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Peut-on rénover son isolation avec de la paille ?

La paille est la partie inférieure de certaines graminées tels que le blé, le riz, l’orge, l’avoine ou encore le seigle. Par ignorance, certaines personnes la considèrent comme un déchet dont il faut se débarrasser. Cependant, elle peut être utilisée de plusieurs façons notamment pour rénover des isolants thermiques.

L’isolation en paille est une pratique peu connue du grand public pourtant, ce matériau offre de nombreux avantages. Dans cet article, vous découvrirez les caractéristiques de cet isolant et comment vous pouvez l’utiliser pour rénover votre isolation.

En isolant votre maison avec la paille, vous faites non seulement des économies, mais vous participez également à votre niveau à la lutte contre le réchauffement climatique.

Isoler sa maison avec la paille

La paille est un matériau naturel très intéressant pour isoler la maison. Bien qu’elle ne soit pas très populaire, on peut déjà voir des maisons notamment des fermes dont les murs sont complètement isolés avec de la paille.

Lorsqu’elle est compressée, la paille emprisonne l’air dans les blocs. C’est cet air qui va jouer le rôle d’isolant par la suite. Il est possible de conditionner la paille sous plusieurs formes :

  • En bottes : les bottes de paille sont utilisées dans le cas d’une isolation des murs externes.
  • En vrac : la paille sera mélangée avec du béton afin de réaliser des bétons isolants.
  • En bloc : les blocs de paille sont utilisés pour remplir un mur en ossature et en bois.

L’isolation de la maison à la paille se fait à plusieurs niveaux :

  • Au niveau des murs : dans ce cas-ci, il est conseillé d’isoler les murs avec la paille de l’extérieur. Ceci permet de supprimer certains ponts thermiques et de garantir un meilleur confort thermique dans la maison. Les bottes de terre sont fixées à l’aide d’une colle à terre argileuse et placées dans une ossature en bois.

  • Au niveau des combles : dans ce cas de figure, les bottes de paille utilisées seront disposées au sol des combles de manière bien serrée. Il est important de toujours vérifier que le plancher est prédisposé à supporter le poids des bottes de terre et si vous voulez avoir des combles aménageables, il vous suffit de fermer les bottes à l’aide des planches.

  • Au niveau du toit : pour isoler la toiture d’une maison avec la paille, il faut placer les caissons et les bottes de paille fabriquées en atelier entre les éléments de la charpente. Il est également possible d’associer la paille aux panneaux de fibre de bois pour l’isolation du toit.

Pour renforcer ses performances techniques et sa résistance à l’humidité, la paille est très souvent associée à d’autres matériaux. Il s’agit principalement de :

  • Le chanvre : associée au chanvre, la paille sera utilisée dans l’isolation des combles, des sols. Elle peut également être associée au béton afin de créer des dalles isolantes.

  • La chaux : l’alliance de la paille et de la chaux limite efficacement les échanges thermiques.

  • Le lin : la paille et le lin s’emploient dans l’isolation du plancher, du toit et des murs. Grâce à son pouvoir d’absorption, le lin va permettre d’absorber toute l’humidité présente dans la maison et de garder votre environnement sain.

  • La terre : l’association terre/paille ou plutôt le torchis terre paille est un excellent moyen de faire des économies et d’isoler les murs de la maison.

  • La lavande : cette plante aux multiples vertus est reconnue pour ses propriétés répulsives. Ainsi lorsqu’elle est associée à la paille lors de l’isolation, elle fera fuir tous les nuisibles de votre maison.

  • La paille compressée : ce sont des panneaux isolants qui offrent une excellente isolation thermique et phonique. Le principal avantage est qu’elle peut être posée partout dans la maison, au grenier, au plafond et même sur les murs.

Les avantages d’une telle technique

Les avantages de l’utilisation de la paille dans les travaux d’isolation sont nombreux. Parmi ceux-ci, nous retenons :

Le prix d’achat

Si vous êtes dans une zone rurale, vous pouvez avoir la paille à prix de rien à condition de trouver un bon fournisseur. Et même si vous êtes en ville, la paille vous coûtera quelques euros mais rien comparé au prix de certains matériaux d’isolation.

Des économies à réaliser

Utiliser la paille pour rénover son isolation revient deux à trois fois moins cher que les autres matériaux. De plus, vous pouvez amortir les dépenses liées à l’achat et à l’installation grâce aux aides disponibles. Il s’agit principalement de l’Eco-prêt à taux zéro, le crédit d’impôt isolation, la TVA à taux réduit, la prime énergie et l’ensemble des aides Anah.

La durée de vie

L’isolation en paille est également très appréciée pour sa longévité qui peut aller jusqu’à un siècle. D’ailleurs la plus vieille maison en paille de France dite maison feuillette date de 1920.

Donc…

Si vous avez remarqué que votre habitation présente des déperditions de chaleur, il est temps de penser à rénover votre isolation. La paille peut être une très bonne alternative, car elle offre de nombreux avantages et son efficacité a déjà été testée et approuvée. N’attendez plus pour vous lancer.

Quels émetteurs de chaleur sont les plus écologiques ?

Pour produire de la chaleur dans les périodes de grande fraîcheur, il existe plusieurs moyens parmi lesquels figurent les émetteurs de chaleur. Il en existe une variété mais ils ne sont pas tous écologiques, alors que la lutte contre le réchauffement climatique est de plus en plus prise en considération par les particuliers. Le radiateur à basse température, le convecteur électrique, le plancher chaque et le plafond font partie de la sélection d’émetteur de chaleur qui a été faite pour vous. En effet, le radiateur à basse température, est l’un des émetteurs les plus économiques et donc écologique. Il existe sous plusieurs variétés en terme de matériaux utilisés ou de prix. Le convecteur électrique lui dispose de plusieurs atouts et permet de chaudière l’air grâce à un système de convection. Le plancher et le plafond chauffant ont le même principe de fonctionnement mais sont cependant posés à différents endroits.

Par ailleurs chacun des émetteurs de chaleur bien qu’étant écologique, possède des avantages et insuffisances. Que ce soit en terme de prix ou de performance chacun de ces émetteurs possède des arcs à leurs cordes. Ceci dit ces atouts et insuffisances vous permettront de faire le choix de l’émetteur de chaleur qui correspond non seulement à votre goût et votre budget mais aussi à vos conversations écologiques.

Quels sont les différents types d’émetteur de chaleur écologique ?

Les émetteurs sont nombreux mais nous avons fait une petite sélection pour vous afin de vous faciliter la tâche dans votre choix d’émetteur de chaleur écologique.

D’abord on a le radiateur à basse température qui est non seulement une source de chaleur pour le logement mais aussi un chauffe eau. En effet  le radiateur à basse température permet d’apporter de la chaleur à votre logement, lui donnant ainsi du confort. Il permet aussi de chauffer de l’eau à une température de 40 à 50°C. Le radiateur à basse température consomme 30% d’énergie en moins lorsqu’on au radiateur à haute température. Son prix peut aller jusqu’à 1500€. Il peut être en différents matériaux tels que l’acier , la fonte et l’Aluminium.

Ensuite le convecteur électrique est un émetteur de chaleur qui peut être combiné à une chaudière par exemple. Son mécanisme de fonctionnement est basé sur la filtration de l’air froid rejeté au dehors et la production d’un air plus chaud à l’intérieur. Il existe des formes de convecteur électrique qui sont munis de brasseur, ceux-ci permettent de produire plus rapidement de la chaleur.

Le plancher chauffant est un émetteur de chaleur qui comme son nom l’indique produit de la chaleur à travers le plancher. Il est installé en dessous du plancher pendant la construction ou la rénovation de votre maison.  

Le plafond chauffant est un émetteur de chaleur qui diffuse de la chaleur douce dans tout le logement à travers le plafond. Ce type d’émetteur correspond mieux aux espaces ouverts et aux grands espaces. Vous trouverez plus de détail sur le plancher chauffant et son fonctionnement ici de façon très détaillée.

Quels sont les émetteurs de chaleur les plus écologiques ?

Quels sont les atouts de ces émetteurs de chaleur ?

 Le radiateur à basse température dispose de plusieurs atouts en fonction du matériau qui le compose.

Le radiateur à basse température en acier possède un système qui permet une augmentation rapide de la chaleur. Il est retrouvé sous différents formats. Il ne coûte pas très cher et peut être combiné au radiateur en fonte.

Le radiateur à basse température en fonte possède une grande inertie, résiste très longtemps avec une grande durée de vie. Il offre un bon chauffage et peut être combiné avec le radiateur à basse température en acier.

Le radiateur à basse température en aluminium ne coûte pas cher est léger et facile à manipuler, il produit très rapidement de la chaleur.

Par le convecteur électrique possède une performance optimale lorsqu’il est placé dans une chambre bien isolée. Il transforme l’air humide des pièces en un air sec, vous évitant ainsi les maladies liées à l’humidité des pièces. À cause de sa légèreté, il facilite l’installation.

Le plancher chauffant émet la chaleur de façon homogène dans toute les pièces. Il ne fait pas de bruit pouvant vous mettre mal à l’aise et il vous fait économiser de l’espace car installé dans le sol.

Le plafond chauffant permet d’obtenir de la chambre de la chaleur dans les espaces ouverts et émet une chaleur douce qui offre le meilleur des conforts.

En outre, quelque soit le type d’émetteur de chauffage, vous pouvez bénéficier de la prime éco énergie dans le cadre de vos travaux de rénovation énergétique, et si vous remplacez votre système de chauffage ancien par un chauffage à haute performance énergétique. Cet article revient en détail sur les différentes conditions et critères à respecter pour bénéficier de cette prime.

Les insuffisances de ces émetteurs de chaleur écologique

Le radiateur à basse température possède des inconvénients en fonction du matériau. Celui en acier possède une inertie négligeable et une très petite durée de vie, vous devez donc songer à le changer au bout d’un moment. Celui en fonte est très cher, très difficile à manier à cause de son trop grand poids, et par la même occasion il prend beaucoup d’espace. Celui en aluminium peut rapidement céder à la corrosion, ne peut être combiné avec les deux autres types de radiateur à basse température et il a une petite durée de vie.

Le convecteur électrique assèche très vite l’air et provoque un soulèvement de poussière. La chaleur diffusée est disproportionnée dans les chambres.

Le plancher chauffant est très coûteux et demande une très grande main d’œuvre. Il n’est pas facile de l’installer lors de la rénovation.

Le plafond chauffant exige une maison haute de 3mètres au moins afin de ne pas être trop en contact direct avec le dispositif. Lors d’une panne, il n’est pas très facile d’y avoir accès sans créer des travaux supplémentaires.

Comment réduire la consommation de chauffage au domicile ?

Selon l’Association nationale des consommateurs et des usagers (CLCV), le chauffage représente 47 % de la facture énergétique. Cependant, en considérant quelques conseils, nous pouvons minimiser son coût et tenir les dépenses à distance. Avant d’envisager d’autres mesures pour contribuer à améliorer l’efficacité énergétique, nous devons partir du principe qu’une maison bien isolée peut réduire les dépenses jusqu’à 50 %, non seulement en hiver, mais aussi en été pour la climatisation. Selon l’ADEME, jusqu’à 30 % des besoins en chauffage de la maison sont dus aux pertes dues aux fenêtres. En outre, le chauffage domestique est responsable d’une grande partie des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, et contribue par conséquent au réchauffement climatique. La première étape consiste à organiser une inspection, en particulier si la maison a plus de 20 ans, et à réfléchir à la rénovation correspondante, dont le coût peut être amorti en 5 à 7 ans. La porte d’entrée provoque un courant d’air, et la chaleur s’échappe. On estime que cela peut entraîner une perte de chaleur allant jusqu’à 5 %. Une simple installation d’un coupe-froid peut empêcher cette fuite, et des tapis ou des moquettes peuvent également être installés pour atténuer ce problème.

Comment réduire la conommation de chauffage au domicile ?

Entretien préventif des installations

 Surtout avant sa mise en service. L’objectif est de s’assurer que tout fonctionne correctement et au maximum de ses capacités. Un simple geste consiste à purger les poêles pour éviter que de l’air ne soit emprisonné dans les circuits et à confirmer le réglage des soupapes. Il est également conseillé de nettoyer les radiateurs de la poussière accumulée et de ne les couvrir en aucun cas avec des vêtements ou d’autres objets, car cela réduit l’efficacité thermique et produit un pic de consommation. Si la chaudière est également ancienne, il est conseillé de la faire réviser et même d’envisager l’installation d’une nouvelle, car les nouveaux modèles consomment moins et peuvent être plus rentables à long terme.

Emplacement des radiateurs

Le choix de l’emplacement est essentiel pour garantir une dépense énergétique minimale et un confort maximal. Les placer sous les fenêtres, profiter des courants dans la maison ou même installer des panneaux réfléchissants derrière eux sont autant de facteurs qui contribuent à conserver la température. Ce type de panel peut permettre une économie de 10 à 20%.

Réglage du thermostat

Augmenter la température au-delà de ce qui est conseillé est synonyme d’augmentation de la facture, c’est pourquoi il est conseillé d’installer des thermostats ou des régulateurs qui nous aident à adapter la température et le fonctionnement du chauffage à nos besoins et à nos horaires. Les plus récentes peuvent être programmées ou commandées à partir du téléphone mobile lui-même. La température maximale ne doit pas dépasser 21 degrés, tandis que la nuit, cette température peut être maintenue – dans des climats pas trop rudes – à un minimum de 15 degrés, en réactivant un peu la chaleur avant de se lever. Pour chaque degré supplémentaire, vous pouvez économiser entre 7 et 11 % d’énergie. Mettre le chauffage à plein régime pour que la maison se réchauffe plus vite est non seulement inefficace, mais génère un surcoût inutile. Il est préférable de l’allumer un peu plus tôt et de le chauffer progressivement, sans pics de température.

Choisir le système de chauffage le mieux adapté à votre maison

Selon le type de bien et les possibilités, il est conseillé d’étudier différentes options qui permettent d’ajuster le coût et le rendement en fonction du type de bien. Il est important de choisir le bon chauffage. La pompe à chaleur est celle qui consomme le moins d’énergie, puisqu’elle l’extrait directement de l’air. Il est idéal pour les climats aux températures douces. Les chaudières à condensation offrent un rendement allant jusqu’à 109 % et consomment jusqu’à un tiers de gaz en moins que les autres systèmes. En plus de transmettre la chaleur de manière uniforme depuis le sol, ce qui est plus perceptible pour les personnes présentes dans la pièce, le chauffage au sol est également l’option idéale pour éviter d’installer des éléments sur les murs.

Choisir les poêles et foyers recommandés

Sur le marché, vous trouverez des foyers qui peuvent canaliser la ventilation et la distribution de la chaleur pour chauffer non seulement une pièce mais aussi d’autres pièces. Les modèles les plus avancés sont même écologiquement durables, utilisant des granulés comme combustible.

Vérifier la puissance contractée

L’une des plus grandes erreurs commises par les ménages en France concerne l’énergie contractée, à savoir que chaque KW de puissance supplémentaire peut entraîner un coût supplémentaire de plus de 35 euros/an. La chose habituelle est que dans la plupart des cas, la puissance peut être réduite de 2 Kw. Comparez les tarifs de l’électricité, en étudiant vos horaires et l’utilisation des appareils et la consommation. L’idée est de ne pas surpayer pour votre énergie, votre gaz et votre électricité. Il existe des services gratuits qui permettent de comparer les entreprises entre elles.

Redécorer votre intérieur

Il existe des couleurs chaudes et froides, qui génèrent une sensation plus confortable et plus chaude. Les tons rouges augmentent le rythme cardiaque et la température du corps, vous pouvez choisir des détails décoratifs dans ces tons pour rendre votre corps plus confortable. Mais ce n’est pas la solution la plus efficace !

Des satellites pour surveiller les écosystèmes

Nous le savons, les satellites d’observation tournent autour de la Terre afin de surveiller l’environnement qui nous entoure. Ils permettent d’étudier de nombreux phénomènes naturels tels que l’évolution de la circulation océanique ou encore la profondeur de la calotte glaciaire. Aujourd’hui l’imagerie satellite, combinée à des études de terrain, permettrait de dresser avec précision des cartes de surveillance sur les écosystèmes en danger et l’avancée du réchauffement climatique, comme c’est le cas en Afrique.

Satellites pour surveiller la biodiversité

Protéger la biodiversité

L’Afrique est un terrain privilégié pour surveiller l’écosystème. En effet, de nombreuses espèces sont confrontées aux modifications de l’environnement et la biodiversité y est – dans certains cas – menacée. Le réseau d’observation de la biodiversité des zones protégées africaines, en collaboration avec le Group on Earth Observations (GEO), veut démontrer que les observations de terrains couplées aux techniques de l’imagerie satellite permettent « d’évaluer la valeur des zones sensibles de la biodiversité ».

Ce projet de surveillance de la biodiversité s’applique donc à la faune africaine, c’est-à-dire qu’il permet de suivre plus de 280 espèces de mammifères, 381 familles d’oiseaux et 930 types d’amphibiens sur 741 sites jugés sensibles dans 50 pays africains. Le GEO, qui coordonne le projet, a passé en revue divers facteurs d’analyse que sont : les différentes espèces animales, les conditions économiques et sociales, la variable environnementale, et les a confronté aux données d’observations satellite déjà obtenues. Le groupe explique que « cette superposition d’informations fournit une évaluation complexe des multiples pressions exercées sur la biodiversité ».

Fournir une aide à la décision

Durant cette dernière décennie, le parc de satellites d’observation en orbite s’est considérablement étendu, avec plus de 40 infrastructures tournées vers la Terre. Toutefois, peu de satellites avaient encore étaient employés à une surveillance aussi complexe d’un écosystème. Le GEO explique que l’objectif de cette opération est de fournir un outil d’aide à la décision aux gouvernements, plus particulièrement en Afrique de l’Ouest. Ils peuvent ainsi comparer les résultats, fournis sous forme de graphiques, afin d’ « estimer jusqu’à quel point on peut concéder les sous-sols sans risquer de détruire à jamais la biodiversité ».

La mise en place de ce programme vise donc à sauvegarder les écosystèmes fragiles et souvent menacés, notamment par les exploitations minières et faire prendre conscience de l’importance de la richesse naturelle. Le but est d’attirer l’attention des autorités politiques sur la réalité des dangers encourus à faire disparaître la biodiversité, et de les aider à prendre des décisions économiques respectueuses de l’environnement.

La transition énergétique d’internet et du numérique

Le réchauffement climatique est l’affaire de tous, et même utiliser son ordinateur, tapoter sur son téléphone portable ou surfer sur internet a un impact sur notre environnement. Il ne s’agit pas (pas encore, du moins) de pédaler devant son ordinateur pour faire fonctionner Internet et/ou son ordinateur. Toutefois, il est important de comprendre que tous nos objets connectés sont très énergivores. Pour chaque foyer, la facture d’électricité se rapportant à la navigation sur Internet et l’utilisation des nouvelles technologies de l’informatique et de la communication (NTIC) pourrait faire bondir. Mais ce sont les infrastructures du web, comme les serveurs ou les data centers, qui consomment le plus d’énergie. Selon l’Agence de l’environnement de la maîtrise de l’énergie, la consommation des infrastructures du web en 2030 pourrait atteindre l’équivalent de la consommation énergétique mondiale de 2008. A l’heure de la vie ultra connectée et de la transition énergétique, tous les internautes, plus au moins actifs, doivent être conscients de la quantité d’énergie consommée pour chaque appareil utilisé quotidiennement comme les ordinateurs, les Smartphones ou encore les tablettes.

Transition énergétique d'internet

Quel est l’impact du numérique et d’internet sur l’environnement ?

La responsabilisation des utilisateurs sur la consommation des NTIC et d’Internet est un élément important. Une des motivations avancées pour opérer une évolution dans le bon sens serait de faire comprendre aux utilisateurs que leur facture d’électricité pourrait être réduite de 20% s’ils décidaient de combattre la dictature du rechargement de leurs appareils connectés, tout en régulant leur navigation sur Internet.  Par exemple, en prenant en compte des changements de batterie au stockage de données, un IPhone consomme davantage d’électricité (361 kWh/an) qu’un réfrigérateur (322 kWh/an). L’augmentation du nombre d’utilisateurs à travers le monde est aussi une réelle question. La croissance de la demande en énergie devra suivre afin de garantir un service de bonne qualité. Moins surfer sur le net pourrait nous permettre de préserver l’environnement. Mais Internet s’est imposé dans tous les domaines de notre vie : la consommation, le travail, le loisir et la culture, le social, l’administratif. Un pas de plus dans la préservation de l’environnement serait donc de proposer plus d’hébergements verts aux personnes souhaitant créer un nouveau site web. Souscrire chez un hébergeur vert permet d’ailleurs de réaliser des économies, compte tenu du fait que les installations sont moins gourmandes en énergie. De plus, d’autres infrastructures d’Internet peuvent être améliorées. Prenons-les data centers de la firme Apple, ces derniers sont alimentés à 100% en énergie renouvelable.

Responsabiliser les internautes

En définitive tout utilisateur de NTIC et d’Internet devrait connaître les enjeux énergétiques qui leurs sont liés c’est-à-dire la consommation énergétique et son efficacité. Des gestes simples peuvent être adoptés pour permettre d’économiser de l’énergie, de réduire ses dépenses en matières énergétiques, tout cela ayant pour finalité un peu plus de protection pour l’environnement.

Fleuves pollués : Asie, Europe, Afrique, Amérique latine

La pollution des fleuves dans le monde est aujourd’hui grandissante et alarmante : des poissons sont intoxiqués aux PCB, une substance chimique très toxique, contenue notamment dans les peintures, le plastique, l’encre et des effets néfastes sont à noter pour les animaux en voie de disparition comme les dauphins.

Les raisons de ces pollutions sont multiples. Elle peut être due aux engrais et pesticides issus de l’agriculture, à l’activité industrielle – le mercure et le cyanure, utilisés notamment pour l’extraction de l’or font encourir un grand risque aux fleuves – aux déchets domestiques jetés par les hommes ou aux substances organiques ou chimiques.

Fleuve pollué

En France, on note que la Seine est le fleuve le plus pollué du pays alors que le Rhône de son côté, est « pollué pour des décennies ». Le fleuve du Gange, fleuve sacré en Inde, est également un des plus pollués du monde. Ajoutons à cela le réchauffement climatique qui augmente la régularité des événements météorologiques extrêmes, et l’on se rend compte que la gestion et l’entretien de nos fleuves devient un enjeu de santé et sécurité publique majeur.

Quels sont les fleuves les plus pollués du monde ?

Indonésie : le fleuve le plus pollué au monde

Le fleuve Citarum, situé à l’ouest de l’Ile de Java, en Indonésie, est actuellement le fleuve le plus pollué au monde : « des immenses monticules de déchets et de sacs plastiques jonchent les rives et selon les habitants, une odeur nauséabonde se dégage jour et nuit ». Pas étonnant, quand on sait que « les 1500 usines textiles de la région déversent quotidiennement près de 300 tonnes de déchets ».

Chine : le « fleuve Bleu » devient rouge

En Chine, la pollution des rivières est devenue un véritable fléau. Novethic.fr, « le média expert du développement durable », notait dans un ancien article que « la Chine a soif d’eau potable ».

Le gouvernement dressait déjà un bilan effarant de la situation en 2015 : « 40% des rivières sont gravement polluées et 20% le sont à un niveau tel que leur eau a été jugée trop toxique pour permettre le moindre contact ».

Comme exemple, le fleuve Yangsté, le troisième plus grand fleuve du monde et le plus grand de Chine, autrefois appelé « le fleuve Bleu », virait au rouge. Les autorités avaient alors déclaré ne pas en connaître la cause.

Emily Stanley, professeur à l’université du Wisconsin, avait expliqué que si « les cours d’eau qui étaient devenus rouges très rapidement par le passé l’avaient été parce que des personnes avaient jeté du colorant dedans », ce cas-là ressemblait « à un phénomène de pollution », « à quelque chose d’industriel d’une manière ou d’une autre ».

Aujourd’hui, le fleuve serait dans un état très critique à cause de nombreux produits toxiques qui y sont déversés « menaçant la vie aquatique ainsi que les populations vivant de ses eaux », notamment à cause  du cadmium, métal hautement toxique.

Italie : finis les croisières à Rome

En 2013, pour la première fois depuis 10 ans, les organisateurs de « Bateaux de Rome », l’équivalent des bateaux mouches parisiens, avaient décidé de suspendre leur activité à cause d’une pollution de plus en plus forte du fleuve. Coup de tonnerre pour le tourisme de la capitale italienne, qui reste une destination phare en Europe.

Le tourisme fluvial étant très prisé à Rome, pour la compagnie, il s’agit d’un geste de protestation fort. A cause de la saleté, les balades des touristes seraient devenues à la fois dangereuses et peu attractives.

La situation est impressionnante, le Tibre étant le troisième fleuve italien avec une longueur de plus de 400 km, derrière le Pô et l’Adige.

Selon sciencesetavenir.nouvelobs.com, « les hautes murailles, blanches à l’origine, qui endiguent le fleuve, sont devenues grises. » Les rives et les quais sont parsemés de déchets. A cela s’ajoutent « des ponts envahis de clochards » et les pontons sont arrachés.

Mauro Pica Villa, responsable de la compagnie fluviale à Rome, déclarait à l’AFP que « comme tous les ans, les touristes et les romains s’attendaient à ce que l’on mette les bateaux à l’eau à partir de Pâques. Mais on ne l’a pas fait pour une question de respect envers eux : on a honte de l’état d’abandon du Tibre ».

Pica Villa a expliqué que « la dernière fois que le fleuve pollué avait été nettoyé, c’était en 2008 ». Selon lui, on peut le remarquer notamment à cause des « sacs de plastique et autres ordures visibles chaque fois que le fleuve sort de son lit », ce qui, selon lui, « arrive plusieurs fois par an ».

Il a pointé que « souvent, nous ne savons pas à qui nous adresser car la mairie n’est pas responsable et les institutions qui s’occupent de la navigation maritime au sens propre du terme ont d’autres priorités ». Il dénonce ainsi une loi de 1906 qui qualifie les eaux du Tibre de « maritimes » et non « communales », une raison qui expliquerait entre autres le non-nettoyage du fleuve.

C’est d’autant plus dommageable que la navigation sur les eaux du Tibre était auparavant un réel succès avec une moyenne de 40 000 tickets vendus par an.

Pica Villa a déploré « c’est vraiment dommage ! Le tour que l’on offrait était merveilleux : on racontait l’histoire de Rome à travers celle de ses ponts ».

C’est également dommageable pour l’environnement, quand on sait la multiplication grandissante des fleuves et rivières pollués dans le monde. Cet exemple montre, une nouvelle fois, que les institutions délaissent peu à peu la prise en charge de l’environnement, sous prétexte d’une loi qui date de plus d’un siècle, sans prendre en compte l’état des eaux qui s’est fortement dégradé ces vingt dernières années.

Niger : le fleuve pollué par l’industrie textile

arawanexpress.com, , « l’info en continu sur le Mali & le Monde », média de référence, aviat mis en « Une » avec comme information selon laquelle « la pollution humaine menace le fleuve Niger », notamment en raison de teinturières situées aux alentours, qui déverseraient leurs déchets dans le fleuve. Dans l’article, il était entres autres avancé que « des kilomètres de tissus teints à l’indigo avec des substances chimiques toxiques sont lavés tous les jours dans le fleuve ».

Amérique Latine : la recherche moléculaire et le projet « mercury »

En Amérique latine, la pollution au mercure empoisonne de nombreux fleuves. Ec.europa.eu informe que le projet Mercury, rassemblant des chercheurs argentins, brésiliens, péruviens, britanniques, suédois et espagnols « s’attaquent à ce problème » par la chimie par le biais de molécules.

Nos fleuves, rivières et océans seraient-ils devenus des poubelles ? L’Homme ne sait-il plus gérer ses déchets ? On le sait : l’Homme en est arrivé à saturer l’espace utilisé pour le gestion des déchets et se sert aujourd’hui des eaux comme déchetterie ; pendant ce temps, la nature disparaît de plus en plus et les animaux en voie de disparition paient les conséquences de l’Homme. Face à ces constats, il serait enfin temps pour l’Humanité de prendre conscience des préjudices qu’elle cause à notre planète. Et une comme la notre, il n’y en a pas deux dans notre galaxie !

Si les questions de la gestion des déchets chimiques et de la pollution aux métaux restent complexes, il ne semble pas compliqué d’ouvrir davantage de stations d’épurations pour régler la question des déchets ménagers. Cela ferait autant de déchets domestiques en moins dans les fleuves, à condition que l’Homme lui-même ne jette pas ses déchets n’importe où. L’éducaiton a aussi un grand rôle à jouer dans cette problématique : il faut que les populations soient conscientes des enjeux graves que représentent la pollution fluviale.

Agir pour l’environnement en vivant dans une maison écologique

En matière d’environnement, souvent, la volonté ne manque pas. Pour autant, il n’est pas facile de savoir comment le préserver au quotidien. Quelles solutions existent pour le citoyen lambda ?

De plus en plus de français optent pour des solutions écologiques dans leur maison : installation de petites éoliennes dans le jardin ou de panneaux photovoltaïques sur le toit, systèmes de récupération des eaux de pluies, etc. Mais d’autres sont passés à la vitesse supérieure en habitant une maison entièrement conçue selon des concepts écologiques.

Passons quelques exemples en revue pour s’intéresser aux divers moyens de préserver l’environnement quotidiennement. Cette liste n’a pas pour but d’être exhaustive mais présente quelques exemples intéressants de ce qu’on appelle « maison écologique ».

Pourquoi construire une maison écologique ?

Les constructions écologiques ont le vent en poupe, mais pourquoi cet engouement ? D’abord, celles-ci émettent très peu (voire pas) de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, au moyen d’équipements à base d’énergies renouvelables et d’un agencement travaillé, notamment. Les maisons écologiques sont également constituées de matériaux dont l’extraction, la transformation et l’acheminement ne nécessitent qu’un très faible volume d’énergie.

En étant moins énergivore, une maison écologique est également moins coûteuse sur le long terme pour ses habitants. La facture énergétique est réduite au minimum, procurant un confort supplémentaire non négligeable. Pour se faire, la maison écologique utilise des matériaux particuliers reconnus pour leurs performances thermiques élevées et leur empreinte carbone faible.

Notons que la maison écologique a vocation à devenir l’habitation de demain, et que des règlementations gouvernementales s’actualisent chaque année, durcissant un peu plus les exigences de performances thermiques en matière d’éco-construction.

Quelques exemples de maisons écologiques

La maison indépendante en Bretagne

Maison kit pilotis

Jean Colin et Jean-Paul Gautier, deux amis d’enfance respectivement architecte d’intérieur et skipper se sont mis en tête de braver les idées reçues et de construire une maison écologique ET low-cost. Il est vrai que le reproche le plus souvent adressé aux maisons écologiques, c’est leur prix élevé. Jean Colin et Jean-Paul Gautier ont produit une maison en kit, montable en trois semaines sur presque tous les types de terrain. Son coût : 35 000€ pour 40m², imbattable ! La maison, bâtie sur pilotis, recouvre seulement une petite partie du sol. Elle ne nécessite donc pas de permis de construire et ressemble à une cabane.

Le prototype installé dans le Morbihan permet aux deux amis de démontrer que cette maison est totalement indépendante : pas de raccordement à l’eau ni à l’électricité. La première est gérée par une réserve d’eau d’un mètre cube et la seconde (servant principalement pour l’éclairage) est alimentée par un panneau photovoltaïque. D’autres méthodes écologiques sont utilisées notamment pour isoler la maison ou en eco chauffage. Tout cela a été réalisé par des artisans de la région ! Bien entendu, ces 40m² peuvent vous paraître petits mais pas d’inquiétude, des versions plus grandes sont prévues.

La maison écologique inspirée par les hobbits

Maison hobbit

Pour poursuivre sur les maisons écologiques à moindre coût que pensez-vous de cette maison de hobbit construite en quatre mois pour un budget de 35 000€ seulement ? Murs enduits à la chaux, fondements en bois, réfrigérateur alimenté par le froid des fondations, panneau photovoltaïque pour l’éclairage composent cette maison écologique. Simon Dale a tout construit au Pays de Galle avec la seule aide de son beau-père et un peu d’imagination. Cette maison est, elle aussi, complètement indépendante et très accueillante. L’inspiration de Tolkien, l’auteur des livres dans lesquels apparaissent les hobbits, est frappante.

La maison écologique en paille des trois petits cochons

Maison paille

Une maison entièrement en paille, tant qu’on n’a pas peur du loup, pourquoi pas ? de plus en plus de français expérimentent cet habitat écologique. Que cela signifie concrètement ? Les parois, le sol et le plafond sont isolés avec des bottes de paille. Oui, vous avez bien lu : des bottes de pailles ! Ce matériaux naturel est en effet connu pour ses propriétés naturellement isolantes. Pour le reste, les méthodes sont courantes : chaux pour isoler les murs, laine de bois pour l’acoustique, panneaux photovoltaïques pour l’électricité. En outre, une orientation plein sud doublée d’un poêle à bois assure le chauffage de l’habitation. Toilettes sèches et phyto-épuration des eaux usées règlent la question du besoin d’eau. Il est conseillé de se faire accompagné de professionnels pour réaliser ce genre de projet d’habitation écologique.

Une maison dans les arbres

Maison arbre

En attendant de faire construire votre propre petit foyer écolo, vous pouvez toujours essayer, le temps d’un week-end, dans un nid suspendu, entièrement construit en bois (intérieur comme extérieur et même le mobilier !). Dans cette cabane pour votre week-end : isolement avec de la laine de mouton, éclairage à la bougie, draps en coton biologique, toilettes sèches, pas de voitures à proximité et vue dégagée sur les étoiles. Vous trouverez ce genre de nid douillet un peu partout en France. Une simple recherche Google suffit à en trouver !

Des arbres phosphorescents pour remplacer les lampadaires

Vous pensiez que les plantes fluorescentes n’existaient que sur la planète Pandora, dans le film Avatar de James Cameron ? Eh bien, détrompez-vous : Après les moutons phosphorescents, les arbres phosphorescents… quand la fiction rattrape la réalité !

Plante fluorescente
Le film Avatar, de James Cameron, représentait de beaux spécimens de plantes fluorescentes dans la jungle de Pandora, planète mystérieuse.

Pourtant l’idée n’est pas nouvelle : déjà en décembre 2010, une équipe de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni, avait réussi à mettre au point un procédé permettant de transférer des informations de type bioluminescence – la production et l’émission de lumière par un organisme vivant – à d’autres espèces, en vue de créer ultérieurement des arbres phosphorescents. L’équipe avait alors estimé qu’un arbre biolumineux n’aurait besoin que de 0,02% de l’énergie qu’il absorbe pour produire une lumière suffisante pour éclaire une rue. Le projet avait remporté le premier prix de la compétition IGEM 2010, récompensant les meilleures innovations en génie génétique.

De même, dans les années 1980, un plant de tabac modifié avait été créé dans une université californienne.

Mais cette méthode, s’inspirant de la bioluminescence aquatique, bien que pratiquée depuis longtemps, n’a apporté à ce jour que trop peu de résultats.

Cette possible avancée revient sur le devant de la scène avec l’idée de jeunes scientifiques du laboratoire californien, Glowing Plant Project, de produire des arbres fluorescents capables de nous éclairer la nuit, ce qui permettrait à l’homme d’économiser une grande quantité d’énergie.

Les trois scientifiques, Omri Amirav-Drory, Kyle Taylor et Anthony Evans, sont persuadés que leurs recherches peuvent aboutir et ceci dans un avenir proche.
Ils sont partis du constat selon lequel il existe dans la nature des êtres vivants naturellement phosphorescents, l’idée est alors de les utiliser afin d’illuminer les rues sans que cela ne rejette du dioxyde de carbone, sans consommer d’énormes quantités d’énergie et tout en bénéficiant de l’autonomie des plantes.

Arbre lampadaire plante phosphorescente

Avant la plante phosphorescente, le mouton phosphorescent

Le 24 avril 2012, face au succès des moutons phosphorescents, les chercheurs uruguayens avaient expliqué avoir injecté du gène de méduse dans celui du mouton pour obtenir leur fluorescence. Pour ce qui est de la fluorescence des plantes ou arbres, les chercheurs californiens ont affirmé pouvoir créer des plantes grâce au gène de la luciole.
Ils ont déjà réussi à isoler ce gène et ont réussi à l’insérer dans l’ADN d’un plant de moutarde. Ils espèrent à terme modifier des graines afin qu’elles puissent germer et donner à naissance à des plants phosphorescents.

Pour financer leur projet, ils ont à l’époque fait un appel aux dons sur la plateforme crowdfunding et avaient réussi à collecter près de 400.000 dollars. Les donateurs, ayant contribué à partir de 40 dollars, ont été évidemment les premiers à recevoir une plante phosphorescente et ont pu recevoir des informations sur l’avancée de ces recherches.

Que penser du point de vue écologique ?

Au vu de ces recherches, doit-on se féliciter de l’avancée écologique que cela représenterait si de telles recherches aboutissaient ? Au regard de ces recherches, nous pouvons certes nous montrer plus optimiste des fins révélées par les chercheurs, comparées à celles exprimées par l’Institut de reproduction animale d’Uruguay et l’Institut Pasteur de Montevideo, avec les moutons phosphorescents, lesquels avaient déclaré, suite à leur succès, pouvoir travailler dorénavant avec un autre gène dans le but de soigner postérieurement la maladie du diabète.

Car il est bon de souligner que les énergies fossiles seront tôt ou tard épuisées, alors pourquoi ne pas contourner ce problème en modifiant ce que l’on a à notre disposition, à savoir la nature ?

Néanmoins, il demeure louable de rester sceptique quand il est question de modifier génétiquement la nature car même si les arbres lumineux phosphorescents peuvent être utiles, quel sera l’impact sur l’arbre, l’environnement et les animaux qui y vivent ? Doit-on avoir peur de cette innovation ? Ces OGM seront, certes pas dans nos assiettes, mais tout de même, cela laisse dubitatif.

Il n’est donc pas impossible que l’on voit apparaître dans quelques années les premiers arbres phosphorescents.

Où en est l’idée des plantes phosphorescentes en 2020 ?

Antony Evans, le leader de l’équipe, était convaincu que leur découverte allait révolutionner l’avenir : « Glowing Plants, c’est un symbole du futur, un symbole du développement durable, un symbole pour aider les autres à créer de nouveaux organismes vivants ». Pourtant, en 2020, c’est silence radio : aucunes nouvelles du crowdfunging lancé il y a déjà 7 ans.

Mais ce concept n’est pas mort : en 2020, c’est une jeune entrepreneuse française, Sophie Hombert, qui a relancé le concept en remportant le prix de la Seine-et-Marne Eco-attitude avec ses plantes fluorescente. Affaire à suivre !

Le castor : un véritable défenseur de l’environnement !

C’est pas nouveau, la nature est bien faite, et chaque chose dans ce monde a un rôle bien particulier. Le castor en fait partie : véritable aménageur de rivière, il participe à la préservation d’un écosystème fragile avec un rôle essentiel. Pourtant, comme de nombreuse espèce, il est menacé avec l’homme qui empiète un peu plus chaque jour sur son territoire.

Du XVIIème à la fin du XIXème siècle, le castor a disparu de nombreuses régions de France, du fait de sa destruction directe par l’homme, pour sa chair ou encore sa fourrure. De fait, l’espèce ne subsistait plus que dans la vallée du Rhône. Au début du XXème siècle, la population de castors du Rhône était estimée à quelques dizaines d’individus, uniquement localisés dans la basse vallée. Afin d’éviter son extinction, le castor fut protégé dès 1909 dans les Bouches-du-Rhône, le Gard et le Vaucluse. On peut estimer aujourd’hui que l’ensemble des effectifs devrait être compris en 10 000 et 12 000 individus.

Castors et environnement

Cet étonnant rongeur, à la fois « bûcheron » et « hydraulicien », est un animal qui présente des caractéristiques particulières et inhabituelles d’aménageur de son écosystème. Le castor est par ailleurs de plus en plus considéré comme un auxiliaire efficace de l’homme dans ses opérations de renaturation, de génie écologique et de gestion différenciée des berges.

En effet, en inondant certains terrains, les familles de castors recréent et entretiennent des chapelets de zones humides s’alimentant gravitairement de l’amont vers l’aval. Ces milieux sont propices à l’épuration de l’eau et au développement de la faune et de la flore. Ces barrages, s’ils sont assez nombreux et importants, renforcent également l’alimentation des nappes phréatiques et favorisent une alimentation plus régulière des sources.

En régulant le débit des cours de l’eau, il diminue également et très efficacement les risques de sécheresse en amont de ses barrages. Au Canada, la réintroduction de castor canadensis dans l’Alberta, grâce aux petits barrages qu’il construit et entretient, a permis de faire fortement reculer le risque d’incendie et le stress hydrique des arbres.

Il y a quelques années, un barrage de castors canadensis a d’ailleurs empêché une marée noire dans cette région du Canada. La rupture d’un oléoduc en 2011 avait alors provoqué le déversement de l’équivalent de près de 28 000 barils de pétrole. Cette échappée de combustible a été stoppée en plein course par un barrage fabriqué par des castors. Le pétrole s’est déversé sur une bande d’environ 700 mètres de long sur 30 mètres de large mais a été isolé à environ 300 mètres d’un cours d’eau. « Il est vrai qu’un barrage de castors dans ce secteur a contenu le déversement », avait alors déclaré le ministre albertain de l’Environnement Rob Renner.

Au final, cet accident aura eu un « impact minimal sur la faune sauvage ». La mort d’une dizaine de castors et canards avait toutefois été déplorée. Preuve s’il en est encore besoin de l’importance de préserver cette espèce, comme tant d’autres !

Le lithium : une réponse à l’équation de la transition énergétique ?

Avant le développement et l’utilisation des batteries au lithium, ce précieux métal était inconnu du grand public et encore pratiquement pas exploité. Toutefois, avec la découverte de ses excellentes performances dans le domaine du stockage de l’énergie, le lithium apparaît comme une ressource aujourd’hui indispensable à la production d’appareils électriques, et est devenu essentiel pour tous les concepteurs de téléphones, ordinateurs portables ou voitures électriques. C’est en Amérique Latine, et plus précisément en Bolivie, que l’on trouve les gisements les plus impressionnants de du lithium, devenu l’or blanc du XXIème siècle. Pour autant, le lithium est-il la solution à la transition énergétique ? Ou n’est-il qu’une partie de l’équation, voire, est-ce une solution vraiment écologique ? Décryptage.

Lithium et transition énergétique

Tous les ans se tient le salon de l’auto. Régulièrement, le prix de la meilleure voiture de l’année est attribué à une voiture électrique. Ce prix salue la technologie plus que le succès commercial. Toutefois, dans la période actuelle de réduction des émissions de C02 et du prix du baril de pétrole qui ne cesse de grimper, ces véhicules « écologiques » pourraient se présenter comme des solutions économiquement et écologiquement viables. Pourtant, l’un des principaux défis technologiques que doit relever ce type de véhicule électrique afin de détrôner la voiture au moteur thermique traditionnelle reste encore et toujours le stockage de l’énergie. En 2020, cette limite technique n’a toujours pas trouvé de solution miracle et facilement exploitable à une échelle industrielle. Les autonomies de batteries au lithium ne sont toujours pas satisfaisantes, sans parler de la question du recyclage qui pose encore de réelles questions.

Les batteries au lithium ont en premier lieu été utilisées dans les téléphones et ordinateurs portables. Elle a rapidement été ensuite utilisée dans l’automobile afin de remplacer le réservoir d’essence par cet autre stockage chimique d’énergie via le lithium. L’intérêt croissant pour ce métal se constate avec l’évolution du prix du lithium, qui est passé d’environ 310 €/tonne en 2003 et jusqu’à 20 000 euros en 2018 ! En même temps, la consommation de lithium entre 2009 et 2020 a triplé.

Le lithium est un métal relativement rare et surtout présent dans l’eau de mer. Il ne se trouve pas à l’état naturel, mais plus souvent sous la forme de chlorure de lithium (LiCl). On parle de rareté car malgré cette relative abondance, les gisements exploitables à sans dépenser des fortunes dans son exploitations sont très inégalement répartis sur la planète. Le plus grand gisement mondial en termes de volume est le salar de Uyuni en Bolivie, qui n’est ni plus ni moins que le plus grand désert salé du monde, et contient un tiers de la ressource. Le salar d’Atacama, au Chili, est le second gisement en termes de quantité mais représente presque 40 % de la production. En effet, la Bolivie n’a autorisé l’exploitation du lithium qu’en mars 2008. Vous comprenez donc très rapidement que la majorité du lithium terrestre se trouve en Amérique Latine.

Et l’impact sur l’environnement alors ? Ici non plus, le bilan n’est pas glorieux. L’extraction du lithium n’est pas sans conséquence pour l’écologie. Le procédé est lourd : il faut pomper la saumure présente dans le sous-sol de ces lacs salés. La saumure est ensuite concentrée par évaporation, purifiée puis traitée pour obtenir le carbonate de lithium (Li2CO3) pur à 99 %. Enfin, la dernière étape qui va permettre d’obtenir le métal lithium est la calcination du carbonate.

La mise en place de l’extraction du lithium implique l’utilisation de carburant pour extraire la saumure, puis la mise à disposition de grands espaces pour l’évaporation qui est effectuée dans des salins. En outre, la calcination du carbonate de lithium libère d’importantes quantié de gaz à effet de serre. Et groupe de travail Ecoinfo évoque d’autres points négatifs : le pompage massif de la saumure peut avoir des conséquences importantes pour l’ensemble du bassin hydrographique, et dans le pire des scénario, il peut provoquer l’effondrement de la surface salée. Enfin, les paysages sont fortement affectés par l’exploitation industrielle du lithium, alors que le tourisme vert se développe dans ces régions qui succitent généralement la curiosité naturelle des lacs salés.

Plus de 100 ans après la découverte du pétrole, nous sommes toujours dépendant à celui-ci alors même que nous savons pourtant que son utilisation toujours plus massive menace notre environnement. Le nom donné aujourd’hui au lithium, « l’or blanc », doit-il nous rappeler uniquement le développement et la croissance que le pétrole a permis, ou fait-il également penser aux effets pervers sur le long terme liés à une augmentation exponentielle de son exploitation ?