Un rapport du CAE redoute pour l’avenir de la voiture électrique

source: lev-news.com

Rien ne laisse présager un avenir commercial radieux à la voiture électrique d’après le dernier rapport de Jean Syrosa, dont les premières conclusions ont été dévoilées fin mars. Le chercheur du Conseil d’Analyse Economique (CAE) parie plutôt sur les véhicules hybrides (mêlant carburant et électricité) avant d’espérer voir se développer un marché de masse des voitures électriques. Le tout électrique est handicapé par des batteries encore trop chères et à l’autonomie perfectible.

 

Une liste non exhaustive de défauts

Le rapport du CAE est sceptique et liste les obstacles à la commercialisation générale du modèle électrique.

Les variables les plus importantes sont évidemment le prix et l’autonomie.  Pourquoi payer une voiture bien plus chère – « le  coût de revient kilométrique d’un véhicule électrique apparaît le plus souvent entre 20 % et 100 % plus élevé qu’un véhicule conventionnel à usage équivalent » – quand son autonomie est bien plus limitée ?

Un exemple est celui du projet de Rolls-Royce Phantom électrique. Le projet de voiture électrique de luxe semble tomber à l’eau, faute de clients.

Le surcoût des batteries (achetées ou louées) est très difficilement compensé par les économies sur l’essence, même en tenant compte de l’aide actuelle de l’Etat, de 5 000 euros en France, d’autant que les points de recharges sont quasi-inexistants car ils sont très chers à mettre en place.

S’ajoutent à ces obstacles, la question de l’approvisionnement des batteries en lithium, tenu par trois pays (Japon, Corée, Chine), le soupçon sur leur inflammabilité, l’obstacle de la recharge, qui manque toujours de points d’accès publics et privés et qui exige entre cinq et huit heures en temps normal…

 

Des milliers investis pour peu ?

Le rapport est cependant plus positif quant à un éventuel essor des deux-roues ou trois roues électriques. Les auteurs du rapport n’entrevoient l’électrique que dans le cadre des véhicules hybrides.

Finalement, la voiture électrique semble plus un investissement de niche comme pour les  flottes d’entreprises et l’auto-partage. Même si pour Autolib’ proposé à Paris par Delanoë, Jean Syrosa calcule une rentabilité de service qu’avec 200 000 abonnements et 7 h d’utilisation journalière de chaque véhicule…

Le CAE questionne aussi le bénéfice environnemental des véhicules électriques : il est difficile de dresser un bilan net de la conception au recyclage des batteries. L’utilisation et l’origine de l’électricité peut les amener à « un bilan désastreux ».

Au final, « pour les pouvoirs publics, l’atteinte d’objectifs généraux de réduction des émissions passe d’abord par l’incessante amélioration des performances des véhicules thermiques » affirment les auteurs du rapport.

 

Qu’est-ce que propose le CAE ?

Il faut cessez de croire au mythe de la voiture « décarbonée » : les émissions de CO2 d’un véhicule électrique en France seraient de 41g de CO2/km, soit bien en-dessous des 130 grammes actuellement émis par un véhicule thermique dans le pays. Mais au Japon ou en Corée ce taux grimperait à 130g, et irait même jusqu’à 200g pour un véhicule chinois, décrit Jean Syrota.

Le rapport propose d’« imposer les systèmes de stop and start sur toutes les voitures », c’est-à-dire un système coupant automatiquement le moteur quand il est à l’arrêt. Les auteurs ajoutent qu’il faudrait « réduire le stationnement résidentiel en augmentant son tarif », « imposer une norme pour les bornes de recharge électriques », et de « renforcer l’incitation à l’achat de véhicules peu polluants ».

Ce papier ne fait pas l’unanimité. Beaucoup lui reproche de ne pas prendre en compte l’ensemble des innovations technologiques récentes. Le ton rabat-joie de l’analyse déconcerte les lobbies de l’électricité et les constructeurs. Les répercussions du rapor dépendront de l’influence des acteurs du véhicule électrique ) s’exprimer sur la scène publique et à réduire les obstacles de prix et d’autonomie de cette automobile…

Sources: Green Univers, OuestFrance-Auto, Latribune, enviro2b, 20minutes.fr

Le lithium, or blanc de la transition énergétique ?

Avant l’avènement des batteries au lithium, ce métal était encore très peu exploité. Cependant, en vue des performances et du potentiel qu’on lui accorde dans le domaine du stockage de l’énergie, le lithium apparaît comme une ressource essentielle à qui veut produire téléphones et ordinateurs portables ou voitures électriques. C’est en Bolivie que se trouvent les gisements les plus impressionnants de ce métal…

Le 82ème salon international de l’auto se tient à Genève jusqu’au 18 mars. Le prix de la meilleure voiture de l’année a été attribué, cette année encore, à une voiture électrique. Ce prix salue la technologie plus que le succès commercial. Pourtant, dans le contexte actuel de diminution des émissions de gaz à effet de serre et du prix du pétrole qui monte, ces voitures pourraient se révéler comme des produits économiquement et écologiquement viables. Cependant, l’un des défis technologiques que doit relever la voiture électrique afin de détrôner sa grande sœur conventionnelle est le stockage de l’énergie.

Les batteries au lithium ont tout d’abord été utilisées dans les téléphones et ordinateurs portables et cette technologie se transpose à l’automobile afin de remplacer le réservoir d’essence par cet autre stockage chimique d’énergie. L’intérêt croissant pour cette ressource se constate avec l’évolution du prix du lithium qui est passé d’environ 310 €/tonne en 2003 à 2 000 €/tonne en 2008 et la consommation de lithium entre 2009 et 2020 devrait tripler.

Ce paysage lunaire recèle un tiers du lithium mondial.

Le lithium, un métal assez abondant, présent dans l’eau de mer, ne se trouve pas à l’état naturel mais généralement sous forme de chlorure de lithium (LiCl). Malgré cette relative abondance, les gisements exploitables à moindre coût se trouvent très inégalement répartis sur la planète : le plus grand gisement mondial est le salar de Uyuni en Bolivie, le plus grand désert salé du monde, et contient un tiers de la ressource. Le salar d’Atacama, au Chili, est le second gisement en termes de quantité mais représente presque 40 % de la production. En effet, la Bolivie n’a autorisé l’exploitation du lithium qu’en mars 2008.

L’extraction du lithium n’est pas sans conséquence pour l’environnement. Le procédé consiste à pomper la saumure présente dans le sous-sol de ces lacs salés. La saumure est ensuite concentrée par évaporation, puis purifiée et traitée afin d’obtenir le carbonate de lithium (Li2CO3) pur à 99 %. La dernière étape pour obtenir le métal lithium est la calcination du carbonate.

La mise en place de l’extraction du lithium implique l’utilisation de carburant pour pomper la saumure, puis la réquisition de larges espaces pour l’évaporation qui est effectuée dans des salins. De plus, la calcination du carbonate de lithium libère du CO2. En outre, ces points négatifs évoqués par le groupe de travail Ecoinfo ne sont pas les seuls : le pompage massif de la saumure peut avoir des conséquences pour l’ensemble du bassin hydrographique ou bien provoquer l’effondrement de la surface salée. Bien sûr, les paysages seraient fortement affectés, alors que le tourisme vert se développe dans cette région pour visiter la curiosité naturelle que sont les immenses lacs salés, comme l’indique l’étude de cas à dimension multiple sur l’industrie minière à grande échelle dans la province argentine de Jujuy, réalisée par Roger Moreau, de l’Association des peuples de montagnes du monde.

Plus de 100 ans après la découverte de l’or noir, nous prenons conscience de notre dépendance à celui-ci alors même que nous savons désormais que son utilisation toujours plus massive menace notre environnement. Le surnom que l’on donne déjà au lithium, l’or blanc, doit-il évoquer uniquement le développement et la croissance que le pétrole a permis, ou bien doit-il faire écho également aux effets pervers sur le long terme liés à un engouement et une exploitation irréfléchis ?

Sources : enerzine.com

L’interaction entre l’eau salée et l’eau douce peut produire de l’énergie renouvelable

 

crédit photographique: ACS / Nano Letters

Le Professeur Yi Cui et son équipe de chercheurs de l’Université Stanford en Californie estiment que les cours d’eau pourraient fournir environ 13 % de la consommation mondiale actuelle d’énergie.

Ils envisagent une énergie renouvelable basée sur le principe de l’entropie où l’énergie est produite lorsque l’eau douce des rivières se disperse dans l’eau de mer chargée de sel. L’équipe a développé un nouveau système entropique qui pourrait conduire à l’utilisation généralisée des énergies renouvelables générées par les rivières.

Une batterie qui capte l’énergie renouvelable créée par le phénomène de l’entropie

Dans la nature, la diffusion de l’eau de rivière en eau de mer salée conduit à une légère élévation de température et cette énergie peut être captée pour produire de l’électricité.  Les chercheurs avaient déjà mis au point une batterie qui capte cette différence pour produire de l’électricité. Cette capture se fait grâce à l’énergie osmotique.

L’eau douce et l’eau salée sont séparées par une membrane, et l’eau salée attire l’eau douce à travers la membrane, entraînant une augmentation de la pression. La pression peut alors être utilisée de différentes façons, par exemple pour faire tourner une turbine.

La batterie est optimisée grâce au processus chimique

L’équipe de Stanford a élaboré un système plus compact. Selon la Royal Society of Chemists, cette batterie extrait de l’énergie à travers des mouvements des ions de sodium et de chlore à l’intérieur et à l’extérieur d’un réseau cristallin de nanotubes.

La batterie se décharge dans l’eau de mer alors que le chlore est absorbé par l’électrode d’argent et que le sodium est absorbé par l’électrode de dioxyde de manganèse. Les ions sont libérés lorsque la batterie se charge en eau douce. Cette méthode extrait de l’énergie à partir de la différence de concentration entre deux solutions en les stockant dans des batteries chimiques.

En raison de la forte concentration d’ions dans l’eau de mer, l’énergie électrique rejetée est supérieure à celle nécessaire à la batterie pour se charger en eau douce. Pour le moment, cette technologie est à 76% efficiente mais Yi Cui a avancé que « si nous rapprochons les deux électrodes plus près, je pense que nous pouvons atteindre 85% ».

Ce qui est sûr c’est qu’environ 70% de la surface de la terre est recouverte d’eau ce qui offre un large potentiel.

Un smartphone qui fonctionne à l’énergie solaire

Un écran transparent qui produit de l’énergie solaire

La société Wysips a perfectionné une couche d’écran transparente et ultrafine pour smartphones qui pourrait continuellement charger sa batterie grâce à l’énergie solaire.

En effet, cet écran qui mesure moins de 100 microns de profondeur capture assez d’énergie solaire pour générer de l’électricité et ce, sans déformer l’image visionnée.

 

Comment ça marche ?

Il fonctionne grâce à l’application de bandes ultrafines de cellules photovoltaïques fixées sur l’écran  et grâce à un réseau lenticulaire à lentilles cylindriques à son sommet.

Selon le président de la société, Joël Gilbert, il est possible de concevoir un écran tactile transparent de smartphone qui peut charger une batterie classique avec environ six heures d’exposition directe à l’extérieur ou sur une plus longue durée dans des conditions d’éclairage intérieur.

Cela est lié à la différence d’intensité d’éclairage et à la différence de rayonnement IR et UV.

Un prototype de smartphone pour l’année prochaine

Un prototype devrait être présenté l’année prochaine et sera assez puissant pour permettre 30 minutes de conversation pour une heure de chargement. Cette technologie devrait aussi permettre de diminuer la fréquence d’une recharge classique.

L’énergie supplémentaire gagnée par le solaire pourrait permettre aux designers de smartphones d’incorporer des batteries plus fines. On s’en rend compte en jetant un coup d’œil à l’intérieur de l’Iphone 4 dominé presque entièrement par les cellules de batterie. Apple a d’ailleurs déjà déposé un brevet d’écran à énergie solaire basé sur une technologie différente dans le but de se démarquer de Google et de sa technologie Androïd.

 

Une technologie avec un large potentiel d’applications

Basé sur un principe d’optique, la technologie Wysips permet de construire des panneaux solaires sur une surface sans changer son apparence. Ainsi, n’importe quelle surface visible peut devenir une source photovoltaïque. Cette technologie peut donc s’intégrer dans des écrans, le verre, des tissus, des voiles ou encore les plastiques.