Afrique du Sud : Apprendre la gestion durable des forêts

foret afriqueAu port Saint John, en Afrique du Sud, une nouvelle association vient de voir le jour afin de soutenir la communauté africaine dans la gestion de ses forêts de manière durable.

L’association des usagers de la forêt de la Wild Coast est le fruit de l’Association Wessa (acronyme anglais pour collectif de la faune et de l’environnement d’Afrique du Sud) et de l’organisation des fermes et de la forêt de la Wild Coast.

L’association a trois objectifs :

–         identifier les besoins de tous les acteurs liés à l’usage ou à la gestion des forêts ;

–         améliorer la sensibilisation de public à la biodiversité et à l’utilisation des ressources naturelles ;

–         fournir des opportunités de carrières dans le secteur de la biodiversité – botanistes, écologistes, biologistes…

Au travers d’un apprentissage tant pratique que théorique, l’association espère inculquer à la population, et particulièrement à la jeunesse, les bonnes pratiques de développement durable. L’Association s’est installée à Saint-John mais aspire à une répercussion de son enseignement sur d’autres communautés africaines.

La sensibilisation va passer beaucoup par l’école pour agir tant sur les élèves que sur les professeurs. « Cela garantit que les générations futures pourront toujours profiter et protéger les régions uniques, la flore et la faune du Cap Est » déclare Douglas Cwaba, président de l’association nouvellement formée.

L’initiative n’est pas inédite mais a le mérite de regrouper la lutte pour la biodiversité de plusieurs associations en une seule et d’élargir le nombre de communautés sensibilisées. Aussi, l’association n’entre pas en véritable opposition avec les priorités de l’emploi et de l’économe en offrant de véritables perspectives d’avenir à la population…

Appel à compter les papillons de nos jardins

Source: Fotosearch

Alors que la sécheresse de ce printemps se prolonge, l’Observatoire de la biodiversité des Jardins lance en partenariat avec l’association Noé Conservation, une invitation à recenser les papillons du jardin afin de compléter l’observation des spécialistes sur l’impact d’un climat doux et sec.

Le Muséum national d’Histoire naturelle, qui pilote l’Observatoire de la biodiversité des Jardins (OBJ) indique, que pour le moment, une grande diversité d’espèces, mais en faible abondance, a été observée dans les milieux secs. En revanche, les papillons semblent plus nombreux en milieu forestier.

Plusieurs espèces du début de l’été sont déjà sorties de leurs chrysalides alors que de nombreuses espèces printanières subsistent en parallèle, « ce qui explique la diversité des papillons observés » explique les experts du Muséum.

 

Sécheresse: un impact grave sur les plantes nourricières

Les papillons ne pondent et ne se nourrissent que sur certaines espèces de végétaux. Si ceux-ci sont absents ou disparus, cela se réfléchit négativement sur la population d’insecte, en réduisant le nombre de chenilles et les possibilités pour eux de se nourrir de nectar.

Le nombre d’inscription à l’observation s’est extrêmement réduit. Le Museum y voit une confirmation de la diminution des papillons et explique que « lorsqu’il y a peu de papillons dans le jardin, il est moins motivant d’observer, ce qui se traduit par une baisse de la participation ».  Ses experts ne cessent cependant d’encourager les jardins à s’inscrire afin de ne pas biaiser les statistiques par la seule observation des jardins « les mieux lotis ».

Cette initiative permet de rendre les individus acteurs de la protection de l’environnement qui commence, ici, par l’observation des effets du réchauffement climatique. Ceci est finalement tant un acte d’éco citoyen qu’une prise de conscience active des effets négatifs de l’activité de l’homme sur la nature.

Pour s’inscrire deux sites sont proposés: www.neoconservation.org et www.vigienature.mnhn.fr

 

Sources: actu-environnement, charentelibre, maxisciences

Pollution : Panique en mer Méditerranée

 

Source: Fotosearch

 

Mercredi matin, au nom de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, Roland Courteau, sénateur socialiste de l’Aude, a présenté un rapport sur l’état et les perspectives de la pollution de Méditerranée à l’horizon 2030.

Le milieu semi-fermé de la Méditerranée constitue une des causes de sa fragilité. Le taux de renouvellement est estimé à environ un siècle, car les conséquences du changement climatique et de la pollution sont plus aiguës qu’en mer davantage brassée. Le rapporteur s’inquiète de la pérennité de la Grande Bleue.

 

La mer victime des hommes

Les côtes de la mer Méditerranée dénombrent 85 villes de plus de 300.000 habitants. La pression démographique est énorme. D’autant que l’important flux de touristes ajoute aux pollutions connexes. Les équipements antipollution sont insuffisants : 44 % des villes de la rive sud ne sont pas reliées à une station d’épuration contre 11 % seulement sur la rive nord.

La mer recueille l’ensemble des pollutions charriées par les fleuves : les pesticides et autres produits phytosanitaires utilisés par l’ensemble de l’agriculture du bassin, et les pollutions des industries fluviales. 80 % de sources polluantes a comme origine les activités de l’homme sur les rives de la mer.

Les pollutions ne s’arrêtent pas aux abords de la Méditerranée. Les pollutions maritimes sont croissantes. La chaîne alimentaire par l’intermédiaire du phytoplancton est troublée par la présence de produits pharmaceutiques et par la polymérisation de la mer – il s’agit de  minuscules débris de plastiques qui fixent les polluants – ingérés par erreur par la faune marine.

 

Projet dans les cartons et aires protégées sur papier

Les projets de forage offshore seraient peut-être passés totalement inaperçus s’il n’y avait eu l’accident dramatique dans le golfe du Mexique le 20 avril 2010 de la plate-forme « Deepwater Horizon ». Or à ce jour, la Méditerranée compte 232 plates-formes d’exploitation d’hydrocarbures dont un tiers environ concerne du pétrole et d’autres projets dans les cartons attendent le dernier feu vert. Cet engouement s’explique en partie par les nouvelles techniques de forage qui permettent d’extraire du pétrole des grandes profondeurs et le cours de baril très élevé qui rentabilise les extractions pourtant très couteuses.

L’inquiétude du sénateur de l’Aude s’explique parce que pour beaucoup d’exploitants de plateformes de forage, « les préoccupations de sûreté environnementale ne sont pas dominantes » et « l’âge de la plupart des plates-formes suscite de réelles inquiétudes ».

 

 

La lutte contre la pollution est défaillante. Depuis 1976, des politiques de coopération existent, une gouvernance anti-pollution a été ébauchée au travers de la Convention de Barcelone et de son Plan d’action Méditerranée (PAM). Cependant les 21 pays côtiers et signataires des différents protocoles ne respectent pas leurs engagements, d’autant que l’Union pour la Méditerranée est paralysée par les enjeux politiques entre Israël et les pays arabes.

L’Union Européenne est quelques peu démunie lorsqu’il s’agit d’appliquer ses directives dans les Etats membres. Elle interdit depuis des décennies par exemple, le relargage de produits comme les polluants organiques persistant (PCB entre autre). Néanmoins, ils restent constants  dans l’environnement marin.

Roland Courteau propose de traiter les questions de fond via une agence de protection environnementale et d’inciter les Etats à la surveillance de l’état marin. D’après lui, cela dissociera du contexte politique, le traitement technique des dossiers. Il souhaite aussi amplifier les recherches sur la façon dont les stations d’épuration filtrent, ou non, ces pollutions selon les molécules concernées.

La santé de la Méditerranée va dépendre dans les prochains temps de la bonne volonté des Etats à appliquer les dispositions qu’ils ont signés dans différents protocoles européens ou de l’UPM. L’état de la mer est à l’urgence. Il n’est pas seulement grand temps d’agir, il est juste temps car « on est proche d’un point de non retour » s’insurge le sénateur socialiste…

Source: lexpress, lesechos, lefigaro

Vers une réglementation pour les biodéchets

Source: le figaro.com

 

L’Europe s’inquiètent de la gestion des biodéchets.  La conscientisation politique des dangers des gaz à effet de serre incite les Etats à réglementer afin de les prendre en charge.

En France, après avoir définit la notion, les obligations réglementaires se précisent.

Les autorités législatives françaises basent leur décret par la définition des biodéchets comme « tout déchet biodégradable de jardin ou de parc, tout déchet alimentaire ou de cuisine issu notamment des ménages, des restaurants, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que tout déchet comparable provenant des établissements de production ou de transformation de denrées alimentaires, à l’exclusion des productions du secteur primaire. »

Les dispositions de l’article 204 de la loi Grenelle II prévoit qu’ « à compter du 1er janvier 2012, les « gros producteurs » de déchets fermentescibles seront tenus de les faire traiter en vue de faciliter leur retour à la terre sous forme d’amendements organiques. ». Dès 2012, toutes les entreprises produisant plus de 120 tonnes par an sont concernées. En 2016,  le règlement s’appliquera dès la production de 10 tonnes par an. Concrètement, les industriels de l’agroalimentaire (IAA), les restaurants de plus de 2.500 couverts par jour et les hypermarchés sont touchées.

L’objectif est de favoriser la valorisation agricole des biodéchets en fin de parcours. Dans la pratique, les entreprises devront définir une organisation interne, former leur personnel au tri, collecter les déchets dans des contenants adaptés et assurer l’entretien et la désinfection des contenants.

A l’échelle européenne, les Etats européens respectent la directive européenne pour la reconversion des déchets biodégradables. Aujourd’hui le concept de centralisation pour le traitement des déchets est devenu familier pour tous.

La gestion des déchets est un problème d’ordre public. L’image des poubelles ingérées de Milan est forte dans les esprits. Ce règlement vise finalement à rendre les producteurs plus responsables. Oui, la gestion des déchets est réalisée à l’échelle collective mais à partir d’une certaine quantité de biodéchets, il est nécessaire de savoir les assumer. Les grands producteurs bénéficient alors des produits de leur activité et apprennent à gérer les désavantages qui en découlent.

Vers une convention paneuropéenne pour la forêt ?

Source: maxisciences.com

 

Les forêts européennes sont en bonne santé. D’après un rapport publié par Eurostat, [l’office statistique de l’Union européenne], hier à l’occasion d’une rencontre interministérielle – la sixième – pour la protection des forêts en Europe les 14, 15 et 16 juin, les forêts et autres terres boisées recouvre 178 millions d’hectares dans l’UE en 2010, soit près de 40% de sa superficie. L’UE compte pour environ 4% de la superficie forestière mondiale totale. L’institut note aussi que si les trois quarts de la superficie forestière sont  aujourd’hui exploitables pour l’approvisionnement en bois, la protection des forêts en Europe a progressé de 800 000 hectares chaque année au cours des deux dernières décennies.

La conférence ministérielle pour la protection des forêts en Europe – Forest Europe – réunit depuis 1990 les ministres responsables des forêts de 46 pays du territoire européen (y compris la Norvège, la Turquie, la Russie et l’Ukraine et les pays de l’Union européenne).  Le processus Forest Europe vise à encourager la protection et la gestion durable des forêts qui jouent un triple rôle puisqu’elles contribuent au développement économique mais également à endiguer le réchauffement de la planète et à préserver la biodiversité.

 

Une conférence qui porte ses fruits

L’année 2011, intronisée « Année internationale des forêts » par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), a été témoin lors de la conférence d’une avancée significative : les ministres sont tombés d’accord pour ouvrir des négociations. Fait dont se félicite le ministre norvégien de l’Agriculture, Lars Peder Brekk, et hôte de la Conférence à Oslo, en Norvège.

Les ministres ont promis d’engager le début des négociations à partir de décembre 2011. D’ici 2013, une convention juridiquement contraignante devrait voir le jour afin de mieux gérer les forêts d’Europe, aujourd’hui fragilisées par un morcellement très prononcé. D’autant que la fragmentation de la forêt a déjà fait l’objet d’un rapport de la PNUE du 31 mai dernier « L’état des forêts 2011 ».

 

Quel changement ?

Jusqu’à présent, les États pouvaient décider de mettre en  place volontairement des critères de protections de la forêt, rien n’était obligatoire pour les pays européens. Les pays membres se sont montrés attentifs à la qualité de leur forêt et près de 35 millions d’hectares de forêts et surfaces boisées de l’Union européenne est certifiée. Mais un autre 35 millions d’hectares est soumis à l’attaque d’insectes et de maladies, tandis que la découverte de traces de pollution atmosphérique dans les sols forestiers inquiètent les autorités forestières. Un encadrement semble s’imposer, pour les ministres de l’environnement,  un outil plus contraignant s’avère donc nécessaire.

«Mettre en place un tel instrument juridiquement contraignant ne va pas être facile, notamment en raison des réticences de certains pays, comme la Suède ou la Finlande, qui veulent continuer à gérer leurs forêts comme ils l’entendent. La Russie pour sa part ne sait pas ce qu’elle veut», explique Eglantine Goux, chargée de mission Forêt internationale à France Nature Environnement (FNE). Aussi, elle ajoute qu’« il y a beaucoup plus d’enjeux économiques autour de la forêt » que d’enjeux pour la protection des oiseaux par exemple – directive oiseaux de 1979 – « notamment avec l’essor que prend la filière bois-énergie».

Il est donc proposé de mettre en place des mesures juridiquement contraignantes pour la gestion des forêts des pays européens, ainsi qu’une définition de la forêt qui différencie les forêts natives des plantations de monocultures dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Reste à savoir si les pays européens parviendront à convaincre les acteurs forestiers nationaux et finalement à un accord effectif entre eux.

Abeilles : les mères de notre agriculture en danger

source: terresacrée.org

Menacées, les abeilles sont victimes de nombreux phénomènes prédateurs.

Lors de la journée de l’environnement du 6 juin, Dennis Van Engelsdorp, chercheur à l’université de Penn State en Pennsylvanie et Philippe Lecompte, apiculteur et président du Réseau biodiversité pour les abeilles, ont conclu que la disparition de ces charmants insectes est issue de plusieurs variables interdépendantes et nuit gravement à notre agriculture. On estime que le travail fourni par l’ensemble des pollinisateurs représente environ 153 milliards d’euros, soit 9,5% de la valeur de la production mondiale de produits agricoles. Pour rappel, sur les 100 espèces végétales qui fournissent 90% de la nourriture dans le monde, plus de 70 sont pollinisées par les abeilles.

Le « syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » se caractérise par une soudaine disparition de toutes les abeilles adultes d’une colonie. Constaté dès le milieu des années 1960, le phénomène s’est accéléré en Europe depuis 1998, particulièrement en Belgique, en France, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne et au Royaume-Uni. Le phénomène a été constaté dans de nombreuses autres régions du monde.

De quoi souffrent-elles ?

– Des pesticides agricoles qui peuvent affecter le sens de la direction, de la mémoire et le métabolisme des abeilles ;

– des bactéries, des virus et du Varroa qui détruisent les riches ou se nourrissent de leurs larves ;

– d’espèces invasives comme le frelon asiatique qui affectent les colonies ;

– du manque de nourriture (pollen et nectar) dans les paysages agricoles simplifiés où la présence de fleurs est limitée dans le temps et peu diversifiée ;

– de la régression et dégradation des espaces naturels et semi naturels, diminution des surfaces en légumineuses, expansion du maïs (qui ne produit pas de nectar) ;

– de la pollution de l’air qui interfère avec leur capacité à retrouver l’odeur des pollens.

Selon le rapport publié en mars par le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), il y aurait plus d’une douzaine de facteurs à l’origine de l’effondrement des colonies d’abeilles et des pollinisateurs en général.

Quelle(s) solution(s) ?

M. Van Engelsdorp reconnait qu’ »on a identifié soixante-quatre variables différentes, allant des pesticides aux modifications génétiques et agents chimiques, mais nous n’avons pas pu trouver LA solution ».

« Il suffit que 0,5 % de la zone de butinage des abeilles accueille des plantes diversifiées pour assurer les 2/3 de leur alimentation quotidienne », calcule Philippe Lecompte. Or nous avons, en France, 2 millions d’hectares mobilisables pour les abeilles, il revient donc aux agriculteurs de leur y laisser une place.

Le Réseau biodiversité pour les abeilles place beaucoup d’espoirs dans la Pac qui devra être revue en 2014, et qui permettra peut-être de favoriser ces solutions, faciles à mettre en place. Mais rien n’est pourtant encore tranché dans la réforme de la Pac.

La résolution prise, en novembre 2010, par le Parlement Européen invitent la Commission européenne à accroître son aide au secteur apicole dans le cadre de la politique agricole commune (PAC) après 2013. Il prévoit, également, un renforcement de la recherche indépendante sur la mortalité des abeilles, une réglementation sur les pesticides et les produits phytopharmaceutiques, pour permettre une évaluation des risques liés à l’exposition des abeilles à ces substances et culture et enfin la mise en place d’un plan d’action qui comporterait des pratiques agricoles respectueuses des pollinisateurs.

Les zones non agricoles doivent aussi être mobilisées, estime Philippe Lecompte, qui confie travailler sur un projet de partenariat avec RTE (Réseau transport d’électricité), qui dispose d’un réseau de 10 000 ha de tranchées forestières. »

La protection des abeilles suggère une gestion coordonnée et collective du problème afin de réduire avec efficacité l’ensemble des variables qui les menacent.

S’engager pour les oiseaux avec la LPO

 

Sources: site LPO

En cette journée mondiale des océans – 8 juin à la Rochelle -, la Ligue de protection des oiseaux (LPO )et ses 6 partenaires européens réaffirment leur engagement jusqu’en 2012 pour la réalisation d’un programme d’étude des oiseaux marins baptisé Future of the Atlantic Marine Environment (FAME).

Le programme vise mieux connaître les oiseaux de la zone atlantique pour mieux gérer l’espace maritime et protéger la biodiversité  afin de permettre aux oiseaux marins, à l’issu de cette étude, « de trouver sur nos côtes les zones d’alimentation, de repos et de reproduction indispensables à leur survie ».

Le projet est au cœur d’une coopération transrégionale entre la France, Royaume-Uni, Irlande, Espagne, Portugal qui allient leurs technologies pour « mieux connaitre les espèces d’oiseau de la zone atlantique […], leur distribution en mer, leurs zones de repos et leurs interactions avec les activités humaines et à comprendre les raisons de leur déclin, pour mieux gérer l’espace maritime et protéger la biodiversité à long terme » et engagent leur scientifiques et associations locales.

Ce programme de coopération transnationale se nomme INTERREG « Espace atlantique » financé par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) et l’Agence des aires marines protégées.

Suivis côtiers, géolocateurs, des GPS et des balises Argos sont autant d’innovations technologiques aujourd’hui au service de la biodiversité. La LPO est chargée de la coordination du programme au niveau français : elle récolte, analyse et valorisation des données issues des comptages humains et des relevés effectués.

Le programme envisage finalement d’établir un guide de bonne pratique à l’attention des usagers de la mer après avoir déterminer les zones importantes pour les oiseaux marins.

L’intérêt de ce projet répond à l’urgence de la situation ornithologique : la disparition progressive d’espèces rares. Cette faune n’a pas conscience des frontières, la prise de mesures ne peut s’arrêter à la seule échelle locale ou nationale…

Royaume-Uni : un livre blanc sur l’environnement inédit

 

Sources: Fotosearch

Au Royaume-Uni, 700 scientifiques auront contribué à réaliser les 2000 pages d’un livre blanc publié le 7 juin 2011 concluant que le privilège de regarder un espace vert depuis sa fenêtre vaut 300 livres sterling par an (soit 336 €).

L’ouvrage blanc est un inédit. Jamais un pays n’avait donné un prix aux services que la Nature lui prodigue. « Nous valorisons en général seulement les biens de l’environnement que l’on achète et que l’on vend sur le marché et les autres biens sont sous-évalués dans les décisions politiques », justifie le Pr Bob Watson, directeur scientifique du ministère de l’Environnement, ancien patron du Giec (le groupement intergouvernemental de l’ONU pour l’étude du climat), qui a orchestré cette évaluation de l’écosystème national (NEA, selon le sigle anglais).

 

Quel inédit ?

Une première mesure-phare est la définition prochaine de 12 larges « zones protégées ». Le gouvernement prévoit un budget de 7,5 millions de livres sterlings (soit 8,4 millions d’euros) au cours des trois prochaines années. C’est cependant 10 fois moins important que ce que préconisait le professeur John Lawton, président de la commission royale sur la pollution environnementale.

A cette mesure, s’ajoute la mise en place d’un comité du capital naturel dont le rôle est d’informer les ministres des problèmes environnementaux et de favoriser la croissance verte. Une nouvelle déception s’inscrit dans les propos de Mary Creagh, ministre de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales du cabinet travailliste fantôme: « Au lieu de réinventer la poudre avec cette nouvelle instance, le gouvernement devrait investir dans les personnes dont la mission est déjà de protéger l’environnement ».

Quant aux éventuels conflits qui risquent d’avoir lieu avec les responsables de l’aménagement du territoire qui favorisent généralement les activités économiques au détriment du milieu naturel, ce plan laissera la possibilité aux aménageurs de compenser sur un autre site si leur projet affecte l’environnement.

Le rapport britannique calcule la part des services essentiels rendu par la Nature dans le pays ainsi que ceux qui ne sont pas assurés par l’écosystème national mais par les écosystèmes d’autres pays via les importations. Le livre blanc révèle d’ailleurs que ces importations proviennent bien plus d’Europe que de pays en voie de développement.

 

L’interprétation de ce rapport est très mitigée

Il est évident que les politiques d’urbanisation à l’avenir n’agiront pas de la même manière suite à cette intégration du prix de l’environnement dans les projets. Fiona Reynolds, directeur général de National Trust [ONG de protection de la faune et la flore] déclare : « [C’] est une vision stimulante pour le futur de notre environnement naturel : que nous devrions être la première génération à laisser l’environnement dans de meilleures conditions que lorsque nous en avons hérité ».

Les opinions les plus sceptiques ont été relayées par la BBC qui commentait qu’«à force de vouloir mettre un prix derrière chaque chose, on ne connaîtra bientôt plus la valeur de rien. »

Si la force de ce rapport est certes d’intégrer l’environnement aux décisions économiques en lui fixant un prix, et d’entrevoir le coût des activités humaines qui le dégradent, ces prix et ces coûts peuvent légitimer la sous-estimation des intérêts environnementaux face aux intérêts économiques.

Aussi les prévisions budgétaires du gouvernement britannique ne rendent finalement pas compte de ce qu’exige la préservation efficace de l’environnement. Ce projet a donc enfin un prix que le Royaume-Uni n’est pas encore prêt à payer.

Sources: le journal de l’environnement, le Figaro, le Guardian

L’association Plante un Souhait arpente les Etats-Unis

crédits : fotosearsh.fr

L’association « Plant a Wish » – Plante un Souhait – fondée à Hawaï, arpente les cinquante états américains. Son objectif ? Mobiliser les communautés locales afin de planter des arbres « indigènes » – autrement dit locaux – sur le territoire des Etats-Unis. Ceux-ci sont en effet assimilés à un héritage vivant. Ces opérations prennent la forme de petites cérémonies, au cours desquelles les participants sont invités à planter, non seulement une jeune pousse, mais également plusieurs souhaits, prières ou espoirs.

A terme, les fondateurs de cette association souhaitent réaliser un documentaire permettant de sensibiliser le public à la préservation des arbres au sein de leur milieu naturel. Ceux-ci, Sara Tekula et Joseph Imhoff, misent ainsi sur leur curriculum vitae pour mener à bien ce projet. Ils sont en effet tous deux journalistes, auteurs de différents documentaires, et dirigent une entreprise de production à Hawaï.

L’écotourisme à la rescousse d’une espèce menacée d’extinction

crédits : saiga-conservation.com

 

L’association « Saiga Conservation Alliance » se mobilise pour préserver une espèce de mammifères en voie d’extinction : les saïgas. Méconnues hors des frontières de Russie, il s’agit d’antilopes aux caractéristiques physiques très particulières. Engagée pour la conservation de la steppe, la SCA vous propose ainsi de vous joindre à un éco tour durant une dizaine de jours, en contre partie d’un don de 1.600 $, afin de découvrir cet écosystème menacé. Celui-ci aura lieu du 29 août au 7 septembre. Ses modalités sont disponibles sur le site internet de l’association.

Au début du XXème siècle, on dénombrait approximativement 1.000.000 de saïgas à travers la steppe russe et l’Asie centrale. Mais chassées par les braconniers pour leurs cornes, utilisées pour la médecine traditionnelle chinoise, celles-ci ont vu leur population fondre de 95 % ces vingt dernières années. Elles figurent d’ailleurs à ce titre sur la liste rouge de l’UICN.

La robe en mégots, nouvelle mode ?

crédits : fotosearch.fr

C’était un pari osé, il est en passe d’être tenu. Flore Garcia-Bour, une jeune parisienne de 26 ans s’est récemment lancé le défi de confectionner une robe… en mégots de cigarettes. Son objectif ? Sensibiliser les fumeurs afin qu’ils évitent à l’avenir de reproduire un geste devenu pour eux un réflexe : écraser nonchalamment leur mégot sur un trottoir. Celui-ci est en effet loin d’être biodégradable, puisqu’il met entre dix-huit mois et douze ans pour disparaître.

Ainsi, les journées de Flore sont désormais rythmées par une collecte auprès des principaux « points chauds » parisiens, tels les entrées de cinéma ou de bureaux. Les mégots ainsi glanés rejoignent ensuite dans la soirée son atelier, pour y être nettoyés et parfumés, avant d’être cousus. La robe quant à elle devrait être prête pour ce dimanche.

Outre son objectif de sensibilisation, Flore souhaite également lever des fonds pour un projet mené par l’association Cœur de forêt, pour la reforestation au Pérou. Les détails de son initiative peuvent être consultés sur son blog : www.lemegotdefi.com.

« Sauvez Kai » pour dire non au continent de plastique dans l’océan

crédits : 4.bp.blogspot.com

L’ONG « Projet Kaisei », composée de scientifiques et passionnés de la mer, vous appelle à « Sauver Kai » pour lutter contre le continent de déchets plastiques flottant dans les eaux de l’océan pacifique. L’ONG œuvre pour le développement conjoint des nouvelles technologies, des innovations et outils qui permettent de nettoyer les débris de plastiques polluant l’océan, et surtout pour éviter qu’ils s’y retrouvent.

Son objectif, enrichir la société en termes d’éducation et de sensibilisation à l’environnement ainsi qu’en termes de connaissances sur l’importance de l’océan.

Cette ONG a donc lancé, le 10 mai, une campagne internationale de collecte de dons, menée par l’agence de relations publiques Cohn & Wolfe, en faveur de la dépollution des déchets plastiques dans l’océan pacifique. Qui n’a pas encore entendu parler du « vortex d’ordures » situé dans le pacifique nord ? Vous savez, cette immonde plaque de déchets que personne ne nettoie pour cause de localisation dans les eaux internationales…voir ici.

La somme récoltée à travers les dons sera investie dans la prochaine expédition de l’ONG.

La campagne, sur Facebook, est plutôt originale : à l’ère avérée de la téléréalité, elle est basée sur la vie d’un poisson rouge, le fameux Kai, filmée en direct pendant 30 jours, du 10 mai au 10 juin. La campagne se terminera lors de la journée mondiale de l’océan.

Pour plus de détails sur la campagne : http://pitch.pe/144478

Voir la vidéo de lancement ici

 

Bruxelles présente sa nouvelle stratégie 2020 pour la biodiversité

La Commission européenne vient de rendre publique sa nouvelle stratégie en faveur de la biodiversité, dans la dynamique suivant les engagements pris à Nagoya à l’automne 2010. Localtis.info, qui rapporte l’information, fait savoir que « dans l’Union européenne,  seulement 17% des habitats et des espèces évalués sont dans un état de conservation favorable et 25% des espèces animales sont menacées d’extinction ».

Cette stratégie, explique Bruxelles, est « sous-tendus par la reconnaissance que la biodiversité et les services qu’elle rend – en plus de leur valeur intrinsèque – ont une valeur économique significative, rarement pris en compte par les marchés ».

L’UE souhaiterait intégrer la valeur des services rendus par les écosystèmes dans l’élaboration des politiques « chaque fois que possible ».

L’UE se donne six objectifs, leviers d’actions :

  • « mettre pleinement en œuvre la législation européenne protégeant les oiseaux et les habitats ;
  • maintenir et consolider les écosystèmes, en rétablissant au moins 15 % des zones dégradées ;
  • renforcer la contribution de l’agriculture et de la foresterie à l’amélioration de la biodiversité ;
  • garantir l’utilisation durable des ressources de pêche en réduisant les captures d’ici 2015 à des limites définies scientifiquement (actuellement, 88 % des réserves halieutiques de l’UE sont surexploitées ou considérablement appauvries) ;
  • lutter contre les espèces exotiques qui envahissent les habitats naturels et menacent actuellement 22 % des espèces indigènes ;
  • renforcer la contribution de l’UE à la lutte mondiale contre la perte de biodiversité ».

Cette stratégie sera examinée par les ministres de l’Environnement puis soumise au vote du Parlement européen.

En 2014, elle pourrait être « révisée » et « ajustée si besoin ». En marge de cette stratégie devrait être développée une autre stratégie, dédiée aux infrastructures vertes en 2012. Des propositions de loi devraient être formulées au sujet des espèces envahissantes ainsi que sur « l’accès et le partage des avantages des ressources génétiques ».

17 ministres européens, dont Nathalie Kosciusko-Morizet, qui devrait évoquer la stratégie française le 19 mai, appellent l’UE à montrer l’exemple, dans une tribune commune. Ils affirment à travers ce document :

  • « Des mesures concrètes, pratiquement réalistes et économiquement rationnelles doivent être progressivement et résolument mises en place, tant par l’Union européenne que par ses Etats membres, de façon à impliquer les divers acteurs et secteurs concernés dans la mise en œuvre des décisions de Nagoya […] À ce titre, il conviendra d’accélérer et de généraliser le processus de prise en compte de l’aspect biodiversité dans la conception et l’exécution de toutes les politiques pour lesquelles il est pertinent compte tenu, en particulier, des avantages que de nombreux secteurs tirent de la biodiversité et des services écosystémiques. Dans ce cadre, il conviendra également d’estimer la valeur économique de la biodiversité et d’intégrer ces estimations aux décisions politiques et économiques ».

Un écosystème découvert en Antarctique

Crédits photographiques: Richard Ling

Des étoiles de mer géantes ou des éponges colorées sont les espèces qui ont pu être observées début 2010 lorsqu’un iceberg de 96 mètres de long est entré en collision avec le glacier Mertz à l’Est de l’Antarctique, provoquant des fissures dans l’océan austral.

Cela a été l’occasion pour les scientifiques d’observer tout un écosystème auparavant emprisonné sous des centaines de mètres de glace.

A l’heure actuelle, l’océan est inondé par une floraison intense de phytoplancton. Malgré l’absence de lumière naturelle, l’eau riche en éléments nutritifs a soutenu la prolifération de la vie marine. Les étoiles de mer seraient de la taille d’un enjoliveur selon Martin Riddle, l’un des principaux chercheurs de l’expédition scientifique.

Une expérience naturelle sur les effets du réchauffement climatique

L’épaisse couche de phytoplancton a fleuri en raison de l’augmentation de la lumière du soleil et de l’abondance des poussières de fer libérées par la fonte du glacier qui alimentent les petits organismes. Selon Steve Rintoul, un océanographe en Tasmanie, c’est « une sorte d’expérience naturelle où le vêlage du glacier n’a pas été causé par le changement climatique. Il s’agit d’un évènement naturel, la nature a fait l’expérience pour nous ».

Bien qu’il soit naturel, il pourrait encore avoir des effets importants globaux sur la météo, la circulation océanique et la vie marine. L’une des principales raisons de l’expédition scientifique était d’étudier comment l’écosystème peut répondre à ces changements à grande échelle et mener des expériences pour aider les scientifiques à mieux comprendre le changement climatique.

La diminution de la salinité pourrait réduire la circulation des courants océaniques

La plus grande inquiétude à propos de cet évènement reste la diminution rapide de la salinité de l’eau dans la région en raison de la fonte de la glace qui flotte dans les eaux les plus chaudes. La réduction de la salinité combinée à l’augmentation de la température de l’océan pourrait considérablement affecter la circulation thermohaline future autour de l’Antarctique car les environs du glacier Mertz constituent l’une des principales zones d’eau salée dense de l’Antarctique.

A mesure que la salinité diminue et que la température augmente, l’eau devient moins dense. Cela signifie que les courants de circulation qui apportent l’eau froide riche en éléments nutritifs des profondeurs de l’océan pourraient diminuer, ce qui aurait des conséquences inquiétantes pour la vie marine tout autour de l’Antarctique, et éventuellement dans le reste des océans.

La diversité de l’écosystème observé pourrait donc être de courte durée et l’on ne peut qu’espérer que les informations collectées aideront à soutenir l’Australie qui milite pour la création une zone de protection marine dans la région de Mertz.

Un phoque dans la Dordogne

Phoque moine cap blanc mauritanie trenelvalerie.com

Un phoque a été aperçu à plusieurs reprises dans la Dordogne. Les eaux de la Dordogne ne sont pas celles de Mauritanie, ok…mais notre phoque a de quoi s’amuser et nous amuser aussi…quoique, c’est parce qu’il chercherait de quoi se nourrir que l’animal aperçu sur les berge du fleuve français début avril, près de Bergerac, remonte le courant.

En effet, l’internaute.com, qui rapporte l’information, assure que d’ordinaire, « les phoques vivent dans l’océan Atlantique et ou bien dans la Manche, à proximité des îles ». Il est donc plutôt étonnant de le retrouver à près d’une centaine de kilomètres de l’estuaire de la Gironde, comme en témoigne un pêcheur du Périgord, cité par ladepeche.fr :

« De loin, j’ai cru à un morceau de bois échoué sur la berge, mais au fur et à mesure que je me suis approché, ça ne faisait plus l’ombre d’un doute. C’était bien un phoque ».

Comment ne pas avoir ici une pensée ici pour la baleine égarée dans la Tamise au coeur de Londres en 2006.

Mais réjouissons nous. Notre phoque, discret mais attentivement surveillé par les autorités, ne risquerait rien. Au contraire. Sa présence dans la Dordogne serait un excellent signe de la qualité de l’eau du fleuve, qui n’est rappelons-le, pas l’élément naturel de l’animal.

Espérons tout de même qu’il retrouve son chemin vers l’océan…

Les 22 000 chauves-souris du jardin botanique de Sydney sont menacées d’expulsion

 

crédits photographiques: Toby Hudson

En mai 2011, Le jardin botanique de Sydney va commencer à disperser les 22 000 chauves-souris géantes à tête grise aussi appelées roussettes. Selon le Sydney Morning Herald, « les chauves-souris ont détruits 27 arbres séculaires et plus d’une vingtaine de palmiers dans lesquels elles ont élu domicile il y 20 ans ». 300 arbres seraient encore menacés par ses « renards volants » qui peuvent mesurer jusqu’à un mètre d’envergure.

Plusieurs parcs nationaux ont été identifiés comme potentiels foyers d’accueil mais les experts ne sont pas certains que les chauves-souris s’installent dans un endroit spécifique.

Les chauves-souris seront expulsées à l’aide de décibels

Les déloger risque de ne pas être aussi simple qu’il n’y paraît. Elles auraient pour le moment résisté aux jets d’eau, aux odeurs nauséabondes, aux lumières stroboscopiques. La ville de Sydney a donc décidé de les bombarder de décibels.

A partir de mai, des haut-parleurs diffuseront des bruits industriels à raison de 10 minutes toutes les heures entre midi et 16h. Cette action durera 15 jours et pourra être de nouveau mise en œuvre à chaque fois que cela sera nécessaire jusqu’en 2039.

Les chauves-souris sont essentielles à la biodiversité

L’opération n’aura pas lieu lors des périodes de reproduction dans la mesure où il s’agit d’une espèce menacée qui joue un rôle essentiel dans la pollinisation et la dispersion des graines. Elles se nourrissent en effet de nectar, de fleurs, de pollen et de fruits.

Orange, le WWF et Emmaüs International ensemble pour le recyclage

A partir du 31 mars auront lieu les « Journées du Recyclage » pendant trois jours, dans les 1 200 boutiques d’Orange en France métropolitaine, en partenariat avec le WWF et Emmaüs International, voilà l’information à retenir aujourd’hui sur francematin.info.

Bon à savoir, que vous soyez client Orange ou non, vous pouvez donc vous rendre dans les points de vente de l’opérateur (« boutiques Orange, Mobistore, PhotoServie et Photostation ») et y déposer les téléphones portables, batteries ou chargeurs que vous n’utilisez plus!

L’évènement, qui fête sa deuxième édition cette année, vise à « collecter 100 000 mobiles » et à « atteindre le millionième mobile recyclé depuis 2005 ». L’ambition de l’opérateur est de collecter un million de mobiles par an d’ici 2015.

Notons que sans une attitude « citoyenne » et « responsable » de la part de « salariés volontaires d’Orange » ainsi que de membres du WWF, cette opération ne pourrait avoir lieu. Les deux entités ont d’ailleurs renouvelé leur partenariat pour une durée de 3 ans.

Des « techniciens d’intervention volontaires » proposent même aux « clients » qui le souhaitent, de « collecter les mobiles à domicile ».

La finalité, outre le nécessaire recyclage des portables, consiste à reverser « l’intégralité des bénéfices des Journées du Recyclage » au « Projet Afrique » porté par Emmaüs International à travers les Ateliers du Bocage (ADB) ». Ce projet a permis, depuis mars 2010, « d’ouvrir au Burkina Faso d’abord, et au Bénin ensuite, deux centre de collecte de déchets de mobiles et de créer 10 emplois dans ces deux pays ».

Petit à petit, l’homme devient moins petit…

« Cette année, deux nouveaux ateliers verront le jour, à Madagascar (juin 2011) et au Mali (fin d’année 2011) ».

Pour les chiffres à retenir :

–         « 100 000 mobiles collectés en France permettent d’ouvrir 1 atelier et créer 5 emplois ».

Une initiative à laquelle participer et à relayer !

 

Nouvelle étude de l’OCDE : les ménages se soucient d’avantage de l’environnement

Les Mexicains et les Coréens se soucient davantage de leur environnement que les habitants des Pays-Bas. Nombreux sont les Australiens et les Norvégiens qui pensent que leurs actes peuvent changer les choses.

Ce sont là quelques-unes des conclusions d’un enquête effectuée auprès de 10 000 personnes dans 10 pays – Australie, Canada, Corée, France, Italie, Mexique, Norvège, Pays-Bas, République tchèque et Suède. La nouvelle publication de l’OCDE Politique d’environnement et comportement des ménages fait le tour des politiques susceptibles d’encourager les populations à faire des choix environnementaux rationnels.

« Il nous faut changer de comportement si nous voulons nous orienter vers la voie d’un environnement durable. », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría. « Grande entreprise ou simple particulier, nous devons tous jouer notre rôle. Cette enquête montre que des politiques publiques éclairées aideront les individus à  choisir la bonne voie, la voie de l’écologie. »

Eau : Les ménages sont responsables de 20 % environ de la consommation totale d’eau de la planète – ce qui est moins que l’industrie et que l’agriculture – un pourcentage important néanmoins.

Les Canadiens et les Mexicains consomment à peu près deux fois plus d’eau par personne que les Français ou les Tchèques. L’utilisation d’appareils économes en eau varie également selon les pays, les Australiens étant deux fois plus nombreux que les Coréens à posséder des lave-linge, douches et toilettes sobres en eau.

Énergie : A l’échelle de la planète, les ménages consomment environ 30% de toute l’énergie produite et émettent 20% de la quantité de CO2 rejeté. Or ces chiffres augmentent rapidement avec les achats d’appareils tels que les  téléphones portables, les ordinateurs personnels, et les appareils de petite taille.

Les ménages en Australie, en Norvège et au Canada possèdent en moyenne plus de 11 appareils, tandis que les Coréens, les Mexicains et les Tchèques en comptent moins de 8. Les Mexicains, suivis par les Néerlandais, les Français et les Italiens, sont plus enclins à éteindre les lumières, arrêter les appareils ménagers et baisser le chauffage pour économiser l’énergie. Près de 80% des ménages tchèques et italiens ont adopté des appareils sobres en énergie au cours des 10 dernières années. Ils sont 30% en Corée et 40% en Suède.

Le comptage et la tarification de l’électricité encouragent à économiser, à acheter des appareils consommant moins d’énergie et à les éteindre après usage. Les ménages propriétaires de leur habitation sont enclins à investir pour économiser l’énergie – à mieux isoler leur logement, par exemple. Ce n’est pas le cas des locataires. Encourager les bailleurs à prendre des mesures pour louer des logements plus écologiques serait possible mais pourrait coûter cher.

Déchets et recyclage : Dans de nombreux pays, les ménages produisent 75% des déchets municipaux. Bien que ces déchets soient de mieux en mieux gérés – l’incinération et le recyclage gagnent du terrain – on jette encore trop de déchets.

Lorsque les déchets sont ramassés une fois par semaine, les ménages en produisent près de 20 % de plus que si la collecte a lieu moins souvent. La plupart des ménages en Suède et aux Pays-Bas se débarrassent de leurs déchets dangereux – piles et batteries et médicaments – dans des conditions sûres, ce qui n’est pas le cas d’une majorité d’Australiens, de Mexicains et de Canadiens. En revanche, les Canadiens, les Australiens et les Suédois recyclent deux fois plus de produits que les Tchèques et les Mexicains. Partout, les jeunes produisent 10% de plus de déchets que leurs parents, et les ménages de petite taille ont une production par tête deux fois plus importante que les ménages plus importants.

Faire payer le ramassage des ordures en fonction du volume encourage à produire moins de déchets que la perception d’une redevance fondée sur le poids. Pour le recyclage, le système d’enlèvement porte à porte  est plus efficace, mais aussi plus coûteux, que le système par apport volontaire.

Transports personnels : Les émissions de dioxyde de carbone imputables aux transports devraient doubler d’ici 2050 – les transports personnels y sont pour beaucoup.

Les Coréens préfèrent les transports en commun ; les Tchèques se répartissent également entre ceux qui se déplacent à pied, en voiture et en transports en commun. Plus de la moitié des habitants de tous les autres pays sondés optent pour la voiture. Le deuxième choix des Néerlandais est la bicyclette, tandis que les Canadiens, les Français, les Italiens, les Tchèques, les Suédois et les Norvégiens préfèrent alors marcher. Dans une majorité de pays, les personnes interrogées utiliseraient les transports en commun s’ils étaient plus rapides. Au Mexique, le critère de choix est la sécurité, en France, la commodité et, en Suède, la fiabilité. Les Mexicains et les Italiens sont plus nombreux à dire qu’ils se déplaceraient à bicyclette si les infrastructures le permettaient.

Les solutions proposées doivent être commodes –moyen de transport en commun à moins de 15 minutes de chez soi ou de son travail, infrastructures meilleures pour rouler à bicyclette. Le coût est bien sûr un facteur déterminant. La plupart de ceux qui ne possèdent pas de voiture affirment choisir leur mode de déplacement en fonction du coût et non de l’environnement. Les conducteurs d’automobiles réduiraient de 8 % leurs déplacements si le prix de l’essence augmentait de 20%.