WWF : 50 ans de présence à Madagascar et Earth Hour le 23 mars

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1963-2013 : Cinquante ans que le WWF assure sa mission de conservatoire de la biodiversité et de l’environnement à Madagascar et dans l’Océan Indien Occidental. Par ailleurs, le samedi 23 mars 2013 de 20h30 à 21h30 se déroulera la 6e édition d’Earth Hour : une heure pour manifester contre le réchauffement climatique.

Vous connaissez évidemment…

Le World Wildlife Fund for Nature ou encore Le fonds mondial pour la nature est une ONG de protection de la nature et de l’environnement. Créée en 1961, elle fait partie des premières organisations indépendantes de protection de l’environnement au monde. Ceci s’explique notamment par le nombre considérable de ses membres. Aujourd’hui, en France, 180 000 donateurs soutiennent les activités de WWF. Dans le monde, l’ONG est présente dans plus de 100 pays et dénombre pas moins de 5 millions de membres. On note également 12 000 programmes de protection de la biodiversité dans le monde fournit par l’ONG. Son importance s’explique aussi par ses engagements financiers conséquents attribués à des études scientifiques de diagnostic et les réalisations d’opérations de protection de la nature.

1963-2013

Cela fait déjà cinquante ans que le WWF assure sa mission de conservatoire de la biodiversité et de l’environnement à Madagascar et dans l’Océan Indien Occidental. Les premiers projets de l’ONG concernaient des recherches scientifiques et la protection des espèces comme ce fut le cas avec la protection des ayes-ayes, animaux primates de Madagascar. Actuellement l’organisation participe activement à la promotion d’aires protégées. Dans un communiqué du 5 mars 2013, l’organisation se félicite d’un tel évènement et on ne peut que le saluer!

Les campagnes de sensibilisation du public

WWF a souvent fait parler d’elle lors de campagnes incitatives fortes contre la déforestation, le tourisme qui multiplie la vente d’objets fabriqués en matière animale, pour la protection des espèces d’animaux en voie de disparition ou encore pour appeler à se mobiliser ensemble pour la protection de la planète. Ces campagnes soutiennent ainsi l’utilisation des énergies renouvelables, la volonté de supprimer les énergies fossiles mais aussi la diminution collective de la pollution et du gaspillage.

Ce sont de très bonnes campagnes qui devraient réussir à toucher le public visé et éveiller les consciences bien passives et endormies de certains!

Petit éventail de photos marquantes :

« Don’t buy exotic animal souvenirs »

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« Le jour où je me protègerai tout seul, WWF disparaîtra »

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«Don’t save or Save»

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« We are all together »

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« Horryfing / More horryfing »

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Ne trouvez-vous pas ces campagnes d’affichage efficaces ?

Les actions de l’ONG dans le monde

L’association, basée en Suisse travaille sur des actions diverses notamment sur la surveillance de l’application de la réglementation nationale et internationale ; l’étude scientifique pour le diagnostic ou les propositions comme nous l’avions déjà mentionnée ; la restauration d’espaces naturels dégradés ou encore la formation, éducation, sensibilisation de tout public de tout âge à l’environnement.

Evènement le samedi 23 mars 2013 de 20h30 à 21h30

Le 23 mars se déroulera la 6ème édition d’Earth Hour, une manifestation annuelle à l’initiative de WWF et du Sydney Morning Herald, le grand quotidien australien. Cette manifestation consiste à éteindre ses lumières et débrancher tous les appareils électriques non essentiels durant une heure afin de faire des économies d’énergie et par conséquent permettre la réduction des émissions de CO2 et lutter contre le réchauffement climatique. Selon actualites-news-environnement.com, c’est « LA manifestation mondiale en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique ».

L’initiative lancée en 2007 fait participer pas moins de 1200 monuments prestigieux tels que la Tour Eiffel, l’Empire State Building, les pyramides de Gizeh, le Colisée de Rome, le Christ rédempteur à Rio, l’acropole d’Athènes, la tour Burj Khalifa à Dubaï ou encore la Cité interdite.

En pleine période de débat sur la transition énergétique lancé par la ministre Delphine Batho et le gouvernement français, cet évènement nous permettra de jouer notre rôle de citoyen responsable de l’environnement. Nous vous invitons donc à participer à cet évènement, tout en ne manquant pas de vous inciter à vous pencher davantage sur le débat en cours. N’hésitez pas à aller voir les propositions lancées depuis l’automne dernier par les ONG et associations pour une « véritable transition énergétique » en France mais aussi les actions diverses lancées dans les régions et collectivités. Car la transition énergétique passe aussi par vous, par nous, par tous les citoyens. Le débat a montré que peu nombreuses sont les personnes au courant du débat en cours, c’est fort dommage car c’est l’occasion de nous mobiliser mais aussi de nous informer. Le débat qui a débuté en automne dernier devrait aboutir à une proposition de loi avant la fin de l’année. On a donc encore le temps de se renseigner et espérons enfin que le débat aboutisse à une réelle loi qui protégera non seulement notre portefeuille avec l’efficacité énergétique et les économies d’énergie, mais aussi notre planète et l’environnement.

France – Brésil : le WWF appelle à lutter contre l’impact de l’exploitation aurifère illégale

Exploitation aurifère – Amazonie péruvienne

Il y a presque un an jour pour jour, nous écrivions sur le retard de la France en matière de traçabilité de l’or. Aujourd’hui, il nous semble « naturel » de relayer l’appel du WWF au Brésil et à la France pour lutter contre l’impact de l’exploitation aurifère illégale.

Contours géographiques de la problématique

L’association WWF, que l’on ne présente plus, établit un clair état des lieux du problème. Selon elle, « en relation directe avec la hausse du cours de l’or, territoires autochtones et forêts tropicales font face à de nouvelles ruées. Dans le bassin amazonien, 37% des parcs nationaux ont à gérer des problématiques minières. Sept pays amazoniens sont touchés, mais la situation est particulièrement préoccupante dans certains secteurs du Pérou amazonien (région de Madre de Dios) et sur le Plateau des Guyanes (Guyana, Surinam, Guyane française) ».

Origines techniques du problème

Le WWF informe que « les techniques d’exploitation aurifère non encadrées conduisent à l’envasement des rivières et à l’augmentation de la turbidité, à la destruction des sols et à la déforestation. Le mercure utilisé pour amalgamer l’or représente un tiers de la pollution mercurielle mondiale, provoquant des atteintes graves à la santé et à l’environnement ». D’après l’association, « en Amazonie, les rejets de mercure liés à l’exploitation aurifère illégale dépassent les 100 tonnes par an » !

WWF Guianas : un acteur incontournable

Selon la section guyannaise du WWF, WWF Guianas, qui a réalisé une étude sur le sujet, « dans le Nord-est de l’Amazonie, la déforestation due à l’exploitation aurifère représente plus de 65000 hectares. En 2008, 26 km de cours d’eau étaient perturbés par l’exploitation aurifère non régulée dans cette même région ».

En Guyane française, depuis le début de l’année, le Parc Amazonien estime que plus de 900 km de rivières ont été perturbées par l’exploitation illégale de l’or.

Passer à la vitesse supérieure

Alors que la présidente Dilma Roussel, vient vendre le Brésil à Paris, selon rfi.fr, le WWF saisit cette « opportunité unique pour le Brésil et la France d’aborder conjointement les enjeux sociaux relatifs à ce fléau et de restaurer l’intégrité des aires protégées ».

L’association rappelle que les deux pays s’étaient impliqués, dans les années 2000, dans la protection de la biodiversité amazonienne et des terres indigènes grâce à la création du Parc National des Monts Tumucumaque au Brésil et du Parc Amazonien en Guyane française, créant un massif forestier protégé continu de plus de 6 millions d’hectares.

Toutefois, ces aires protégées avaient été victimes de certains dommages, à la suite desquels le Brésil et la France avaient signé en décembre 2008 un accord bilatéral de coopération transfrontalière de lutte contre l’exploitation aurifère illégale.

Mais 4 ans plus tard, cet accord n’est toujours pas entré en vigueur, car seul le Parlement français l’a ratifié. Au Brésil, cette ratification est toujours ralentie, empêchant chaque Pays de bénéficier de l’appui de l’autre. En parallèle, sur le terrain, la situation des populations locales continue de se détériorer, et les derniers chiffres publiés en décembre 2011 montrent que 30% des Wayanas du Haut-Maroni présentent un taux d’imprégnation au mercure supérieur à la norme OMS.

Le WWF soutient donc « l’Appel pour l’Amazonie » qu’il a conjointement lancé avec la COICA : Coordination des Organisations Indigènes du Bassin Amazonien au cours du sommet de la Terre « Rio + 20 ». Via cet appel, les associations exhortent les pays amazoniens à stopper l’exploitation aurifère illégale dans les zones protégées et à combattre les problèmes socioéconomiques qui y sont liés.

Le WWF demande, dans ce cadre, « la ratification urgente et l’entrée en vigueur de l’accord de coopération bilatéral France-Brésil, en vue d’y préserver les aires protégées transfrontalières et les communautés locales ».

Source : WWF.fr

Russie : des tigres mieux protégés

couple de tigres de Sibérie

En Russie, les tigres seront désormais mieux protégés. Le commerce, le transport et la possession de ces espèces menacées seront dorénavant considérés comme des crimes, d’après une nouvelle législation proposée par le Kremlin, suite à des discussions avec l’ONG WWF.

La chasse au tigre en ligne de mire

La chasse au tigre est considérée par de nombreuses personnes comme le plus grand facteur de déclin de la population tigre au cours du siècle. Le monde a en effet perdu 97% de ses tigres sauvages, comprenant notamment 4 sous-espèces entières. Ces sous-espèces ont été complètement exterminées. D’après des estimations, il ne resterait que 3200 animaux à l’état sauvage à l’heure qu’il est. Ces individus, en liberté, seraient menacés.

Quel rôle pour la Russie ?

Jusqu’à maintenant, malheureusement, la Russie, où vivent bon nombre de ces tigres toujours en liberté, ne criminalisait que l’acte de tuer un tigre. Un certain nombre de braconniers, qui jusque-là avaient été arrêtés en possession d’animaux, entiers ou en morceaux, avaient échappé à toute punition clamant qu’ils avaient trouvé l’animal déjà mort.

La nouvelle législation russe apparaît donc primordiale pour que cesse l’impunité des attaques faites aux tigres. Comme en atteste Igor Chestin, responsable de WWF en Russie, et particulièrement investi dans les négociations avec le gouvernement à ce sujet, « cette nouvelle évolution représente un pas important vers la protection des tigres et d’autres espèces menacées par le commerce et le braconnage ».

Fait notable, la Russie a donné son accord pour le ministre des ressources naturelles et de l’environnement russe prépare le projet de loi en étroite collaboration avec l’ONG.

WWF partenaire de TRAFFIC

Les deux ONG, WWF et TRAFFIC, mènent en ce moment une campagne visant à améliorer la protection des tigres ainsi que d’autres espèces en danger telles que les rhinocéros et les éléphants. Ces animaux sont particulièrement convoités par les consommateurs asiatiques qui raffoleraient de l’ivoire, des cornes de rhino et du tigre. Les associations attendent donc des pouvoirs publics des pays concernés qu’ils combattent le commerce illégal et régule la demande.

Source : WWF.panda.org

Accès à l’énergie : l’ONU et l’UE s’engagent

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Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU, a appelé l’UE à faire preuve de leadership politique pour développer l’accès à l’énergie dans les pays en voie de développement. Un objectif : parvenir à l’accès universel à l’énergie d’ici 2030.

Où sont prises les décisions ?

C’est à Bruxelles, dans le cadre d’une réunion avec les ministres européens du développement et des représentants de groupes privés du secteur énergétique que Ban Ki-Moon a rappelé le souhait de l’ONU de « doubler la part des énergies renouvelables et doubler le taux d’amélioration de l’efficacité énergétique dans le monde d’ici 2030 ».

Pour ce faire, il appelle l’UE, « premier donateur mondial en matière d’aide au développement », et plus précisément, ses dirigeants, à faire preuve de « leadership politique ».

M. Barroso, président de la Commission européenne, a donc fait part de l’objectif européen de « contribuer à offrir d’ici 2030 un accès à l’énergie à 500 millions de personnes supplémentaires dans les pays en voie de développement ». Concrètement, les instances européennes ont débloqué « 50 millions d’euros sur deux ans pour aider les pays qui le souhaitent à bénéficier d’expertise sur le terrain ».

M. Barroso aurait affirmé que « cette promesse démontre notre propre engagement et notre espoir que d’autres se joindront à nous pour faire en sorte que d’ici 2030, l’accès à l’énergie ne soit plus un privilège mais un droit pour tous ».

Le droit à l’énergie : c’est bien de cela dont il est question.

Rappelons donc qu’en juin prochain, se tiendra au Brésil, la conférence de l’ONU sur le développement durable RIO+20 (parce que 20 ans déjà se sont écoulés depuis le premier sommet de la Terre, à Rio). Un plan d’action pour le développement durable de la planète doit y être élaboré.

Les institutions s’activent donc, au niveau international et au niveau européen. Comme le note l’AFP, « d’ici là, l’UE et ses Etats vont chercher à mobiliser des aides supplémentaires à  hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros pour soutenir les investissements dans le secteur de l’énergie durable dans les pays en développement ».

On apprend qu’une part de cet argent sera versée par la Banque européennes d’investissement (BEI), l’autre proviendra « d’autres banques » et du secteur privé.

A ceux qui objecteraient une solidarité trop accrue de l’UE vis-à-vis de l’extérieur quand la situation économique intérieure est désastreuse, Ban Ki-Moon répond que l’aide pour l’accès à énergie ne relève pas d’une « question de charité », mais qu’il s’agit bien de « repenser les solutions énergétiques conventionnelles, dans le contexte d’un réchauffement climatique global ».

RAPPEL :

–       1 personne sur 5 n’a pas accès à l’électricité

–      Plus de 40% des habitants de la planète font la cuisine et chauffent leur logement avec des foyers ouverts ou des fourneaux fonctionnant au charbon ou avec des biomasses. De belles alternatives existent, heureusement.

WWF aurait fait part de l’accueil favorable par les ONG de ces objectifs, même s’ils sont jugés assez peu ambitieux, notamment pour ne pas dépasser un réchauffement de plus de 2C°.

Blandine Bouniol, de la confédération d’ONG européennes Concord, pointe une autre limite dans cette stratégie, estimant contradictoire d’aider les pays en développement dans leur accès à l’énergie quand l’UE exploite ces pays pour répondre à ses besoins en biocarburants.

N’oublions pas que l’UE doit faire face à sa propre précarité énergétique : de plus en plus de foyers en France, par exemple, rencontrent des difficultés à payer leur facture d’énergie, une énergie de plus en plus chère.

Sources : Romandie.com

Les artisans pêcheurs s’associent aux ONG

Les artisans pêcheurs lancent un appel à Greenpeace et WWF, afin de faire entendre leurs voix dans le cadre de la renégociation de la PCP (Politique commune de pêche).

Les pêcheurs artisans de France et des régions d’Outre-mer ont lancé un appel pour créer une plateforme nationale, à l’instar du Danemark ou de l’Espagne. Si l’alliance avec les ONG peut sembler inattendue, Hélène Bourges, chargée de la campagne Océans à Greenpeace, explique que « les ONG et les petits pêcheurs sont d’accord sur ce que peut être une pêche durable ».

De même, les pêcheurs artisanaux soulignent qu’ils pratiquent depuis toujours une pêche responsable et durable contrairement aux grands chalutiers accusés de détruire les ressources halieutiques. « Il faut sortir du cliché amis des poissons contre les amis des pêcheurs », indique Elise Pêtre, chargée du programme pêche durable au WWF, ajoutant que la position des ONG n’est pas de se battre pour  « un océan sur lequel on aurait interdit toute activité ».

Absents de toutes les instances décisionnaires 

En pleine négociation à Bruxelles de la réforme de la Politique commune de pêche (PCP), Anne-Marie Vergez, patron pêcheur à Saint-Jean-de-Luz, au Pays basque, déclare : « nous voulons faire entendre la voix des petits métiers de la pêche parce que nous sommes absents de toutes les instances décisionnaires ». Cette dernière a présenté, avec ses collègues de l’Association des ligneurs de la Pointe de Bretagne et du Syndicat des petits métiers du Languedoc-Roussillon,  une déclaration commune de ces petits métiers « attachés à la protection de l’environnement marin, condition nécessaire à la continuité de notre activité ».

En Bretagne, les pêcheurs artisanaux se sont eux-mêmes imposés un arrêt biologique d’un mois de la pêche au bar, de même en Méditerranée où la pêche à l’anguille est suspendue volontairement pendant les trois mois d’été, alors que les décideurs à Paris et Bruxelles « attendent qu’un stock s’épuise pour prendre des décisions », explique Frédéric Reste, président du Syndicat des petits métiers du Languedoc Roussillon.

Crédit photo: Claude Robillard

 

Singapour : plus de requin dans les supermarchés

La plus grande chaîne de supermarchés de Singapour, NTUC Fairprice, a annoncé aujourd’hui son intention de retirer de ses rayons les produits à base d’ailerons de requin dont raffolent les Asiatiques mais qui, selon les défenseurs des animaux, menacent grandement l’espèce. En effet, chaque année, des centaines d’espèces de requins sont pêchées  dans le monde afin d’approvisionner les pays asiatiques en ailerons et nageoires. Selon la WWF, en 2010, plus de 180 espèces de requins étaient menacées, contre 15 en 1996.

« Il s’agira du dernier Nouvel An chinois durant lequel les clients pourront acheter des produits à base d’ailerons de requin dans nos magasins », a déclaré Seah Kian Peng, directeur général de FairPrice, en référence au Nouvel An lunaire qui aura lieu le 23 janvier. La vente des ailerons de requins cessera officiellement dans la chaîne de supermarchés à la fin du mois de mars.

Cette décision fait suite à des centaines de plaintes reçues après la diffusion d’un message publicitaire à l’occasion du Nouvel An chinois. Cette publicité appelait les plongeurs sous-marins, grands défenseurs des requins, à « aller se faire voir ».  Une campagne a par la suite été orchestrée en vue de boycotter la chaîne.

 

Source : AFP

WWF : une baleine sur la Tamise

La semaine dernière, les habitants de la capitale anglaise on pu assister à un spectacle des plus insolites en observant une baleine de 11 mètres descendre la Tamise. Cet événement, à l’initiative du WWF avait pour but de faire prendre conscience de la situation critique dans laquelle se trouve la baleine grise occidentale, une des espèces de cétacés les plus menacées de la planète.

Avec à peine 130 individus dont seulement 26 femelles en âge de procréer, la baleine grise occidentale fait partie des nombreuses espèces en voie d’extinction. Cette fragile population doit faire face à une nouvelle menace, le projet d’exploitation de pétrole et de gaz Sakhaline 2, qui dispose déjà de deux plateformes de forage au large de l’île de Sakhaline, en Russie Orientale. Sakhaline Energy, l’entreprise à l’initiative de ce projet, a d’ores et déjà l’intention d’en implanter une troisième, qui ne faisait en aucun cas partie de l’étude d’impact environnementale réalisée préalablement à la réalisation des plateformes initiales.

Le problème est que la baleine grise occidentale vient se nourrir dans les eaux au large de l’île Sakhaline durant les mois d’été et d’automne. Elle est le seul mammifère marin à se nourrir des petits invertébrés qu’elle dérange en agitant les fonds marins et en les filtrant à travers ses fanons. Les eaux peu profondes dans les abords de l’île sont le seul endroit où les mères peuvent apprendre à leurs petits la technique nécessaire pour trouver leur nourriture. Si ce projet aboutit, il y aura un risque de pollution sonore, de marée noire, de pollution chimique et de collision entre une baleine et un navire.

Le WWF appelle les bailleurs de fond européens de ce projet – BNP Paribas, Crédit Suisse et Standard Chartered – à s’opposer à cette nouvelle construction et à demander à ce que le projet soit limité au deux plateformes déjà existantes. « La baleine grise occidentale est au bord de l’extinction. L’édification d’une troisième plateforme ouvre dangereusement la voie à de nouveaux projets d’exploitation de gaz et de pétrole dans cette région. Le WWF demande aux banques de prendre des mesures et de s’opposer à cette initiative avant qu’il ne soit trop tard pour les baleines en sursit », a déclaré Colin Butfield, chef de campagne au sein de l’ONG.

Du 12 au 14 février 2012, un groupe de 11 experts indépendants, le Western Gray Whale Advisory Panel (WGWAP), dont la tâche essentielle est de trouver des solutions pour limiter l’impact des opérations de forage sur les baleines, se réunira avec les bailleurs de fonds et Sakhalin Energy.

La semaine dernière, sur la rive sud de la Tamise, les londoniens ont pu voir passer une baleine de 11 mètres. Dans le même temps, des exemplaires du « Daily Whale », un journal édité par le WWF, étaient distribués dans les stations de métro. Au travers de cette campagne, le WWF invite le public à encourager les banques à refuser l’implantation de cette nouvelle plateforme en signant la pétition en ligne sur le site dédié, www.thelast130.org .

 

Source : WWF

Afrique : moins 40% de biodiversité en 40 ans

Selon le rapport 2012 sur l’empreinte écologique de l’Afrique publié, le 1er juin, à Arusha, en Tanzanie, révèle que la biodiversité a chuté de 40% en Afrique, en 40 ans. Ce document a été produit par la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds mondial pour la nature, plus connu sous le sigle WWF.

Le rapport, qui propose des recommandations en matière d’empreinte écologique de l’Afrique, suggère que « les infrastructures vertes pour la sécurité écologique du continent pourraient avoir des impacts sociaux et économiques majeurs si elles sont prises en charge par les décideurs et les investisseurs ».

Jim Leape, directeur général de WWF, affirme que « notre infrastructure écologique » à savoir, « les écosystèmes terrestres, d’eau douce et marins », est « aussi capitale pour le développement humain que les infrastructures industrielles et sociales telles que les routes, les écoles, les hôpitaux et l’approvisionnement en énergie ».

L’ONG fait pression pour permettre d’urgence « un accès adéquat et équitable à l’eau, aux combustibles et à la nourriture dans les décennies à venir ». Jim Leape « exhorte » donc « les décideurs à agir en conséquence ».

WWF présente ses propositions pour une Afrique durable

Avec ce clip, l’association montre comment l’Afrique peut mobiliser des solutions qui protègent la nature, soutiennent les communautés locales et fait avancer l’économie.

Le rapport sur l’empreinte écologique de l’Afrique met l’accent sur le « maintien du capital naturel de l’Afrique, comme fondement du développement durable et inclusif ». Il est « destiné à alimenter la réflexion sur un développement plus écologique en Afrique et à rallier l’action des décideurs et des investisseurs ». Cela n’est pas un hasard s’il a été publié le 1er juin. Ce rapport est à lire au regard des discussions préparatoires de Rio+20 qui aura lieu au Brésil du 20 au 22 juin. Espérons que des décisions fermes soient prises en faveur du développement durable, au sens large !

Pour la BAD, il en va de la sécurité de l’environnement, mais aussi du bien être humain et d’un accroissement de la compétitivité pour l’Afrique.

Pour télécharger le rapport, c’est ici
Source : News.abidjan.net

Huit associations interpellent Hollande et Sarkozy

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Huit associations environnementale, à savoir les Amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Greenpeace, Humanité et Biodiversité, la Ligue pour la protection des oiseaux, le Réseau Action Climat France et le WWF, ont invité Nicolas Sarkozy et François Hollande à « venir parler d’écologie sur le plateau d’I-Télé à une heure de grande écoute », d’ici le 6 mai, jour du second tour de l’élection présidentielle.

Les Français attendent des propositions en matière d’écologie

Les questions environnementales sont des préoccupations sociales et économiques réelles des Français. Les sujets relatifs à la santé, à l’agriculture, au prix de l’énergie, nucléaire comme renouvelable, à la biodiversité, à l’eau, bref, les questions relatives à l’environnement intéressent et les citoyens que nous sommes ont besoin de position claire et assumée chez les candidats.

 Comme le soulignent de récents sondages, « la crise écologique demeure une priorité pour la majorité de nos concitoyens, qui ne sentent pas suffisamment associés aux décisions prises en la matière ».

–         66 % des Français estiment qu’on ne parle pas assez de politique énergétique dans la campagne (OpinionWay/WWF, mars 2012).

–           55 % des Français souhaitent que le prochain président de la République tienne autant compte de la crise économique que de la crise écologique (Harris Interactive/Fondation Nicolas Hulot, avril 2012).

–      84 % des Français estiment ne pas être suffisamment consulté sur le nucléaire et l’énergie (CSA/Greenpeace, mars 2012).

Il est donc naturellement attendu du prochain président de la République qu’il réponde aux attentes des Français sur ces sujets, de façon concrète « pour lutter contre la crise climatique, protéger la biodiversité, faire face à la raréfaction des ressources naturelles et entamer les indispensables transitions énergétique et agricole ».

Le principe

Les huit associations investies sur les problématiques environnementales précitées « invitent François Hollande et Nicolas Sarkozy à venir préciser les solutions qu’ils proposent aux Français lors d’une émission qui sera diffusée en direct sur I-télé ».
Concrètement, « en prime time, d’ici au second tour, chaque ONG posera une question, les deux candidats répondront tour à tour et exposeront leurs propositions. Un droit de réponse sera ensuite réservé à l’ONG ».

Un cahier des charges de production piscicole

La profession piscicole française, en collaboration avec le Comité Interprofessionnel des Produits d’Aquaculture (CIPA), a officialisé le 26 janvier dernier un cahier des charges unique de production. Une démarche ambitieuse associant des enseignes volontaires – Auchan, Casino, Cora/Match, Intermarché, Métro et système U – les associations de consommateurs CLCV et UNAF, le WWF, le ministère en charge de la pêche et de l’aquaculture ainsi que FranceAgriMer.

Cette démarche témoigne de l’engagement de toute une profession en faveur de la durabilité de la production aquacole et de la garantie de qualité pour le consommateur. A la suite des différentes crises alimentaires, telle que celle de la vache folle, les grande enseignes ont voulu rassurer leur clientèle en établissant leur propres critères. « Avoir à satisfaire trois ou quatre cahiers des charges différents sur une même ferme, c’est ingérable », souligne Pascal Le Gal, président du CIPA. D’où l’idée de proposer une démarche collective et concertée.

Une manière aussi pour le CIPA de « témoigner de l’engagement de toute une profession en faveur de la durabilité de la production aquacole et de la garantie de qualité pour le consommateur ». Chacune des enseignes a fourni ses éléments de sélection pour parvenir à établir une synthèse acceptable par l’ensemble de la filière. « Elle s’appliquera de l’œuf à l’étal », précise Pascal Le Gal. Dans un contexte de forte demande en produits aquatiques, la mise en place d’une telle initiative permet également de rapprocher géographiquement « production » et « distribution », ainsi que le préconise le WWF.

La concrétisation de ce cahier des charges unique permet d’engager un partenariat concret entre la profession et la distribution. « L’occasion d’avancer ensemble dans une démarche originale de volonté de transparence et de prise de responsabilité nous a semblé novatrice et intéressante à défendre. Elle permet de répondre à la demande de simplification des producteurs, eu égard à la juxtaposition des contraintes et des contrôles. Elle garantit une très haute exigence de qualité tout en aidant la filière française à rester compétitive sur un marché qui demeure ouvert », explique le Président du CIPA.

La mise en place de cette démarche va ainsi fluidifier les échanges entre producteurs et distributeurs et la mise en marché des produits aquacoles français. Ce cahier des charges est aussi le moyen de gérer les élevages de façon plus optimale, de rationaliser les contrôles-tiers effectués tout en assurant une transparence totale sur les méthodes de production.

Ce cahier des charges unique de production sera un progrès pour l’éleveur qui, s’il s’engage, verra ses débouchés potentiels augmentés. Ses capacités de vente seront améliorées et il pourra s’engager pleinement dans une démarche durable.

Cyrille Deshayes, en charge des programmes eau douce et agriculture au WWF, considère que la démarche entreprise est pionnière dans les relations entre les organisations agricoles, la grande distribution, les ONG et les pouvoirs publics. Le WWF souhaite continuer à s’investir pleinement dans la démarche et aimerait qu’elle trouve un écho dans d’autres filières agricoles.

Sources : .environnement-france.fr   ouest-france.fr

Nutella : à consommer avec modération

Jeudi dernier, c’était la chandeleur, et si il y a un produit que beaucoup de personnes aiment déguster avec les crêpes, c’est bien le Nutella… La célèbre pâte à tartiner a fait l’objet d’un article extrêmement bien ficelé sur OWNI  la semaine dernière. Ce papier, rédigé par Claire Berthelemy, nous dévoile la face cachée du produit phare de l’entreprise italienne Ferrero (1,06 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France).

Début janvier, une poignée de scientifiques a dénoncé les risques que feraient peser sur la santé des enfants et des adolescents la consommation quasi addictive de Nutella. En effet, la fameuse pâte à tartiner au goût de noisette engraisserait plus de 13% d’enfants tout en causant des dysfonctionnements cardio-vasculaires non négligeables dus à une présence élevée d’huile de palme. Le groupe a réagi en publiant un communiqué de presse tentant d’atténuer ces critiques. Selon Ferrero, si 38% des enfants en France consomment du Nutella, la grande majorité d’entre eux ne dépasserait pas les cinq tartines par semaine.

Ces données,  fournies par le Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie (CREDOC), ont en fait été collectées en 1999 auprès d’un panel de 3 000 individus lors d’une étude sur les comportements alimentaires. Interrogé par OWNI, un porte parole du CREDOC a insisté sur le fait que, « nos études ne sont pas ciblées sur un produit en particulier. Le CREDOC réalise de grosses enquêtes sur le comportement des Français ».

Ferrero a tout bonnement présenté et interprété ces résultats à sa manière, ce que a priori, le directeur de la communication du groupe de dément pas. Selon un autre chercheur exerçant au CREDOC, « il est dommage que Ferrero n’ait pas communiqué davantage sur la consommation supérieure et le maximum de cette consommation supérieure, c’est-à-dire la tranche des enfants qui en mangent de grande quantité, soit, en France, 13% des enfants qui en consomment ».

Or, pour cette population de « Nutellavores », la pâte à tartiner fait courir des risques avérés sur la santé. Ces risques sont officiellement reconnus depuis mars 2010, lorsque l’Agence Nationale de Sécurité de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES), a pris la décision de déconseiller la consommation d’huile de palme.

Selon l’ANSES, « les lipides ont des effets bénéfiques sur la santé à condition de diversifier les apports en graisses végétales et animales pour respecter l’équilibre des apports entre les différents acides gras. A l’exception de l’huile de palme, très riche en acide palmitique connu pour être un des facteurs qui augmente le mauvais cholestérol, il est conseillé de consommer et surtout de diversifier les huiles végétales. »

Et le Nutella, c’est de l’huile de palme pure à 30%, même si rien ne l’indique sur l’étiquette de composition, qui fait référence à une « huile végétale ». Cette information a d’ailleurs été confirmée par le service consommateur de Ferrero, interrogé par OWNI.

30% d’huile de palme, 20 à 30% de sucre contre 13% de noisettes, 7,4% de cacao et 6,6% de lait, l’argument marketing sur les besoins nutritionnels des enfants fait tout de suite rire jaune… Et alors que la majorité des industriels de l’agro-alimentaire enlève progressivement l’huile de palme de la composition de leurs produits, Ferrero explique qu’il est « impossible de remplacer l’huile de palme, responsable de la texture du Nutella »…

Rappelons que l’huile de palme est l’oléagineux le plus productif à l’hectare et, pour cette raison, la première huile au monde en volume de production. Cela prouve donc, encore une fois, que l’objectif de réalisation de bénéfices pharaoniques des industriels prévaut sur la santé et le bien-être du consommateur final. Il est alors bien hypocrite d’allouer des budgets conséquents à la mise en place de politiques de responsabilités sociétales.

Claire Berthelemy conclut son article en précisant qu’un rapport du WWF a épinglé Ferrero durant la période des fêtes de fin d’année. Selon l’ONG, la société utilise de l’huile de palme « non durable » dans ses produits. Il y a encore beaucoup d’efforts à faire du côté de chez Ferrero.

Source : OWNI

WWF-France : le rapport d’activité 2010-2011 publié

A travers les résultats de son rapport d’activité 2010-2011, WWF France a prouvé une fois de plus qu’il était possible de mobiliser les citoyens autour de la préservation de l’environnement et ainsi faire avancer notre société vers un modèle plus durable.

Malgré un contexte économique difficile, WWF France connaît une croissance de ses ressources de 2,2%. La Fondation compte désormais 87 salarié(e)s et 5 000 bénévoles actifs en France métropolitaine et ultra-marine. Retour sur une année qui signait les 50 ans d’existence du réseau.

Les temps forts qui ont marqué 2010-2011

–          La célébration des 50 ans du réseau WWF : depuis sa création, WWF est devenue la première organisation mondiale de défense environnementale. L’ONG regroupe aujourd’hui 5 000 salariés-militants à travers le globe.

–          2011 : Année Internationale des Forêts : l’année internationale des forêts a permis de donner encore plus d’impact aux missions de l’organisation dans le monde, grâce notamment à la campagne « Forêts Vivantes » visant l’objectif zéro déforestation en 2020.

–          4ème édition d’Earth Hour : Earth Hour 2011 a mobilisé plus d’un milliard de personnes dans plus de 4 500 villes à travers 134 pays. Un chiffre record qui montre l’union de la communauté internationale autour de la problématique du réchauffement climatique.

–          2ème édition du Pandathlon : 135 000 euros ont été collectés pour le programme « Alpes Méditerranée » durant la deuxième édition du Pandathlon. Pas moins de 82 équipes ont répondu au défi : « Se dépasser pour la planète ».

Les succès marquants de la Fondation en France et dans le monde

–          La campagne 3 200 tigres : alors qu’il ne reste plus qu’environ 3 200 tigres à l’état sauvage dans le monde, en novembre 2010, le WWF et ses partenaires ont réussi un grande première en initiant le premier Sommet International pour la Protection du Tigre à Saint-Pétersbourg. L’objectif validé consiste à doubler la population de tigres d’ici à 2022.

–          La montée en puissance des projets de restauration forestière en Nouvelle Calédonie :

            6 000 arbres replantés en forêt sèche de Nouméa et 11 000 en forêt humide.

–          La lutte contre l’orpaillage illégal : demandée depuis deux ans par le WWF, l’Assemblée Nationale a adopté en janvier 2011 l’extension de la loi sur l’officialisation de la traçabilité de l’or à la Guyane.

13 années de partenariats et de progrès communs avec les entreprises

Pour la troisième année consécutive, le WWF a publié son rapport « Relations Entreprises » présentant les actions menées pour contribuer à transformer le monde de l’entreprise. En 2011, la Fondation a accompagné 13 partenaires stratégiques dans leurs démarches environnementales. Deux guides pratiques ont également été réalisés pour inciter les entreprises à mettre en place un système d’information éco-responsable et accompagner les acteurs du textile dans leur démarche d’éco-conception.

Source : WWF

 

WWF : réduire ses impôts en protégeant la nature

wwf.fr

En cette période de fêtes de fin d’année, alors que des cadeaux sont distribués par milliers, les associations, qu’elles militent pour l’Homme ou la Nature, lancent leur campagne de dons.

C’est ainsi que le WWF attire votre attention sur l’avantageuse fiscalité dont bénéficient les donneurs.

En effet, en faisant un don avant le 31 décembre, chaque donneur bénéficie d’une réduction fiscale de 66%. C’est-à-dire que « 66% du montant de votre don au profit du WWF peut être déduit de votre impôt sur le revenu dans la limite de 20% de votre revenu imposable ».

Concrètement, « si votre don est de 50€, il ne vous coûtera que 17€ grâce à la déduction fiscale de 33€ ».

Entre nous, ce n’est pas comme ça que nous allons remplir les caisses de notre Etat, en faillite, mais si cela permet d’aider un peu à préserver la nature, cela fera des frais en moins à dépenser par l’Etat pour sa sauvegarde ! Au moins, avec ce système, on sait où va notre argent.

Pour la nature, c’est donc par  !

Les Restos du cœur, association que l’on ne présente plus, en appellent à vos dons également, et c’est par ici !

A votre bon coeur…

Bonne fêtes à vous !

Pêche « durable »

Le Marine Stewardship Council (MSC) vient de lancer son moteur de recherche dédié au marché français. Cet outil permet aux consommateurs de trouver des produits de la mer labellisés MSC en fonction de l’espèce, de la marque, du distributeur, du type de produit et du pays de leur choix.

Le MSC est né d’un partenariat entre WWF et Unilever en 1997. Son objectif est de reconnaître et récompenser les pratiques de pêches durables en travaillant main dans la main avec l’ensemble des parties prenantes de la filière pêche. Le Marine Stewardship Council a pour vision « un monde où les océans regorgeraient de vie et où les approvisionnements en produits de la mer seraient assurés aussi bien pour la génération actuelle que pour les suivantes ».

De 1997 à 1999, le MSC a travaillé en collaboration avec des experts scientifiques et des organisations du monde entier pour développer les référentiels et méthodologiques qui constituent les fondations de son programme de certification pour la traçabilité des produits de la mer. Le programme du MSC se base sur les directives de la FAO qui exigent que les évaluations soient menées par des organismes de certification indépendants. Les pêcheries et les entreprises de produits de la mer s’engagent volontairement dans le processus de certification et sont évalués selon les référentiels qui répondent aux directives internationales pour la certification et l’écolabellisation des produits de la pêche.

Il est désormais possible pour les consommateurs soucieux du respect de la biodiversité marine, de consulter un outil mis en place par le MSC permettant de référencer les produits labellisés par le marine Stewardship Council.

Ce moteur de recherche référence aujourd’hui plus de 8 000 produits sur le plan international et plus de 560 en France. Un système d’alertes par mail offre la possibilité d’être averti des mises à jour dès l’arrivée d’un produit labellisé MSC selon le pays, la marque ou encore le distributeur.

Aujourd’hui, quatre pêcheries françaises sont certifiées durables selon le référentiel MSC : la pêcherie du lieu Noir de Mer du Nord (EURONOR), la pêcherie de sardine de bolinche de Bretagne Sud, la pêcherie de lieu Noir (Scapêche et Compagnie des Pêches de Saint-Malo) et la pêcherie de homard du Cotentin et de Jersey.

 

Source : msc.org

La désertification : la vie animale part en poussière….

L’organisation mondiale de protection de l’environnement, WWF, a lancé une nouvelle campagne d’affichage pour dénoncer les effets directs de la désertification sur la vie animale.

Source WWF

L’ONG cherche à provoquer une prise de conscience à travers un esthétisme poussé à l’extrême

Cette campagne se compose de photos d’un visuel très réaliste qui mettent en scène un éléphant, un léopard et des perroquets dont les corps se réduisent en cendres…

L’ONG joue ici plus sur une esthétique que sur des images « choc » : une fois l’appréciation de la beauté de ces photos, le malaise parvient à faire son chemin dans nos esprits.

Il ne s’agit donc pas de provoquer le rejet ou le dégoût  du public mais de le sensibiliser au fait que la survie de ces animaux et  leur beauté sont bien menacées et qu’elles pourraient devenir plus qu’un souvenir…

On doit cette très belle campagne d’information au studio de création BBDO Madrid

 

WWF tire la sonnette d’alarme : 6000 espèces animales disparaissent chaque année due à la désertification.

Bien que ces images parlent d’elles-mêmes, elles sont dédiées à nous sensibiliser au phénomène de la désertification.

La désertification est un phénomène  qui a pour origine des variations climatiques et/ou les conséquences d’activités humaines.  L’une de ses causes  directes est l’exploitation intensive des terres et des ressources par l’Homme.  Cela a des retombées désastreuses pour les écosystèmes qui sont peu à peu détruits par une aridification de l’environnement, ce qui menace les espèces animales.

 

L’espèce humaine, la prochaine victime ?

La désertification constitue un problème d’environnement mais aussi un problème de développement pour l’Homme car elle affecte l’environnement local et le mode de vie des populations.

Une rencontre de haut niveau  s’est tenue sur ce sujet, le 17 octobre  dernier, en marge de la dixième session de la Conférence des parties (COP10) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification .

Le message porté par les participants : « Les défis mondiaux tels que la pauvreté, la santé et les questions liées à l’environnement ne pourront pas être résolus sans le rétablissement de terres productives. »

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a déclaré que « si nous protégeons, restaurons et gérons convenablement les terres, nous pourrons faire face à de nombreux défis simultanément, tels que la pauvreté, la sécurité alimentaire et énergétique, la perte de la biodiversité, les changements climatiques, la migration forcée et l’instabilité géopolitique. »

« Ces questions sont liées. Les enjeux sont grands et nous devons donc travailler ensemble pour faire de l’utilisation intelligente des terres une pierre angulaire du développement durable », a-t-il ajouté.

 

Alors la désertification, priorité ou non pour vous?

 

Interpol passe à l’action pour la sauvegarde du tigre

L’Organisation internationale de police criminelle (OIPC) basée à Lyon, mieux connue sous le nom d’Interpol, se mobilise afin de protéger l’une des espèces menacées parmi les plus emblématiques : le tigre. Elle vient ainsi d’annoncer le lancement ce mercredi du programme intitulé « project predator ».

Son objectif prioritaire est de soutenir la lutte contre le braconnage, en partie responsable du déclin de la population de tigres. On estime aujourd’hui que seuls 3.500 individus subsistent en liberté, contre 100.000 au début du XXème siècle. Selon les projections du Fonds mondial pour la nature (WWF), l’espèce est amenée à disparaitre en 2020 si rien n’est fait. Ce braconnage s’explique par les vertus médicinales attribuées aux os et à certains organes des félins, ainsi que et par les revenus tirés de la vente de leur fourrure.

Un partenariat sera donc mis en place entre l’organisation internationale et les polices et douanes de treize Etats asiatiques au sein desquels l’espèce est encore présente : au Bangladesh, au Bhoutan, au Cambodge, en Chine, en Inde, en Indonésie, au Laos, en Malaisie, en Birmanie, au Népal, en Russie, en Thaïlande et au Vietnam. Outre ce partenariat, l’armement des gardes forestiers des Etats précités pourrait être financé. Ces derniers devraient enfin être amenés à durcir leurs lois contre le braconnage.

Un plan d’action sera défini au terme d’une réunion qui se tiendra dans la capitale Thaïlandaise les 13 et 14 février 2012.

L’organisation internationale n’en est pas à son coup d’essai. Elle lutte depuis plusieurs années pour enrayer le trafic de tigres. Au mois d’octobre 2010, elle avait ainsi permis l’arrestation de 25 personnes et la saisie de 50 kg d’os de félin, employés pour… concocter une boisson aux « vertus » médicinales, en coordonnant une opération menée conjointement par les polices de la Chine, de l’Inde, du Népal, de la Russie, de la Thaïlande et du Vietnam.

Cependant, le braconnage ne constitue qu’une partie de la menace pour la population de tigres. La destruction de leur habitat naturel explique elle aussi son fort déclin. Ce contre quoi WWF se mobilise avec force.

Greenpride – l’écologie fait le show à Paris

En ce premier weekend de vacances de la Toussaint, les associations de protection de l’environnement vont faire leur show. La toute première édition de la Greenpride sera organisée ce dimanche, le 23 octobre, à l’initiative du collectif Appel de la Jeunesse. Cette ONG jusqu’alors méconnue du public s’est créée en 2009. Elle fonde son action, axée sur la santé environnementale, sur l’article 1er de la Charte constitutionnelle de l’Environnement qui dispose que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ».

Diverses animations sont au programme de cette journée. Dans un premier temps, un brunch bio sera organisé à la Villette dès 11h30. Il sera le point de départ d’un défilé qui gagnera la place Stalingrad, suivi d’une série de concerts au Trianon dont le coup d’envoi sera donné à 17h. Les organisateurs de l’évènement souhaitent, selon leurs dires, faire de l’écologie une fête et mettre en lumière les enjeux sanitaires liés à l’environnement, « encore trop peu connus du grand public ».

Le collectif Appel de la Jeunesse est soutenu dans sa démarche par plusieurs ténors de la protection de l’environnement comme WWF France, Greenpeace, GoodPlanet ou encore le réseau Environnement Santé, qui seront représentés au sein du cortège.

Mais ce n’est pas tout. Cet évènement a aussi pour vocation de lancer, sous les meilleurs auspices, une série de conférences ouvertes au public durant les mois de novembre et décembre au sein des universités et grandes écoles parisiennes portant sur les questions écologiques actuelles.

Earth Overshoot Day : l’humanité désormais endettée auprès de la Planète

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Au 27 septembre dernier, l’humanité avait consommé depuis le 1er janvier 2011 toutes les ressources que la Terre peut offrir en un an! Selon WWF, qui fait part de ce constat ici, nous voilà donc tous endettés depuis 3 jours auprès de la planète jusqu’au 31 décembre prochain, qui soldera l’année. Autrement dit, nous sommes entrés en période de « déficit écologique« . WWF s’appuie sur des chiffres de l’association environnementale Global Footprint Network qui calcule chaque année « l’Earth Overshoot Day« , littéralement, « le jour de dépassement global », fixé en 2011 au 27 septembre.

Employant une rhétorique financière, comptable, les ONG environnementales parviennent de façon pédagogique et symbolique à nous alerter sur le fait qu’ « en 9 mois », les Hommes ont « épuisé le budget nature pour l’année ». Le Président de Global Footprint Network, Mathis Wackernagel, explique que « c’est comme si vous aviez dépensé votre salaire annuel trois mois avant que l’année soit terminée ».

WWF rappelle que « pendant très longtemps la nature a été capable de se régénérer et d’absorber la consommation de l’homme : sa biocapacité était intacte. Depuis environ 30 ans, un seuil critique a été franchi. La consommation de l’homme a dépassé ce que la nature était en capacité de fournir sur une année (filtration de CO2, production de matières premières…) ». Selon les données des associations, nous vivons donc bien au-dessus de nos moyens et il est temps d’être un peu plus raisonnable et d’arrêter une surconsommation à tout va.

Non seulement les ONG, mais également les institutions européennes, attirent notre attention en ce sens. La Commission européenne réfléchit en effet depuis le 20 septembre à une rationalisation de l’usage des ressources naturelles afin que leur consommation soit optimisée et qu’au final, ces ressources soient préservées.

La problématique de l’exploitation des ressources est primordiale, d’autant plus au regard des prévisions de l’ONU selon laquelle nous serions « 7 milliards » d’êtres humains dans le courant du mois d’octobre. Selon le Dr. Juan Carlos Morales, Directeur de Recherches et des Normes du Global Footprint Network, « offrir une bonne qualité vie à la population mondiale est certainement possible, mais cet objectif ne peut être atteint si nous restons sur des modèles de développement et de croissance gourmands en ressources tels que ceux utilisés dans le passé ».

Mathis Wackernagel estime que, pour répondre aux besoins croissants d’une population elle même croissante, il faudrait aujourd’hui « 1,2 à 1,5 Terre« … Des solutions existent d’après lui, encore faut-il les encourager et les mettre en oeuvre. Il s’agit de développer les « nouvelles technologies », améliorer « l’aménagement urbain », encourager les « éco-constructions », mettre en place une « réforme fiscale écologique », amorcer des « régimes faibles en viande », procéder au « calcul du cycle de vie des produits, etc ».

Contrebandes : les autorités malgaches à l’action pour les tortues

A Antananarivo, deux hommes ont été arrêtés in extremis à l’aéroport d’Itavo. Les bagages qui contenaient 196 tortues avaient franchis avec leurs propriétaire de nombreux systèmes de sécurité jusqu’au passage au scanner qui a permis aux autorités de les appréhender.

 

Les tortues : espèces menacées à Madagascar ou animaux de compagnies en Europe

Une enquête publiée par la WWF en 2010 révèle que plus de 10 camions transportant des zébus et près de 1000 tortues quittaient illégalement le plateau de Mahafaly au sud de Madagascar. Si le commerce international des tortues araignées, tortues à soc et tortues radiées est aujourd’hui interdit par la CITES, le contexte politique a engendré une hausse du braconnage qui profite de l’instabilité.

Les tortues extraites de leur milieu naturel – au nombre de 60 000 chaque année – sont destinées à devenir des animaux de compagnies en Asie et en Europe. A Madagascar, la tortue radiée est également recherchée pour sa chair à l’occasion des fêtes comme à Pâques, le Jour de l’indépendance ou encore à Noël.

L’habitat des tortues est d’ailleurs lui aussi menacé par les coupes sauvages et les incendies de forêt. Le risque d’extinction est de plus en élevé.

 

Volonté politique de résoudre les problèmes liés au trafic

Afin d’enrayer l’éventualité d’une disparition totale, le WWF MWIOPO (bureau des programmes de Madagascar et de l’Océan Indien) a développé en 2010 un plan d’action de conservation de ces deux espèces. Les progrès ont été visibles, de décembre 2010 à janvier 2011, 393 tortues destinées au trafic ont été saisies par les agents des services forestiers et la police.

Cependant le braconnage persiste, et pour beaucoup d’acteurs agissant pour la protection de l’environnement les efforts fournis par les autorités passent encore inaperçus car les lois de protection sont peu appliquées et les peines encourues restent dérisoires. Les propos de Richard Hugues, représentant régional du WWF Madagascar n’en sont pas moins encourageants. Il déclare : « nous applaudissons le gouvernement et les autorités pour leur vigilance accrue à faire respecter les lois, comme dans cet exemple, et nous les encourageons à continuer et espérons que ce cas ainsi que les prochains seront suivis de peines lourdes ».

« Le gouvernement de transition malgache a montré les signes d’une volonté politique de résoudre les problèmes liés au trafic, notamment pour leurs bois précieux comme le palissandre et l’ébène » annonçait Ndranto Razakamanarina, conseiller politique WWF à Madagascar. Il ajoute « des mesures importantes doivent être prises afin de s’assurer de l’application de ces lois de façon appropriée. Il ne doit y avoir ni compromis ni exception ».

 

Sources: wwf

La BAD et WWF : ensemble pour l’environnement en Afrique

L’accord a été signé le 20 juillet lors d’une rencontre à Genève. La Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds mondial pour la conservation de la nature (WWF) ont décidé de conjuguer leurs efforts sur les questions d’économie verte et de développement en Afrique. L’initiative  relève d’enjeux majeurs car le continent connaît une croissance économique et démographique rapide, et que la pression sur les ressources et le climat monte…

« Leur capacité à  répercuter les voix de l’Afrique »

Le partenariat a plusieurs perspectives, les dirigeants des deux institutions veulent souligner les liens croissants entre protection de l’environnement et développement durable. Ils estiment qu’il est devenu essentiel de traiter les questions telles que l’adaptation climatique et les mesures d’atténuation de l’impact du changement climatique, la biodiversité et les écosystèmes.

« Cet accord de coopération ne repose pas sur l’intérêt financier, mais en réalité sur le potentiel des synergies et les avantages comparatifs des deux organisations, ainsi que leur capacité à répercuter la voix de l’Afrique », a déclaré Donald Kaberuka, le président de la BAD.

La BAD a récemment acquis de l’influence grâce au triplement de son capital. Elle est devenue ainsi la plus importante institution multilatérale de financement du développement en Afrique, notamment pour assurer le développement durable et équitable du continent.

Tandis que WWF est la plus grande organisation non gouvernementale sur l’environnement, et qu’elle est active en Afrique depuis sa fondation, il y a 50 ans. WWF collabore avec les gouvernements, les entreprises et les collectivités locales pour la protection de l’environnement et le développement durable dans le monde entier.

Vers une action concrète

La BAD et WWF se concentreront de prime abord sur les questions les plus urgentes pour parvenir à la durabilité. Le partenariat  portera au début sur « trois domaines :

– le développement de partenariats gagnant-gagnant avec les économies émergentes et le renforcement de la coopération sud-sud ;

– le renforcement du partage du savoir et des produits du savoir au profit de la croissance verte et du développement durable ;

– la collaboration sur l’énergie ainsi que sur la gestion des ressources en eau et le changement climatique ».

La gestion de l’urgence

La priorité des deux organisations est à la réalisation d’actions concrètes, « pratiques et innovantes ».

Par exemple, les deux dirigeants envisagent la création d’une publication collaborative qui fera l’inventaire de la biodiversité de l’Afrique et son empreinte écologique, tout en préparant le Sommet 2012 de la terre Rio+20.

Leur partenariat devrait aussi leur permettre de gagner en influence lors des prochaines négociations sur le changement climatique prévues à Durban, en Afrique du Sud, en décembre 2011.

C’est donc par une note qui se veut positive et constructive que la gouvernance environnementale en Afrique va désormais assister aux prochains sommets internationaux et prendre en charge les nouveaux défis environnementaux et climatiques. « Nous avons confiance que notre partenariat avec la BAD produira des résultats concrets pour toutes les populations africaines et pour les écosystèmes dont dépend leur avenir », conclut Jim Leape, directeur général de WWF International.

Sources: mediaterre, legriot, africanmanager