Des plantes dans l’espace…

Source: orgone-design

 

 

Il y pourrait bien exister de la vie dans l’espace. Une petite culture de plante a pu pousser au bord de la Station Spatiale internationale – occupée en permanence par un équipage international qui se consacre à la recherche scientifique dans l’environnement spatial. Un reportage de la BBC révèle la découverte d’astronautes.

Les plantes ont besoin de conditions de vie précises et rigoureuses pour pousser en dehors de la sphère terrestre. Chaque variable compte que ce soit la qualité du terreau, l’engrais ou la quantité de lumière. Marcia Pirolli, une des chercheuses sur le projet, décrit l’importance de ce succès. La présence de plante permettra aux astronautes d’avoir de la nourriture fraiche mais aussi d’avoir apport positif sur le moral. Elle rappelle que « de nombreuses études ont prouvé l’apport positif des plantes sur le moral ».

Finalement cette découverte est l’embryon d’un projet plus ambitieux encore : transporter une énorme « maison verte » remplie de plantes sur la Lune pour en faire une culture industrielle.

A notre échelle, le projet pourrait avoir une portée majeure à savoir la production de plantes et végétaux sur le globe…

 

Et si on arrêtait de se lancer des fleurs ?

 

Un article intéressant a été publié par la journaliste Catherine Bernard sur la plate forme Slate.fr.

Depuis plus de 20 ans, l’Europe et la France voient leurs émissions de CO2 diminuer alors que les pays émergents  comme la Chine ou l’Inde enregistrent une très forte progression des leurs. L’Europe, en bon petit soldat,  a alors la fâcheuse tendance à se positionner en tant qu’exemple à prendre en termes de bonnes pratiques environnementales. Mais…

La journaliste alerte sur le fait que ces chiffres sont à prendre avec précaution. En France, par exemple, les émissions de CO2 ne concernent que les productions réalisées sur le territoire national. Elles  incluent les produits exportés mais négligent les importations. « En tenant compte de ce facteur – et à partir des chiffres d’émissions de 2005 –  les services statistiques de l’Etat français ont ainsi calculé que le solde des émissions de CO2 des échanges extérieurs de la France était de 135 Mt, qui viennent donc s’ajouter aux 410 Mt émises sur le territoire national. Et si aucune statistique d’évolution de ce chiffre n’est pour l’instant disponible, il y a fort à parier que nous « importon » une partie croissante de notre CO2, une tendance que la désindustrialisation accélérée de la France risque fort d’accentuer ». 545 Mt, nous sommes déjà plus éloignés des 410 Mt annoncés au départ…

Catherine Bernard insiste sur le fait que l’enjeu du développement durable n’a peut être pas réellement été assimilé par la population. Il est vrai que si l’on se fie aux différents sondages publiés, l’opinion deviendrait de plus en plus sensible aux thématiques de développement durable et de responsabilité environnementales. Dans l’absolu, il semblerait que cette tendance ne soit pas toujours mise en pratique.

« Pourquoi inventer des ampoules à faible consommation si on les laisse allumées toute la journée ? Ou investir dans des chaudières à très fort rendement et isoler drastiquement les maisons puisque les ménages en profitent pour augmenter le thermostat ? »

Catherine Bernard prend l’exemple d’une étude réalisée par le constructeur de maisons basse consommation d’énergie (BBC) Trecobat. Ses clients ont certes effectué des économies non négligeables sur leurs factures de chauffage (passées de 1 152 à 739 euros), mais 59% d’entre eux ont avoué en profiter pour augmenter le thermomètre à 20-22°C en journée, contre une recommandation à 19°C. Ces clients ont, en effet, réduit leurs émissions de gaz à effet de serre mais pas autant qu’ils auraient pu.

Est-il vraiment rentable, pour l’environnement, de proposer des services de véhicules  auto-partagés et ainsi pousser des usagers à ne plus prendre les transports en commun ? Il en va de même pour d’autres investissements soi-disant « verts »  comme par exemple, la construction d’un tramway, certes électrique, quand on connait la dépense énergétique engagée durant plusieurs années par la construction de ce dernier. Un simple couloir réservé aux  bus ne serait-il pas plus « green » ?

« L’effet rebond », c’est le terme utilisé par les experts pour définir cet effet pervers. « Plus la consommation d’un produit ou service devient économe en énergie, et plus sa consommation devient accessible, entraînant une augmentation du pouvoir d’achat et donc de la consommation (de ce produit ou d’un autre). Avec bien souvent à la clé, une augmentation des émissions de gaz à effet de serre ».

Le chemin s’annonce encore tortueux avant d’arriver à la construction d’un équilibre entre développement humain et préservation de l’environnement. Invoquer la sauvegarde de la planète est une chose mais n’est-ce pas avant tout  l’humanité qui aurait besoin d’être sauvée  ?

L’article de Catherine Bernard est consultable à cette adresse.

Royaume-Uni : un livre blanc sur l’environnement inédit

 

Sources: Fotosearch

Au Royaume-Uni, 700 scientifiques auront contribué à réaliser les 2000 pages d’un livre blanc publié le 7 juin 2011 concluant que le privilège de regarder un espace vert depuis sa fenêtre vaut 300 livres sterling par an (soit 336 €).

L’ouvrage blanc est un inédit. Jamais un pays n’avait donné un prix aux services que la Nature lui prodigue. « Nous valorisons en général seulement les biens de l’environnement que l’on achète et que l’on vend sur le marché et les autres biens sont sous-évalués dans les décisions politiques », justifie le Pr Bob Watson, directeur scientifique du ministère de l’Environnement, ancien patron du Giec (le groupement intergouvernemental de l’ONU pour l’étude du climat), qui a orchestré cette évaluation de l’écosystème national (NEA, selon le sigle anglais).

 

Quel inédit ?

Une première mesure-phare est la définition prochaine de 12 larges « zones protégées ». Le gouvernement prévoit un budget de 7,5 millions de livres sterlings (soit 8,4 millions d’euros) au cours des trois prochaines années. C’est cependant 10 fois moins important que ce que préconisait le professeur John Lawton, président de la commission royale sur la pollution environnementale.

A cette mesure, s’ajoute la mise en place d’un comité du capital naturel dont le rôle est d’informer les ministres des problèmes environnementaux et de favoriser la croissance verte. Une nouvelle déception s’inscrit dans les propos de Mary Creagh, ministre de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales du cabinet travailliste fantôme: « Au lieu de réinventer la poudre avec cette nouvelle instance, le gouvernement devrait investir dans les personnes dont la mission est déjà de protéger l’environnement ».

Quant aux éventuels conflits qui risquent d’avoir lieu avec les responsables de l’aménagement du territoire qui favorisent généralement les activités économiques au détriment du milieu naturel, ce plan laissera la possibilité aux aménageurs de compenser sur un autre site si leur projet affecte l’environnement.

Le rapport britannique calcule la part des services essentiels rendu par la Nature dans le pays ainsi que ceux qui ne sont pas assurés par l’écosystème national mais par les écosystèmes d’autres pays via les importations. Le livre blanc révèle d’ailleurs que ces importations proviennent bien plus d’Europe que de pays en voie de développement.

 

L’interprétation de ce rapport est très mitigée

Il est évident que les politiques d’urbanisation à l’avenir n’agiront pas de la même manière suite à cette intégration du prix de l’environnement dans les projets. Fiona Reynolds, directeur général de National Trust [ONG de protection de la faune et la flore] déclare : « [C’] est une vision stimulante pour le futur de notre environnement naturel : que nous devrions être la première génération à laisser l’environnement dans de meilleures conditions que lorsque nous en avons hérité ».

Les opinions les plus sceptiques ont été relayées par la BBC qui commentait qu’«à force de vouloir mettre un prix derrière chaque chose, on ne connaîtra bientôt plus la valeur de rien. »

Si la force de ce rapport est certes d’intégrer l’environnement aux décisions économiques en lui fixant un prix, et d’entrevoir le coût des activités humaines qui le dégradent, ces prix et ces coûts peuvent légitimer la sous-estimation des intérêts environnementaux face aux intérêts économiques.

Aussi les prévisions budgétaires du gouvernement britannique ne rendent finalement pas compte de ce qu’exige la préservation efficace de l’environnement. Ce projet a donc enfin un prix que le Royaume-Uni n’est pas encore prêt à payer.

Sources: le journal de l’environnement, le Figaro, le Guardian