Paris veut faire de la place à la nature

La capitale constitue un véritable écosystème, « la ville abrite 2 000 types de plantes sauvages ou spontanées et de nombreuses espèces animales qui auraient les moyens de s’en aller mais choisissent de rester » indique Philippe Jacob, de l’Agence d’écologie urbaine de Paris, une structure qui dépend de la municipalité.

Pourtant, lorsque l’on interroge les Parisiens au sujet des espèces animales qui peuplent la capitale, les premiers mots qui leur viennent à l’esprit sont plutôt « pigeons, rats, moineaux et cafards ».

La plus belle ville de monde abrite 2 000 types de plantes et de nombreuses espèces animales.  Les associations et les jardiniers recensent pas mois de 9 espèces d’orchidées sauvages et  les pelouses abritent une étonnante biodiversité. « Depuis 2001, la municipalité n’utilise plus de pesticides pour traiter les espaces verts et a laissé s’épanouir des espaces en friches. Cette politique favorise le développement de la petite faune », constate la journaliste Nassera Zaïd, coauteur du guide Paris nature (éditions Lonely Planet, 2011).

Avec un peu d’attention, les Parisiens peuvent observer des hérissons se promenant dans certains parcs, des orvets dans le bois de Vincennes ou encore une chouette hulotte planant autour du clocher de l’Eglise Saint-Paul.

Pour préserver et enrichir cette biodiversité, la Ville de Paris a élaboré un plan d’actions en concertation avec les habitants. Cette démarche interactive et innovante a permis de mettre au point un livre blanc. Le Plan Biodiversité a été définitivement adopté au cours du Conseil de Paris du mardi 15 novembre 2011.

Au même titre que la lutte contre le changement climatique, la sauvegarde de la biodiversité est devenue un enjeu majeur du XXIème siècle. Dans la continuité de sa politique menée depuis 2001, en faveur du développement durable, la Ville de Paris souhaite devenir  un acteur novateur et ambitieux. Elle est d’ailleurs l’une des premières grandes métropoles européenne à se doter d’un Plan Biodiversité.

La présence d’arbres et d’espaces verts participe à la lutte contre les îlots de chaleur, à la fixation des polluants, et valorise les quartiers. La végétation et la présence d’animaux suscitent curiosité et dialogue ; à ce titre elles sont un vecteur de lien social et contribuent au bon fonctionnement de la cité. Elles renforcent aussi la conscience environnementale des citadins.

 Le livre blanc qui répertorie 95 propositions visant à améliorer la biodiversité dans la capitale est consultable à cette adresse.

Sources : paris.fr, direct matin