ETALEMENT URBAIN ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES : ETAT DES LIEUX ET PROPOSITIONS

Le Réseau Action Climat-France (RAC-F), qui est le représentant français du réseau mondial d’ONG concernées par les changements climatiques, le « CAN : Climate Action Network », a publié, le 19 août dernier, un rapport sur l’étalement urbain et les changements climatiques. Si l’artificialisation des sols et l’urbanisation sont souvent perçues comme une tendance à enrayer, cette publication aborde ce sujet sous l’angle climat-énergie, en dressant un état des lieux des impacts environnementaux, économiques et sociaux de l’étalement urbain et en faisant émerger de véritables pistes de progrès.

Impacts de l’étalement urbain

L’étalement urbain, dont le principal facteur est la prédilection pour l’habitat individuel et son corolaire, la construction de logements neufs et des infrastructures associées, est souvent dénoncé en raison de ses impacts environnementaux et sociaux.
Si le thème de la Semaine internationale de l’eau 2011 – L’eau dans le monde urbain – nous  rappelle que le phénomène d’urbanisation accentue le problème d’accès à l’eau, les conséquences de l’étalement urbain s’étendent également à la problématique des changements climatiques.

Ce développement périurbain majoritairement non maîtrisé et la spécialisation fonctionnelle et sociale de l’organisation spatiale,  induisent une faible densité démographique génératrice elle-même d’une augmentation de la mobilité locale et de la création de lourdes infrastructures de voies et de réseaux. Deux phénomènes à l’origine d’émissions de gaz à effets de serre. L’artificialisation des sols cultivables réduit significativement les espaces agricoles, dont les corollaires principaux sont la diminution des capacités de stockage du carbone dans les sols et la biomasse et la plus grande vulnérabilité de la biodiversité, de l’agriculture et plus généralement des territoires aux changements climatiques (inondations, sécheresses, tempêtes).

Préconisations du RAC-F

Les conséquences de cet étalement urbain ne sont pas soutenables.

Ce constat est partagé depuis plusieurs dizaines d’années et la lutte contre l’étalement urbain compte, depuis son inscription dans les lois Grenelle, parmi les objectifs des politiques publiques, au niveau national comme local. Cependant, la seule affirmation de cet objectif de suffira pas. Un véritable changement ne pourra s’opérer qu’au travers de la mise en place de politiques territoriales ambitieuses et efficaces et d’un cadre national cohérent.

En priorité, le RAC préconise de transférer la compétence d’élaboration des plans locaux d’urbanisme (PLU), actuellement aux mains des communes, à l’intercommunalité, qui dispose davantage du recul nécessaire et des moyens humains et financiers pour réaliser et mettre en œuvre une politique d’urbanisme capable de répondre aux enjeux du développement durable. Il s’agirait dans un premier temps d’inciter financièrement les communes à choisir le transfert de cette compétence, pour préparer d’ici quelques années à une obligation de ce transfert.

Parmi les autres solutions proposées, figurent entre autres :

  • l’intégration d’une véritable stratégie foncière dans le rapport de présentation du PLU
  • le renforcement de l’ingénierie territoriale en matière d’urbanisme et d’aménagement
  • la réforme de la fiscalité foncière et immobilière
  • l’instauration de la contribution climat-énergie qui consisterait à taxer la consommation d’énergie
  • la réforme du Prêt à taux zéro
  • le lancement d’un grand programme de rénovation des logements
  • la construction et la pérennisation des logements sociaux proches du centre
  • l’articulation des politiques d’urbanisme et de mobilité, etc.

L’aménagement durable des territoires dépendra non seulement des politiques développées à cet effet mais nécessitera aussi la révision des principes qui continuent de guider le développement urbain et une refonte de la gouvernance territoriale.

La Journée mondiale de l’eau 2011: combattre « les problèmes de gouvernance, l’insuffisance des politiques et la mauvaise gestion » (Ban Ki-moon)

L'eau dans les villes
Logo Journée mondiale de l'eau de l'ONU

Le thème retenu pour célébrer cette journée du 22 mars cette année « L’eau pour les villes : répondre au défi urbain » a pour but de mobiliser et de sensibiliser les gouvernements, les organisations, les communautés et les individus à s’engager activement pour relever le défi de la gestion urbaine de l’eau.

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité la majorité de la population vit dans les villes : 3,3 milliards d’êtres humains… et l’étalement urbain continue.

Les bidonvilles, toujours en extension, représentent 38 % de cette croissance, tandis que la croissance de la population urbaine prend de vitesse le développement des infrastructures.

L’objectif de la Journée mondiale de l’eau est de braquer l’attention internationale sur les impacts de cette croissance urbaine rapide, de l’industrialisation et des incertitudes liées au changement climatique, aux conflits et aux catastrophes naturelles, sur les réseaux d’eau urbains.

L’expansion de l’urbanisation permet de porter un regard plus rationnel et durable sur la gestion de l’eau mais elle peut également créer des problèmes d’accès par manque d’une réelle prise de conscience de la part des gouvernements mais également d’investissements dans ce secteur.

L’effervescence urbaine et la rapidité à laquelle se développe nos agglomérations conduisent  à des problématiques liées à la gestion et à l’assainissement de l’eau.

Les autorités peinent à leur fournir l’accès aux services de base et l’on compte aujourd’hui encore 1 citadin sur 4 dans le monde, soient 789 millions de personne, qui n’a pas accès à des infrastructures d’assainissement améliorées.

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, dans un message adressé à la communauté internationale a appelé les « gouvernements » à « prendre conscience des véritables causes de la crise de l’eau qui touche les zones urbaines et tient davantage à des problèmes de gouvernance, à l’insuffisance des politiques et à la mauvaise gestion qu’à des problèmes de pénurie. »

Il les a également appelé  « à inverser la tendance alarmante à la diminution des investissements bénéficiant aux pauvres qui sont réalisés dans les secteurs de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement » et à  « réaffirmer de nouveau notre volonté résolue de mettre fin au sort des plus de 800 millions de personnes qui, dans un monde d’abondance, n’ont toujours pas accès à l’eau potable ni aux installations sanitaires dont ils ont besoin pour vivre dignement et en bonne santé. »

Semaine internationale de l’eau : « L’eau dans le monde urbain »

La Semaine internationale de l’eau, qui s’est ouverte lundi 22 août à Stockholm,  a pour thème « L’eau dans le monde urbain ». La journée mondiale de l’eau 2011 (le 22 mars) était déjà sous le signe de l’urbanisation.

Un thème plus que d’actualité. A l’heure où l’urbanisation se développe rapidement et se fait pour une grande partie sous forme de bidonvilles, l’approvisionnement en eau de la population urbaine devient une priorité et un véritable défi.

 

1/5 de la population mondiale n’a pas accès à l’eau

La moitié de la population mondiale vit désormais en ville. Si la proportion de pauvres augmente rapidement dans les zones urbaines, en revanche, les investissements dans les infrastructures d’accès à l’eau et d’assainissement ne suivent pas ce rythme. «Ces zones urbaines sont le foyer de 830 millions de personnes manquant souvent de services basiques en termes d’approvisionnement en eau et d’installations sanitaires», a déclaré Gunilla Carlsson, ministre suédoise à l’aide internationale, lors de la séance d’ouverture de la conférence. Et la situation ne s’améliore pas, au contraire, les pénuries d’eau vont frapper une proportion croissante de la population mondiale urbaine. «1,6 milliard de personnes vivent dans des zones déjà en proie à une pénurie d’eau et on pourrait rapidement arriver à 2 milliards si rien ne change», souligne un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue).  D’autant que le changement climatique tend à raréfier la ressource en eau.

Au-delà du manque d’infrastructures dans les zones pauvres, ce sont également les modes de vie urbains qui entrainent une augmentation de consommation d’eau voire du gaspillage. Déjà 60% des villes européennes surexploitent leurs ressources en eau tandis qu’en Afrique subsaharienne plus de la moitié des habitants des villes ont un accès largement insuffisant à l’eau potable.

Une situation aggravée en Afrique

L’ONU a choisi cette semaine pour publier L’Atlas de l’eau en Afrique. L’occasion de rappeler que d’ici 2100, un habitant sur trois habitera en Afrique et que la part urbaine de la population africaine ne cesse de croitre. Selon ce document,  «la croissance de la population urbaine africaine a eu lieu en grande majorité dans les taudis périurbains, la capacité des réseaux d’approvisionnement en eau a été largement dépassée, et la couverture en eau courante a globalement baissé».

La quantité d’eau disponible par personne en Afrique est bien inférieure à la moyenne mondiale et diminue. Avec 15 pour cent de la population mondiale, l’Afrique compte seulement 9 pour cent des ressources renouvelables en eau. Une rareté de l’eau aggravée par les conditions climatiques, le changement climatique, la forte croissance démographique, la situation socio-économique et les choix politiques.

L’approvisionnement en eau potable : un défi à relever

La rareté de l’eau est lourde de conséquences pour les populations. Les pénuries d’eau représentent la deuxième cause de mortalité infantile et contribuent à la mortalité des mères. L’eau est également vitale pour assurer la sécurité alimentaire de la population. Selon le rapport du Pnue, si l’on maintient les mêmes pratiques agricoles, les régimes alimentaires actuels et si l’urbanisation croissante se poursuit, « la quantité d’eau nécessaire à l’agriculture (…) qui est de 7.130 kilomètres cubes aujourd’hui, augmentera de 70 à 90% pour nourrir neuf milliards de personnes d’ici à 2050 ».

Cette semaine internationale de l’eau est non seulement l’occasion de faire prendre conscience de la rareté de l’eau mais aussi d’appeler à la mobilisation pour un meilleur approvisionnement en eau. «Plus que jamais, nous avons besoin de nouvelles technologies et de politiques», a rappelé la ministre suédoise.

Le commissaire européen chargé du développement, Andris Piebalgs, a mis l’accent sur l’importance de faire de l’eau « un droit international pour tous ». Il a également réaffirmé l’engagement de l’UE sur l’accès à l’eau potable dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) des Nations Unies (pour rappel, l’eau et l’assainissement représentent l’un des 4 OMD) et plus exactement son objectif qui consiste à réduire de moitié, d’ici 2015, la proportion privée d’un accès durable à un approvisionnement en eau potable et à des services d’assainissement de base.

Durant cette semaine,les experts exploreront les meilleures solutions pour répondre à la demande croissante en eau des municipalités, de l’agriculture, des industries, des entreprises de distribution d’énergie et des foyers, en équilibre avec les ressources naturelles. Les infrastructures devront être résistantes aux catastrophes et la gestion de l’eau plus intelligente pour empêcher que les sécheresses, les inondations et la pollution ne menacent davantage la sécurité des aliments, de l’eau et de l’énergie.

La Commission européenne estime que parmi les OMD, même si l’assainissement laisse encore à désirer, l’accès à l’eau est l’un de ceux qui ont le plus de chance d’être atteints, et particulièrement en ville.  » Les villes offrent des économies à grande échelle ainsi que d’excellentes opportunités de développement d’une infrastructure efficace, pour une réutilisation accrue de l’eau et des déchets, et pour une utilisation plus efficace de l’eau et de l’énergie « .

A l’issue de la Semaine, les participants publieront une déclaration destinée à apporter des idées et un soutien à la conférence de Rio de Janeiro sur le développement durable, organisée par les Nations unies en juin 2012, 20 ans après le sommet de la Terre. Le rendez-vous suédois permettra également aux participants de préparer une conférence sur l’eau, l’énergie et la nourriture, qui aura lieu à Bonn (Allemagne) en novembre 2011, et le Forum de l’eau à Marseille (France) en mars 2012.

 

 

 

Les fermes agricoles ont le vent en poupe à New-York

L’agriculture urbaine est une forme émergente de pratiques agricoles en ville visant à faire face aux défis de l’urbanisation et de la périurbanisation. Cette solution, qui se développe désormais aux quatre coins du globe, fait partie des recommandations de L’ ONU et la Food and Agriculture Organization pour faire face aux besoins de sécurité alimentaires mondiaux. En effet, près de 60% de l’Humanité se concentre aujourd’hui dans les zones urbaines. D’ici 2050, cette proportion devrait atteindre 80%.

Il est alors fort probable qu’à ce stade, l’agriculture traditionnelle ne soit plus en mesure de répondre à la demande.

Voici un joli reportage filmé en mode « tilt shift » au sujet des potagers situés en plein New-York. On y découvre notamment les actions menées par Brooklyn Grange Farm, Nourishing New-York, Snap Gardens et le chef du restaurant Bobo.

New York Farm City from Petrina TV on Vimeo.

Source : locavorespirit

Paris : développer la ville sans trop abîmer la planète

Comment développer nos villes sans abîmer la nature alentour ni réchauffer davantage notre climat ? Une étude française passe au banc d’essai des mesures d’urbanisme qui permettraient de « verdir » Paris sans nuire à la qualité de vie ni faire exploser les prix de l’immobilier.

Lutter contre l’étalement urbain pour protéger la biodiversité et l’activité agricole, réduire la place de la voiture, mieux protéger les citadins face aux impacts du changement climatique, parfois difficiles à mettre en œuvre, de telles mesures gagneraient particulièrement à être appliquées simultanément.

« Au niveau international, les négociations climat sont bloquées. A l’échelle nationale, le sujet a aussi du mal à avancer. Aujourd’hui, c’est vraiment au niveau des politiques locales qu’il revint de progresser » sur les questions environnementales, estime l’économiste Stéphane Hallegatte.

Ce spécialiste du climat au Centre International de Recherche dur l’Environnement et le Développement (Cired) et à Météo-France, a modélisé, avec son collaborateur Vincent Viguié, un urbanisme plus « vert » de l’agglomération parisienne dans une étude récemment parue dans Nature Climate Change.

« En l’absence d’action spécifique, l’étalement urbain va se prolonger et on aura en 2030 encore plus de zones à basse densité de population qui dépendent de l’automobile », une perspective néfaste pour la biodiversité, l’agriculture comme le climat, explique Monsieur Hallegatte.

« L’une des solutions, selon lui, est d’interdire toute nouvelle construction au-delà des limites de l’agglomération, mais on se heurte à l’argument suivant : vous allez interdire les constructions alors qu’il n’y en a déjà pas assez et vous allez faire monter les prix de l’immobilier. »

Autant d’inconvénients qui compliquent la mise en œuvre concrète des mesures environnementales.

Pour lever ce verrou, les chercheurs ont développé un modèle permettant de « quantifier » les avantages et inconvénients de trois mesures selon qu’elles sont mises en œuvre individuellement ou simultanément.

La première est d’interdire les constructions au-delà des limites actuelles de l’agglomération pour établir une « ceinture verte ». La deuxième de développer les transports en commun avec notamment un tarif unique de 14 euros par mois. La dernière d’interdire de nouvelles constructions en zone inondable, des inondations plus fréquentes étant attendues avec le réchauffement.

Ces mesures ont été évaluées au regard de quatre objectifs : l’accès au logement, la réduction des gaz à effet de serre, la réduction des risques naturels et la lutte contre l’étalement urbain.

Ils ont simulé pour cela la taille moyenne du logement des ménages parisiens en 2030, ou encore le nombre de kilomètres que les Parisiens parcourront alors en voiture ou l’évolution de la population dans les zones inondables.

Le plus efficace, constatent-ils, est l’application simultanée des trois politiques, « chacune des politiques compense les problèmes crées par les deux autres », relève Vincent Viguié. Par exemple, l’effort sur les transports en commun facilite l’installation en banlieue et compense l’augmentation du coût des logements due à la « ceinture verte » et à l’interdiction de construire en zone inondable.

Un travail encore très théorique mais qui peut permettre, espère Stéphane Hallegatte, d’aller « au-delà de la présentation souvent très négative des politiques environnementale en général. »

L’objectif est de montrer que faire de l’environnement n’est pas forcément contradictoire avec l’accès au logement ou la qualité de vie.

Source : AFP

La Suisse n’atteindra pas ses engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto

source : fotosearch.fr

Alors que le Conseil fédéral suisse élabore actuellement une stratégie pour la préservation de la biodiversité, qui sera soumise au Parlement au début de l’année 2012, un rapport vient d’être publié sur l’état de l’environnement dans le pays. Il s’agit d’un rapport bisannuel réalisé conjointement par l’Office fédéral de l’environnement et l’Office fédéral de la statistique. Et celui-ci se révèle quelque peu alarmant.

Il souligne en effet que la Suisse n’a pas atteint ses objectifs en matière de changement climatique et de conservation de la biodiversité. Son engagement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8% entre 2008 et 2012, pris dans le cadre du protocole de Kyoto, ne pourra ainsi pas être rempli. Dans le même temps, l’extension des zones d’habitation et des surfaces d’infrastructures, comme l’agriculture intensive, ont fortement contribué à la disparition d’espèces animales et végétales, en favorisant le recul de leurs habitats. A ce jour, 13.500 espèces parmi celles qui composent la faune et la flore helvétique s’avèrent menacées par ces facteurs.

Mais ce rapport est aussi nuancé. Il souligne par exemple les progrès réalisés dans l’amélioration de la qualité de l’eau et de l’air. Ceux-ci se manifestent par un recul de la pollution aux métaux lourds, aux dioxines, aux biphényles polychlorés (PCB) et aux polluants organiques persistants (POP) notamment.

Enfin, il met en évidence l’impact de la consommation intérieure du pays, alimenté à 70% par des importations, sur l’environnement à l’étranger, relevant d’ailleurs que cette tendance à l’import est à la hausse.

Sources : Romandie.com, documentation de l’Office fédéral de l’environnement.

Ville : la pollution atmosphérique néfaste pour le cerveau

Dans une étude publiée dans la revue Molecular Psychiatry et reprise par le quotidien britannique TheTelegraph, Laura Fonken, de l’université américaine de l’Ohio,  auteure principale de l’étude, révèle que la pollution n’est pas seulement néfaste pour le cœur ou les poumons mais aussi pour le cerveau.

Décortiquer le mythe de l’urbain dépressif

La dépression urbaine photographiée par Mathieu Casimir trouve une explication nouvelle grâce aux résultats de cette étude. Après avoir soumis, chaque jour, des souris pendant 6 heures à une source de pollution, et ce durant 10 mois, les chercheurs ont finalement pu observer l’impact néfaste de la pollution sur l’hyppocampe du cerveau. Cette zone qui régule la mémoire et l’anxiété a révélé des troubles chez les souris exposées bien plus importants que chez les cobayes témoins.

« L’hippocampe est particulièrement sensible aux dommages causés par une inflammation. Nous soupçonnons que l’inflammation systémique causée par le fait de respirer un air pollué soit communiquée au système nerveux central », explique Laura Fonken.

Les villes concentrent les activités et les hommes, condamnant plus ou moins ces derniers à évoluer dans un milieu hostile. Les inquiétudes urbaines seront fortes si les résultats de cette étude sont confirmés…

Source: Enviro2b, maxisciences, terrafemina

Moyen-Orient : la pollution ou la guerre ?

Source: thefirstpost.co.uk

 

De part et d’autre du Moyen-Orient, la pollution atmosphérique tue. Le constat est grave. L’Agence nationale de protection de l’environnement en Afghanistan note que la mauvaise qualité de l’air fait plus de victimes à Kaboul que la guerre. Selon elle, 3000 personnes mourraient chaque année à cause de la pollution de l’air à Kaboul, en comparaison, 2777 civils ont été tués dans l’ensemble du pays en 2010.

Les troubles atmosphériques sont aussi alarmants à Beyrouth, au Liban, décrit une équipe conjointe de chercheurs de l’Université Saint-Joseph (USJ) et de l’Université américaine de Beyrouth, sous l’égide du Conseil national pour la recherche scientifique – et  grâce à un financement de la région Île-de-France.

L’étude – réalisée en 2008 et 2010 – montre ainsi qu’en moyenne annuelle, « la concentration de dioxyde d’azote (NO2) dans l’air a dépassé les 53 microgrammes par mètre cube en 2009 et 58 µg/m3 en 2010, sachant que la teneur maximale admise par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est de 40 µg/m3 », explique Maher Abboud, professeur de chimie à l’USJ et membre de l’équipe de recherche.

Les causes de la pollution sont pour chacune des villes l’usage de voitures vétustes, le carburant de mauvaise qualité utilisé pour chauffer maisons et usines – les  déchets brûlés par les habitants à Kaboul et le manque d’urbanisation à Beyrouth.

Partout les urgences des hôpitaux sont de plus en plus fréquentées par les patients atteints de maladies cardio-pulmonaires. « Nous savons que la mortalité journalière hausse avec le degré de pollution » ajoute le Dr Marie-Louise Coussa-Koninski, chef du service de pneumologie à l’hôpital Rizk (Liban).

Ces constats sont finalement des appels à la réaction des autorités publiques pour réguler et réglementer les secteurs polluants tels que l’automobile ou l’urbanisme. Le cas afghan est un comble. La guerre qui tiraille le pays depuis 30 ans n’a pas permis de conduire des politiques de protections environnementales. Belligérants ou non, toute la population est à la fois victime et bourreau de ses voisins. La réaction des autorités sanitaires est certainement une première étape au changement, faut-il maintenant, pour les gouvernements avoir les moyens de réaliser ce changement…

 

 

Journée mondiale de l’eau – le 22 mars 2011

L’eau pour les villes : répondre au défi urbain

Cette année, la Journée mondiale de l’eau a pour thème: l’eau et l’urbanisation. En effet, c’est pour la première fois dans l’histoire de l’humanité que la majorité de la population – 3,3 milliards d’êtres humains – vit dans les villes.

L’objectif cette année est donc de mobiliser et d’encourager les gouvernements, les organisations, les communautés et les individus à s’engager activement pour relever le défi de la gestion urbaine de l’eau. Il s’agit d’attirer l’attention internationale sur les impacts de la croissance urbaine rapide, de l’industrialisation et des incertitudes liées au changement climatique, aux conflits et aux catastrophes naturelles, sur les réseaux d’eau urbains.

Les Programmes des Nations Unies pour l’eau (ONU-eau) et pour l’habitat (ONU-habitat) coordonnent cette année les activités de la Journée mondiale de l’eau à l’échelle mondiale.

Plus d’infos : le site officiel de la Journée de l’eau.