Japon : la solidarité face aux tremblements

Des milliers d’articles sont dédiés aux catastrophes déchirant l’empire du soleil levant depuis le 11 mars. Tous, souvent documentés de photos (ici et ) et de vidéos (exemple) témoignent des tremblements de terre et du tsunami, haut d’une dizaine de mètres. Tous commentent et préviennent des nouvelles répliques, relaient les multiples alertes, rapportent le nombre d’explosions dans plusieurs centrales nucléaires.

Même s’il paraît indécent et impossible de le faire, sont également établis des pronostics sur le nombre des cadavres…on avance le chiffre de 10 000 personnes…  Des millions de Japonais manquent de produits de première nécessité et doivent désormais affronter une pénurie alimentaire, un manque d’eau potable par endroits, assortie de pénuries d’électricité et de gaz. L’économie japonaise tremble, elle aussi. La solidarité doit s’activer!

Des équipes de secours arrivent depuis le week-end dernier, de Corée, des Etats-Unis, de Nouvelle-Zélande. Youphil.com informe que selon l’ONU, « près de 70 équipes internationales de recherche seraient prêtes à aider le Japon s’il le demande ». Le « médias de toutes les solidarités » rapporte également que des stars, comme Lady Gaga et Charlie Sheen, se mobilisent via un appel aux dons sur son blog pour la première ou le versement à La Croix Rouge d’une part des tickets vendus pour son one-man show pour le second.

Lepoint.fr nous informe que Google, que l’on a connu actif lors du séisme survenu à Haïti en 2010, a lancé plusieurs initiatives et plateformes, via son Crisis Response Center : la plateforme fournit des données chiffrées sur la catastrophe, relaie les coordonnées de centres officiels d’information, permet à tout internaute d’effectuer des dons en ligne à La Croix Rouge japonaise.

D’autres encore, de façon symbolique, expriment leur solidarité en remplaçant leur photo de profil Facebook par le drapeau japonais… et les cerisiers japonais fleurissent tranquillement dans les jardins de Paris.

 

 

 

 

 

 

Angola : nouveau membre de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable

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L’Angola a annoncé hier que suite à l’approbation de sa candidature par le conseil d’administration de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA), transmise à l’Allemagne, pays dépositaire, le pays en deviendrait un membre à part entière.

La délégation angolaise auprès du conseil de l’agence, réuni à Abou Dhabi, aux Emirats Arabes Unis, depuis dimanche dernier, est conduite par Joao Baptista Borges, secrétaire d’Etat à l’énergie, Sandra Cristao, secrétaire d’Etat à la coopération internationale et par Kiala Pierre, directeur national des énergies renouvelables.

L’Angola, aujourd’hui « simple membre observateur », deviendra donc un membre effectif, « grâce à la ratification par son gouvernement de la charte de l’agence », selon le centre de documentation et d’information du ministère de l’Energie et Eaux. Ce nouveau statut permettra au pays de « bénéficier d’informations sur les énergies renouvelables » ainsi que « d’assistance technique pour la mise en œuvre de projets dans le domaine des énergies renouvelables ».

C’est avec satisfaction que nous prenons acte des signaux émis par le gouvernement angolais en matière de promotion des énergies nouvelles, alors que l’Angola figure, aux côtés du Nigéria, parmi les plus importants producteurs de pétrole d’Afrique, avec « une capacité de production d’environ 1,8 million à 2 millions de barils par jour ».

L’assemblée générale de l’IRENA se tiendra du 14 au 15 janvier 2012, à Abou Dhabi.

Sources : Afriquinfos.com, Portalangop.co.ao

L’Elysée va se chauffer grâce aux eaux usées

Crédits photographiques: Eric Pouhier

L’Elysée ouvre la voie du chauffage par les eaux usées

Une fois n’est pas coutume L’Elysée va montrer l’exemple en se chauffant grâce aux eaux usées. Selon un communiqué de presse du 1er avril, « à l’heure du Grenelle 2 de l’Environnement fixant des objectifs ambitieux pour la réduction des gaz à effet de serre et encourageant les réseaux de chaleur d’origine renouvelable, les services de la Présidence de la République montrent l’exemple, par le choix d’un système innovant de récupération de chaleur sur les eaux usées, Degrés Bleus ».

Le Palais de l’Elysée est ainsi « le premier bâtiment de l’Etat qui va désormais bénéficier de ce procédé, utilisant une énergie locale et écologique ».

206 tonnes de CO2 non rejetées

Ce dispositif qui doit être mis en place au cours de l’été 2011 devrait permettre de réduire la consommation d’énergie fossile de 63% et éviter l’émission de 206 tonnes de CO2 par an.

C’est GDF Suez qui a été retenu avec son procédé « Degrés Bleus qui utilise la chaleur émanant des eaux usées : eaux des salles de bains, cuisines… à travers des échangeurs thermiques installés dans les collecteurs et des pompes à chaleur qui concentrent les calories ainsi récupérées ».

Ce projet devrait bénéficier « du soutien de l’ADEME, dans le cadre du Fonds chaleur, et de la DRIRE au titre de la Performance Energétique ».

Les avantages et les inconvénients

Un système de récupération de la chaleur des eaux usées présente à la fois  des avantages et des inconvénients. S’agissant des avantages d’un tel système, il s’agit d’une ressource disponible toute l’année, de manière continue, à un faible coût et à proximité du consommateur. En hiver, la chaleur peut être récupérée et en été, le procédé permet de refroidir les bâtiments. Il permet en outre de réaliser d’importantes économies d’énergie.

S’agissant des inconvénients, ce système est plutôt adapté au milieu urbain car il nécessite un débit de canalisation d’environ 151/s. Enfin, l’installation est plus complexe et donc plus coûteuse sur un parc ancien.

Les 22 000 chauves-souris du jardin botanique de Sydney sont menacées d’expulsion

 

crédits photographiques: Toby Hudson

En mai 2011, Le jardin botanique de Sydney va commencer à disperser les 22 000 chauves-souris géantes à tête grise aussi appelées roussettes. Selon le Sydney Morning Herald, « les chauves-souris ont détruits 27 arbres séculaires et plus d’une vingtaine de palmiers dans lesquels elles ont élu domicile il y 20 ans ». 300 arbres seraient encore menacés par ses « renards volants » qui peuvent mesurer jusqu’à un mètre d’envergure.

Plusieurs parcs nationaux ont été identifiés comme potentiels foyers d’accueil mais les experts ne sont pas certains que les chauves-souris s’installent dans un endroit spécifique.

Les chauves-souris seront expulsées à l’aide de décibels

Les déloger risque de ne pas être aussi simple qu’il n’y paraît. Elles auraient pour le moment résisté aux jets d’eau, aux odeurs nauséabondes, aux lumières stroboscopiques. La ville de Sydney a donc décidé de les bombarder de décibels.

A partir de mai, des haut-parleurs diffuseront des bruits industriels à raison de 10 minutes toutes les heures entre midi et 16h. Cette action durera 15 jours et pourra être de nouveau mise en œuvre à chaque fois que cela sera nécessaire jusqu’en 2039.

Les chauves-souris sont essentielles à la biodiversité

L’opération n’aura pas lieu lors des périodes de reproduction dans la mesure où il s’agit d’une espèce menacée qui joue un rôle essentiel dans la pollinisation et la dispersion des graines. Elles se nourrissent en effet de nectar, de fleurs, de pollen et de fruits.

Le manque d’eau va toucher près d’un milliard d’habitants en 2050

crédits photographiques: JJ Harrison

Plus d’un milliard de personnes devront faire face à de graves pénuries d’eau d’ici 2050, et ce particulièrement dans les grandes métropoles mondiales, soit environ un humain sur sept.

En effet, le changement climatique aggrave les effets de l’urbanisation et les villes indiennes seront parmi les plus touchées, selon une étude des Proceedings de la National Academy of Sciences, un groupe privé pour l’environnement situé près de Washington. La pénurie menace l’assainissement de certaines grandes villes mais pose également des risques pour la faune et la flore si en réaction, les villes puisent directement l’eau dans la nature.

Près de 993 millions de citadins vivront avec moins de 100 litres d’eau par jour

L’étude a révélé que si les tendances actuelles à l’urbanisation se poursuivent, en 2050, près de 993 millions de citadins vivront chacun avec moins de 100 litres d’eau par jour, le minimum journalier selon les auteurs.

De plus, 100 millions de personnes supplémentaires connaitront un manque d’eau potable que ce soit pour boire, cuisiner, nettoyer, se laver ou utiliser les toilettes. Pour l’auteur principal, Rob McDonald, ce n’est pas une fatalité mais un défi notamment en termes d’investissement dans les infrastructures ou d’efficience dans l’utilisation de l’eau.

Actuellement, environ 150 millions de personnes sont en-dessous du seuil de 100 litres s’agissant de l’utilisation quotidienne d’eau. Par comparaison, un américain moyen dispose de 376 litres par jour bien que l’utilisation varie considérablement selon les régions selon Rob McDonald.

L’étude recommande une réforme de l’agriculture et une meilleure efficacité énergétique

L’exode rural qui touche l’Inde et la Chine exacerbe ce phénomène. Les grandes villes de l’Inde, du Nigéria et du Bénin seront les plus touchées.

Mais si l’eau est pompée directement dans la nature, il y a un risque pour les écosystèmes notamment pour les espèces endémiques. L’étude recommande une réforme de l’agriculture qui consomme le plus d’eau et une meilleure efficacité puisque près de la moitié de l’eau de certains pays en développement est gaspillée en raison de fuites.

L’ONU œuvre actuellement à la mise en place d’un fonds spécial pour les changements climatiques pour aider les pays en développement les plus touchés, avec un objectif de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020.

L’interaction entre l’eau salée et l’eau douce peut produire de l’énergie renouvelable

 

crédit photographique: ACS / Nano Letters

Le Professeur Yi Cui et son équipe de chercheurs de l’Université Stanford en Californie estiment que les cours d’eau pourraient fournir environ 13 % de la consommation mondiale actuelle d’énergie.

Ils envisagent une énergie renouvelable basée sur le principe de l’entropie où l’énergie est produite lorsque l’eau douce des rivières se disperse dans l’eau de mer chargée de sel. L’équipe a développé un nouveau système entropique qui pourrait conduire à l’utilisation généralisée des énergies renouvelables générées par les rivières.

Une batterie qui capte l’énergie renouvelable créée par le phénomène de l’entropie

Dans la nature, la diffusion de l’eau de rivière en eau de mer salée conduit à une légère élévation de température et cette énergie peut être captée pour produire de l’électricité.  Les chercheurs avaient déjà mis au point une batterie qui capte cette différence pour produire de l’électricité. Cette capture se fait grâce à l’énergie osmotique.

L’eau douce et l’eau salée sont séparées par une membrane, et l’eau salée attire l’eau douce à travers la membrane, entraînant une augmentation de la pression. La pression peut alors être utilisée de différentes façons, par exemple pour faire tourner une turbine.

La batterie est optimisée grâce au processus chimique

L’équipe de Stanford a élaboré un système plus compact. Selon la Royal Society of Chemists, cette batterie extrait de l’énergie à travers des mouvements des ions de sodium et de chlore à l’intérieur et à l’extérieur d’un réseau cristallin de nanotubes.

La batterie se décharge dans l’eau de mer alors que le chlore est absorbé par l’électrode d’argent et que le sodium est absorbé par l’électrode de dioxyde de manganèse. Les ions sont libérés lorsque la batterie se charge en eau douce. Cette méthode extrait de l’énergie à partir de la différence de concentration entre deux solutions en les stockant dans des batteries chimiques.

En raison de la forte concentration d’ions dans l’eau de mer, l’énergie électrique rejetée est supérieure à celle nécessaire à la batterie pour se charger en eau douce. Pour le moment, cette technologie est à 76% efficiente mais Yi Cui a avancé que « si nous rapprochons les deux électrodes plus près, je pense que nous pouvons atteindre 85% ».

Ce qui est sûr c’est qu’environ 70% de la surface de la terre est recouverte d’eau ce qui offre un large potentiel.

La première feuille artificielle « fonctionnelle »

 

 

CC Jurvetson

Lors de la 241e réunion nationale de l’American Chemical Society, les scientifiques ont décrit une cellule solaire de pointe de la taille d’une carte de poker qui imite le processus de photosynthèse que les plantes vertes utilisent pour convertir la lumière du soleil et de l’eau en énergie.

L’objectif est « de faire de chaque maison sa propre centrale électrique »

Selon le chimiste Daniel Nocera du MIT qui a dirigé l’équipe de recherche, « la feuille artificielle apparaît particulièrement prometteuse comme source peu coûteuse d’électricité pour les habitations dans les pays en développement. Notre objectif est de faire de chaque maison sa propre centrale électrique ».

Placé dans un seul gallon d’eau – soit environ 3,78 litres – en plein soleil, le dispositif pourrait produire suffisamment d’électricité pour alimenter une maison dans un pays en développement pour une journée, a déclaré le chimiste Nocera.

Il le fait par la séparation de l’eau en ses deux composantes, l’hydrogène et l’oxygène. Les gaz d’hydrogène et d’oxygène seraient stockés dans une pile à combustible, qui utilise ces deux matériaux pour produire de l’électricité, située sur le dessus de la maison ou à côté d’elle.

La nouveauté réside dans la facilité de mise en œuvre de la « feuille artificielle »

La «feuille artificielle» n’est pas un concept nouveau. Elle a été développée plus d’une décennie auparavant par John Turner, de l’US National Renewable Energy Laboratory. Mais ce dispositif n’était pas fonctionnel pour une large utilisation car il était composé de métaux rares et chers, était très instable et d’une durée de vie d’à peine un jour.

La nouvelle feuille est composée de matériaux peu coûteux qui sont largement disponibles, fonctionne dans des conditions simples et est très stable. Des études en laboratoire ont montré qu’il pourrait fonctionner sans interruption pendant au moins 45 heures sans baisse d’activité. Cette avancée est liée à la découverte de catalyseurs peu coûteux, en nickel et en cobalt, qui sont capables de diviser efficacement l’eau dans ses deux composantes, l’hydrogène et l’oxygène, dans des conditions simples.

À l’heure actuelle, la feuille de Nocera est environ 10 fois plus efficace que la photosynthèse d’une feuille naturelle. Le chimiste pense pouvoir encore accroître son efficacité : «la nature est alimentée par la photosynthèse, et je pense que le monde futur sera alimenté par la photosynthèse ainsi sous la forme de cette feuille artificielle».

La 4ème nuit de l’eau aura lieu le samedi 2 avril

Une sensibilisation au respect de l’eau

La 4ème nuit de l’eau est organisée par la Fédération française de natation et UNICEF France. Parrainée par le nageur Alain Bernard, elle a pour objectif la sensibilisation au respect de l’eau autour de différentes animations dans ou hors de l’eau. 220 piscines devraient participer à cet évènement GD6TSMWN95N7.

 

Une collecte pour améliorer l’accès à l’eau potable des enfants du Togo

Les fonds récoltés seront destinés à améliorer l’accès à l’eau potable des enfants du Togo. L’UNICEF compte sur la participation d’un maximum de piscines françaises et souhaite atteindre les 180 000 € de dons cette année au profit du programme Eau et assainissement au Togo.

Ce programme WASH de l’UNICEF destiné aux écoles a pour but la mise en place d’un point d’accès à l’eau potable, d’une citerne de récupération d’eau de pluie et de modules scolaires relatifs aux bonnes pratiques d’hygiène, de santé et d’assainissement. En effet, en 2010,  seulement 26% des écoles togolaises ont un accès à l’eau et 30% possèdent des latrines.

L’accès à l’eau a un impact sur l’apprentissage scolaire

Selon l’UNICEF, des installations sanitaires inappropriées aux besoins des populations ainsi qu’un faible accès à l’eau impactent directement la fréquentation et l’apprentissage des enfants à l’école et plus spécifiquement chez les filles.

La prévalence des maladies dues à l’utilisation d’eau non potable et au
manque d’hygiène constituent un obstacle supplémentaire à l’apprentissage des écoliers. La collecte 2010 a ainsi permis de financer le programme WASH dans 12 écoles du Togo et 4300 enfants ont pu en bénéficier. GD6TSMWN95N7

Un smartphone qui fonctionne à l’énergie solaire

Un écran transparent qui produit de l’énergie solaire

La société Wysips a perfectionné une couche d’écran transparente et ultrafine pour smartphones qui pourrait continuellement charger sa batterie grâce à l’énergie solaire.

En effet, cet écran qui mesure moins de 100 microns de profondeur capture assez d’énergie solaire pour générer de l’électricité et ce, sans déformer l’image visionnée.

 

Comment ça marche ?

Il fonctionne grâce à l’application de bandes ultrafines de cellules photovoltaïques fixées sur l’écran  et grâce à un réseau lenticulaire à lentilles cylindriques à son sommet.

Selon le président de la société, Joël Gilbert, il est possible de concevoir un écran tactile transparent de smartphone qui peut charger une batterie classique avec environ six heures d’exposition directe à l’extérieur ou sur une plus longue durée dans des conditions d’éclairage intérieur.

Cela est lié à la différence d’intensité d’éclairage et à la différence de rayonnement IR et UV.

Un prototype de smartphone pour l’année prochaine

Un prototype devrait être présenté l’année prochaine et sera assez puissant pour permettre 30 minutes de conversation pour une heure de chargement. Cette technologie devrait aussi permettre de diminuer la fréquence d’une recharge classique.

L’énergie supplémentaire gagnée par le solaire pourrait permettre aux designers de smartphones d’incorporer des batteries plus fines. On s’en rend compte en jetant un coup d’œil à l’intérieur de l’Iphone 4 dominé presque entièrement par les cellules de batterie. Apple a d’ailleurs déjà déposé un brevet d’écran à énergie solaire basé sur une technologie différente dans le but de se démarquer de Google et de sa technologie Androïd.

 

Une technologie avec un large potentiel d’applications

Basé sur un principe d’optique, la technologie Wysips permet de construire des panneaux solaires sur une surface sans changer son apparence. Ainsi, n’importe quelle surface visible peut devenir une source photovoltaïque. Cette technologie peut donc s’intégrer dans des écrans, le verre, des tissus, des voiles ou encore les plastiques.

Des milliers d’Allemands manifestent contre le nucléaire

Lundi 14 mars, plus de 100 000 Allemands ont manifesté contre l’énergie nucléaire. Répartis dans plus de 400 villes, ils ont notamment appelé à la fermeture de certaines centrales, d’après l’AFP.

L’Allemagne, dont une franche partie de la population est hostile à l’atome, s’est très rapidement organisée pour organiser des manifestations d’ampleur. L’opinion publique allemande avait été sensible au changement de stratégie opéré par Angela Merkel qui était revenue sur la sortie programmée de l’Allemagne du nucléaire. Elle avait décidé de prolonger finalement la durée de vie de centrales.  Coïncidence hasardeuse, le 12 mars, avait eu lieu une manifestation « prévue de longue date », rassemblant plusieurs milliers de personnes dans de Bade-Wurtemberg, entre la centrale nucléaire vieillissante de Neckarwestheim et Stuttgart. Les militants demandent sa fermeture.

Une fois n’est pas coutume, il semble que ces manifestations aient eu un impact direct sur le gouvernement allemand : lundi 12 mars, la chancelière Angela Merkel a annoncé un moratoire de 3 mois sur l’allongement de la durée de vie des réacteurs. Ne soyons pas dupes, cette mesure paraît symbolique. La lutte devra se poursuivre. Mais dans le contexte hostile que nous connaissons : crise financière, chômage (des jeunes), baisse du pouvoir d’achat, un peu de symbolisme ne fait pas de mal, au contraire…

 

7 Etats européens pour une réduction de 30% des émissions de gaz-à-effet de serre d’ici 2020

Un appel conjoint, significatif dans la lutte contre le réchauffement climatique, a été lancé aujourd’hui par 7 ministres de l’Environnement européens.

 

 

 

 

 

D’après l’AFP, les ministres grec, britannique, suédois, danois, espagnol, portugais et allemand jugent, dans une lettre ouverte rendue publique par le ministère grec, qu’une « baisse de 30% des émissions de gaz-à-effet de serre d’ici 2020 apparaît plus impérative que jamais ».

Il appellent tous les Etats membres de l’UE à participer à un dialogue urgent suite « à la publication le 8 mars par la Commission européenne de sa feuille de route de réduction de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050, jugé insuffisamment contraignante par les écologistes ».

D’après les ministres, « la feuille de route de la Commission met clairement en avant que l’engagement actuel pour une baisse de 20% » d’ici 2020 est inefficace « pour arriver à l’objectif final pour 2050 » consistant à réduire d’au moins 80% les émissions de GES.

Cette démarche vise à encourager les investissements permettant d’accélérer la croissance verte. Les ministres souhaitent que l’Europe puisse « concurrencer les économies émergentes sur les marchés en développement rapide des biens et des services verts ».

La démarche s’inscrit dans une volonté de se dégager de la dépendance européenne en matière d’énergie. Si l’Union européenne établit « un plan ambitieux », elle protégerait « davantage notre continent des fluctuations des prix du pétrole et réduira sa dépendance » énergétique, notent les ministres.

 

Journée mondiale de l’eau – le 22 mars 2011

L’eau pour les villes : répondre au défi urbain

Cette année, la Journée mondiale de l’eau a pour thème: l’eau et l’urbanisation. En effet, c’est pour la première fois dans l’histoire de l’humanité que la majorité de la population – 3,3 milliards d’êtres humains – vit dans les villes.

L’objectif cette année est donc de mobiliser et d’encourager les gouvernements, les organisations, les communautés et les individus à s’engager activement pour relever le défi de la gestion urbaine de l’eau. Il s’agit d’attirer l’attention internationale sur les impacts de la croissance urbaine rapide, de l’industrialisation et des incertitudes liées au changement climatique, aux conflits et aux catastrophes naturelles, sur les réseaux d’eau urbains.

Les Programmes des Nations Unies pour l’eau (ONU-eau) et pour l’habitat (ONU-habitat) coordonnent cette année les activités de la Journée mondiale de l’eau à l’échelle mondiale.

Plus d’infos : le site officiel de la Journée de l’eau.

 

 

Trois centrales nucléaires japonaises en état d’urgence

Centrale d'Onagawa par la Tohoku Electric Power Company. Crédits photo : KYODO/REUTERS
Centrale d'Onagawa par la Tohoku Electric Power Company. Crédits photo : KYODO/REUTERS

Que peut-on dire à l’heure actuelle de la situation des centrales nucléaires japonaises suite au séisme et au tsunami qui a frappé l’archipel en fin de semaine dernière ? Futur Tchernobyl ou Tricastin ?

  • L’incident à la centrale nucléaire de Fukushima N° 1 a été classé au niveau 4 par l’Autorité de Sureté Nucléaire, ce qui la place au même niveau que l’incident survenu sur le site nucléaire du Tricastin en France en 2009. Entre temps, le bâtiment accueillant un des réacteur a explosé, diffusant un nuage de particules radioactives et les autorités japonaises craignent une fusion du noyau et de nouvelles explosions. Quelques experts estiment qu’un des réacteur est en fusion partielle.
  • La société gérant la centrale d’Onagowa,a décrété le premier niveau de l’état d’urgence dimanche. Il y aurait une hausse de la radioactivité dans cette centrale. Sans plus de précision.
  • Le système de refroidissement du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Tokai a une pompe défectueuse. Mais le système de secours serait en état de marche.
  • En France, ces événements créent la polémique dans le monde politique et associatif.

    • Eric Besson, le ministre de l’Industrie, estimait samedi qu’il s’agissait « d’un accident grave mais pas une catastrophe nucléaire« .
    • Thierry Breton, ancien ministre de l’industrie et amoureux du Japon, estime de son côté samedi, qu’il n’y aura pas d’explosion. Dimanche matin, il avait tord.
    • Corinne Lepage, une autre ancienne ministre, mais de l’Ecologie, déclare que l’on doit tirer des leçons de cette situation : « Cela montre qu’il y a des risques. Et nous avons aussi en France des centrales à risque. Cela relance le débat sur le coût et les avantages du nucléaire. »
    • Sofia Majnoni de Greenpeace France déclare de son côté à l’AFP : « Ca fait un moment qu’on tirait la sonnette d’alarme, et on déplore qu’il faille en arriver là pour que les autorités puissent se poser des questions, et on n’est même pas sûr qu’elles le fassent ». Elle annonce par ailleurs, que les informations qu’elle reçoit de ses homologues japonais plus préoccupantes que celles diffusée par le ministère de l’Environnement.

    Difficile donc de se faire une idée claire sur la situation. Il est très frustrant de recevoir quasiment en temps réel des images de l’autre bout de la Terre tout en ne sachant finalement que peu de choses…