Le changement climatique aura aussi un impact sur les prix de l’alimentation dans le monde selon la FAO

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Les prix mondiaux de l’alimentation ont atteint leur niveau record en février

Les prix mondiaux de l’alimentation ont atteint leur niveau record en février et devraient continuer d’augmenter au cours des dix prochaines années. Le fait que les gouvernements tentent de réduire leurs réserves pour réduire l’impact de la diminution des approvisionnements exacerberait ce phénomène car si un nouveau choc se produisait, ce serait dans un contexte de réserves réduites.

La FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, prône une action internationale coordonnée d’urgence. En 2010, 16% des populations des pays en développement étaient sous alimentées.

 

Le changement climatique pourrait amplifier le phénomène de volatilité des prix de l’alimentation

Selon un nouveau rapport de la FAO, le changement climatique pourrait faire augmenter les prix de l’alimentation et même aller jusqu’à remettre en cause la sécurité alimentaire sur le long terme.

Sécheresses, inondations, augmentation de la demande en biocarburants, utilisation grandissante de céréales pour produire de l’énergie, réduction des importations pour protéger des marchés nationaux… pourraient contribuer à augmenter la volatilité des prix sur le marché international.

La FAO a souligné l’importance de la parité pour la sécurité alimentaire de l’agriculture du futur

La production agricole pourrait être augmentée si les femmes bénéficiaient du même accès que les hommes aux terres, à l’instruction, aux marchés, aux technologies et aux services financiers. Ainsi, la parité devrait contribuer à lutter contre la faim et l’extrême pauvreté.

Selon la FAO, si les agricultrices bénéficiaient du même accès que les agriculteurs aux ressources agricoles, la production des exploitations gérées par les femmes dans les pays en développement pourrait augmenter de 20% à 30% et permettre de réduire de 12 à 17% le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde.

Les femmes représentent un potentiel de 43% de la main d’œuvre agricole des pays en développement mais ne bénéficie pas des mêmes droits que les hommes notamment sur les terres et dépendent encore souvent de la puissance paternelle ou maritale

Philippines : l’OMC encourage les PPP

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Fin mars, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a publié la quatrième revue des politiques commerciales des Philippines. Dans le document, « plusieurs membres de l’OMC ont exprimé leur espoir que la récente initiative » du gouvernement des Philippines « en matière de partenariat public-privé (PPP) puisse encourager l’investissement dans les grandes infrastructures ».

Ce souhait des professionnels de l’OMC concorde avec le rapport du secrétariat général de l’institution internationale selon lesquels « les bons résultats des Philippines sont, néanmoins, « en deçà de ses possibilités ». Le pays, dont les infrastructures ne sont pas tout à fait adaptées, devrait, selon les experts, chercher à booster sa productivité « de façon à soutenir la concurrence des producteurs à bas coûts des pays voisins ».

Les centrales électriques concernées par les PPP

Deux documents, publiés fin avril, par le Service économique régional (SER) de l’ambassade de France, l’un intitulé « Fiche sur le programme de partenariats public-privé aux Philippines » et l’autre « Pipeline of PPP Projects », font part des priorités de l’initiative sur les PPP. Elles portent sur « les infrastructures » telles que « les aéroports, transports en commun, centrales électriques » ainsi que sur les technologies d’information ou les services sociaux.

Les biocarburants soutenus à travers le plan d’investissements prioritaires

Le ministère de l’Industrie et du commerce a établi, parallèlement, « des priorités en matière d’investissement, dans le cadre de son Plan d’investissements prioritaires (IPP) ». La production de biocarburants et l’agriculture biologique ont été ajoutées à cette liste établie en début d’année, qui concernait déjà les secteurs suivants : agriculture, pêche, industries créatives (technologies de l’information, décidemment !) construction navale, logement, énergie, transport, eau, logistique, déchets, voies de communication, oléoducs et gazoducs, recherche et développement.

Des investissements toutefois faibles aux Philippines

Dans le pays, les investissements directs étrangers (IDE) sont faibles, selon lemoci.com. Le gouvernement veille au contrôle par les nationaux des secteurs jugés les plus importants, tels que « l’agriculture, la pêche et de nombreux services ». Le pouvoir en place « incite à s’implanter dans des zones industrielles d’exportation (ZIE) les opérateurs extérieurs qui veulent s’engager dans les activités manufacturières, en profitant d’aides fiscales substantielles ». Leur participation « dans les marchés publics » est toutefois « volontairement limitée ».

Sources : Lemoci.com