Le Bhoutan : premier pays 100% bio

continent-asiatique.com

Le Bhoutan, royaume de l’Himalaya, pourrait bien devenir le premier pays 100% bio. Contrairement à nous qui mesurons le Produit Intérieur Brut, le Bhoutan évalue la richesse de son pays en termes de Bonheur National Brut. Une quête intéressante, qui lui vaut d’être admiré par certains quand d’autres s’inquiètent de cette dictature. Effectivement, reconnaissons que le bonheur est un sentiment tout à fait subjectif. Remarquez, la richesse et le bonheur tacitement imposés par le modèle occidental matérialiste est discutable aussi. Donc quitte à choisir un « diktat », autant qu’il soit sain & bio !

Rappels sur le Bhoutan

Ce royaume, à majorité bouddhiste, est situé entre la Chine et l’Inde. Il s’agit d’un pays d’Asie du Sud sans accès à la mer. Notre ami Wikipedia nous informe qu’ « il est situé dans l’est de la chaîne de l’Himalaya, enclavé entre l’Inde au sud, à l’est et à l’ouest, avec laquelle il partage 605 km de frontières terrestres, et la Chine (région autonome du Tibet) au nord avec 470 km de frontières. Sa superficie est 46 500 km2 et mesure environ 300 km dans sa plus grande longueur est-ouest, et 170 km dans le sens nord-sud ». Préservé, ou renfermé, selon les points de vue, le territoire est longtemps resté fermé au monde extérieur. Pendant ce temps-là, s’y est développée une approche peu commune du développement économique, autour de la protection de l’environnement et du bien-être. Un pays nature & spa ?

Incroyable mais vrai, rappelons la France et la Grande-Bretagne notamment ont publiquement soutenu, aux Nations Unies, ce modèle de développement mesurant le bonheur au lieu du Produit Intérieur Brut (PIB).

Rendez-vous compte, au Bhoutan, « la télévision était interdite jusqu’en 1999 afin de préserver la culture ancestrale des influences étrangères ». Récemment, les autorités auraient imposé « un jour piéton, le jeudi, pour interdire les voitures en ville ». Qui n’a jamais rêvé de ça à Paris ou ailleurs ?

Parvenir au 100% bio d’ici 10 ans

Nouvel objectif pour le royaume, parvenir au 100% bio pour les aliments de base d’ici 10 ans. L’ambition affichée est de « supprimer progressivement les produits chimiques agricoles » pour les pommes de terre, le blé, les fruits. Sweet.

Pema Gyamtsho, ministre de l’Agriculture, a affirmé à l’AFP lors d’un entretien téléphonique, que « le Bhoutan a décidé de s’engager dans une économie verte à la lumière de l’extraordinaire pression que nous exerçons sur la planète ». Il a ajouté que « si l’on pratique l’agriculture intensive, cela implique l’utilisation de nombreuses substances chimiques, ce qui ne correspond pas à notre croyance bouddhiste qui nous demande de vivre en harmonie avec la nature ».

Il s’agit d’une déclaration d’autant plus percutante que le pays « est peuplé de 700 000 habitants dont deux tiers dépendent de l’agriculture dans les villages éparpillés dans les plaines fertiles du sud, les montagnes reculées ou les vallées encaissées du nord du pays ».

Un marché lucratif

Les belles déclarations du ministre sont-elles dénuées d’intérêts financiers ? La question se pose évidemment, le marché mondial du bio étant estimé « à 44,5 milliards d’euros en 2010 » d’après l’Institut de recherche sur l’agriculture biologique et la Fédération internationale des mouvements de l’agriculture biologique (IFOAM).

Nadia Scialabba, spécialiste de l’agriculture biologique pour la FAO (ONU), explique que le marché de l’alimentation bio et ses prix plus élevés attirent les petits pays. Pour preuve, le seul concurrent du Bhoutan pour l’instant pour être « 100% bio » est « la petite île autogérée de Niue, dans le Pacifique Sud, peuplée de 1300 habitants, qui ambitionne un « 100% bio » d’ici 2015-2020. Nadia Scialabba résume que le marché est en effet possible « pour de très petits pays qui ne sont pas compétitifs en quantité, mais qui voudraient l’être en qualité ».

Peter Melchett, de la Soil Association, organisme britannique plaidant pour les cultures biologiques, prévoit que cette politique du « tout bio » permettra de fournir au pays la réputation d’une alimentation de grande qualité biologique, ce qui lui donnera, sur le long court, « un avantage sur le marché et la possibilité de pratiquer des prix élevés ».

Source : lematin.ch

Limiter sa consommation de viande, un geste plus écolo que cultiver bio

L’Université technique de Vienne a récemment rendu publique une étude consacrée à l’impact de la consommation excessive de viande sur l’environnement, et ses conclusions sont sans appel. Une diminution de celle-ci au sein de la population autrichienne à hauteur de 5% des besoins énergétiques – contre 12% actuellement – permettrait ainsi de réduire d’un quart la surface de terre nécessaire à son alimentation. Cette baisse de la consommation de viande devrait être compensée par une alimentation plus riche en céréales, légumes et fruits.

Mais une telle diminution aurait un impact plus large. Elle permettrait également de réduire les émissions de gaz à effet de serre occasionnées par les importantes importations auxquelles doit se livrer le pays afin de nourrir son bétail. Elle induirait aussi une baisse de l’usage d’engrais destinés aux cultures lui étant dédiées.

Par ailleurs, cette étude montre qu’une refonte des comportements alimentaires aurait un impact plus profitable pour l’environnement que le passage à une culture intégralement biologique. En effet, comme l’explique Matthias Zessner-Spitzenberg, l’un de ses auteurs, l’agriculture biologique réclame des surfaces arables plus importantes, et ce pour des rendements plus modestes que les cultures traditionnelles.

Sources : Romandie.com, La Tribune de Genève.

La Région Rhône-Alpes s’active dans l’innovation bio

Crédit photo : Corinne Bertrand pour Les Gaudélices

En 2011, pas moins de 17 entreprises de la Région Rhône-Alpes ont été sélectionnées et soutenues pour leurs innovations en agriculture et en cosmétiques biologiques. Il faut dire qu’avec 2600 producteurs, la région est l’une des plus dynamiques en matière d’agriculture biologique et d’entreprises de cosmétiques bio, ces secteurs connaissant ainsi chacun une croissance de 10% par an.

La Région Rhône-Alpes y est pour quelque chose puisqu’elle a lancé en 2006 sa cellule Organics Cluster, une initiative unique en France, dont l’objectif est de contribuer à la dynamique du secteur bio en Rhône-Alpes.

Concrètement, Organics cluster a pour mission, d’apporter des informations stratégiques pour permettre aux entreprises de faire face aux enjeux du marché, de le regrouper pour améliorer leurs performances et développer leurs réseaux et de les accompagner dans leurs développement par la mise en œuvre de programmes d’accompagnement via les programmes « Bio’Innov » et « Bio’Export ».

 Le programme « Bio’Innov » soutient le potentiel d’innovation et de créativité des entreprises de ce secteur stratégique pour la région Rhône-Alpes avec un soutien financier de 15 000 euros  par projet, un accompagnement technique et un suivi par un consultant en stratégie.

Le programme « Bio Export » soutient, quant à lui, les actions à l’international avec la validation des stratégies à l’export, la formalisation d’un plan d’action et l’attribution d’une subvention de 5 000 euros par entreprise pour la mise en place d’actions terrain.

Dans la catégorie « Bio’Innov » les lauréats 2011 sont :

–          Biscru, tuiles crues, Isère

–          Efelnat, purée de fruits, Ardèche ;

–          Elybiose, soins dentaires, Drôme ;

–          Koru organic, cuir, Drôme ;

–          Le Dauphin, plantes & tisanes, Drôme ;

–          Les Gaudélices, biscuits à la farine de gaudes, Ain ;

–          Maire Applications Textiles Nouvelles, Ain ;

–          MT Restauration, plats cuisinés, Haute Savoie ;

–          Voyages en saveurs, condiments, Drôme.

Dans la catégorie « Bio’Export », les lauréats 2011 sont :

–          Annecy Cosmétique, cosmétiques pour sportif, Haute Savoie ;

–          Bulle Verte, produits de détergence & cosmétiques, Drôme ;

–          CA Bio, lingerie, Loire ;

–          Château de la Selve, vins, Ardèche ;

–          Fytosan, extraits végétaux, Drôme ;

–          L’accent, gourmandises pour le Japon, Haute Savoie ;

–          Le traiteur Vert, plats cuisinés, Rhône ;

–          Pain de Belledonne, boulangerie & confiserie, Savoie.

Source : bioaddict.fr

Les Français et le bio : publication du baromètre 2011

En octobre 2003, L’Agence Française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture Biologique a lancé le premier baromètre de la perception et de la consommation des produits biologiques en France. Avec la mise en place de ce baromètre, l’Agence Bio souhaite observer, année après année, l’évolution des attitudes et de la perception des Français vis-à-vis des produits issus de l’agriculture biologique.

Les résultats 2011, publiés en début de semaine, mettent en avant le fait que le bio se fait une place de plus en plus importante dans les rayonnages mais un peu moins dans le cœur des Français. Certes, le marché des produits biologiques a quadruplé en une dizaine d’années et les surfaces agricoles dédiées à l’exploitation de ces produits ont doublé en France… mais la proportion de consommateurs réguliers est plutôt en régression.

Le marché alimentaire bio, qui atteignait à peine 1 milliard d’euros en 2001, s’élevait à 3,5 milliards d’euros en 2010 et selon les estimations en cours, s’approche des 4 milliards en 2011. En moins de dix ans, la proportion des Français déclarant ne jamais consommer bio s’est abaissée de 53% en 2011 à 39% en 2011. Dans le même temps, la part des Français, déclarant consommer au moins un produit issu de l’agriculture biologique une fois par mois, est passée de 37% en 2003 à 40% en 2011. Malgré la crise, 66% des Français déclarent privilégier les produits respectueux de l’environnement lorsqu’ils font leurs achats. Pour reconnaître ces produits, ils sont 66% à citer le label AB comme premier signe de reconnaissance.

60% de la population a consommé des produits Bio en 2011 contre 47% en 2001. Les consommateurs acheteurs de produits Bio au cours des 4 dernières semaines sont presque unanimes (96%) pour dire qu’ils vont augmenter (18%) ou maintenir cette consommation en 2012.

Si 54% des Français se déclarent bien informés sur l’agriculture biologique et ses produits, 46% estime que la communication autour de l’agriculture biologique est insuffisante. C’est pourquoi, l’Agence Bio va renforcer son programme de sensibilisation en direction de ces consommateurs potentiels. En effet, l’année 2012 s’annonce comme l’année 2.0 pour le bio avec le lancement d’un blog d’information, d’une page Facebook et d’un compte Twitter.

 

Sources : .agencebio.org   lsa

De l’électricité à partir de vieux melons : pas con!

 

corbisimages.com

A Moissac, dans le département de Tarn-et-Garonne, l’entreprise Boyer S.A exploite les vieux melons, pour ne par dire les fruits pourris, pour produire de l’électricité, selon un article de maxisciences.com – basé sur des informations de Sciences et Avenirpublié hier, dont nous vous recommandons la lecture ici.

Il s’agirait de la première centrale de ce type dans notre pays, grand producteur de melons. L’entreprise à l’initiative du projet est un acteur majeur de cette production puisqu’elle « conditionne et expédie chaque année 20.000 tonnes de melon depuis Moissac ». Elle bénéficie d’une très bonne santé financière, son chiffre d’affaire annuels s’élevant à « 40 millions d’euros ».

Le projet énergétique est parti du constat suivant : « 1.000 tonnes de fruits abîmés » sont perdus tous les ans. Face à ce gaspillage, alors qu’il est de plus en plus courant que l’on cherche à redonner un second souffle aux biens que nous produisons lorsqu’ils sont ou deviennent inexploitables,  Boyer S.A a décidé de les convertir en électricité.

Ce volume de melons transformé en énergie permettrait d’alimenter « la consommation de 150 foyers » par an. Elle permettrait de chauffer « 80 foyers ». C’est à EDF qu’est vendue l’électricité produite au sein de cette usine de méthanisation, elle-même chauffée par les melons.

Comment ça marche?

L’installation, « fournie par la société belge GreenWatt », est composée d’un « digesteur où les melons sont dégradés par des bactéries ». Un responsable de l’entreprise explique que « l’appareillage permet d’accélérer le processus naturel et de piéger le méthane dégagé naturellement ». Le méthane est alors « acheminé vers un co-générateur qui entraîne la production combinée d’électricité et de chaleur ».

La décomposition du melon est utilisée tout entière puisque même le « digestat » restant est exploité par Boyer S.A pour faire du « compost » à destination des « exploitations bio« .

Financée « à plus de 50% par le conseil général, le conseil régional, l’Etat et l’Europe », cette usine aura coûtée tout de même jusqu’à 1,5 millions d’euros