Carpooling fait du covoiturage 2.0 sur Facebook

Suite à notre article sur la clôture de la Semaine européenne de la mobilité, voici une initiative qui illustre bien le thème de cette édition 2011 « le numérique au service de la mobilité », puisqu’elle montre comment les nouvelles technologies peuvent soutenir le développement d’une mobilité durable et, en l’occurrence, les usages partagés de l’automobile.

A l’occasion de cette semaine dédiée aux déplacements « doux », Carpooling, le n°1 du covoiturage en France, a lancé un widget Facebook spécifique au covoiturage, qui permet aux membres de s’organiser pour voyager ensemble dans un seul et même véhicule.

Pour rappel, le covoiturage est une utilisation commune d’un véhicule dans le but d’effectuer un trajet en commun, et ainsi de réduire les émissions polluantes.

Dès lors on comprend la nécessité pour les prestataires de ces services de disposer d’une « taille critique » d’adhérents, pour que chaque membre puisse trouver une personne effectuant le même trajet. Au-delà de cette condition « technique », la question de la confiance reste un frein important à l’adhésion plus massive à ces services. Or, l’utilisation de Facebook comme plateforme de covoiturage permet de lever – au moins en partie – ces deux freins.

Tout d’abord, Carpooling dispose, grâce au réseau social Facebook, d’un potentiel de plus de 20 millions de membres qui peuvent être intéressés par du covoiturage entre amis ou connaissances. Et c’est bien là le deuxième atout de Facebook : la barrière de la crainte de l’inconnu est en partie soulevée, puisque le réseau permet de solliciter son cercle d’amis, qui peut s’élargir à vive allure suivant l’adage « les amis de mes amis sont mes amis » !

 Source : greenit.fr

Covoiturage : se réunir et créer une philosophie

D’abord réunis au sein d’une fédération de covoiturage – Feduco depuis 2008 -, les quatre grands sites de covoiturage – Roulez malin, covoiturage.fr, Ecolutis et Covivo – s’assemblent aujourd’hui pour mutualiser leurs offres et former une base de données plus complète.

L’objectif de ce partage de données est de créer une véritable philosophie du covoiturage et faire de ce moyen de déplacement une solution communautaire efficace. Aujourd’hui, les sites sont encore cloisonnés : une offre postée sur plateforme précise, par exemple dédiée au département Nord, ne sera pas transmise sur les plateformes des départements limitrophes. En facilitant l’accès aux offres, les responsables des différents sites espèrent voir le nombre d’inscrits augmenté et ce mode de locomotion favorisé.

La mutualisation va être engendrée grâce à un protocole de communication ouvert et un système 100% décentralisé, baptisé RDEX (Ridesharing Data EXchange). « C’est simplement du développement informatique », note Marc Grojean, cofondateur et président de Covivo, « c’est surtout la première pierre d’un protocole national que l’on souhaite rendre ensuite européen ».

Le but n’est pas de former un cartel des plus grands sites. Les dirigeants se disent ouverts à la collaboration avec les autres acteurs locaux ou nationaux, grands ou petits. Trois ou quatre autres opérateurs français d’envergure pourraient rapidement rejoindre l’initiative, comme Comuto ou Green Cove.

Cela va pousser les entreprises du covoiturage à faire la différence non autour du volume de leurs offres mais bien d’après la valeur ajoutée créée autour des services à l’usager, l’accompagnement, le conseil ou encore le volet technique de leur plateforme. « Cela doit renforcer l’innovation », conclut Marc Grojean.

Relayée par les réseaux sociaux et les nouvelles techniques Internet, cette association des acteurs du covoiturage tend à promouvoir un mode de transport plus flexible et plus écologique.

Source: greenunivers, cartech.fr