Nouvelles technologies : une nouvelle gestion du commerce des espèces rares

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Les autorités responsables de la Convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, (CITES) se sont retrouvées les derniers jours de juin pour présenter le nouveau système informatisé de traitement des demandes de permis CITES.

La CITES a permis la formation de trois listes d’espèces animales et végétales classées selon le degré de protection à appliquer dépendant de l’importance des menaces qui pèsent sur elles – que les espèces soit des spécimens vivants, morts ou leurs parties (peaux, plumes, dents…) ou produits (vêtements, maroquinerie, bracelet-montre…). 34.000 espèces sont sous la protection de la CITES – si l’annexe I interdit totalement le commerce, l’annexe II le régule.

L’objectif de l’informatisation des données est un suivi plus précis, exempt des contraintes papier. Le manque de données ou de traçage ne doivent plus être une excuse à l’inattention ou l’inaction. Ainsi les permis électroniques nationaux et régionaux devraient permettre d’harmoniser le système actuel de contrôle opéré par la CITES et les douanes, et de mieux partager les connaissances acquises par les différentes parties en matière d’« e-permis ». Ces permis seront émis par les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) à la demande des importateurs et des exportateurs, professionnels ou particuliers.

La régulation du commerce des espèces rares est un point majeur à leur protection. La lutte est automatiquement exportée au niveau régional, ce qui évite d’ailleurs les risques de corruption ou de complaisance à l’échelle locale. Ainsi réduire le trafic pourra permettre de mieux contrôler le nombre de spécimens de populations rares et prévenir leur disparition.

Source: le journal de l’environnement