Bangladesh : les campagnes illuminées par de l’énergie solaire

L’énergie solaire apporte l’informatique aux réfugiés – UNHCR

Au Bangladesh, les campagnes sont désormais illuminées par de l’énergie solaire. Selon l’organisation internationale du travail, « 70% des familles rurales ne sont pas raccordées au réseau électrique national, soit parce que les lignes électriques ne desservent pas leurs villages, soit parce que le coût du raccordement est trop élevé pour elles ».

Avec l’aide de l’organisation internationale du travail et de l’Australie, soutenue par le gouvernement central, des villageois du Bangladesh ont désormais accès à une électricité d’origine renouvelable. Il s’agit d’une énergie produite grâce à l’énergie solaire. Elle est utilisée par les habitants de ces territoires ruraux comme une énergie alternative. L’effet d’aubaine réside dans les emplois verts nécessaires pour produire cette énergie solaire, de nouvelles compétences étant demandées dans les villages concernés.

L’initiative en vidéo 

Source : OIT

Le changement climatique aura aussi un impact sur les prix de l’alimentation dans le monde selon la FAO

http://www.fao.org/index_fr.htm

Les prix mondiaux de l’alimentation ont atteint leur niveau record en février

Les prix mondiaux de l’alimentation ont atteint leur niveau record en février et devraient continuer d’augmenter au cours des dix prochaines années. Le fait que les gouvernements tentent de réduire leurs réserves pour réduire l’impact de la diminution des approvisionnements exacerberait ce phénomène car si un nouveau choc se produisait, ce serait dans un contexte de réserves réduites.

La FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, prône une action internationale coordonnée d’urgence. En 2010, 16% des populations des pays en développement étaient sous alimentées.

 

Le changement climatique pourrait amplifier le phénomène de volatilité des prix de l’alimentation

Selon un nouveau rapport de la FAO, le changement climatique pourrait faire augmenter les prix de l’alimentation et même aller jusqu’à remettre en cause la sécurité alimentaire sur le long terme.

Sécheresses, inondations, augmentation de la demande en biocarburants, utilisation grandissante de céréales pour produire de l’énergie, réduction des importations pour protéger des marchés nationaux… pourraient contribuer à augmenter la volatilité des prix sur le marché international.

La FAO a souligné l’importance de la parité pour la sécurité alimentaire de l’agriculture du futur

La production agricole pourrait être augmentée si les femmes bénéficiaient du même accès que les hommes aux terres, à l’instruction, aux marchés, aux technologies et aux services financiers. Ainsi, la parité devrait contribuer à lutter contre la faim et l’extrême pauvreté.

Selon la FAO, si les agricultrices bénéficiaient du même accès que les agriculteurs aux ressources agricoles, la production des exploitations gérées par les femmes dans les pays en développement pourrait augmenter de 20% à 30% et permettre de réduire de 12 à 17% le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde.

Les femmes représentent un potentiel de 43% de la main d’œuvre agricole des pays en développement mais ne bénéficie pas des mêmes droits que les hommes notamment sur les terres et dépendent encore souvent de la puissance paternelle ou maritale

La désertification : la vie animale part en poussière….

L’organisation mondiale de protection de l’environnement, WWF, a lancé une nouvelle campagne d’affichage pour dénoncer les effets directs de la désertification sur la vie animale.

Source WWF

L’ONG cherche à provoquer une prise de conscience à travers un esthétisme poussé à l’extrême

Cette campagne se compose de photos d’un visuel très réaliste qui mettent en scène un éléphant, un léopard et des perroquets dont les corps se réduisent en cendres…

L’ONG joue ici plus sur une esthétique que sur des images « choc » : une fois l’appréciation de la beauté de ces photos, le malaise parvient à faire son chemin dans nos esprits.

Il ne s’agit donc pas de provoquer le rejet ou le dégoût  du public mais de le sensibiliser au fait que la survie de ces animaux et  leur beauté sont bien menacées et qu’elles pourraient devenir plus qu’un souvenir…

On doit cette très belle campagne d’information au studio de création BBDO Madrid

 

WWF tire la sonnette d’alarme : 6000 espèces animales disparaissent chaque année due à la désertification.

Bien que ces images parlent d’elles-mêmes, elles sont dédiées à nous sensibiliser au phénomène de la désertification.

La désertification est un phénomène  qui a pour origine des variations climatiques et/ou les conséquences d’activités humaines.  L’une de ses causes  directes est l’exploitation intensive des terres et des ressources par l’Homme.  Cela a des retombées désastreuses pour les écosystèmes qui sont peu à peu détruits par une aridification de l’environnement, ce qui menace les espèces animales.

 

L’espèce humaine, la prochaine victime ?

La désertification constitue un problème d’environnement mais aussi un problème de développement pour l’Homme car elle affecte l’environnement local et le mode de vie des populations.

Une rencontre de haut niveau  s’est tenue sur ce sujet, le 17 octobre  dernier, en marge de la dixième session de la Conférence des parties (COP10) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification .

Le message porté par les participants : « Les défis mondiaux tels que la pauvreté, la santé et les questions liées à l’environnement ne pourront pas être résolus sans le rétablissement de terres productives. »

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a déclaré que « si nous protégeons, restaurons et gérons convenablement les terres, nous pourrons faire face à de nombreux défis simultanément, tels que la pauvreté, la sécurité alimentaire et énergétique, la perte de la biodiversité, les changements climatiques, la migration forcée et l’instabilité géopolitique. »

« Ces questions sont liées. Les enjeux sont grands et nous devons donc travailler ensemble pour faire de l’utilisation intelligente des terres une pierre angulaire du développement durable », a-t-il ajouté.

 

Alors la désertification, priorité ou non pour vous?

 

Sauvegarder nos ressources naturelles, un objectif rentable pour les entreprises

crédit flickr

Alors que les ressources en eau se raréfient, voici un modèle de développement qui devrait faire des émules. La Campbell Soup Company, entreprise basée aux États-Unis sur les rives du fleuve Delaware, a en effet depuis plusieurs années investi pour une meilleure gestion de l’eau dans sa chaine de production. Fabricante de produits alimentaires variés, allant de la soupe comme son nom l’indique, aux sauces en tout genre, elle en était à l’origine une grande consommatrice. Mais seulement 2% de l’eau qu’elle utilisait était alors intégrée dans ses aliments. Désormais, entre autres économies, cette entreprise réutilise par exemple l’eau qu’elle consomme pour chauffer une partie de ses locaux. Elle a pu en économiser près de 4 milliards de litres depuis 2008.

Un tel modèle de développement a un effet positif non négligeable sur l’environnement, mais ne se limite pas à cela. Il confère ainsi un avantage concurrentiel important à l’entreprise qui le met en place. En effet, comme nous l’indiquent les responsables de la Campbell Soup Company, « chaque projet d’efficacité de l’eau […] financé conduit à un retour sur investissement interne de 15-20% ». Leur objectif est d’ailleurs de réduire l’empreinte environnementale de leur entreprise de 50% à l’horizon 2020, engagement pris au sein d’un plan qui donne une grande importance la gestion efficace de l’eau. Et la Campbell Soup Company ne s’arrête pas là, puisqu’elle invite également ses fournisseurs à s’engager eux aussi en faveur d’une meilleure gestion de l’eau et du soutien aux agriculteurs.

Source : The Guardian.

Norvège : l’énergie osmotique, une première mondiale

Il y a maintenant deux ans que la princesse Mette-Marit a inauguré en personne le prototype de centrale osmotique de Tofte, sur les rives d’un des bras du fjord d’Oslo. C’est alors une première mondiale. Tous les espoirs sont tournés vers le bouillonnement provoqué par la rencontre entre l’eau douce et l’eau salée. Le tumulte produit s’avère libérer une énergie renouvelable que l’entreprise norvégienne Statkraft s’est employée à transformer en électricité.

Le Norvège et ses nombreux fjords se révèlent le lieu idéal au développement de ce procédé, comme la plupart des pays côtiers. En effet, au niveau des estuaires, la quantité d’énergie libérée peut atteindre l’équivalent de celle d’une chute d’eau de 120 m.

La membrane, enjeux de la rentabilité du processus

Cependant, l’énergie osmotique dépend avant tout de la membrane qui sépare les deux réservoirs alimentés localement par de l’eau douce ou de l’eau salée. La membrane est semi-perméable et retient le sel en laissant passer l’eau. L’énergie émane de la différence de pression osmotique entre les deux types eaux ; la différence de concentration de sel crée des étincelles.

La membrane est la clé de voute de l’exploitation osmotique. Les remparts à son développement et sa production réduisent les capacités de production énergétique de la centrale. On estime encore que dans l’état actuel de la technologie, la surface de membrane nécessaire est de 200 000 à 250 000 m2 par mégawatt. « Pour produire de manière rentable de l’énergie osmotique, il faut encore améliorer le rendement des membranes », concède Clément Perchat, chef de projet hydroélectricité chez Statkraft France.

…Vers la concrétisation du prototype

Statkraft reste optimiste : « à terme, on devrait atteindre 25 MW, soit la consommation de 30 000 foyers ». Cependant cet optimisme ne doit pas faire oublier aux dirigeants de l’entreprise que pour produire autant, cinq millions de mètres carrés de membranes – l’équivalent de la surface d’un terrain de football – sont nécessaires.

Il va sans dire, que cette énergie n’est pas rentable …pour le moment. Mais la hausse du prix de l’énergie devrait modifier cette situation. En plus de n’avoir aucun impact sur l’environnement  et de ne pas dépendre des conditions climatiques, cette énergie renouvelable répond – en théorie – à la moitié de la consommation énergétique annuelle des ménages européens. Si l’entreprise ne compte pas pour l’instant multiplier l’opération sur d’autres Fjords, elle espère tout de même pouvoir commercialiser le processus d’ici 2015. L’initiative norvégienne n’est pas marginale, et déjà, la recherche est en forte expansion dans les rangs d’experts de Corée, des Etats-Unis, du Japon et des Pays-Bas…

Source: cleantechrepublic.com

ONU : Une résolution pour l’assainissement de l’eau d’ici 2015

 

Sources:L'express

 

L’initiative intitulée « L’assainissement durable : campagne quinquennale jusqu’en 2015 » a été lancée dans les projets de l’ONU ce mardi 21 juin. Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU, et le Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Anthony Lake, mettent l’accent sur l’un des huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) – que les Etats se sont engagés à atteindre d’ici 2015 – combler le fossé de l’assainissement en réduisant de moitié la proportion de la population n’ayant pas accès à un assainissement de base.

La résolution recommande aux Etats de limiter les défections en plein-air des quelques 1,1 milliard de personnes n’ayant pas accès à des infrastructures sanitaires, ce qui nuit gravement à la santé publique.

Les représentants de l’ONU en appellent à la volonté publique, à « une politique cadre ciblée et une chaîne d’approvisionnement fiable à la fois pour construire et entretenir des latrines à prix abordable ». Soulignant la sensibilité et la méconnaissance du sujet, Ban Ki-moon relève ainsi que « mettre fin à la déféction en plein air en particulier, ne sera pas facile ».

L’accès à l’assainissement a été reconnu par l’ONU comme un droit humain, un service de base nécessaire pour mener une vie normale. Cependant, environ 2,6 milliards de personnes, soit la moitié de la population du monde en développement, n’ont toujours pas accès à un assainissement amélioré. A quatre ans de l’échéance des OMD, le retard de traitement de cet objectif est flagrant.

Selon Ban Ki-moon, l’installation d’infrastructures d’assainissement adéquates « peut accélérer nos efforts pour combattre le VIH/Sida et le paludisme, simplement parce que les populations qui vivent dans de meilleurs conditions d’hygiène sont mieux préparées à affronter d’autres maladies ». De son côté, l’UNICEF ambitionne de réduire de 40% le taux des maladies liées au manque des installations sanitaires, notamment la diarrhée, seconde cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.

 

A l’image de nombreux autres projets, le succès du développement de l’assainissement dépendra pour beaucoup de la force de volonté publique, des moyens financiers et matériels dont disposent les Etats.

 

Source:  mediaterre.org, afriquejet.com, casafree.com