De l’électricité à partir de vieux melons : pas con!

 

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A Moissac, dans le département de Tarn-et-Garonne, l’entreprise Boyer S.A exploite les vieux melons, pour ne par dire les fruits pourris, pour produire de l’électricité, selon un article de maxisciences.com – basé sur des informations de Sciences et Avenirpublié hier, dont nous vous recommandons la lecture ici.

Il s’agirait de la première centrale de ce type dans notre pays, grand producteur de melons. L’entreprise à l’initiative du projet est un acteur majeur de cette production puisqu’elle « conditionne et expédie chaque année 20.000 tonnes de melon depuis Moissac ». Elle bénéficie d’une très bonne santé financière, son chiffre d’affaire annuels s’élevant à « 40 millions d’euros ».

Le projet énergétique est parti du constat suivant : « 1.000 tonnes de fruits abîmés » sont perdus tous les ans. Face à ce gaspillage, alors qu’il est de plus en plus courant que l’on cherche à redonner un second souffle aux biens que nous produisons lorsqu’ils sont ou deviennent inexploitables,  Boyer S.A a décidé de les convertir en électricité.

Ce volume de melons transformé en énergie permettrait d’alimenter « la consommation de 150 foyers » par an. Elle permettrait de chauffer « 80 foyers ». C’est à EDF qu’est vendue l’électricité produite au sein de cette usine de méthanisation, elle-même chauffée par les melons.

Comment ça marche?

L’installation, « fournie par la société belge GreenWatt », est composée d’un « digesteur où les melons sont dégradés par des bactéries ». Un responsable de l’entreprise explique que « l’appareillage permet d’accélérer le processus naturel et de piéger le méthane dégagé naturellement ». Le méthane est alors « acheminé vers un co-générateur qui entraîne la production combinée d’électricité et de chaleur ».

La décomposition du melon est utilisée tout entière puisque même le « digestat » restant est exploité par Boyer S.A pour faire du « compost » à destination des « exploitations bio« .

Financée « à plus de 50% par le conseil général, le conseil régional, l’Etat et l’Europe », cette usine aura coûtée tout de même jusqu’à 1,5 millions d’euros