L’Union européenne et le Libéria s’engagent pour la protection des forêts tropicales

crédits : fotosearch.fr

L’Union européenne et le Libéria viennent en effet de conclure le 9 mai un accord de partenariat volontaire, qui va dans le sens d’une gestion durable et responsable des ressources en bois de l’Etat africain, au sein duquel se concentrent plus de la moitié des forêts tropicales d’Afrique de l’Ouest. Celui-ci aura pour objectif, à l’horizon 2014, d’établir un système d’autorisation d’exportation du bois à destination des Etats membres, afin de garantir le caractère légal et contrôlé de sa coupe.

Mais cet accord peut aussi être perçu comme un mécanisme de prévention des conflits armés dans la région. Les revenus tirés de l’exploitation illégale du bois avaient en effet servi au financement des conflits armés qu’a connu le Libéria durant les années 1990.

L’Union européenne pour sa part n’en est pas à son coup d’essai. Ce même type d’accord a ainsi été conclu auparavant avec d’autres pays exportateurs de bois : la République Centrafricaine, le Cameroun, le Ghana, la République Démocratique du Congo et l’Indonésie. Une démarche plus que responsable puisqu’on estime qu’environ un tiers de la production mondiale de bois est produite illégalement.

Les fleurs et les immeubles : des menaces pour l’Ouganda

in2eastafrica.net

Grand producteur de fleurs, l’Ouganda en exporte plus de 7000 tonnes par an. Cependant l’expansion de cette production florale nuit à une célèbre zone humide de; site classé au programme Ramsar pour sa biodiversité unique et sa richesse ornithologique.

Sur les rives du lac Victoria, non loin de la route d’Entebbe, le nombre de plantations de fleurs et d’immeubles résidentiels remplacent le marais progressivement. En effet, la proximité de la capitale Kempala et d’un aéroport international rend la baie tentante pour les promoteurs et les horticulteurs.

Logements et emplois vs Marais

L’affrontement entre défenseurs de l’environnement et promoteurs immobiliers, soutenus par les pouvoirs publics,  porte sur l’exploitation de ces zones humides car le gouvernement y voit une source de création d’emplois et de logements.

La banque Crane Bank est d’ailleurs confrontée à un dilemme ; alors qu’elle finance les fermes horticoles de la région, elle soutient aussi le programme Ramsar… Achilles Byaruhanga, le président de Nature Uganda, explique en outre que l’association demande  « au Secrétariat de la Convention Ramsar de cesser de recevoir de l’argent provenant de la destruction des sites Ramsar en Ouganda. L’Union européenne doit interdire la vente des fleurs de Rosebud sur son marché car elle se rend complice de la destruction de sites Ramsar en Ouganda ».

Si la loi, prescrite par l’Environment Management Authority (NEMA),  prévoit une zone tampon de 200 mètres le long du lac, elle avait autorisé le projet de Rosebud malgré les protestations des écologistes. Ces derniers semblent avoir eu raison de s’inquiéter car le projet a clôturé une partie de la zone humide et l’assèche pour permettre la production de fleurs. La NEMA a tenté de réagir en imposant la restauration des secteurs détruits par le programme Rosebud, mais rien ne semble se passer sur le terrain.

Lutembe Bay est  essentielle pour les oiseaux migrateurs et nicheurs or « depuis 2000, nous avons constaté une chute du nombre d’oiseaux migrateurs. Une combinaison de facteurs expliquent cette situation », décrit un représentant du Programme des Nation Unies pour l’Environnement (PNUE) ; les oiseaux sont des indicateurs importants de l’état des écosystèmes.

Les écologistes craignent que la production de fleurs ne pollue aussi les eaux. À court terme, le drainage de la zone humide dégraderait en effet leur qualité. Cette zone humide joue en effet un rôle de filtre pour les eaux des égouts et de ruissellement qui arrivent éventuellement dans le lac Victoria.
À long terme, Nature Uganda ajoute que les produits chimiques utilisés pour les cultures risquent d’avoir un effet négatif. Les Ecologistes dénoncent aussi la pression des promoteurs immobiliers pour pousser les communautés au départ. Ces dernières dépendent effectivement de la pèche locale.

Source: Ornithomedia

Union Européenne : La directive « INSPIRE » pour l’harmonisation des données environnementales

La directive date du 15 mai mais comme d’habitude, cet acte de l’Union européenne n’a été que très peu relayé par la presse. La directive « INSPIRE » – Infrastructure d’information spatiale en Europe – est l’initiation à un dialogue citoyen afin de rendre les informations sur l’environnement accessibles à tous rapidement et facilement.

L’Union Européenne propose une discussion afin d’observer l’adéquation ou non des normes communes proposées. L’objectif de la Commission Européenne est de préserver l’environnement grâce à un meilleur partage des données des pays membres. Ainsi l’organisation d’un sauvetage transfrontalier d’urgence, la prévention de graves dommages environnementaux ou la comparaison de consommation énergétique des bâtiments dans les différents pays serait facilité. L’harmonisation des données permettra de réduire les coûts et d’améliorer la prise de décision à tous les niveaux.

La mise en place d’un langage commun européen ne sera pas effective sans problèmes. « INSPIRE » qui a aussi pour mission d’apprécier la réalisation par les Etats de l’Union des objectifs fixés ensemble – en matière de réduction de la consommation d’énergie – est un enjeu politique de taille. La discussion des notions et définitions dans les domaines de l’énergie, du changement climatique, de la biodiversité, du milieu marin et de la santé humaine peut avoir un impact majeur sur les prises de décisions et réalisations futures. En effet, grâce à ces notions communes les données sur les zones naturelles à risques, les conditions atmosphériques, les caractéristiques géographiques météorologiques, les habitats et les biotopes, la répartition des espèces et les ressources énergétiques et minérales pourront être décrites avec la même précision et rigueur partout en Europe.  Pour cela, des centaines d’experts discutent et collaborent déjà depuis des dizaines d’années.

Dans le cadre de la démocratie participative que l’Union cherche à promouvoir, tout le monde est invité à donner son avis sur ces normes. La consultation publique est ouverte jusqu’au 21 octobre 2011. Les résultats de la mise en œuvre de ce programme devraient pouvoir être observés d’ici à 2020. Entrée en vigueur le 15 mai 2007,  la directive INSPIRE sera appliquée en plusieurs phases jusqu’en 2019.

Tour Elithis : modèle d’efficacité énergétique et environnementale

Source: enerzine.com

 

La Tour Elithis de Dijon fête cette année ses deux ans avec brio. Son bilan de consommation énergétique est « exceptionnellement neutre » pour un immeuble de 5 000 m², qui présente aujourd’hui un taux d’occupation de 85%. La Tour Elithis est à la pointe de l’efficacité énergétique dans tous les domaines : chauffage, rafraîchissement, ventilation, éclairage, économie d’eau.

Alors que dans l’Union Européenne, le bâtiment constitue 40 % de l’énergie totale consommée, les économies d’énergie sont un enjeu économique et écologique majeur pour ce secteur.

La Tour est le fruit d’une expérimentation continue : de nombreux scientifiques et étudiants viennent la visiter pour y observer l’efficacité énergétique et environnementale du bâtiment. C’est un modèle de bâtiments passifs à énergie positive. Dans l’ensemble, ces bâtiments sont généralement très performants et fortement équipés en moyens de production d’énergie par rapport à leurs besoins en énergie. L’énergie excédentaire peut être fournie aux bâtiments voisins, mais est souvent injectée sur des réseaux électriques ou de chaleur, privés ou publics. Ces immeubles allient isolation thermique renforcée, isolation par l’extérieur, étanchéité à l’air, captation optimale de l’énergie solaire de manière passive, limitation des consommations d’énergie des appareils ménagers…

Ce dernier point apparait notamment dans le programme de recherche sur les Eco-comportements proposé par le groupe Elithis car, selon eux, l’efficacité énergétique et environnementale d’un bâtiment ne dépend pas uniquement de solutions technologiques. Le groupe Elithis s’est donc engagé dans le cadre d’un partenariat avec l’ADEME et le PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture) à réaliser une étude, de 2011 à 2013, intitulée « Le bâtiment tertiaire : de l’usage aux usagers ».

Pourtant, on regrette parfois de constater que la construction de telles structures ne s’appuie pas sur l’usage de matériaux non-polluants. C’est pourquoi, la construction de Sistrières-Aurillac ajoute à son cahier des charges l’exigence d’une qualité environnementale du bâtiment (QEB) : qui passe entre autres par la récupération des eaux pluviales, un chantier rapide et propre (tri sélectif des déchets mis en place).

Ainsi l’éco-construction trouve un nouveau chemin de performance grâce à ses modèles de bâtiments à énergie positive qui allient soucis de l’environnement et bien souvent responsabilités environnementale et sociale. Des exemples de programmes comme celui de Recherche et d’Expérimentations sur l’Energie dans le Bâtiment (PREBAT) en France cherchent à cerner les impacts de ces structures en terme économique, énergétique et environnemental afin d’améliorer leur efficacité et en favoriser la diffusion.

Scandale en Europe : les conditions déplorables de l’élevage des poules pondeuses

L’Union européenne a sommé jeudi dernier 13 pays d’améliorer, sous peine de poursuites, le sort de 47 millions de poules pondeuses tenues dans des cages trop petites et mal aménagées. Actuellement dans l’Union Européenne, une poule pondeuse sur sept n’est pas élevée dans des conditions satisfaisantes, a souligné la Commission européenne en donnant aux Etats concernés deux mois pour se conformer aux nouvelles normes entrées en vigueur le 1er janvier 2012. La France et douze autres pays, la Belgique, Chypre, l’Espagne, la Grèce, la Hongrie, la Lettonie, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal et la Roumanie, avaient pourtant douze ans pour se préparer à ces normes, adoptées en 1999.

 

« La Commission regrette, qu’après toutes ces années, plus de la moitié des Etats membres de l’UE ne se soient pas conformés aux règles » a souligné son porte-parole en charge du dossier, Frédéric Vincent.

 Jusqu’à fin 2011, chaque poule disposait de l’équivalent minimal d’une feuille A4 d’espace au sol dans les élevages traditionnels en batterie. Les nouvelles normes prévoient de donner à chaque poule au minimum 750 cm2 d’espace dans leur cage, soit une feuille A4 agrandie de l’équivalent d’une carte postale. De nouveaux aménagements spécifiques doivent également être installés dans les cages, tel que des nids, des perchoirs offrant au moins 15 cmpar poule, de la litière permettant le picotage et le grattage. Cette très légère avancée dans la prise en compte du bien être des gallinacés constitue un minimum réglementaire que la ProtectionMondialedes Animaux de Ferme (PMAF) souhaite voir évoluer.

Selonla PMAF, 17% des établissements européens n’ont pas appliqués ces nouvelles normes. De 3 à 3,7 millions de poules pondeuses seraient aujourd’hui élevées en cages illégales.

Actuellement, les œufs produits par ces poules élevées dans ces cages interdites continuent à être commercialisés sous forme d’ovo-produits (sauces, biscuits, pâtes…).La PMAFinvite les industriels utilsant ces ovo-produits à se fournir exclusivement en œufs de plein air, et à suivre l’exemple d’entreprises telles que Lessieur qui, en 2011, a totalement exclu les œufs de batterie de ses mayonnaises.

En France, 46 millions de poules pondeuses sont utilisées pour produire les œufs, la consommation moyenne est de 231 œufs par habitant et par année. A une écrasante majorité (80%), les poules pondeuses sont élevées en cages. Après une année à pondre, entassées les unes sur les autres, elles sont tuées dans un abattoir.

L’élevage de plein air est le seul mode d’élevage permettant aux poules pondeuses d’accéder à un niveau de bien-être satisfaisant et de vivre une vraie vie de gallinacé. Déployer ses ailes, gratter le sol ou encore courir.

Pour vous repérer dans vos achats, les règles de marquage et d’étiquetage pour la vente des œufs sont harmonisées au sein de l’UE. Sur chaque œuf figure obligatoirement le code producteur donnant des informations sur la provenance et le mode d’élevage.

Code 3 : œufs de poules pondeuses élevées en cage

Code 2 : œufs de poules pondeuses élevées au sol sans accès à l’extérieur

Code 1 : œufs de poules pondeuses élevées en plein air

Code 0 : œufs de poules pondeuses élevées en mode biologique

Les œufs utilisés dans la fabrication de produits alimentaires proviennent le plus souvent de poules élevées en cage (sauf mention contraire sur l’emballage).

Voici une vidéo réalisée ces dernières semaines par l’association de protection des animaux L124. Attention, images chocs.


 

Sources : AFP   mcetv.fr  frequenceterre.com

Londres : la pollution clouée au sol

Le maire de Londres, Boris Johnson, a décidé de mettre en place une série d’expérimentations visant à réduire la pollution dans les rues de la capitale anglaise. L’une d’entre elles consistent à essayer de coller au sol les particules émises par le trafic urbain.

Depuis plusieurs années, Londres connait une forte recrudescence de la pollution atmosphérique. A tel point, que la capitale britannique, en infraction avec les réglementations européennes, s’expose à des amendes pouvant atteindre 300 millions d’euros.

La ville de Londres est donc à la recherche de solutions afin de diminuer ce taux de pollution, d’autant plus qu’elle accueille cet été les prochains jeux olympiques, annoncés comme les plus « green».

Depuis quelques mois, les habitants de la ville qui swing peuvent suivre un curieux ballet orchestré par trois camions, ne ramassant pas les poubelles mais… la pollution. Les agents d’entretien dispersent une solution adhésive fabriquée à base de calcium, censée attirer au sol les particules fines émises par les pots d’échappement des véhicules. Ces particules PM10, souvent accusée de provoquer des problèmes de santé, asthme, maladies cardio-vasculaires, sont surveillées de près par l’Union européenne, qui a fixé des seuils à ne pas dépasser. Or, la ville de Londres dépasse régulièrement ce plafond autorisé de 50 microgrammes par mètre cube d’air.

Testée depuis quelques mois, cette technique de « dépollution » aurait déjà permis de réduire ce taux de particules de 14% dans les rues traitées. Le souci, explique le Professeur Frank Kelly du King’s College of London, est que cette solution ne traite pas le problème à la source, « Elle a non seulement un coût exorbitant, et une fois que vous arrêtez l’aspersion, le problème revient ».

D’autres alternatives sont également envisagées pour enrayer cette pollution, comme le nouveau réseau de bus à Impériale, le retrait des vieux taxis ou encore la construction de murs destinés à fixer la pollution le long des voies rapides.

Sources : 20minutes  enviro2b

La Commission Européenne publie sa feuille de route énergétique

Comment parvenir à réduire les émissions polluantes de plus de 80 % d’ici 2050, sans nuire à l’approvisionnement en énergie et à la compétitivité ? Telle est la question à laquelle tente de répondre la Commission Européenne dans se feuille de route énergétique, publiée le 15 décembre dernier.

Cette feuille de route devrait permettre aux Etats membres d’effectuer les choix énergétiques qui s’imposent et d’installer un climat économique stable pour l’investissement privé, en particulier jusqu’à 2030. A travers 25 pages, le document décrit les conséquences d’un  système énergétique sans émission de carbone et les mesures nécessaires pour l’encadrer.

« Seul un nouveau modèle énergétique peut nous doter d’un système sûr, compétitif et durable. Nous disposons désormais d’un cadre européen définissant les orientations à prendre pour favoriser les investissements utiles », à déclarer Günther Oettinger, membre de la Commission européenne chargé de l’énergie.

Il est vrai que l’Union européenne se montre particulièrement engagée dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, elle est également la seule nation à vouloir « décarboner » son économie.

La feuille de route pour l’énergie à l’horizon 2050 recense un certain nombre d’éléments qui ont des retombées positives dans tous les cas de figure et permettent, de ce fait, de tracer quelques perspectives fondamentales :

–          la décarbonisation du système énergétique est techniquement et économiquement réalisable. Tous les scénarios de décarbonisation permettent la réalisation de l’objectif de réduction des émissions et peuvent se révéler moins coûteux, à terme, que la poursuite des politiques actuelles.

–          L’efficacité énergétique et les sources d’énergie renouvelables sont essentielles. Quel que soit le bouquet énergétique retenu, une meilleure efficacité énergétique et une augmentation importante de la part des énergies renouvelables sont nécessaires pour atteindre les objectifs en matière de CO2 d’ici à 2050. Les scénarii montrent également que l’électricité est appelée à jouer un rôle plus important qu’aujourd’hui. Le gaz, le pétrole, le charbon et le nucléaire figurent également dans tous les scénarii, en proportion variable, car ils permettent aux Etats membres de conserver de la souplesse dans le bouquet énergétique, à condition qu’un marché intérieur bien connecté soit réalisé à brève échéance.

–          Les investissements précoces sont moins coûteux. Les décisions d’investissement pour la mise en place des infrastructures nécessaires d’ici à 2030 doivent être prises maintenant, les infrastructures construites il y a 30 ou 40 ans devant être remplacées. Agir immédiatement permettrait d’éviter des changements plus coûteux dans vingt ans. L’évolution du secteur de l’énergie dans l’UE nécessite de toute façon une modernisation et des infrastructures beaucoup plus malléables, telles que des interconnexions transfrontalières, des réseaux d’électricité « intelligents », des technologies modernes à faible intensité de carbone pour la production, le transport et le stockage de l’énergie.

–          Contenir la hausse des prix. Les investissements effectués dès aujourd’hui permettront de garantir les meilleurs prix à l’avenir. Les prix de l’électricité sont voués à augmenter jusqu’en 2030, mais ils peuvent reculer ensuite grâce à une diminution du coût d’approvisionnement, à des politiques d’économie d’énergie et au progrès technologique. Les coûts seront compensés par le volume élevé d’investissements durables effectués dans l’économie européenne, les emplois locaux qui en résulteront et la diminution de la dépendance à l’égard des importations.

–          Des économies d’échelle sont indispensables. Par rapport à la coexistence de régimes nationaux différents, une approche européenne se traduira par une baisse des coûts et une sécurité d’approvisionnement garantie. Elle passe par la réalisation d’un marché commun de l’énergie, dont l’achèvement est prévu en 2014.

La European Climate Foundation a favorablement accueilli la valeur analytique de cette feuille de route pour un secteur nécessitant une « planification à long terme ». Quant à l’ONG Greenpeace, elle estime que la feuille de route montre que « l’énergie propre issue des renouvelables ne coûtera pas plus aux contribuables que les énergies carbonée et nucléaire. L’organisation prévoit que la Commission sera tentée de surjouer sur le rôle de ces énergies « sales » en raison des positions polonaise et française, mais juge que la feuille de route montre que tout système énergétique moderne ne peut se passer d’ENR et d’efficacité énergétique, contrairement au charbon et nucléaire, qui relèvent du passé ».

L’intégralité du document est consultable à cette adresse à cette adresse

Afrique : Discorde entre ONG et gouvernements sur le terrain environnemental

Fin juin, lors du 5ème dialogue sur l’eau de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) à Manzini, au Swaziland a été témoin de la discorde entre les Organisations non gouvernementales et les gouvernements. Les ONG ont exprimé le souhait de ne pas être exclues des stratégies de financement climatique.

Elles argumentent que sans elles, les stratégies de financement perdent leur force d’impact sur le terrain dans la région d’Afrique Australe. Hilary Dhliwayo-Motriri de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ajoute que leur présence permet d’atteindre bien plus de personnes que par la seule action des gouvernements. Ce 5ème dialogue sur la gouvernance environnementale d’Afrique Australe néglige indéniablement les ONG et omet leur rôle à jouer dans l’adaptation climatique.

Les gouvernements ont favorisé la préparation au sommet de Durban, en Afrique du Sud, de novembre prochain pour la 17ème Conférence des Parties (CdP).

Ruth Beukman, la secrétaire exécutive régionale au ‘Global Water Partnership’ (Partenariat mondial de l’eau) en Afrique du Sud suggère une collaboration entre ONG et gouvernements afin qu’ils puissent profiter des fonds climatiques de la SADC. « Mais il ne suffit pas de former des synergies avec les gouvernements », a déclaré Dhliwayo-Motriri, « parce que parfois, les ONG et les autorités étatiques ne s’accordent pas sur des questions de gouvernance ».

Cependant, le président du Groupe de travail de l’Union européenne pour l’Initiative financement de l’eau, Alan Hall, exige une mise en ordre au sein des différents acteurs, gouvernementaux ou non, afin d’éviter tout gaspillage de l’argent des fonds. Il explique que « nous devons renforcer nos institutions gouvernementales pour nous assurer que l’argent est bien dépensé, afin que nous gagnions la confiance des institutions de financement ». La coopération entre ONG et gouvernement doit être constructive et prévoir un budget structuré – qui rassure.

 

Réduction de la pauvreté ou lutte contre le changement climatique : il faut choisir ?

Les projets proposés par les pays ne sont toujours pas suffisamment viables. C’est là que les difficultés se posent car les financements verts souffrent d’une mauvaise allocation – s’ils sont disponibles, très peu arrivent dans la région, décrit Alex Banda, le principal chargé de programmes au Programme de l’environnement et de développement durable de la SADC. En conséquence, un programme régional sur les changements climatiques, qui touche tous les secteurs a été élaboré afin de concevoir des projets finançables, ajoute-t-il.

D’autant que  « nous avons tendance à nous concentrer davantage sur les questions à court terme et à négliger les investissements à long terme », a déclaré Dumisani Masilela, le commissaire général du ‘Swaziland Revenue Authority’ (Trésor public du Swaziland). Les politiques de réduction de la pauvreté ne prennent pas en compte les questions des changements climatiques et de l’environnement car les acteurs sur le terrain et les budgets ne sont pas prévus pour.

Finalement, la faible intégration des acteurs de la préservation de l’environnement, le manque de projets finançables, la mauvaise coordination des politiques nationales au niveau national nuit gravement à la situation de gouvernance en Afrique Australe et à l’acquisition de fonds climatiques, et au final, à la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique…

Source: Mediaterre

UE : 38 millions pour l’éco-innovation

Dans le cadre du programme pour la compétitivité et l’innovation (CIP selon l’acronyme anglais), l’Union Européenne propose 38 millions d’Euros pour financer 42 projets qui seront sélectionnés en septembre.

Le CIP est destiné à soutenir le développement de nouveaux produits, services et procédés économes en ressources naturelles et produisant moins de déchets, d’émissions et de polluants. Les projets devront s’inscrire dans ce cadre et faire appel aux innovations environnementales existantes.

Enthousiaste, M. Janez Potocnik, membre de la Commission européenne chargé de l’environnement a déclaré « Ces éco-innovations sont une source d’inspiration considérable. Elles sont la preuve qu’il est possible d’exercer une activité économique de manière très fructueuse tout en respectant l’environnement. »

287 projets ont été soumis au titre de l’appel à propositions lancé en 2010, ce qui correspond à une hausse de 42 % par rapport à 2009. Parmi les projets retenus l’an dernier, les jurys avaient apprécié une technique non-invasive de réparation des conduites d’eau, des panneaux acoustiques fabriqués à partir de caoutchouc provenant d’anciens pneumatiques, des panneaux intérieurs biodégradables permettant de diminuer de 15 % le poids d’un avion, ou encore un procédé de fermentation facilitant la récupération du CO2 dans les brasseries.

Cette année, la CE vise particulièrement les demandes qui portent sur des projets liés au sujet prioritaire que constitue « la préservation de l’eau mais également au recyclage des matériaux, à la construction durable, à l’industrie agro-alimentaire et aux entreprises respectueuses de l’environnement ».

Les candidatures sont surtout attendues parmi les PME européennes. Cette initiative européenne est une fois encore l’illustration que préservation de l’environnement et efficacité énergétique ne se contredisent pas. Bien que le montant des aides allouées aux projets reste insuffisant, c’est un moyen constructif et positif d’orienter les entreprises vers les innovations respectueuses de l’environnement.

L’appel à propositions sera clôturé le 8 septembre 2011

Source: enerzine, le moci

Vers une convention paneuropéenne pour la forêt ?

Source: maxisciences.com

 

Les forêts européennes sont en bonne santé. D’après un rapport publié par Eurostat, [l’office statistique de l’Union européenne], hier à l’occasion d’une rencontre interministérielle – la sixième – pour la protection des forêts en Europe les 14, 15 et 16 juin, les forêts et autres terres boisées recouvre 178 millions d’hectares dans l’UE en 2010, soit près de 40% de sa superficie. L’UE compte pour environ 4% de la superficie forestière mondiale totale. L’institut note aussi que si les trois quarts de la superficie forestière sont  aujourd’hui exploitables pour l’approvisionnement en bois, la protection des forêts en Europe a progressé de 800 000 hectares chaque année au cours des deux dernières décennies.

La conférence ministérielle pour la protection des forêts en Europe – Forest Europe – réunit depuis 1990 les ministres responsables des forêts de 46 pays du territoire européen (y compris la Norvège, la Turquie, la Russie et l’Ukraine et les pays de l’Union européenne).  Le processus Forest Europe vise à encourager la protection et la gestion durable des forêts qui jouent un triple rôle puisqu’elles contribuent au développement économique mais également à endiguer le réchauffement de la planète et à préserver la biodiversité.

 

Une conférence qui porte ses fruits

L’année 2011, intronisée « Année internationale des forêts » par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), a été témoin lors de la conférence d’une avancée significative : les ministres sont tombés d’accord pour ouvrir des négociations. Fait dont se félicite le ministre norvégien de l’Agriculture, Lars Peder Brekk, et hôte de la Conférence à Oslo, en Norvège.

Les ministres ont promis d’engager le début des négociations à partir de décembre 2011. D’ici 2013, une convention juridiquement contraignante devrait voir le jour afin de mieux gérer les forêts d’Europe, aujourd’hui fragilisées par un morcellement très prononcé. D’autant que la fragmentation de la forêt a déjà fait l’objet d’un rapport de la PNUE du 31 mai dernier « L’état des forêts 2011 ».

 

Quel changement ?

Jusqu’à présent, les États pouvaient décider de mettre en  place volontairement des critères de protections de la forêt, rien n’était obligatoire pour les pays européens. Les pays membres se sont montrés attentifs à la qualité de leur forêt et près de 35 millions d’hectares de forêts et surfaces boisées de l’Union européenne est certifiée. Mais un autre 35 millions d’hectares est soumis à l’attaque d’insectes et de maladies, tandis que la découverte de traces de pollution atmosphérique dans les sols forestiers inquiètent les autorités forestières. Un encadrement semble s’imposer, pour les ministres de l’environnement,  un outil plus contraignant s’avère donc nécessaire.

«Mettre en place un tel instrument juridiquement contraignant ne va pas être facile, notamment en raison des réticences de certains pays, comme la Suède ou la Finlande, qui veulent continuer à gérer leurs forêts comme ils l’entendent. La Russie pour sa part ne sait pas ce qu’elle veut», explique Eglantine Goux, chargée de mission Forêt internationale à France Nature Environnement (FNE). Aussi, elle ajoute qu’« il y a beaucoup plus d’enjeux économiques autour de la forêt » que d’enjeux pour la protection des oiseaux par exemple – directive oiseaux de 1979 – « notamment avec l’essor que prend la filière bois-énergie».

Il est donc proposé de mettre en place des mesures juridiquement contraignantes pour la gestion des forêts des pays européens, ainsi qu’une définition de la forêt qui différencie les forêts natives des plantations de monocultures dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Reste à savoir si les pays européens parviendront à convaincre les acteurs forestiers nationaux et finalement à un accord effectif entre eux.

Trop d’ozone peut tuer l’Européen

Source: Fotosearch

Malgré les prescriptions européennes, les taux de pollution de l’ozone (O3) sont alarmants et mettent en jeux la santé et l’environnement des citoyens des pays membres.

Les recommandations de l’Union Européenne (UE) sont formelles : les taux maximum de pollution à l’ozone ne doivent dépasser de 120 microgramme par m3. Voilà pourtant, d’après un rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE), que ce taux a été dépassé pendant plus de 40 jours lors de l’été 2010.

Qu’avons-nous à craindre ?

Selon l’AEE, lorsque l’ozone (issu de gaz comme l’oxyde de nitrogène, le monoxyde de carbone et le méthane) n’est pas directement émis dans l’atmosphère, il peut causer des troubles médicaux pouvant entraîner un décès précoce. Les excès d’ozone peuvent également affecter les rendements agricoles.

Quels sont les coupables ?

Au premier plan, sont responsables émissions industrielles et celles du transport routier, qui représentent entre 50 et 66% des émissions totales. Le rapport de l’AEE précise cependant que « l’ozone n’est pas directement émis dans l’atmosphère, il s’agit d’un polluant secondaire qui résulte de la réaction photochimique entre certains polluants primaires (les oxydes d’azote, le monoxyde de carbone et les composés organiques volatils) sous l’effet du rayonnement solaire ».

A cela, s’ajoute que la création de pollution à l’ozone dépend beaucoup des conditions météorologiques comme la température et l’intensité solaire, les niveaux de production peuvent donc considérablement augmenter suite à de longues périodes ensoleillées.

Au second plan, l’implication des Etats membres de l’Union Européenne dans le processus de réduction des émissions polluantes qui est insuffisante. La majorité des Etats ne respecte pas le processus. Les émissions trop importantes enregistrées lors de l’été 2010 ont été constatées dans 17 pays : Allemagne, Autriche, Bulgarie, Chypre, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Malte, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie. Les Etats ont pourtant un rôle clé à jouer pour inciter particuliers et entreprises à modifier leur mode de production ou de consommation que ce soit grâce à des aides ou sanctions financières,  ou à une sensibilisation intensive aux enjeux de la qualité de l’air. Il en va de la santé de leurs citoyens et leur environnement naturel…

Sources: commentcamarche.net, le journal de l’environnement

Bruxelles présente sa nouvelle stratégie 2020 pour la biodiversité

La Commission européenne vient de rendre publique sa nouvelle stratégie en faveur de la biodiversité, dans la dynamique suivant les engagements pris à Nagoya à l’automne 2010. Localtis.info, qui rapporte l’information, fait savoir que « dans l’Union européenne,  seulement 17% des habitats et des espèces évalués sont dans un état de conservation favorable et 25% des espèces animales sont menacées d’extinction ».

Cette stratégie, explique Bruxelles, est « sous-tendus par la reconnaissance que la biodiversité et les services qu’elle rend – en plus de leur valeur intrinsèque – ont une valeur économique significative, rarement pris en compte par les marchés ».

L’UE souhaiterait intégrer la valeur des services rendus par les écosystèmes dans l’élaboration des politiques « chaque fois que possible ».

L’UE se donne six objectifs, leviers d’actions :

  • « mettre pleinement en œuvre la législation européenne protégeant les oiseaux et les habitats ;
  • maintenir et consolider les écosystèmes, en rétablissant au moins 15 % des zones dégradées ;
  • renforcer la contribution de l’agriculture et de la foresterie à l’amélioration de la biodiversité ;
  • garantir l’utilisation durable des ressources de pêche en réduisant les captures d’ici 2015 à des limites définies scientifiquement (actuellement, 88 % des réserves halieutiques de l’UE sont surexploitées ou considérablement appauvries) ;
  • lutter contre les espèces exotiques qui envahissent les habitats naturels et menacent actuellement 22 % des espèces indigènes ;
  • renforcer la contribution de l’UE à la lutte mondiale contre la perte de biodiversité ».

Cette stratégie sera examinée par les ministres de l’Environnement puis soumise au vote du Parlement européen.

En 2014, elle pourrait être « révisée » et « ajustée si besoin ». En marge de cette stratégie devrait être développée une autre stratégie, dédiée aux infrastructures vertes en 2012. Des propositions de loi devraient être formulées au sujet des espèces envahissantes ainsi que sur « l’accès et le partage des avantages des ressources génétiques ».

17 ministres européens, dont Nathalie Kosciusko-Morizet, qui devrait évoquer la stratégie française le 19 mai, appellent l’UE à montrer l’exemple, dans une tribune commune. Ils affirment à travers ce document :

  • « Des mesures concrètes, pratiquement réalistes et économiquement rationnelles doivent être progressivement et résolument mises en place, tant par l’Union européenne que par ses Etats membres, de façon à impliquer les divers acteurs et secteurs concernés dans la mise en œuvre des décisions de Nagoya […] À ce titre, il conviendra d’accélérer et de généraliser le processus de prise en compte de l’aspect biodiversité dans la conception et l’exécution de toutes les politiques pour lesquelles il est pertinent compte tenu, en particulier, des avantages que de nombreux secteurs tirent de la biodiversité et des services écosystémiques. Dans ce cadre, il conviendra également d’estimer la valeur économique de la biodiversité et d’intégrer ces estimations aux décisions politiques et économiques ».