Les modes de déplacements « doux » mis à l’honneur pendant la Semaine européenne de la mobilité

La Semaine européenne de la mobilité, qui a débuté vendredi dernier, se termine aujourd’hui, après une semaine d’évènements mettant à l’honneur les modes de déplacement «doux» : transports publics, vélo, marche, etc. Une semaine pendant laquelle les collectivités se sont engagées pour des politiques de transport plus durables et mobilisées pour faire « bougez autrement » le grand public. Une sensibilisation aux alternatives à la voiture particulière qui devient primordiale pour faire changer les mentalités et surtout les comportements des citoyens, alors que l’automobile durable est encore loin d’être une réalité.

Les transports publics

La promotion des transports publics s’est notamment faite dans le cadre de la Journée du transport public, qui a eu lieu le 21 septembre. Cette cinquième édition a battu le record de participation avec plus de 200 agglomérations qui ont proposé des offres promotionnelles tarifaires sur leurs réseaux de transports urbains (transports à 1€ la journée, promotion sur les abonnements, …). « Un appel à venir à tester les transports, et à les adopter », explique Bernard Soulage, président du GIE Objectif transport public, l’organisateur de cette journée. Une découverte des transports en commun urbains (praticité, coût, caractère écologique…) qui peut s’avérer utile, selon une enquête menée par l’Observatoire de la mobilité qui révèle que plus d’un déplacement sur deux en voiture fait moins de 3km ou encore que 55% des Français disent qu’ils prendraient davantage les transports publics s’ils étaient mieux informés du tracé des lignes et des lieux où se trouvent les arrêts.

Le vélo

Le vélo a désormais une place de choix parmi les solutions multimodales/intermodales. Les services de vélo en libre-service fleurissent dans les grandes villes françaises. Dernier en date, le V’lille a été inauguré le 16 septembre à Lille. Cette semaine, le ministère des Transports a d’ailleurs mis en place un groupe de travail consacré au développement du vélo sur le territoire français, qui doit aboutir sur un « Plan Vélo National » et des « Assises du vélo ».

La marche à pied

Ce mode de déplacement, jugé bon pour l’environnement et la santé, est une pratique répandue dans les grandes villes. A Paris, plus d’un déplacement sur deux se fait à pied. Afin de généraliser ces pratiques auprès du plus grand nombre, ce mode de déplacement est de plus en plus pris en compte par « les collectivités dans leur politique d’aménagement, les entreprises dans leurs plans de déplacement, et les écoles dans leurs plans de déplacement scolaire, via les pédibus» explique Patrick Coroller, chef de service transports et mobilité à l’Ademe. Il rappelle d’ailleurs que «le Grenelle de l’Environnement a consacré un chapitre entier à la marche, avec la mise en place de codes de la rue qui instaurent davantage de respect pour le piéton et le cycliste en ville».

Cette 10 édition de la Semaine européenne de la mobilité, placé sous le thème du « numérique au service de la mobilité », rappelle que le développement des solutions alternatives à l’automobile est favorisé par l’essor des supports numériques mis à la disposition des utilisateurs. En effet, sites Internet et applications mobiles pour smartphones facilitent les déplacements des citoyens, qui peuvent organiser leurs déplacements (en favorisant la multimodalité, l’intermodalité ou la mobilité partagée) en amont et en temps réel, être guidés en ville ou encore validés leur titre de transport avec leur téléphone portable.

Sources : immoxygene, naturavox, 20 minutes (ici et ), developpement-durable.gouv.fr

Des vélos pour la reconstruction au Sri Lanka

Afin d’aider les populations  à se reconstruire à la suite de la guerre civile, les autorités ont décidé de fournir 40 000 vélos gratuitement.

La guerre civile du Sri Lanka qui opposait le gouvernement de majorité cinghalaise bouddhiste aux tigres Tamouls, séparatistes, depuis le début des années 1970, a pris fin en mai 2009. Le conflit a fait entre 80 000 et 100 000 mots d’après l’Organisation des Nations Unies, des milliers de personnes ont été déplacées, obligées d’errer sur les routes. Depuis, plus de 365 000 réfugiés ont pu revenir chez eux mais la population est partout très pauvre.

Les autorités ont souhaité aider les populations encore traumatisées en récoltant 40 000 vélos à la fin de la guerre dans le district de Mullaittivu puis en ordonnant leur réparation pour finalement leur distribuer. L’offre n’est pas sans importance car le prix d’un vélo neuf est d’environ cent dollars alors que plus d’un tiers des habitants vivent avec moins de un dollar par jour.

L’objectif de cette initiative est avant tout de permettre aux populations de se déplacer, notamment pour leur permettre de rentrer chez eux. Ce moyen de locomotion leur permettra d’accéder à l’unique autoroute de la région remise en Etat à la suite de la guerre qui traverse la région du sud jusqu’au nord.  « Nous savions que les bicyclettes allaient jouer un rôle vital dans le retour à la maison de nombreux réfugiés. Leur en fournir est une des premières choses que nous avons fait pour les aider à rentrer chez eux », déclare Rupavthi Keetheswaran, un agent gouvernemental local, à l’IRIN du 13 juillet.

Si l’initiative témoigne d’une amélioration humanitaire notable pour l’ensemble de la région sinistrée par la guerre, l’usage du vélo par la population représente un bon point pour l’environnement.

Source: goodplanet, wikipedia