneur de Tokyo, Shintaro Ishihara, qui exige d’éteindre les milliers de distributeurs dans les rues de la capitale.

Les solutions à prendre sont d’autant plus urgentes que le prix des énergies de substitution  –pétrole et gaz- s’envole. Finalement, il n’y a toujours pas de solutions miracles proposées au Japon. De ses infrastructures et ses ressources dépendront les prochaines décisions.

Sources: Libération, Planète énergie, Aujourd’hui le Monde

La taxe carbone, une nouvelle tentative en 2013?

l'UE veut mettre en place une taxe carbone minimum pour les 27 pays

La Commission européenne envisagerait sa mise en place en 2013

C’était l’une des mesures phares du Grenelle de l’environnement et il s’agissait alors de taxer les énergies polluantes. A force d’exceptions, elle a fini par être éclipsée par le Conseil constitutionnel en décembre 2009. Désormais, c’est l’Union européenne qui remet le projet de loi sur la table. Le commissaire européen à la fiscalité, Algirdas Šemeta, a annoncé lundi un projet de directive européenne qui va mettre en place une taxe carbone minimum dans les 27 pays de l’UE.

 

Comment va-t-elle fonctionner?

Semblable dans son fonctionnement à la TVA, cette taxe doit, si elle est votée, entrer en vigueur le 1er janvier 2013: chaque Français la paiera un peu à chaque achat. Contrairement à la «contribution carbone» de Sarkozy, et à ce qui se fait dans les autres états membres, il ne s’agit plus taxer le volume de C02 émis, mais de mettre en rapport ce volume de CO2 avec la quantité d’énergie que peut produire une matière première. Par exemple, le charbon qui produit beaucoup de CO2 par rapport à l’énergie qu’il produit serait beaucoup plus taxé. Enfin, seuls les secteurs les plus polluants seront visés: les transports, le bâtiment, et l’agriculture.

Combien coûte-t-elle?

A sa mise en place, la tonne de CO2 coûtera 20 euros. Un coût minimal imposé par l’Union Européenne. Mais chaque Etat membre sera libre d’augmenter ce tarif. Ce coût minimum augmentera jusqu’en 2018.

Le diesel plus taxé que l’essence

La taxe sera essentiellement visible sur les prix à la pompe. Benoît Hartmann, porte-parole de l’association France Nature Environnement, explique que «les prix à la pompe seront plus chers d’environ 10%. Surtout, le diesel sera plus taxé que le super-sans-plomb, parce qu’il pollue plus.»

L’électricité peu concernée

L’électricité, comme les autres énergies, serait taxée. Mais les Français le verront peu sur leur facture pour deux raisons. D’une part, l’électricité consommée en France produit peut de CO2. Selon les chiffres d’EDF en 2010, quand un Français consomme un kWh, il émet 45g de carbone, là où lamoyenne européenne se situe à 346g. L’énergie nucléaire, à l’origine de 80% du courant hexagonal, est faiblement productrice de CO2, contrairement, par exemple, au charbon des Allemands. Concrètement, chaque Français devra payer en moyenne 7 à 8 euros de plus par an. D’autre part, l’électricité consommée en France comprend aussi l’énergie qu’utilisent les entreprises et les infrastructures. Autant d’énergie que le particulier ne paie pas directement.

Un projet incertain?

La commission doit proposer mercredi un document afin de permettre aux 27 de discuter du projet. Mais des pays comme le Royaume-Uni ou l’Irlande y sont d’ores et déjà opposés. Sur le fonds, les Anglais ont déjà mis en place une taxe carbone, qui coûte 24 euros la tonne. C’est sur la forme que le projet pourrait être remis en cause. Certains états souhaitant faire de cette taxe leur chasse gardée.

Source : 20 minutes.fr

Sénégal : accès à l’énergie solaire à Mérina Dakhar

Après avoir installé l’eau courante dans 114 villages sur les 115 que compte la communauté rurale de Mérina Dakhar qui compte 31 476 habitants, le conseil rural veut relever le défi de l’éclairage public en misant sur l’accès à l’énergie solaire.

Un partenariat entre la communauté rurale de Mérina Dahkar, l’association italienne « Energie pour le Développement de Pontassieve » de la région de Florence, l’Agence Régionale du Développement  de Thiès et la SENELEC, a débouché sur l’électrification des places de onze villages grâce à l’énergie solaire.

Une fois le transfert de technologie acquis auprès des partenaires italiens, la communauté rurale s’est approchée de la SENELEC qui lui a offert 60 poteaux. L’Agence Régionale du Développement  a, quant à elle, contribué à l’achat des batteries. Grâce à la conjugaison de ces efforts, les onze villages de cette contrée du Cavor sont sortis de l’obscurité.

Les villages sont désormais équipés de deux panneaux de 230 watts montés sur des toits, soit 460 watts pour capter l’énergie solaire transformée en courant et emmagasinée dans des batteries. L’allumage et l’arrêt des lampadaires sont alors programmés à l’aide d’un boitier. Outre le fait que ce dispositif renforce la sécurité au sein des villages, il permet aux habitants de se réunir le soir et aux élèves de travailler et réviser en toute quiétude,  jusqu’à l’heure où la lumière s’éteint, aux environ de 23h.

« Pendant l’hivernage, le risque d’être mordu par un serpent en faveur de l’obscurité est amoindri et nous pouvons désormais envoyer nos enfants à la boutique la nuit » déclare une habitante de Loucouk Mbaye.

Les populations ont exprimé le besoin de bénéficier de cette technologie photovoltaïque dans leurs concessions, mais aussi au niveau de leur forage afin de pouvoir s’adonner à la culture maraîchère et accroître leurs revenus.

Face à l’enthousiasme suscité chez les populations, Fabrio Chelli, le chef de la délégation italienne qui s’est rendue sur place, a fait part de sa satisfaction devant les résultats obtenus. Une autre convention entre les différents partenaires a par ailleurs été signée.

Source : mediaterre.org

La CEET a lancé officiellement son projet d’extension électrique dans les cinq régions du Togo

La Compagnie Energie Electrique du Togo a procédé, le 23 décembre, au lancement de son vaste projet de renforcement et d’extension du réseau de distribution de l’énergie électrique dans les cinq régions du Togo.

La CEET est une société d’Etat qui a été créée le 20 mars 1963 afin d’assurer la production et la distribution de l’énergie au Togo. La société dispose d’une vingtaine de centrales de production réparties sur l’ensemble du territoire et plus de 4 000 km de réseau moyenne et basse tension.

L’objectif du projet lancé ce vendredi est de parvenir à réduire les baisses de tension afin de lutter contre l’insécurité. Les travaux vont coûter 14 milliards de FCFA (franc des Colonies Françaises d’Afrique et aujourd’hui franc de la Communauté Financière Africaine), financés à hauteur de 10 milliards par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) sous forme de prêt.

La CEET entend par ces projets améliorer son service de distribution de l’énergie électrique afin de résoudre les nombreux problèmes de branchements anarchiques des compteurs sur le territoire.

Il s’agit également de parvenir à construire 370 km de réseau aérien de basse tension et l’aménagement de postes de réhabilitation électrique à Lomé et à Kara ainsi que la modernisation d’un centre thermique de secours à Dapaong.

Pour le directeur général de la CEET, Mawussi KAKATI, ce vaste programme électrique permettra d’accorder le branchement de compteur à 4 000 clients en 2 ans.

Le ministre des Mines et de l’Energie Noupokou DAMIPI a témoigné sa gratitude à la CEET et exprimé la volonté du Gouvernement togolais qui est celui d’avoir un taux de couverture électrique nationale de 50% en 10 ans.

Source : icilome

 

Soutenir l’effort de réduction des dettes publiques et protéger l’environnement, deux objectifs complémentaires

Comme chaque année depuis maintenant quatorze ans, plusieurs associations au premier rang desquelles Friends of the Earth, publient aux Etats-Unis un rapport consacré à l’identification des dépenses, subventions ou niches fiscales grevant le budget américain et dont la suppression serait bénéfique pour l’environnement. En cette période de crise des finances publiques, un tel travail mérite d’être mis en lumière et pourrait faire des émules.

Le magazine du développement durable nous en apprend plus sur ce sujet. Il précise ainsi que les associations engagées pour cette étude travaillent sur la base de documents comptables officiels, directement mis à disposition par l’administration fédérale américaine. Ce qui nous donne une idée du sérieux de la démarche. Suivant leurs conclusions, l’Etat fédéral américain pourrait réaliser une économie de plusieurs centaines de milliards de dollars sur une période de cinq ans.

Elles suggèrent notamment la suppression pure et simple des aides destinées aux énergies fossiles qui permettent aux industriels du secteur de bénéficier de certaines exemptions de taxe. Cette mesure permettrait de faire rentrer dans les caisses de l’Etat près de soixante milliards de dollars.

Elles estiment ensuite nécessaire de stopper l’effort de recherche coûteux entrepris en vue du développement d’une technologie de capture et de séquestration du carbone, qualifié de « quête sans fin pour faire du charbon une énergie propre », et qui plus est « potentiellement dangereuse ».

Enfin, elles militent pour un abandon du soutien au secteur de l’énergie nucléaire. Celui-ci bénéficie en effet d’aides multiples de la part de l’Etat américain, allant de subventions à la recherche & développement à des garanties de prêt, en passant par des exonérations fiscales. Elles évaluent sur ce point l’économie potentielle à cinquante milliards de dollars pour une période de cinq ans, de 2012 à 2016.

Des centrales électriques dans l’espace d’ici 30 ans

notre-planete.info

Enerzine.com, à la pointe de l’actualité énergétique, diffuse aujourd’hui un article non inintéressant dédié aux futures centrales électriques, qui pourraient éviter de susciter toute problématique d’acceptabilité – par les riverains entre autres – puisqu’elles seront situées dans l’espace !

Et oui, comme l’indique l’intitulé de l’article, « des centrales électriques en orbite terrestre, c’est possible ! ». On en parle déjà depuis plusieurs années.

Basée à Paris, l’Académie internationale d’astronautique aurait fait savoir que « des programmes spatiaux pourraient être mis en œuvre d’ici 30 ans, dans le seul but de capter l’énergie solaire directement de l’espace, un moyen rentable selon elle de pourvoir aux besoins en énergie des Terriens ».

Des scientifiques du monde entier auraient d’ores et déjà élaboré un scénario selon lequel des centrales électriques en orbite capteraient les rayons du soleil avant de les transmettre vers la Terre. « Ce procédé serait techniquement réalisable d’ici une décennie ou deux, rien qu’en se basant sur les technologies existantes en laboratoires ».

Des satellites robotisés seraient donc en charge de récupérer l’énergie solaire et de nous la renvoyer. De façon plus précise, seraient lancés en orbite géostationnaires « des satellites chargés de capter l’énergie du soleil et pourvus de bras articulés orientables ». Intelligent, ce système permettrait aux divers satellites d’être mis « en orbite sur l’équateur » dont l’ensoleillement est qualifié de « maximal et permanent ».

L’énergie réfléchie par les multiples satellites serait  « captée vers un dispositif maître, qui à son tour convertirait l’énergie concentrée en électricité pour après les transmettre vers la terre via un laser ou une antenne à micro-onde » ; « des équipements au sol s’occuperaient de récupérer ces flux extraterrestres et de les injecter dans les réseaux électriques ».

Enerzine.com cite John Mankins, un ancien responsable Concept à la NASA, qui a dirigé cette étude. Selon lui, « un projet pilote visant à démontrer la faisabilité de cette technologie est tout à fait envisageable grâce notamment aux lanceurs à bas coûts actuellement en cours de développement ».

Evidemment, ce projet n’en étant qu’à un expérimental pour l’instant, « des obstacles existent avant d’arriver à une telle réalisation ». Parmi ces difficultés, « la problématique des débris spatiaux ». Il faut dire que si la Terre est polluée, l’espace ne l’est pas moins. Rappel ici.

« Le manque d’études ciblées et le coût final de développement » figurent également parmi les limites à franchir. La communauté scientifique concernée appelle donc les acteurs publics et privés à encourager cette nouvelle perspective pour le secteur énergétique en cofinançant des études de viabilité.

Dans un contexte marqué par une possible sortie du nucléaire à 30 ans, nous les encourageons aussi à promouvoir ce type d’innovations, tant qu’elles sont envisagées selon des critères des strictes de durabilité et de propreté.

Sources : Enerzine.com

Tour Elithis : modèle d’efficacité énergétique et environnementale

Source: enerzine.com

 

La Tour Elithis de Dijon fête cette année ses deux ans avec brio. Son bilan de consommation énergétique est « exceptionnellement neutre » pour un immeuble de 5 000 m², qui présente aujourd’hui un taux d’occupation de 85%. La Tour Elithis est à la pointe de l’efficacité énergétique dans tous les domaines : chauffage, rafraîchissement, ventilation, éclairage, économie d’eau.

Alors que dans l’Union Européenne, le bâtiment constitue 40 % de l’énergie totale consommée, les économies d’énergie sont un enjeu économique et écologique majeur pour ce secteur.

La Tour est le fruit d’une expérimentation continue : de nombreux scientifiques et étudiants viennent la visiter pour y observer l’efficacité énergétique et environnementale du bâtiment. C’est un modèle de bâtiments passifs à énergie positive. Dans l’ensemble, ces bâtiments sont généralement très performants et fortement équipés en moyens de production d’énergie par rapport à leurs besoins en énergie. L’énergie excédentaire peut être fournie aux bâtiments voisins, mais est souvent injectée sur des réseaux électriques ou de chaleur, privés ou publics. Ces immeubles allient isolation thermique renforcée, isolation par l’extérieur, étanchéité à l’air, captation optimale de l’énergie solaire de manière passive, limitation des consommations d’énergie des appareils ménagers…

Ce dernier point apparait notamment dans le programme de recherche sur les Eco-comportements proposé par le groupe Elithis car, selon eux, l’efficacité énergétique et environnementale d’un bâtiment ne dépend pas uniquement de solutions technologiques. Le groupe Elithis s’est donc engagé dans le cadre d’un partenariat avec l’ADEME et le PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture) à réaliser une étude, de 2011 à 2013, intitulée « Le bâtiment tertiaire : de l’usage aux usagers ».

Pourtant, on regrette parfois de constater que la construction de telles structures ne s’appuie pas sur l’usage de matériaux non-polluants. C’est pourquoi, la construction de Sistrières-Aurillac ajoute à son cahier des charges l’exigence d’une qualité environnementale du bâtiment (QEB) : qui passe entre autres par la récupération des eaux pluviales, un chantier rapide et propre (tri sélectif des déchets mis en place).

Ainsi l’éco-construction trouve un nouveau chemin de performance grâce à ses modèles de bâtiments à énergie positive qui allient soucis de l’environnement et bien souvent responsabilités environnementale et sociale. Des exemples de programmes comme celui de Recherche et d’Expérimentations sur l’Energie dans le Bâtiment (PREBAT) en France cherchent à cerner les impacts de ces structures en terme économique, énergétique et environnemental afin d’améliorer leur efficacité et en favoriser la diffusion.

Des escargots très au courant !

Après le cafard, le rat ou le lapin, l’escargot devient un des animaux sur lesquels les chercheurs tentent d’implanter des micro piles, encore appelées biopiles, qui ont la propriété de produire du courant électrique en transformant en énergie le glucose et l’oxygène contenu dans leur organisme. Ce phénomène est synonyme d’espoir pour les chercheurs et les médecins qui souhaitent voir utiliser cette technologie comme moyen d’alimentation autonome des pacemakers ou autres organes artificiels.

Des escargots produisant de l'électricité. Photo: Wikimedia.fr

Une technologie à la pointe

Les efforts faits par les chercheurs en matière d’animaux cyborgs n’en sont pas à leurs débuts. Cela fait dix ans que les chercheurs inventent et fabriquent des microcircuits de capteurs et d’antennes radios destinés à être implantés dans différents animaux et insectes afin de recueillir des informations précises sur leur environnement et leur cycle de vie. Le ministère américain de la Défense s’est intéressé le premier à ces expérimentations.

Aujourd’hui, la technologie a beaucoup évolué et s’est perfectionnée. Les microcircuits sont peu à peu devenus des piles à biocombustibles, que l’on nomme GBC. Elles ont d’abord été testées sur des rats de laboratoire, il y a un an. La technique est simple, il suffit d’implanter la pile dans le corps de l’animal, de la laisser assimiler les enzymes qui génèrent de l’électricité. Les rats qui ont servi de cobayes, ont gardé la biopile dans leur organisme pendant 11 jours. Les résultats se sont montrés probants : après ce laps de temps, la pile n’a montré aucun signe de faiblesse et aucun rejet n’a été signalé.

Depuis, l’escargot a rejoint le rang des animaux tests. Les scientifiques de l’université de Clarkson (Postdam, New York), dans le journal de l’American Chemical Society, soulignent que c’est la première fois qu’une équipe « réussi à créer une biopile implantée dans un petit animal vivant (l’escargot en question) capable de produire de l’électricité pendant une période de temps prolongée sans lui être préjudiciable. » En effet, l’expérience menée par le professeur Katz sur 12 escargots a duré plus de 11 mois. Il révèle qu’en cumulé, les escargots ont généré « jusqu’à 7,45 microwatts. » Toutefois, l’énergie chute de 80% après 45 minutes. L’objectif de l’équipe est d’obtenir à l’avenir une alimentation à courant continu.

Vers une implantation humaine

Les expériences menées sur les animaux représentent beaucoup d’espoirs pour la médecine. La prochaine génération d’implants médicaux et d’organes artificiels, comme les stimulateurs cardiaques ou les sphincters urinaires artificiels fonctionnent grâce à des piles, ce qui engendre un épuisement de l’appareil et nécessite une intervention chirurgicale visant à la remplacer. Les nouveaux implants pourraient être alimentés directement par l’énergie du corps. Ceci est déjà possible sur les animaux, le but est de rendre la technologie applicable à l’humain.

Il existe un projet lancé par des chercheurs français de l’université Joseph Fourrier de Grenoble, visant au développement d’une biopile à glucose chez l’homme. Mais un risque majeur a été détecté pendant les expérimentations faites sur les escargots et les rats. Lors d’un dysfonctionnement du dispositif, la quantité de glucose consommée est trop élevée, « conduisant les organismes à un stade d’hypoglycémie, c’est-à-dire une baisse drastique du taux de sucre dans le sang. » L’hypoglycémie provoque, entre autres, l’accélération cardiaque et l’élévation de la pression artérielle.

A l’avenir, d’autres animaux, plus gros, rentreront dans des programmes d’expérimentations, ce qui laisse présager encore beaucoup d’amélioration de la micro pile et peut-être bientôt verrons-nous des applications réelles sur l’homme. Affaire à suivre !

Source : Enerzine.com

Les Français de plus en plus inquiets pour l’environnement

L’institut BVA a réalisé un sondage pour Evasol sur les opinions et les sentiments des Français par rapport à l’environnement. Les résultats montrent que la population hexagonale est de plus en plus inquiète, principalement en ce qui concerne les dépenses énergétiques.

Une très grande majorité des Français estime que le réchauffement climatique est un fait scientifiquement prouvé et incrimine la responsabilité de l’homme dans la dégradation environnementale. Les Français ne sont plus que 44% à penser que les spécialistes de l’environnement exagèrent les menaces qui pèsent sur la planète contre 53% pour la même étude réalisée en 1992. Parmi les menaces qui préoccupent le plus la population, on retrouve la pollution atmosphérique, la déforestation ainsi que la pollution de la terre et de l’eau par les engrais chimiques. L’accident de la centrale nucléaire de Fukushima semble avoir marqué les esprits puisque 59% des concitoyens sont très inquiets quant à la possibilité qu’un accident similaire survienne sur le territoire.

Les Français sont également de moins en moins confiants à l’égard du gouvernement quant à la protection de la planète. A la veille des élections présidentielles, où la question de l’écologie tient une place primordiale dans le débat, 72% des personnes sondées estime que le gouvernement et les industriels sont les premiers responsables de la dégradation de la planète.

La population s’attend à voir augmenter le coup de l’énergie d’ici deux ans, ce qui devient une menace de plus en plus anxiogène pour les foyers pour qui, le meilleur moyen de pallier cette hausse réside dans la responsabilisation. En effet, 77% des sondés estiment que le changement profond des mentalités reste la meilleure solution pour protéger l’environnement, un seul leitmotiv : économiser l’énergie.

Pour cela, les Français se disent prêts à investir dans les énergies renouvelables et prévoient de réduire fortement leurs dépenses énergétiques d’ici 2 ans. Ainsi, près d’un quart pensent utiliser l’énergie solaire pour chauffer leur maison d’ici 10 ans et pour 50% d’ici 20 ans.

Source : quelle énergie

Initiative bretonne rarissime pour l’environnement

Sept villages bretons ont décidé de prendre leur environnement rural en main. Décidés à en finir avec leurs excédents de lisier et à donner un coup de fouet à leur activité économique, à sept, ils ont décidé d’adopter un plan territoire 100% énergies renouvelables et locales d’ici 2030, une démarche rarissime en France.

«Très tôt, on a pris conscience que si on voulait continuer à vivre dans ce territoire rural, il fallait se prendre en main tout seul»

Jacky Aignel, vice-président énergie de la communauté de communes du Mené (Côtes-d’Armor), primée pôle d’excellence rurale en 2010, raconte que l’idée de développer une filière fondée sur les énergies renouvelables naît au début des années 2000 à partir des réflexions d’agriculteurs s’inquiétant de leur impact environnemental et d’élus soucieux du développement économique local. « A l’époque, on nous prenait pour des barjots » rappelle-t-il.

Premier objectif de la démarche: 2013, plus de 20% de l’énergie consommée d’origine renouvelable

Les responsables du projet cherchent la diversification du bouquet énergétique et aussi du tissu économique et social afin de maintenir l’activité agricole dans ce micro-territoire de 165 km2  de 6.500 habitants. Les villages voudraient s’émanciper du fioul dont les cours sont élevés et volatiles.

La première installation d’une huilerie de colza-carburant a été inaugurée en 2007 à Saint-Gouéno. Par un processus de pressage à froid, les graines de colza donnent une huile pouvant alimenter les moteurs diesel des tracteurs, ainsi que des tourteaux pour le bétail. « Ceux-ci sont utilisés localement par des éleveurs de vaches laitières, qui n’ont plus besoin d’importer des tourteaux de soja du Brésil », se félicite Laurent Gaudicheau, directeur de la communauté de communes. « Il est plus intéressant de vendre cette huile pour acheter du fioul mais, pour autant, si le pétrole continue à flamber, notre outil sera prêt… », assure-t-il.

On observe aussi un réseau de chaleur mis en place dans deux autres communes et bientôt généralisé à toute la communauté, une nouvelle usine de méthanisation Géotexia, inaugurée en juin dernier, irriguant une plantation de saules pour le bois de chauffage. Les éleveurs porcins, eux, se sont engagés à ne pas augmenter leur cheptel. On évoque aussi un projet participatif de parcs éoliens d’une puissance totale de 25 mégawatts et un ensemble de 35 nouveaux logements ne générant pas de dépenses d’énergie pour les habitants.

L’initiative est un choix clair afin de continuer à vivre dans ce territoire rural. Les agriculteurs ont mis en route une boucle vertueuse, se félicite Dominique Rocaboy, agriculteur et président de la structure. Aussi d’un problème environnemental, on peut arriver à faire une économie basée sur la filière énergétique durable, analyse Laurent Gaudicheau à propos de l’initiation d’une trentaine d’éleveurs porcins qui apporte plus de 75.000 tonnes de déchets, lisiers et boues issues de la filière agroalimentaire.

Sources: AFP, journaldelenvironnement, nouvelobs, romandie

Sénégal : la Banque mondiale attribue 85 millions de dollars au développement durable

fondazioni4africa.org

Alors que l’Europe est au bord de la faillite, à défaut de la crise de nerfs (quoique), la Banque mondiale vient d’annoncer qu’elle accorderait un appui budgétaire de 85 millions de dollars à l’Etat du Sénégal en faveur du développement durable. Perso, je suis contente pour eux, et j’espère que les sommes promises seront réellement attribuées et sciemment utilisées !

Hier, à Dakar, le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Makhtar Diop, a déclaré que l’objectif pour le pays était de « trouver des solutions à long terme pour le secteur énergétique ».

C’était la première visite de ce dernier au Sénégal depuis sa prise de fonction, le 6 mai. Il a été reçu par le chef de l’Etat, Macky Sall, le premier ministre Abdoul Mbaye, et le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane.

Il aurait déclaré : « j’ai longuement échangé avec les autorités sénégalaises sur plusieurs questions (…), mais en ce qui concerne le secteur de l’énergie, nous avons convenu de trouver des solutions durables. C’est pourquoi la Banque mondiale s’est engagée à financer le Sénégal à hauteur de 85 millions de dollars ».

Dans le cadre d’une conférence de presse, le vice-président de l’institution financière pour le continent africain, qui est aussi ancien ministre sénégalais de l’Economie et des Finances, aurait ajouté : « cet accord permettra de ne plus avoir de solutions à court terme (…). Nous savons que les difficultés liées à l’énergie sont récurrentes. Il est important maintenant de résoudre la question sur long terme ».

Important, il a bien souligné que tous les maillons du secteur de l’énergie doivent être considérés pour que des réponses définitives soient données aux problématiques énergétiques dans le pays. Plus précisément, il a expliqué qu’ « il faut prendre en compte le sous-secteur de la distribution, des installations du réseau et surtout de la production. Nous avions constaté qu’il y avait un effet de rattrapage permanent dû aux solutions à court terme ».

On ne manquera pas donc de suivre l’évolution du secteur énergétique sénégalais dans les mois à venir !

Et parce qu’il serait dommage de ne pas profiter de cette occasion, je vous quitte en musique, avec l’actuel ministre sénégalais de la Culture et du Tourisme, le grand Youssou Ndour, et la superbe Rokia Traoré, fille de diplomate, chanteuse, auteur-compositeur-interprète, et guitariste malienne avant tout…

La Commission Européenne publie sa feuille de route énergétique

Comment parvenir à réduire les émissions polluantes de plus de 80 % d’ici 2050, sans nuire à l’approvisionnement en énergie et à la compétitivité ? Telle est la question à laquelle tente de répondre la Commission Européenne dans se feuille de route énergétique, publiée le 15 décembre dernier.

Cette feuille de route devrait permettre aux Etats membres d’effectuer les choix énergétiques qui s’imposent et d’installer un climat économique stable pour l’investissement privé, en particulier jusqu’à 2030. A travers 25 pages, le document décrit les conséquences d’un  système énergétique sans émission de carbone et les mesures nécessaires pour l’encadrer.

« Seul un nouveau modèle énergétique peut nous doter d’un système sûr, compétitif et durable. Nous disposons désormais d’un cadre européen définissant les orientations à prendre pour favoriser les investissements utiles », à déclarer Günther Oettinger, membre de la Commission européenne chargé de l’énergie.

Il est vrai que l’Union européenne se montre particulièrement engagée dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, elle est également la seule nation à vouloir « décarboner » son économie.

La feuille de route pour l’énergie à l’horizon 2050 recense un certain nombre d’éléments qui ont des retombées positives dans tous les cas de figure et permettent, de ce fait, de tracer quelques perspectives fondamentales :

–          la décarbonisation du système énergétique est techniquement et économiquement réalisable. Tous les scénarios de décarbonisation permettent la réalisation de l’objectif de réduction des émissions et peuvent se révéler moins coûteux, à terme, que la poursuite des politiques actuelles.

–          L’efficacité énergétique et les sources d’énergie renouvelables sont essentielles. Quel que soit le bouquet énergétique retenu, une meilleure efficacité énergétique et une augmentation importante de la part des énergies renouvelables sont nécessaires pour atteindre les objectifs en matière de CO2 d’ici à 2050. Les scénarii montrent également que l’électricité est appelée à jouer un rôle plus important qu’aujourd’hui. Le gaz, le pétrole, le charbon et le nucléaire figurent également dans tous les scénarii, en proportion variable, car ils permettent aux Etats membres de conserver de la souplesse dans le bouquet énergétique, à condition qu’un marché intérieur bien connecté soit réalisé à brève échéance.

–          Les investissements précoces sont moins coûteux. Les décisions d’investissement pour la mise en place des infrastructures nécessaires d’ici à 2030 doivent être prises maintenant, les infrastructures construites il y a 30 ou 40 ans devant être remplacées. Agir immédiatement permettrait d’éviter des changements plus coûteux dans vingt ans. L’évolution du secteur de l’énergie dans l’UE nécessite de toute façon une modernisation et des infrastructures beaucoup plus malléables, telles que des interconnexions transfrontalières, des réseaux d’électricité « intelligents », des technologies modernes à faible intensité de carbone pour la production, le transport et le stockage de l’énergie.

–          Contenir la hausse des prix. Les investissements effectués dès aujourd’hui permettront de garantir les meilleurs prix à l’avenir. Les prix de l’électricité sont voués à augmenter jusqu’en 2030, mais ils peuvent reculer ensuite grâce à une diminution du coût d’approvisionnement, à des politiques d’économie d’énergie et au progrès technologique. Les coûts seront compensés par le volume élevé d’investissements durables effectués dans l’économie européenne, les emplois locaux qui en résulteront et la diminution de la dépendance à l’égard des importations.

–          Des économies d’échelle sont indispensables. Par rapport à la coexistence de régimes nationaux différents, une approche européenne se traduira par une baisse des coûts et une sécurité d’approvisionnement garantie. Elle passe par la réalisation d’un marché commun de l’énergie, dont l’achèvement est prévu en 2014.

La European Climate Foundation a favorablement accueilli la valeur analytique de cette feuille de route pour un secteur nécessitant une « planification à long terme ». Quant à l’ONG Greenpeace, elle estime que la feuille de route montre que « l’énergie propre issue des renouvelables ne coûtera pas plus aux contribuables que les énergies carbonée et nucléaire. L’organisation prévoit que la Commission sera tentée de surjouer sur le rôle de ces énergies « sales » en raison des positions polonaise et française, mais juge que la feuille de route montre que tout système énergétique moderne ne peut se passer d’ENR et d’efficacité énergétique, contrairement au charbon et nucléaire, qui relèvent du passé ».

L’intégralité du document est consultable à cette adresse à cette adresse

Précarité énergétique : des mesures intelligentes s’imposent !

Fondation Abbé Pierre

Alors que les températures hivernales s’installent, que la France fait face à sa première tempête, le moment semble bien choisi pour évoquer la thématique de la précarité énergétique.

En effet, selon le gouvernement, « plus de 3,5 millions de ménages français consacrent plus de 10% de leurs dépenses mensuelles à l’énergie et, dans un cas sur cinq, les ménages sont amenés à limiter leur consommation de chauffage en raison de son coût ».

La Fondation Abbé Pierre, qui milite contre le mal-logement et contre la précarité énergétique, à travers la campagne « ils s’aiment, mais ce n’est pas ce qui les rapproche » notamment, indique qu’ « aujourd’hui, 3,7 millions de logements en France sont de véritables passoires énergétiques et leurs occupants y vivent comme s’ils étaient dehors, le plus souvent avec un chauffage et un éclairage réduits au minimum… »

L’automaticité de l’attribution des tarifs sociaux du gaz et de l’électricité devrait être instaurée à compter du 1er janvier 2012 pour les ménages remplissant les conditions de ressources requises. Cette mesure devrait faire passer le nombre de bénéficiaires de ces tarifs sociaux de 600 000 à l’heure actuelle, à 1,5 voire 2 millions de foyers.

Il faut dire que l’énergie coûte de plus en plus cher et les Français semblent bien en avoir conscience. D’après un sondage réalisé par BVA pour Evasol et « 20 minutes » (consultable ici), « une écrasante majorité de Français pense que l’énergie va devenir de plus en plus chère ». D’après l’institut de sondage, « en plein débat sur l’avenir du nucléaire, les Français s’attendent presque tous à ce que l’énergie devienne plus chère qu’aujourd’hui, dans 2 ans (89%), dans 10 ans (98%) ou dans 20 ans (91%) ».

Quel est donc l’intérêt pour l’Etat d’augmenter les tarifs de l’énergie si c’est pour attribuer de plus en plus d’aides aux ménages pour se chauffer et s’éclairer ?

La Fondation Abbé Pierre s’interroge en ce sens aussi, estimant que les mesures mises en œuvre par les pouvoirs publics « n’allègent qu’une partie du public concerné » et « ne compensent pas les diverses augmentations subies par les familles les plus modestes ». Elle réclame donc la création d’un bouclier énergétique qui garantirait à chacun une capacité minimum à se chauffer.

Chaque année, des SDF meurent de froid. Cela ne choque peut-être plus. Mais comment l’opinion réagirait-elle si des individus mourraient de froid chez eux ? Comment les pouvoirs publics réagiraient-ils face à une « canicule » à l’envers… ? Il est urgent d’agir.

Sources : Localtis.info, Fondation Abbé Pierre, BVA

Vers des vélib’ de l’air?

nationalgeographic.com

Pourquoi utiliser des énergies, fossiles encore pour la plupart, lorsque nous pouvons utiliser nos jambes, pour la majorité ?!! National Géographique nous rappelait, le 23 novembre, qu’une équipe d’ingénieurs et d’athlètes avaient imaginé au début des années 1980, comment « repousser au maximum les limites des moyens de transports dont dispose l’homme, sur terre, en mer et dans les airs ». Prémisse aux vélib’, vélov’ et autres déclinaisons ?

La photo illustrant cette brève en témoigne. En 1979 déjà, le « Gossamer Albatross » devenait le premier avion à énergie humaine si l’on peut dire. L’engin et son pilote étaient tout de même parvenus à traverser la Manche, en 3 heures.

Où en sommes-nous depuis ?!! Pourrions-nous imaginer des vélib’de l’air ? Chaque homme prendrait son engin et se mettrait à pédaler une fois hissé en l’air grâce à un petit réacteur à hélices ? Cela désencombrerait les routes, bus, métros…et autres transports en commun.

Source : Nationalgeographic.com