Présidentielle. L’écologie oubliée ?

Photo: letegramme.com

L’écologie, thème central de la présidentielle de 2007 suite au Pacte écologique lancé par la Fondation Nicolas Hulot, serait-elle un sujet oublié de la campagne présidentielle 2012 ? Energie, biodiversité, agriculture, développement renouvelable, autant de sujets qui ne sont pas les premières préoccupations des candidats. France Nature Environnement, fédération de 3000 associations pour la protection de l’environnement, avait interpellé les candidats en janvier dernier sur les thématiques écologiques, elle dresse aujourd’hui un bilan mitigé.

Fer de lance de la campagne : la crise économique

L’écologie n’est pas absente des programmes, certaines propositions ont été faites, notamment sur la sortie du nucléaire. L’énergie est le seul point commun des divers discours énoncés jusqu’ici. Selon Bruno Gentil, le président de FNE « on a un peu parlé d’écologie, mais pas beaucoup ». En regard de la situation actuelle, le sujet principal des politiques est devenu la crise économique, laissant ainsi l’environnement loin derrière les principales préoccupations de la campagne.

Le désintérêt pour l’écologie ne se cantonne pas à la sphère politique. En effet, un sondage IFOP réalisé au mois d’avril, révèle que seulement 27% des Français « jugent que la protection de l’environnement est « tout à fait prioritaire ». Contre 71 % pour le chômage ». Si l’on juge que les thèmes de campagne doivent répondre aux préoccupations des électeurs, la question environnementale ne doit toutefois pas être mise au rebus.

Propositions : l’importance du nucléaire

Tous les candidats parlent de développement durable, mais dans l’ensemble tous restent peu précis, flous. Ils ne se prononcent pas clairement pour la mise en place de mesures environnementales et n’apportent pas de réelles solutions. Peu se mobilisent pour une transition énergétique franche, qui signifierait une économie d’émission de CO2 dans l’atmosphère et la sortie du nucléaire. Concernant l’agriculture biologique et les OGM, les candidats ne remettent pas en cause les engagements pris au Grenelle de l’environnement « comme la réduction de 50% de l’usage des pesticides d’ici 2018 » et « 20% de surface agricole pour l’agriculture biologique en 2020 ». Quant à la préservation de la biodiversité, le sujet est très peu abordé par les candidats.

La sortie du nucléaire est restée la question la plus débattue lors de la campagne. Les diverses propositions montrent que tous les présidentiables se sont tous prononcés sur ce dossier. Sur son site, Greenpeace propose une carte interactive reprenant la position des différents candidats :

–          Eva Joly sera « la candidate de la sortie du nucléaire », qu’elle prévoit pour 2030.
–          Philippe Poutou déclare qu’ « il faut transformer radicalement le secteur énergétique et décider immédiatement de la sortie du nucléaire ». Le candidat voudrait sortir du nucléaire d’ici une décennie.
–          Pour François Bayrou : « il se posera dans ce laps de temps [2050], à la fois la question des fermetures des centrales en fin de vie, et celle de leur renouvellement. »
–          Jean-Luc Mélenchon : « nous proposerons un débat public national immédiat ».
–          Selon Nicolas Sarkozy « sortir du nucléaire reviendrait à se couper un bras ».
–          « La sortie du nucléaire, je n’y suis pas favorable », déclare François Hollande.
–         Pour Nicolas Dupont-Aignan « le nucléaire est aujourd’hui est forme d’énergie dont il est impossible de se passer à court terme ».

Un bilan mitigé

Malgré le « grand oral » soumis aux candidats par FNE, il n’y a pas eu lors de la campagne de paroles percutantes ou de réelles solutions concernant l’environnement. Nicolas Hulot a présenté dernièrement son inquiétude « devant la disparition des enjeux environnementaux de la campagne 2012 ». Selon lui « la vraie crise, celle qui va saper tous nos acquis démocratiques, économiques, sociaux, c’est la crise écologique, si on n’y prend pas garde ». A une semaine du premier tour, les propositions restent peu nombreuses et les avis non tranchés. C’est pour cela que le Réseau Action Climat-France composé de Greenpeace, WWF France, Amis de la Terre, Réseau Action Climat, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, France Nature Environnement, interpellent les candidats à l’élection présidentielle dans une lettre par laquelle ils demandent un débat consacré à l’énergie et à l’environnement. Il se déroulerait entre les deux tours de l’élection et mettrait les deux candidats face aux ONG qui les questionneraient sur des thèmes comme l’énergie, l’agriculture ou la biodiversité, sur lesquels ils souhaitent des engagements clairs.

Source : LeMonde.fr

Facebook s’engage dans les énergies renouvelables

En janvier 2010, Greenpeace lançait la campagne mondiale « unfriend coal » qui demandait à Facebook et ses dirigeants d’alimenter ses data centers grâce aux énergies propres plutôt qu’au charbon. Kumi Naidoo, le directeur général de Greenpeace international avait lui-même interpellé Mark Zuckerberg dans une lettre, argant la nécessité pour l’entreprise, qui connecte des millions de personnes, d’avoir un comportement responsable.

Il aura fallu presque deux années mais il semblerait que la mobilisation autour de la campagne « unfriend coal » ait réussi à décider le réseau social à s’engager vers une politique énergétique respectueuse de l’environnement.

En effet, Facebook a annoncé la semaine dernière qu’il s’engagerait à promouvoir les énergies renouvelables, à encourager leur production et à élaborer des programmes permettant aux utilisateurs du réseau social d’économiser de l’énergie en les mobilisant autour d’une page spéciale dédiée au « Green ».

Le réseau social s’engage également à innover en matière énergétique, grâce à l’Open Compute Project. Ce projet vise à chercher de nouvelles solutions afin d’optimiser l’énergie utilisée sur les serveurs tout en assurant un service constant et de qualité à ses utilisateurs. L’Open Compute Project se propose de partager ce savoir-faire avec les autres acteurs du secteur informatique. Facebook annonce d’ores et déjà des chiffres encourageants, la solution est annoncée comme 38% plus efficace et 24 % moins chère qu’un serveur classique.

« Facebook positionne la barre très haut pour les autres entreprises du secteur technologique et du « cloud computing », telle que Apple, IBM, Microsoft ou encore Twitter » a indiqué un porte parole de l’ONG.

Greenpeace souhaite par ailleurs s’impliquer dans ce projet aux côtés de Facebook afin d’accompagner sa mise en œuvre et évaluer les résultats.

Source : Greenpeace


Cameroun : du biocarburant à partir du lisier

Les éleveurs ruraux au Cameroun sont en passe de devenir un exemple à suivre en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. En effet, afin de pallier la pénurie d’électricité sévissant dans le pays, un programme gouvernemental a été mis en place afin d’aider les fermiers à transformer le fumier de leurs animaux en biocarburants. Cette initiative permet non seulement d’apporter aux professionnels une source de revenus supplémentaires, mais aussi d’apprendre à mieux appréhender les problématiques liées à l’environnement et au changement climatique.

« Nous ne nous rendions pas compte de la destruction causée à l’environnement par le fumier en décomposition. Maintenant, nous avons appris qu’il rejette des tonnes de méthane, qui est un gaz très dangereux », déclare Juliana Mengue, une fermière veuve de 46 ans vivant au Nord-ouest du Cameroun.

Il est aujourd’hui prouvé scientifiquement que le méthane provenant du fumier a un impact non négligeable sur le changement climatique. Les efforts pour infléchir son émission à travers le monde se concentrent principalement sur la transformation de ce gaz en biocarburant et sur le changement du régime alimentaire des animaux élevés afin qu’ils en produisent moins.

Jean Kuete, le ministre camerounais de l’agriculture, a déclaré que les efforts sur le biocarburant constituent une des composantes d’un ensemble d’initiatives gouvernementales concentrées sur l’amélioration des conditions de vie des fermiers et leurs communautés.

« La technologie de production d’énergie à base de biocarburant est assez peu coûteuse  et permet ainsi aux éleveurs de l’utiliser sans une assistance financière importante ».

Selon de nombreux éleveurs, ces nouvelles technologies ont apporté des changements significatifs à leurs conditions de vie ainsi qu’à celles de leurs communautés. Afin d’installer un digesteur de fumier dans sa ferme, l’éleveur doit s’acquitter de la somme de 15 000 francs CFA, soit un quart de son prix, le reste étant pris en charge par le ministère de l’Agriculture et le groupe Heifer International qui s’est associé au projet.

Pour produire leur biocarburant, les fermiers collectent le lisier de leur bétail qui sera ensuite mélangé avec de l’eau. Cette mixture est laissée en décomposition  et le méthane s’y échappant est alors stocké dans le digesteur qui a une capacité de 18 mètres cube. A la fin du processus de décomposition, le fumier est enlevé, séché, puis transporté dans les champs locaux pour être utilisé comme fertilisant.

Micheal Mbu, un autre pionnier de la biogestion qui élève des porcs, des chèvres et des vaches, affirme que la simplicité du procédé est à la portée de n’importe quel fermier et peut lui assurer une véritable source de revenus complémentaires.

« J’ai connecté le méthane à dix cuiseuses avec deux pompes qui assurent une fourniture constante en essence. Avec ça, j’ai de l’énergie pour faire de la farine à pain et à pâtisserie. J’ai monté ma petite affaire qui emploi aujourd’hui cinq personnes ».

Eugène Ejolle Ehabe, membre du gouvernement en charge de la recherche et du développement pour l’agriculture, a déclaré dans un entretien que la production de biocarburant à partir de fumier et autres déchets pourrait, en étant appliquée à l’échelle nationale, endiguer les énormes pertes en bois et ainsi améliorer significativement le développement.

Il a noté que seulement un cinquième des ménages ruraux avait accès à l’électricité et seulement 40% des ménages urbains. Chaque année au Cameroun, des milliers d’arbres sont coupés, le bois restant la principale source d’énergie dans les milieux ruraux.

« La production de biocarburant pourrait réduire les émissions de gaz à effet de serre, la déforestation et ainsi aider à préserver les forêts et la fertilité des sols » a-t-il déclaré.

Sources :  trust.org   bonaberi

L’Arabie Saoudite finance des projets électriques en Mauritanie

Agence Mauritanienne d'Information

Le 25 février, à Nouakchott, un accord de prêt entre l’Arabie Saoudite et la Mauritanie a été signé. Par cet accord, le fonds saoudien pour le développement accorde à la Mauritanie un financement de 75 millions de dollars américains, soit 22 milliards d’ouguiyas, destiné au développement du système de transport électrique dans le pays.

L’accord a été signé par le ministre mauritanien des affaires économiques et du développement, M. Sidi Ould Tah, et par le directeur du programme des exportations saoudien, M. Ahmed Ben Mohamed El Ghanem.

Cet accord a été l’occasion, pour le ministre de Mauritanie, de « saluer » ce partenariat et de mettre en exergue « l’exemplarité des liens de fraternité unissant la Mauritanie et le Royaume d’Arabie Saoudite ». Il a noté que « ce financement illustrait la priorité que donne le gouvernement au renforcement des infrastructures de base ». Il n’a pas manqué d’ajouter que « l’accord constituait une forme de l’aide généreuse que l’Arabie Saoudite n’a cessé d’apporter à  notre pays dans différents domaines, réitérant que la ligne électrique de haute tension en perspective va ouvrir des perspectives prometteuses et marquer un bon qualitatif dans la production et le transfert d’électricité en Mauritanie ».

Le financement sera en effet alloué à la mise en place d’une ligne électrique à haute tension sur l’axe Nouakchott-Nouadhibou.

Le ministre mauritanien a également déclaré que la signature du présent accord revenait à inaugurer une nouvelle phase de diversification des mécanismes de financements offerts par l’Arabie Saoudite pour inclure l’organisme des exportations dont la Mauritanie tire profit pour la première fois.

Représentant l’Arabie Saoudite, M. Ahmed Ben Mohamed El Ghanem, a loué les liens de coopération existant entre les deux pays. Il a, entre autres, précisé que la Mauritanie constituait un « partenaire stratégique du fonds saoudien pour le développement », dans le domaine commercial notamment.

A savoir, le fonds saoudien de développement finance 21 projets en Mauritanie dont 6 sous forme de subvention, le reste étant constitué de « crédits avec des conditions préférentielles ».

L’accord conclu le 25 février a été paraphé en présente du ministre du pétrole et des mines, M. Taleb Ould Abdival et SEM Saoud Ben Abdel Aziz El Jabiri, ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite.

Source : Maghrebemergent.com, Agence mauritanienne d’information

Nos bébés sont de véritables usines à biogaz

crédits : fotosearch.fr

 

C’est le genre d’affirmation qui fera sourire n’importe quel jeune parent. Et pourtant, l’idée est là. Celle-ci a germé dans l’esprit d’ingénieurs de Suez Environnement, qui sont parvenus à modéliser en laboratoire un concept de recyclage des couches en vue de produire du biogaz. Ce travail qui leur aura pris deux années, a été financé à hauteur de 40% par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Le procédé consiste ainsi « à broyer les couches usagées pour isoler les différentes matières qui la composent » détaille un ingénieur de l’entreprise dans une interview réalisée par le quotidien le Parisien. Un ingénieur de Sita France, société spécialisée dans la collecte et la valorisation des ordures, ajoute qu’ « une fois isolés, les plastiques pourraient être réutilisés pour fabriquer d’autres plastiques, et les déchets organiques servir à la production de biogaz, d’électricité ou de chaleur » par le biais d’un processus de fermentation.

Outre une production d’énergie, ce procédé pourrait aussi mettre un coup d’arrêt à la prolifération des textiles sanitaires dans nos décharges. Le quotidien indique ainsi qu’un million de tonnes de couches seraient jetées chaque année, s’ajoutant aux lingettes et autres mouchoirs, « soit 9% de nos déchets ménagers », alors qu’un bébé consomme approximativement 6.000 couches au cours de ses deux premières années de vie.

Source : le Parisien.

Un nouveau cadre réglementaire pour l’éolien terrestre

Aujourd’hui, l’énergie éolienne produit de l’électricité équivalente à la consommation de 50 millions de ménages de l’UE en moyenne. Elle devrait tripler d’ici 2020 (source : EWEA).

Ce dynamisme de la filière éolienne s’inscrit dans l’engagement européen à la réduction des émissions de gaz à effets de serre (en France, l’objectif du Grenelle de l’environnement est de porter à 23 % en 2020 la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie), qui vise à lutter contre la dépendance par rapport au pétrole et le changement climatique. Si les procédures de plus en plus longues et les contentieux accrus des riverains sont des freins au déploiement de grande ampleur de ce marché, les explosions nucléaires à Fukushima devraient faire changer les choses.

Les implications de ce nouveau cadre juridique

Mais le « coup d’accélérateur », pour reprendre les termes de la ministre du développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet, devrait surtout être donné (du moins en France) par le nouveau cadre juridique applicable à la production d’énergie éolienne qui devrait lever les freins à l’éolien terrestre.

En effet, la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 a décidé d’inscrire la production d’énergie éolienne comme une activité soumise à la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). En application de la loi, deux décrets et trois arrêtés ministériels ont été publiés les 25 et 29 août au Journal Officiel. Ces textes réglementaires organisent les régimes administratifs applicables aux parcs éoliens.

Le régime applicable est plus ou moins sévère en fonction de la taille et de la puissance du parc éolien.

L’exploitation d’un parc éolien regroupant un ou plusieurs aérogénérateurs sera soumise à autorisation lorsque l’installation comprendra au moins un aérogénérateur dont le mât a une hauteur supérieure ou égale à 50 mètres, et des aérogénérateurs d’une hauteur comprise entre 12 et 50 mètres et d’une puissance supérieure ou égale à 20 MW.

Le régime de la déclaration, moins contraignant, s’appliquera aux installations d’éoliennes comprenant des aérogénérateurs d’une hauteur comprise entre 12 et 50 mètres et d’une puissance inférieure à 20 MW.

Des distances minimales d’implantation ont également été fixées : 500 mètres de toute construction à usage d’habitation, de tout immeuble habité ou de toute zone destinée à l’habitation et 300 mètres d’une installation nucléaire de base ou d’une ICPE. Des distances d’éloignement (de 10 à 30 km) ont également été établies pour ne pas perturber de manière significative le fonctionnement des radars et des aides à la navigation utilisés dans le cadre des missions de sécurité de la navigation aérienne et de sécurité météorologique des personnes et des biens.

Sont aussi définies des valeurs d’émissions sonores maximales et des consignes relatives à la sécurité de l’installation (essais d’arrêts, contrôle du matériel, entretien et maintenance, compétences du personnel, conditions d’accès au site et affichage des consignes de sécurité).

Enfin, ces textes réglementaires mettent également en place un système de garanties financières préalables à l’exploitation d’un parc éolien, en définissant les conditions de constitution et de mobilisation de ces garanties financières et les modalités de cessation d’activité. Il est notamment précisé que l’exploitant du parc éolien est responsable du démantèlement et de la remise en état du site, dès qu’il a mis fin à son exploitation.

Des promesses discutées

Selon le gouvernement, ce nouveau dispositif vise à assurer le développement de l’éolien terrestre dans l’hexagone. Pour NKM « le déploiement des éoliennes sur terre ne peut se faire qu’à deux conditions : une procédure lisible, sûre, et rapide pour les exploitants, et son acceptation par les populations locales ». Ce que permettrait cette réglementation qui apportent des « garanties » aux populations locales comme aux producteurs. Elle devrait permettre de réduire « les délais d’instruction à 1 an pour la grande majorité des projets (contre 2 à 4 ans en moyenne actuellement) », tout en prévenant « les atteintes aux paysages, au patrimoine et à la qualité de vie des riverains ».

Les professionnels restent cependant plus circonspects. Pour Arnaud Gossment, avocat spécialisé en droit de l’environnement, le classement en ICPE « n’apporte rien en termes de concertation, puisqu’une enquête publique était déjà organisée préalablement à la délivrance du permis de construire » et  « en termes d’évaluation environnementale: la délivrance du permis de construire et l’organisation de l’enquête publique étaient déjà soumises à la réalisation préalable d’une enquête publique. Quant à l’étude de dangers, voici un instrument qui n’a pas été conçu pour une éolienne».

Il risquerait même davantage de freiner en donnant plus d’occasion de contester en justice l’implantation d’un parc éolien, puisque les exploitants devront demander avant d’installer leur parc éolien une autorisation administrative en plus du permis de construire.

Pour Amorce, l’association nationale des collectivités, des associations et des entreprises pour la gestion des déchets, de l’énergie et des réseaux de chaleur, «en définissant des zones favorables à l’éolien, toutes les autres zones deviennent des zones d’exclusion par nature».

 

 

 

La Convention de sûreté nucléaire se réunit actuellement à Vienne

 

crédits photographiques: Rahm Emanuael

Du 4 au 14 avril 2011, les 72 pays cocontractants à la Convention sur la sûreté nucléaire (CNS) se réunissent à l’AIEA de Vienne. Ils se réunissent tous les trois ans pour examiner la mise en œuvre de la CNS. Il s’agit de leur cinquième réunion. La conférence va permettre d’examiner les rapports que chaque partie contractante est tenue de soumettre sur la sûreté nucléaire. Tous les pays qui exploitent des centrales nucléaires sont parties contractantes de la CNS.

Le directeur général de l’AIEA appelle à des normes rigoureuses et à une transparence totale

Lors de l’ouverture de la réunion, le Directeur général Yukiya Amano a évoqué les thèmes abordés à savoir la gestion de la sécurité, la culture de la sécurité, la coopération internationale, le réseautage de la gestion des urgences ; ainsi que des thématiques spécifiques liées à l’accident de Fukushima.

Bien que la priorité immédiate soit de surmonter la crise et de stabiliser les réacteurs, Yukiya Amano a appelé les participants à commencer le processus de réflexion et d’évaluation dans la mesure où « les préoccupations de millions de personnes dans le monde entier quant à savoir si l’énergie nucléaire est sans danger doivent être prises au sérieux ». Il a déclaré que « le respect rigoureux des normes de sécurité internationales et une transparence totale, dans les bonnes et les mauvaises circonstances, sont indispensables pour rétablir et maintenir la confiance du public dans l’énergie nucléaire ».

La Convention sur la sûreté nucléaire : un simple instrument incitatif

Cette Convention, entrée en vigueur en 1996, a été conçue pour renforcer la sûreté nucléaire. Ses objectifs sont d’atteindre et de maintenir un niveau élevé de sûreté nucléaire dans le monde entier. Il s’agit d’établir et maintenir des défenses efficaces dans les installations nucléaires contre les risques et de prévenir les accidents.

Cependant, la Convention sur la sûreté nucléaire est un instrument incitatif et n’oblige pas les parties à adhérer à certaines normes de sécurité. Elle est basée sur leur intérêt commun pour atteindre des niveaux plus élevés de sécurité.

Source : AIEA

Initiative : des navires pour capter l’énergie des vagues ?

L’invention n’est qu’au stade de projet : un navire récupérateur d’énergie des vagues. Le concept original a été présenté par André Sharon de la Boston University et des chercheurs du Fraunhofer Center for Manufacturing lors de la dernière conférence Clean Energy, en juin 2011 à Boston. Le but du processus est d’installer des structures de production d’électricité mobiles constituées par une flottille de navires afin de réduire les coûts de production.

 

De l’énergie houlomotrice mobile et rentable

Une structure houlomotrice capable de fonctionner ou qu’elle soit en n’ayant que simplement à jeter l’ancre pour exploiter l’énergie des vagues qui l’entourent pourrait être très rentable, déclarent les chercheurs. L’énergie pourra être stockée dans des batteries, puis distribuée sur le réseau en fonction des besoins. Aussi, les kilomètres de câbles indispensables pour acheminer l’électricité produite en mer par les procédés éoliens offshores, hydroliens ou houlomotrices pourraient disparaitre, évitant ainsi une importante facture énergétique renouvelable ($ 500 000 du kilomètre selon The New Scientist).

Les avancées technologiques nécessaires à la mise en pratique d’un tel bateau. Les chercheurs imaginent une barge de 50 mètres de long sur lesquelles seraient attachées le long des batteries de bouées houlomotrices. Le fonctionnement est « simple » : la coque est stable, les bouées suivent le mouvement des vagues. Ce pivotement suffit à actionner un générateur qui pourrait produire jusqu’à 1MW par heure. Les monteurs du projet espèrent atteindre une électricité à 0,15 $ du kWh, bien moins cher que l’énergie produite à partir de la technologie houlomotrice habituelle dont le coût est estimé aux USA, entre 0,30 $ et 0,65 $ du kWh.

L’idée est « très créative » et pas du tout utopique, décrit Mark Jacobson, directeur du programme « atmosphère et énergie » à la Stanford University de Palo Alto : notamment le processus de stockage de l’électricité qui permettrait de faire face aisément en cas de pic de demande ou de défaut de demande, chose que l’on reproche régulièrement certaines sources d’électricité renouvelable. Il faudra peut-être du temps avant de voir un tel bateau dans les ports, l’initiative démontre tout de même le dynamisme de la recherche sur les énergies renouvelables.

Source: .cleantechrepublic.

Petites mains et petits gestes pour réorienter l’énergie au Japon

 

 

Crédit: fotosearch.fr

 

Le gouvernement japonais a invité la semaine dernière les opérateurs de la centrale nucléaire de Hamaoka à l’arrêter progressivement ainsi que les centrales situées sur des zones à risque.

Les projets de construction d’une quinzaine de réacteurs d’ici 2025 sur la péninsule sont suspendus. La prise de conscience du danger nucléaire suite au séisme devient effective au sein du gouvernement. Les propos du Premier ministre japonais Naoto Kan confirment cette inflexion. Il estime que « le Japon devait repenser sa politique énergétique de fond en comble, utiliser davantage les énergies renouvelables et promouvoir un usage plus modéré de l’électricité ». Notons que le Japon dépend à 30% de l’énergie atomique.

La solution la plus rapidement réalisable est la réduction de la consommation d’énergie tant des particuliers, des entreprises que des autorités publiques. En effet, le gouvernement nippon leur a demandé de diminuer de 15% leur consommation électrique à partir du 1er juillet. Si la réduction est obligatoire pour les grosses industries dont les contrats portent sur au moins 500 kilowatts, elle provient d’actes volontaires des ménages et du reste des entreprises.

 

Initiative originale, l’opérateur de télécommunications mobiles japonais NTT Docomo propose un système de surveillance de la consommation électrique de chaque appareil du foyer depuis un mobile ou un ordinateur, au moment où les Nippons sont soumis à des restrictions. L’apparition d’un personnage animé sur l’écran prévient tout gaspillage et formule quelques recommandations.

A cela, s’ajoutent les nombreuses déclarations de nouvelles mises en pratique : que ce soit chez Sony qui propose à ses employés de venir plus tôt pour travailler sous la lumière de jour ou le gouverneur de Tokyo, Shintaro Ishihara, qui exige d’éteindre les milliers de distributeurs dans les rues de la capitale.

Les solutions à prendre sont d’autant plus urgentes que le prix des énergies de substitution  –pétrole et gaz- s’envole. Finalement, il n’y a toujours pas de solutions miracles proposées au Japon. De ses infrastructures et ses ressources dépendront les prochaines décisions.

Sources: Libération, Planète énergie, Aujourd’hui le Monde

OMI : entrée en vigueur d’une nouvelle régulation sur la pollution marine dans l’Antarctique

Soucieuse de réduire la pollution dans l’océan Antarctique, l’Organisation maritime mondiale (OMI) a déclaré dans un communiqué que la nouvelle régulation permettant de lutter contre la pollution dégagée par les navires transitant dans la région de l’Antarctique entrait en vigueur, hier, le 1er août.

Des amendements à la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL) détaillent la densité spécifique de pétrole brut qui ne devrait pas être utilisée par les navires sillonnant l’Antarctique. En dessous de cette densité fixée, le carburant est considéré comme de moindre qualité. Ainsi « les navires de commerce comme ceux de passagers auront besoin de changer de carburant lorsqu’ils transitent par la zone de l’Antarctique », explique l’OMI, lorsque ces cargos navigueront avec du carburant de qualité inférieure.

La Convention prévoit aussi une zone nord-américaine de contrôle des émissions (ECA), dans laquelle les émissions d’oxydes de soufre, d’oxydes d’azote et d’autres produits provenant des navires seront soumises à des contrôles plus sévères que les limites qui sont actuellement appliquées.

La pollution a un impact considérable sur les glaciers des pôles. La revue scientifique Nature Climate Change a révélé d’ailleurs récemment que les polluants piégés dans les glaces se volatilisaient dans l’air à cause du réchauffement climatique, alimentant l’effet de serre… L’entrée en vigueur de cette mesure marque donc une étape concrète pour réduire les émissions de gaz polluants nuisibles à l’environnement.

Accès à l’énergie : l’ONU et l’UE s’engagent

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Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU, a appelé l’UE à faire preuve de leadership politique pour développer l’accès à l’énergie dans les pays en voie de développement. Un objectif : parvenir à l’accès universel à l’énergie d’ici 2030.

Où sont prises les décisions ?

C’est à Bruxelles, dans le cadre d’une réunion avec les ministres européens du développement et des représentants de groupes privés du secteur énergétique que Ban Ki-Moon a rappelé le souhait de l’ONU de « doubler la part des énergies renouvelables et doubler le taux d’amélioration de l’efficacité énergétique dans le monde d’ici 2030 ».

Pour ce faire, il appelle l’UE, « premier donateur mondial en matière d’aide au développement », et plus précisément, ses dirigeants, à faire preuve de « leadership politique ».

M. Barroso, président de la Commission européenne, a donc fait part de l’objectif européen de « contribuer à offrir d’ici 2030 un accès à l’énergie à 500 millions de personnes supplémentaires dans les pays en voie de développement ». Concrètement, les instances européennes ont débloqué « 50 millions d’euros sur deux ans pour aider les pays qui le souhaitent à bénéficier d’expertise sur le terrain ».

M. Barroso aurait affirmé que « cette promesse démontre notre propre engagement et notre espoir que d’autres se joindront à nous pour faire en sorte que d’ici 2030, l’accès à l’énergie ne soit plus un privilège mais un droit pour tous ».

Le droit à l’énergie : c’est bien de cela dont il est question.

Rappelons donc qu’en juin prochain, se tiendra au Brésil, la conférence de l’ONU sur le développement durable RIO+20 (parce que 20 ans déjà se sont écoulés depuis le premier sommet de la Terre, à Rio). Un plan d’action pour le développement durable de la planète doit y être élaboré.

Les institutions s’activent donc, au niveau international et au niveau européen. Comme le note l’AFP, « d’ici là, l’UE et ses Etats vont chercher à mobiliser des aides supplémentaires à  hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros pour soutenir les investissements dans le secteur de l’énergie durable dans les pays en développement ».

On apprend qu’une part de cet argent sera versée par la Banque européennes d’investissement (BEI), l’autre proviendra « d’autres banques » et du secteur privé.

A ceux qui objecteraient une solidarité trop accrue de l’UE vis-à-vis de l’extérieur quand la situation économique intérieure est désastreuse, Ban Ki-Moon répond que l’aide pour l’accès à énergie ne relève pas d’une « question de charité », mais qu’il s’agit bien de « repenser les solutions énergétiques conventionnelles, dans le contexte d’un réchauffement climatique global ».

RAPPEL :

–       1 personne sur 5 n’a pas accès à l’électricité

–      Plus de 40% des habitants de la planète font la cuisine et chauffent leur logement avec des foyers ouverts ou des fourneaux fonctionnant au charbon ou avec des biomasses. De belles alternatives existent, heureusement.

WWF aurait fait part de l’accueil favorable par les ONG de ces objectifs, même s’ils sont jugés assez peu ambitieux, notamment pour ne pas dépasser un réchauffement de plus de 2C°.

Blandine Bouniol, de la confédération d’ONG européennes Concord, pointe une autre limite dans cette stratégie, estimant contradictoire d’aider les pays en développement dans leur accès à l’énergie quand l’UE exploite ces pays pour répondre à ses besoins en biocarburants.

N’oublions pas que l’UE doit faire face à sa propre précarité énergétique : de plus en plus de foyers en France, par exemple, rencontrent des difficultés à payer leur facture d’énergie, une énergie de plus en plus chère.

Sources : Romandie.com

Sénégal : accès à l’énergie solaire à Mérina Dakhar

Après avoir installé l’eau courante dans 114 villages sur les 115 que compte la communauté rurale de Mérina Dakhar qui compte 31 476 habitants, le conseil rural veut relever le défi de l’éclairage public en misant sur l’accès à l’énergie solaire.

Un partenariat entre la communauté rurale de Mérina Dahkar, l’association italienne « Energie pour le Développement de Pontassieve » de la région de Florence, l’Agence Régionale du Développement  de Thiès et la SENELEC, a débouché sur l’électrification des places de onze villages grâce à l’énergie solaire.

Une fois le transfert de technologie acquis auprès des partenaires italiens, la communauté rurale s’est approchée de la SENELEC qui lui a offert 60 poteaux. L’Agence Régionale du Développement  a, quant à elle, contribué à l’achat des batteries. Grâce à la conjugaison de ces efforts, les onze villages de cette contrée du Cavor sont sortis de l’obscurité.

Les villages sont désormais équipés de deux panneaux de 230 watts montés sur des toits, soit 460 watts pour capter l’énergie solaire transformée en courant et emmagasinée dans des batteries. L’allumage et l’arrêt des lampadaires sont alors programmés à l’aide d’un boitier. Outre le fait que ce dispositif renforce la sécurité au sein des villages, il permet aux habitants de se réunir le soir et aux élèves de travailler et réviser en toute quiétude,  jusqu’à l’heure où la lumière s’éteint, aux environ de 23h.

« Pendant l’hivernage, le risque d’être mordu par un serpent en faveur de l’obscurité est amoindri et nous pouvons désormais envoyer nos enfants à la boutique la nuit » déclare une habitante de Loucouk Mbaye.

Les populations ont exprimé le besoin de bénéficier de cette technologie photovoltaïque dans leurs concessions, mais aussi au niveau de leur forage afin de pouvoir s’adonner à la culture maraîchère et accroître leurs revenus.

Face à l’enthousiasme suscité chez les populations, Fabrio Chelli, le chef de la délégation italienne qui s’est rendue sur place, a fait part de sa satisfaction devant les résultats obtenus. Une autre convention entre les différents partenaires a par ailleurs été signée.

Source : mediaterre.org

Pologne : bataille pour la biomasse

biomasse ile-de-france.gouv.fr

En Pologne, une bataille est lancée pour soutenir la biomasse. Face à un projet de loi réduisant le soutien public aux énergies vertes, CDF Suez menace de demander des compensations au gouvernement en cas d’application.

La biomasse

Dans le domaine énergétique, et plus particulièrement des bioénergies, le terme de biomasse désigne l’ensemble des matières organiques d’origine végétale, animale ou fongique qui peuvent devenir des sources d’énergie par combustion. Il peut donc s’agir, par exemple, de « bois énergie », de « méthanisation (biogaz) » ou après de nouvelles transformations chimiques comme les agrocarburants.

La Pologne VS GDF Suez

En Pologne, le gouvernement envisage de réduire les subventions pour la biomasse alors qu’il s’agit de la principale source d’énergie renouvelable du pays. Cette idée intervient aussi alors que le groupe français est en train de construire une centrale intégralement alimentée par ce mode, combinant bois énergie et combustion de résidus agricole.

Grzegorz Gorski, directeur général de la filiale polonaise de GDF, déplore que « les nouvelles règles proposées pour la biomasse, qui sont essentielles pour nous, sont revues en nette baisse par rapport à la législation sur l’énergie actuellement en application ». Il affirme que si la nouvelle loi est adoptée « nous demanderons un arbitrage et réclamerons à l’Etat plusieurs millions de zlotys ».

La Pologne privilégie le solaire et l’éolien offshore

Le développement des énergies renouvelables est un enjeu majeur pour la Pologne, qui tire toujours 90% de son énergie du charbon. Elle est contrainte par l’Union européenne de réduire ses émissions de gaz carbonique et de parvenir à 15% d’énergie d’origine renouvelable dans son mix énergétique.

C’est dans ce contexte que le ministère de l’Energie a proposé en juillet un projet de loi qui réduit le soutien public aux énergies renouvelables, en favorisant l’énergie solaire et l’éolien offshore au détriment de la biomasse et de l’éolien terrestre. Ce projet loi, loin de faire l’unanimité, a notamment été critiqué par le ministère du Trésor, par le lobby de l’éolien et par la compagnie d’électricité PGE. A suivre.

Fr.reuters.com

La CEET a lancé officiellement son projet d’extension électrique dans les cinq régions du Togo

La Compagnie Energie Electrique du Togo a procédé, le 23 décembre, au lancement de son vaste projet de renforcement et d’extension du réseau de distribution de l’énergie électrique dans les cinq régions du Togo.

La CEET est une société d’Etat qui a été créée le 20 mars 1963 afin d’assurer la production et la distribution de l’énergie au Togo. La société dispose d’une vingtaine de centrales de production réparties sur l’ensemble du territoire et plus de 4 000 km de réseau moyenne et basse tension.

L’objectif du projet lancé ce vendredi est de parvenir à réduire les baisses de tension afin de lutter contre l’insécurité. Les travaux vont coûter 14 milliards de FCFA (franc des Colonies Françaises d’Afrique et aujourd’hui franc de la Communauté Financière Africaine), financés à hauteur de 10 milliards par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) sous forme de prêt.

La CEET entend par ces projets améliorer son service de distribution de l’énergie électrique afin de résoudre les nombreux problèmes de branchements anarchiques des compteurs sur le territoire.

Il s’agit également de parvenir à construire 370 km de réseau aérien de basse tension et l’aménagement de postes de réhabilitation électrique à Lomé et à Kara ainsi que la modernisation d’un centre thermique de secours à Dapaong.

Pour le directeur général de la CEET, Mawussi KAKATI, ce vaste programme électrique permettra d’accorder le branchement de compteur à 4 000 clients en 2 ans.

Le ministre des Mines et de l’Energie Noupokou DAMIPI a témoigné sa gratitude à la CEET et exprimé la volonté du Gouvernement togolais qui est celui d’avoir un taux de couverture électrique nationale de 50% en 10 ans.

Source : icilome

 

L’éolienne domestique a le vent en poupe

De plus en plus de particuliers se lancent dans l’installation d’une éolienne dans leurs jardins. Il est vrai que les énergies éoliennes possèdent de nombreux avantages, d’un part pour son utilisateur, mais aussi pour l’environnement. Souvent comparé à l’énergie solaire, il est important de savoir qu’une éolienne domestique produit trois fois plus d’électricité qu’une installation photovoltaïque.

Cette installation consiste dans l’implantation d’un mât de 10 à 35 mètres portant des machines dont la puissance varie de 100 watts à 20 kilowatts. L’électricité produite est le plus souvent destinée à alimenter en énergie un site isolé, non raccordé au réseau. Dans ce cas, la rentabilité n’est pas le but visé. Si l’installation est réalisée dans l’objectif de faire des économies, l’électricité produite est alors destinée à être revendue à EDF. Dans les zones de développement de l’éolien, EDF a l’obligation de racheter l’électricité produite à un tarif majoré dont le montant s’aligne sur le prix de vente de l’électricité de l’opérateur national.

Avant d’installer une éolienne dans son jardin, il est nécessaire de déterminer quels sont les besoins électriques du foyer. Rappelons qu’aujourd’hui, la moyenne des besoins en électricité d’un ménage est d’environ deux kilowatts par an. La surface doit être suffisamment grande et dégagée pour y installer une éolienne. Les vents doivent être constants, alors avant de se lancer dans l’aventure, il ne faut pas hésiter à faire appel à un météorologiste afin d’obtenir des renseignements sur la force des vents.

 

Sources : reponseatout.com   aujardin.info

Une cellule à combustible d’hydrogène qui tient dans la poche

 

crédits photographiques: Ricky Li

Des chercheurs de l’Université d’Oxford développent actuellement une cellule miniature à combustible d’hydrogène longue durée, à faible coût et non-toxique. Elle devrait permettre de fournir assez de courant à des appareils électroniques de poche ou des ordinateurs portables.

La taille à échelle réduite serait possible grâce à l’utilisation d’une petite cartouche d’acide formique pour créer du combustible plutôt que d’avoir à stocker de plus volumineuses quantités d’hydrogène.

Qu’est-ce que l’acide formique ?

L’acide formique est un acide organique commun, qui se produit naturellement dans le venin de l’abeille et de la fourmi. En raison de ses propriétés de conservation, l’acide formique a attiré l’attention des chercheurs pour son potentiel d’utilisation dans les piles à combustible, car il est semblable à du méthanol. C’est un liquide à température et pression ordinaires, ce qui le rend plus facile à stocker que l’hydrogène, qui doit être stocké sous pression.

Une pile à combustible pour un usage domestique à terme

On est encore loin de la commercialisation mais l’équipe de recherche a mis au point un catalyseur obtenue par superposition d’atomes de palladium sur des nanoparticules d’argent, ce qui permet de transformer l’acide formique en hydrogène et en dioxyde de carbone.

Si elle s’avère viable, cette nouvelle technologie se joindra à la liste croissante des piles à combustible conçues pour une utilisation de masse comme la feuille artificielle mise au point par le Dr Daniel Nocera.

Soutenir l’effort de réduction des dettes publiques et protéger l’environnement, deux objectifs complémentaires

Comme chaque année depuis maintenant quatorze ans, plusieurs associations au premier rang desquelles Friends of the Earth, publient aux Etats-Unis un rapport consacré à l’identification des dépenses, subventions ou niches fiscales grevant le budget américain et dont la suppression serait bénéfique pour l’environnement. En cette période de crise des finances publiques, un tel travail mérite d’être mis en lumière et pourrait faire des émules.

Le magazine du développement durable nous en apprend plus sur ce sujet. Il précise ainsi que les associations engagées pour cette étude travaillent sur la base de documents comptables officiels, directement mis à disposition par l’administration fédérale américaine. Ce qui nous donne une idée du sérieux de la démarche. Suivant leurs conclusions, l’Etat fédéral américain pourrait réaliser une économie de plusieurs centaines de milliards de dollars sur une période de cinq ans.

Elles suggèrent notamment la suppression pure et simple des aides destinées aux énergies fossiles qui permettent aux industriels du secteur de bénéficier de certaines exemptions de taxe. Cette mesure permettrait de faire rentrer dans les caisses de l’Etat près de soixante milliards de dollars.

Elles estiment ensuite nécessaire de stopper l’effort de recherche coûteux entrepris en vue du développement d’une technologie de capture et de séquestration du carbone, qualifié de « quête sans fin pour faire du charbon une énergie propre », et qui plus est « potentiellement dangereuse ».

Enfin, elles militent pour un abandon du soutien au secteur de l’énergie nucléaire. Celui-ci bénéficie en effet d’aides multiples de la part de l’Etat américain, allant de subventions à la recherche & développement à des garanties de prêt, en passant par des exonérations fiscales. Elles évaluent sur ce point l’économie potentielle à cinquante milliards de dollars pour une période de cinq ans, de 2012 à 2016.

USA : Bonne entente entre filière solaire et tortues du désert

Classées parmi les espèces menacées par le gouvernement fédéral, les tortues du désert sont au centre des attentions des entreprises désireuses de s’implanter dans leur habitat aride. Elles obligent ainsi les constructeurs à concilier protection de l’environnement et le marché en pleine croissance des énergies renouvelables.

« Chaque ouvrier sur le chantier sait que ses deux priorités les plus importantes sont la sécurité humaine et la protection de la tortue du désert. »

L’une des entreprises, BrightSource Energy s’est installée dans cet univers où le soleil brûle à près de 50°C. La société a fait appel à une centaine de biologistes chargés du bien-être des tortues, jours après jours, durant le temps de de la construction de centrales solaires thermiques de 392 mégawatts, près de la frontière entre la Californie et le Nevada, dans le désert de Mojave.

«  Nous plaçons la barre très haut pour protéger la tortue du désert », affirme le président de BrightSource, John Woolard, dans un communiqué.

Les biologistes sont chargés de recueillir les tortues « égarées » sur le chantier, afin de les pourvoir d’un émetteur-radio avant de les déposer dans une aire où les machines et les véhicules n’ont pas accès. Les mères abandonnent souvent leurs œufs, il faut donc être très attentif afin de les récolter et les mettre dans des parcs spécifiques pendant leurs cinq premières années. Il faut les protéger des renards, des coyotes et des autres prédateurs.

Une énergie solaire florissante dans le désert

BrightSource Energy a fait construire une énorme installation, baptisée « projet Ivanpah », dans l’objectif de vendre de l’électricité à deux compagnies et alimentera 140.000 foyers californiens.

La société alimente un secteur florissant aux Etats-Unis dont l’énergie solaire ne représente que 1% de la production énergétique totale du pays. Ainsi cette part devrait progresser rapidement, maintenant que le gouvernement fédéral met les bouchées doubles pour construire des méga-centrales solaires dont la production électrique est destinée à être vendue à des grossistes.

La valeur totale des installations solaires aux États-Unis atteignait 6 milliards de dollars fin 2010, contre 3,6 milliards un an plus tôt, selon l’association professionnelle, Solar Energy Industries. Les garanties de prêts offertes par le ministère de l’énergie pour réduire le coût des projets solaires n’ont pas manqué de séduire les investisseurs et ce dans la volonté du président Obama de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Une longue conciliation
Cependant les projets de construction  – même de centrales de ressources renouvelables – dans le désert inquiètent certains publics écosensibles. BrightSource a dû revoir plusieurs fois ses croquis d’élaboration de son projet Ivanpah afin d’y intégrer parfaitement la présence des précieuse tortues.  Après une longue analyse environnementale avec des autorités d’État et fédérales, elle a réduit la taille de son installation de 12 %. En outre, au lieu d’aménager le terrain en pente sur une superficie importante afin de pouvoir y construire des plateformes en ciment sur lesquelles elle prévoyait d’installer ses équipements, l’entreprise a monté ses miroirs solaires sur des barres pour limiter leur impact sur le terrain.

Sources: médiaterre, Bureau des programmes d’information internationale du département d’Etat

AIEA : gendarme de l’atome ?

Source: photosearch

« Nous vivons à l’ère post-Fukushima » a déclaré ce lundi le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano. Selon lui, il est grand temps de redéfinir le rôle de l’Agence.

Déjà la Suisse, l’Allemagne et l’Italie, ont décidé de progressivement abandonner leur programme de développement nucléaire. Les propos du directeur général auront surement un impact significatif sur l’opinion mondiale, aujourd’hui très circonspecte sur le sujet.

Faire de l’AIEA un « gendarme » mondial

Yukiya Amano a indiqué dans un rapport aux cent cinquante et un Etats de l’Agence onusienne, que la mission de promouvoir le nucléaire civil de l’Agence n’est plus suffisante suite à l’accident du Japon. « La sûreté des installations nucléaires est plus que jamais prioritaire pour les pays » affirme-t-il. Il désire que l’Agence puisse « vérifier systématiquement et régulièrement la sûreté de toutes les centrales nucléaires ». Les évaluations nationales de sécurité ne sont qu’un point de départ, l’AIEA doit s’assurer de leur pertinence dans un second temps.

M. Amano a également souhaité un renforcement rapide des critères de sécurité de l’AIEA tout en cherchant à garantir leur application au niveau mondial. « Même les meilleurs critères sont inutiles s’ils ne sont pas appliqués », explique-t-il.

Vers une politique nucléaire mondiale ?

Réunis cette semaine à Vienne, en Autriche, siège de l’Agence, les experts de l’AIEA encouragent les Etats à prendre une solution collective.

Le rapport ne cherche pas à contester la responsabilité des États sur leur centrale, ni à modifier le statut de l’Agence – sous peine d’âpres discussions. Il reste donc trois jours aux ministres de ces pays pour mettre au point une stratégie internationale convaincante de renforcement de la sécurité nucléaire. Le risque d’attiser le courroux des anti-nucléaires va certainement influer beaucoup sur le débat.

Les évaluations vont être sélectives dans un premier temps. Il n’est pas possible, en effet, pour l’agence de vérifier les 440 réacteurs du monde dans le délai des 18 mois fixés. Encore aucune proposition concrète n’a été clairement énoncée, « les techniciens de l’AIEA se mettront d’accord sur un plan d’action » a confirmé la ministre française de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. Le directeur général espère que les imprécisions concernant encore les modalités d’examens de sécurité seront une « motivation supplémentaire » des exploitants des centrales pour qu’ils se conforment strictement aux normes de sécurité.

M. Amano  est visiblement optimiste quant à l’assentiment des États membres, même si les stress tests européens ont montré que tous ne partagent pas la même approche de la sûreté nucléaire. Oui, tous les pays ont conscience de la nécessité de travailler ensemble en matière de sécurité nucléaire mais le consensus va être difficile à atteindre.

Le renforcement de l’intervention de l’agence onusienne va poser un problème politique majeur. Les pays tels que l’Iran, n’ayant obtenu que récemment la possibilité de développer l’énergie nucléaire civile, ne pourraient y voir qu’un moyen pour les occidentaux de garder un œil sur leurs activités. Ainsi les déclarations des experts de l’AIEA vont être un enjeu de renforcement de la sécurité nucléaire, de gouvernance mondiale mais aussi une manière d’apprécier la légitimité de l’agence…

Amnesty International et Greenpeace demandent une enquête pénale sur le « Probo-Koala »

Greenpeace – burkina24.com

La nouvelle circule sur plusieurs plateformes online. Amnesty International et Greenpeace réclament l’ouverture d’une enquête pénale sur le déversement, il y a six ans, en plein Abidjan, en Côte d’Ivoire, d’un navire affrété par la société Trafigura, investie dans le négoce international. Cette catastrophe aurait « provoqué une quinzaine de décès » et « plus de 100 000 cas » de personnes à soigner.

Un rapport qui tombe à pic

Hier, les deux ONG ont rendu public un rapport conjoint, en marge d’une réunion à Genève du groupe de travail de la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination.

Ce document, conclu après trois années de travail, vise à attirer l’attention des Etats sur le fait que malgré l’existence d’un « cadre juridique international » qui aurait dû permettre de poursuivre les responsables de la catastrophe, « il n’y a pas eu d’enquête couvrant l’ensemble des aspects de cette affaire », affirme Francis Perrin, porte-parole d’Amnesty International.

En décembre 2011, Trafigura a été condamné par la justice des Pays-Bas à payer 1 million d’euros d’amende pour exportation illégale de déchets dangereux, suite à une escale du Probo-Koala à Amsterdam. Le navire était reparti du Port d’Amsterdam pour la Côte d’Ivoire avec sa cargaison toxique de résidus pétroliers, l’affréteur ayant jugé « exorbitant » le prix demandé par les services portuaires.

Toutefois, le rapporte pointe que « le rôle joué par Trafigura dans le déversement des déchets toxiques à Abidjan n’a fait l’objet d’aucune action en justice pleine et entière ».

Trafigura a acheté une impunité judiciaire

En février 2007, Trafigura a signé un protocole d’accord avec la Côte d’Ivoire selon lequel elle échangeait 95 milliards de francs CFA (145 millions d’euros) contre une impunité judiciaire. Une partie seulement aurait été utilisée pour indemniser les victimes des matières toxiques.

En outre, en 2009, Trafigura et un cabinet d’avocats représentant 30 000 victimes ont conclu un accord à l’amiable par lequel la compagnie s’est engagée à leurs reverser 45 millions de dollars (35 millions d’euros), tout en refusant de reconnaître sa responsabilité.

Amnesty International et Greenpeace VERSUS Trafigura

Les deux ONG attendent du gouvernement ivoirien qu’il dénonce l’accord signé par son prédécesseur et aux instances de justice du Royaume-Uni d’ « examiner les possibilités d’engager des poursuites judiciaires contre Trafigura », puisqu’elle a son siège à Londres.

William Bourdon, avocat, argue que « la question que pose ce dossier, c’est jusqu’où les juges des pays du Nord peuvent ou doivent assumer une dimension extraterritoriale face à de grandes catastrophes écologiques qui surviennent dans des pays où les magistrats ne sont pas en capacité de juger ces affaires, et en l’absence de tribunal international compétent ». Son association, Sherpa, avait tenté de porter l’affaire devant les tribunaux français, sans succès.

Pour l’heure, Trafigura aurait simplement déclaré que le rapport des ONG « simplifie à l’excès des questions juridiques complexes » et qu’il est « tout simplement faux de suggérer que ces questions n’ont pas fait l’objet d’un examen judiciaire approprié ».

A suivre.

Source : lemonde.fr