Choisir de ne pas couvrir la marche pour le climat

People's Climate March
People’s Climate March

Ce qui est qualifié de mobilisation historique contre le changement climatique n’a pas fait long feu dans la cheminée médiatique. La People’s climate march s’est tenue, dimanche 21 Septembre 2014, sur tous les continents. Pourtant l’écho politique se fait lui aussi attendre. Cette marche était organisée par le mouvement de cybermilitantisme Avaaz, en collaboration avec des associations locales.

Les médias américains, notamment ceux qui ont leurs sièges à New-York n’ont pas relayé suffisamment l’information de la People’s climate march qui  a eu lieu en plein centre de Manhattan. Les médias européens n’ont pas offert une large couverture sur cet événement national et international. Est-ce là un choix éditorial ou politique, comme le pense certains participants de la People’s climate march?

Deux jours après ce quasi couac médiatique, le président de la République, François Hollande, annonce un don d’un milliard de dollars pour la conférence onusienne sur le climat. Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, espérait récolter 10 milliards de dollars pour ce forum mondial sur le climat. Actuellement, seulement 2 milliards de dollars ont été réunis.

L’ancienne ministre de l’Ecologie, Cécile Duflot, apparaissait heureuse de la mobilisation en faveur de la marche pour le climat, notamment à cause du nombre de personnes présentes pour cette manifestation à Paris : entre 5000, selon la police, et 25000 selon les organisateurs.  La lutte contre le changement climatique et pour la transition énergétique est donc un réel engouement responsable des citoyens. Cependant nombre d’observateurs, dont Mme Duflot, regrette le « manque de volonté politique » pour faire évoluer les choses dans le bon sens.

Alors que l’échéance de la conférence climat Paris 2015 arrive à grands pas, il temps pour certains députés socialistes que François Hollande agisse dans le sens du développement durable en faisant des propositions claires et courageuses. Le dossier climatique est une occasion pour lui de se démarquer sur la scène politique nationale et mondiale.

Doha : un suicide environnemental ?

COP18, Doha 2012, Qatar

Alors que la conférence de Doha sur le climat s’est achevée samedi sur un texte décevant, l’influent magazine online Slate Afrique titre aujourd’hui sur notre comportement suicidaire en matière de protection de l’environnement. Une lassitude semble s’exprimer sur le rapport que nous entretenons à l’environnement, comme si nous oubliions que nous sommes interdépendants.

Des associations timidement encourageantes

Susann Scherbarth, expert Climat aux Amis de la Terre, explique que l’UE doit être unie pour avancer et faire preuve de leadership dans les discussions, mais ce n’est pas ce qu’elle fait pour le moment à Doha. La Pologne bloque toute avancée. Mais l’UE ne peut pas continuer à se cacher derrière la Pologne ».

Les Amis de la Terre-UK ont condamné un pessimisme ambiant et diffusé des éléments d’encouragement notant que le changement est en marche et que de nombreuses associations s’activent sur le terrain. L’association se félicite de progrès réalisés, notamment concernant le « verdissement de grandes villes », une chute du prix des ENR, un développement de l’économie verte. L’association encourage le développement des économies d’énergie, dont le potentiel est de plus en plus reconnu et le meilleur moyen de réduire les émissions.

Kyle Ash, expert juridique de Greenpeace USA, écrivait le 4 décembre que l’issue de la conférence était plus qu’incertaine. Il a appelé les ministres à accentuer la teneur des négociations dont les plus gros sujets n’avaient pas encore été abordés. Pour lui, de forts engagements « post-Kyoto » étaient nécessaires, pour conduire à un accord contraignant en 2015. Il a également demandé qu’un arsenal législatif soit instauré aux États-Unis.

Bellona a déploré la lenteur de la première semaine de négociations lors de laquelle les pays riches et les pays pauvres ont « clashé » sur la poursuite ou non du protocole de Kyoto. Jonas Helseth, directeur de Bellona Europe, affirme que le fait que le prochain COP18 se tienne dans la capitale polonaise peut faire pression sur le pays pour qu’il n’échoue pas, bien que l’on connaisse son manque d’ambition en matière de lutte contre le réchauffement. Il prend exemple que le Qatar qui, bien qu’il ait le niveau le plus élevé d’émission par personne, montre un vif intérêt au développement de technologies alternatives, illustrant son propos par le Sarah Forest Project.

Bellona rapporte dans le même temps que selon un rapport publié dans le journal Nature Climate Change, il est de moins en moins probable que le réchauffement climatique soit contenu en dessus de 2 °C, l’objectif pourtant affiché par les Nations Unies.

Le Sierra Club a diffusé un billet sur la magie d’une telle rencontre, où « se retrouvent des personnes dont la complexe réalité quotidienne diffère complètement mais dont les croyances, les passions et le désir d’une meilleure qualité de vie pour le présent et l’avenir sont exactement les mêmes ». L’association « appelle alors tous les décideurs à soutenir cette conférence et prévient qu’elle n’abandonnera rien au sujet de la santé de notre planète, si cruciale pour notre avenir ». Le Sierra Club espère que les manifestations qui ont actuellement lieu au Qatar ne sont que les premières d’autres manifestations au Moyen-Orient, appelées à prendre la tête des débats.

Émotion du représentant philippin

Politiquement correct de l’ONU

À quelques jours de la fin des négociations sur le réchauffement à Doha, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon a rappelé aux 190 pays présents la réalité de la « crise » climatique, les exhortant au « compromis » pour parvenir à un accord sur Kyoto 2 et l’aide financière au Sud, points âprement discutés.

Commentaire d’une eurodéputée écologiste française

Sur Terra Eco, l’eurodéputée écologiste Sandrine Bélier a comparé « les tractations sur le climat à un bien triste match de foot » : « le match nul des négociations ».

Neutralité peu engageante de la Commissaire européenne au climat

Connie Hedegaard, Commissaire européenne au climat, a évoqué sur le réseau social Twitter, le 9 décembre : « Un parcours pas facile. Un parcours pas joli. Un parcours pas très rapide. Mais nous avons pu franchir le pont. Maintenant nous devons aller plus vite ».

Conclusion

Les Hommes affichent une bonne volonté et des prises de conscience en surface mais peinent toujours à traduire leurs déclarations en actes, de façon concertée et globalement intelligente. Tous ne doivent pas encore être convaincus de l’interdépendance qui nous lie, aux autres et à l’environnement.

Qui mieux que Thuan TRINH XUAN pour la décrire : « savoir que nous sommes tous des poussières d’étoiles, que nous partageons tous la même histoire cosmique, que nous sommes les frères des animaux sauvages et les cousins des coquelicots des champs, que nous sommes tous connectés à travers l’espace et le temps, ne peut qu’induire une conscience aigüe de notre interdépendance ».

(Thuan TRINH XUAN est astrophysicien américain, professeur d’astronomie à l’université de Virginie, à Charlottesville, auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation sur l’univers et les questions philosophiques qui découlent des découvertes scientifiques. Il est également chercheur à l’Institut d’astrophysique de Paris.)

 

La désertification : la vie animale part en poussière….

L’organisation mondiale de protection de l’environnement, WWF, a lancé une nouvelle campagne d’affichage pour dénoncer les effets directs de la désertification sur la vie animale.

Source WWF

L’ONG cherche à provoquer une prise de conscience à travers un esthétisme poussé à l’extrême

Cette campagne se compose de photos d’un visuel très réaliste qui mettent en scène un éléphant, un léopard et des perroquets dont les corps se réduisent en cendres…

L’ONG joue ici plus sur une esthétique que sur des images « choc » : une fois l’appréciation de la beauté de ces photos, le malaise parvient à faire son chemin dans nos esprits.

Il ne s’agit donc pas de provoquer le rejet ou le dégoût  du public mais de le sensibiliser au fait que la survie de ces animaux et  leur beauté sont bien menacées et qu’elles pourraient devenir plus qu’un souvenir…

On doit cette très belle campagne d’information au studio de création BBDO Madrid

 

WWF tire la sonnette d’alarme : 6000 espèces animales disparaissent chaque année due à la désertification.

Bien que ces images parlent d’elles-mêmes, elles sont dédiées à nous sensibiliser au phénomène de la désertification.

La désertification est un phénomène  qui a pour origine des variations climatiques et/ou les conséquences d’activités humaines.  L’une de ses causes  directes est l’exploitation intensive des terres et des ressources par l’Homme.  Cela a des retombées désastreuses pour les écosystèmes qui sont peu à peu détruits par une aridification de l’environnement, ce qui menace les espèces animales.

 

L’espèce humaine, la prochaine victime ?

La désertification constitue un problème d’environnement mais aussi un problème de développement pour l’Homme car elle affecte l’environnement local et le mode de vie des populations.

Une rencontre de haut niveau  s’est tenue sur ce sujet, le 17 octobre  dernier, en marge de la dixième session de la Conférence des parties (COP10) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification .

Le message porté par les participants : « Les défis mondiaux tels que la pauvreté, la santé et les questions liées à l’environnement ne pourront pas être résolus sans le rétablissement de terres productives. »

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a déclaré que « si nous protégeons, restaurons et gérons convenablement les terres, nous pourrons faire face à de nombreux défis simultanément, tels que la pauvreté, la sécurité alimentaire et énergétique, la perte de la biodiversité, les changements climatiques, la migration forcée et l’instabilité géopolitique. »

« Ces questions sont liées. Les enjeux sont grands et nous devons donc travailler ensemble pour faire de l’utilisation intelligente des terres une pierre angulaire du développement durable », a-t-il ajouté.

 

Alors la désertification, priorité ou non pour vous?

 

La BAD et WWF : ensemble pour l’environnement en Afrique

L’accord a été signé le 20 juillet lors d’une rencontre à Genève. La Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds mondial pour la conservation de la nature (WWF) ont décidé de conjuguer leurs efforts sur les questions d’économie verte et de développement en Afrique. L’initiative  relève d’enjeux majeurs car le continent connaît une croissance économique et démographique rapide, et que la pression sur les ressources et le climat monte…

« Leur capacité à  répercuter les voix de l’Afrique »

Le partenariat a plusieurs perspectives, les dirigeants des deux institutions veulent souligner les liens croissants entre protection de l’environnement et développement durable. Ils estiment qu’il est devenu essentiel de traiter les questions telles que l’adaptation climatique et les mesures d’atténuation de l’impact du changement climatique, la biodiversité et les écosystèmes.

« Cet accord de coopération ne repose pas sur l’intérêt financier, mais en réalité sur le potentiel des synergies et les avantages comparatifs des deux organisations, ainsi que leur capacité à répercuter la voix de l’Afrique », a déclaré Donald Kaberuka, le président de la BAD.

La BAD a récemment acquis de l’influence grâce au triplement de son capital. Elle est devenue ainsi la plus importante institution multilatérale de financement du développement en Afrique, notamment pour assurer le développement durable et équitable du continent.

Tandis que WWF est la plus grande organisation non gouvernementale sur l’environnement, et qu’elle est active en Afrique depuis sa fondation, il y a 50 ans. WWF collabore avec les gouvernements, les entreprises et les collectivités locales pour la protection de l’environnement et le développement durable dans le monde entier.

Vers une action concrète

La BAD et WWF se concentreront de prime abord sur les questions les plus urgentes pour parvenir à la durabilité. Le partenariat  portera au début sur « trois domaines :

– le développement de partenariats gagnant-gagnant avec les économies émergentes et le renforcement de la coopération sud-sud ;

– le renforcement du partage du savoir et des produits du savoir au profit de la croissance verte et du développement durable ;

– la collaboration sur l’énergie ainsi que sur la gestion des ressources en eau et le changement climatique ».

La gestion de l’urgence

La priorité des deux organisations est à la réalisation d’actions concrètes, « pratiques et innovantes ».

Par exemple, les deux dirigeants envisagent la création d’une publication collaborative qui fera l’inventaire de la biodiversité de l’Afrique et son empreinte écologique, tout en préparant le Sommet 2012 de la terre Rio+20.

Leur partenariat devrait aussi leur permettre de gagner en influence lors des prochaines négociations sur le changement climatique prévues à Durban, en Afrique du Sud, en décembre 2011.

C’est donc par une note qui se veut positive et constructive que la gouvernance environnementale en Afrique va désormais assister aux prochains sommets internationaux et prendre en charge les nouveaux défis environnementaux et climatiques. « Nous avons confiance que notre partenariat avec la BAD produira des résultats concrets pour toutes les populations africaines et pour les écosystèmes dont dépend leur avenir », conclut Jim Leape, directeur général de WWF International.

Sources: mediaterre, legriot, africanmanager

Mort aux dromadaires !

 

Source: shirka.com

 

En Australie, les émissions de CO2 par habitants sont les plus importantes au monde. Il faut que ça change. La solution pour Northwest Carbon –  société d’Adelaide, en Australie, qui met au point des projets de compensation carbone – est de tuer les dromadaires sauvages des plaines intérieures du pays. Un dromadaire émet chaque année 45 kg de méthane, soit une tonne de CO2 en termes d’impact sur le climat. Sur le long terme, «d’ici à 2020, cela représentera deux millions de tonnes de CO2 rejetées dans l’atmosphère chaque année, il s’agit d’une contribution majeure au changement climatique», a déclaré Tim Moore, directeur de Northwest Carbon.

La horde de dromadaires compte 1 million d’individus. Les autorités désirent remédier à leur prolifération. Car, en plus de polluer, les animaux nuisent à la biodiversité et représentent des dangers pour les villes et les populations isolées, lors de grandes sécheresses, quand ils recherchent de l’eau.

La société de Tim Moore envisage d’engranger des crédits « carbone » – des certificats échangeables que les entreprises ou les particuliers peuvent utiliser pour “compenser” leurs propres émissions – en organisant un abattage maîtrisé des dromadaires. Cette proposition fait parti d’un projet de loi au gouvernement: le « Carbon Farming Initiative ». Northwest Carbon précise que les abattages se feront sans cruauté avec l’aide de professionnels en 4×4 ou depuis des hélicoptères. Les corps des bêtes seront alors rassemblés et envoyés à un abattoir ou bien transformés sur place en aliments pour animaux de compagnie

Le parlement n’a toujours pas approuvé la loi alors que le gouvernement espère déjà l’appliquer dès le 1 juillet…Si des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique doivent être prise irrémédiablement, l’option « tuons les dromadaires » a de quoi étonner. D’autant qu’elle donne l’opportunité aux chasseurs d’obtenir des crédits d’émission sur leur propre activité…Aussi, la pollution d’1 million de dromadaires équivaudrait à celle de 300.000 voitures, à quand la campagne nationale pour trouer les pneus ?

7 Etats européens pour une réduction de 30% des émissions de gaz-à-effet de serre d’ici 2020

Un appel conjoint, significatif dans la lutte contre le réchauffement climatique, a été lancé aujourd’hui par 7 ministres de l’Environnement européens.

 

 

 

 

 

D’après l’AFP, les ministres grec, britannique, suédois, danois, espagnol, portugais et allemand jugent, dans une lettre ouverte rendue publique par le ministère grec, qu’une « baisse de 30% des émissions de gaz-à-effet de serre d’ici 2020 apparaît plus impérative que jamais ».

Il appellent tous les Etats membres de l’UE à participer à un dialogue urgent suite « à la publication le 8 mars par la Commission européenne de sa feuille de route de réduction de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050, jugé insuffisamment contraignante par les écologistes ».

D’après les ministres, « la feuille de route de la Commission met clairement en avant que l’engagement actuel pour une baisse de 20% » d’ici 2020 est inefficace « pour arriver à l’objectif final pour 2050 » consistant à réduire d’au moins 80% les émissions de GES.

Cette démarche vise à encourager les investissements permettant d’accélérer la croissance verte. Les ministres souhaitent que l’Europe puisse « concurrencer les économies émergentes sur les marchés en développement rapide des biens et des services verts ».

La démarche s’inscrit dans une volonté de se dégager de la dépendance européenne en matière d’énergie. Si l’Union européenne établit « un plan ambitieux », elle protégerait « davantage notre continent des fluctuations des prix du pétrole et réduira sa dépendance » énergétique, notent les ministres.