Hidden Consequences : Le prix invisible de la pollution de l’eau

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Greenpeace International vient de publier un rapport sur les coûts invisibles de la pollution. Celui-ci souligne que la pollution toxique de l’eau passe souvent inaperçu, mais cause de nombreux dégâts. En effet, les produits chimiques rejetés dans nos cours d’eau, s’accumulent à l’intérieur des organismes vivants, et peuvent à terme occasionner chez nous cancers ou perturbations hormonales.

Il relève par ailleurs que cette pollution est tenace. Prenant l’exemple d’un site situé en Slovaquie, encore contaminé aujourd’hui, en raison d’une pollution par des rejets de PCB toxiques qui s’est arrêtée il y a 25 ans.

Le nettoyage des cours d’eau pollués nécessite la mise en œuvre de moyens très coûteux. Le rapport mentionne ici l’exemple de la compagnie américaine General Electric, condamnée aux Etats-Unis pour la contamination de la rivière Hudson à de lourdes amendes. Mais il dénonce surtout le fait que les conséquences de ce type de pollution sur la santé et l’environnement ne soient pas prises en compte par celles-ci.

Ces problèmes de pollution des cours d’eau, à l’origine très localisés dans les pays industrialisés dits du Nord, tendent aujourd’hui à se multiplier dans les pays dits du Sud comme en Asie.

Ce rapport appelle les gouvernements à prendre des mesures urgentes contre ce type de problème. Celles-ci consisteraient en l’identification des produits chimiques dangereux, afin d’en interdire l’usage et d’aboutir au fait qu’ils ne soient plus rejetés dans nos cours d’eau. Enfin, plus que les gouvernements, il appelle les entreprises à agir sans attendre.

Source : Greenpeace.org

Sénégal : 3000 à 5000 filets de pêche perdus

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3000 à 5000 filets perdus continuent à pêcher les ressources au fond de l’océan entre Kayar et Joal Fadiouth, au Sénégal. L’Organisation non-gouvernementale Oceanium de Dakar a révélé cette « estimation assez exacte »  ce mardi 2 août.

 

« Deux tonnes de poissons capturés qui pourrissent dans l’eau »

Les filets perdus proviennent de différentes pratiques de pêche. Il y a des filets pour la capture des seiches, du symbium-symbium, ainsi que des filets en coton et beaucoup de filets abandonnés par les chalutiers industriels.

Le plus dangereux des filets est le mono filament en nylon qui n’est pas biodégradable. Ainsi à la dérive en mer lorsqu’il est perdu, « il va y rester et continuer à pécher pendant très longtemps », explique Aly Haidar, écologiste et président de l’ONG Oceanium. Une loi sénégalaise datant de 1998 interdit la pêche avec le mono filament en nylon. Mais cette interdiction n’a jamais été accompagnée de mesures d’application, que ce soit pour la pêche artisanale ou la pêche industrielle pratiquée par des flottes étrangères.

Mais tous ces filets, une fois dans l’eau lorsqu’ils se désagrègent, libèrent des matières toxiques dans l’écosystème. Les filets prennent 600 ans pour une désagrégation complète. « En réalité, a-t-il poursuivi, il va pêcher à peu près sur une durée de deux ans pour ensuite s’affaisser au fond de la mer, tout en continuant à tuer les coquillages. »

Les filets à la dérive pêche le poisson qui meurt une fois piégé, pourrit et attire d’autres prédateurs qui seront également piégés.

 

Une manifestation pour lutter contre ce désastre

De nombreuses espèces sont menacées, le requin scie qui figure comme emblème de la monnaie régionale ouest-Africaine, a presque disparu à cause des filets perdus. « Cela est dû au fait que le rostre dentelé du requin scie s’accroche facilement aux filets perdus flottants sur de vastes zones ».

Aussi, l’ONG organise une exposition intitulée « Filets perdus », à Dakar, afin de sensibiliser le grand public sur ce désastre et d’interpeller les acteurs de la pêche et les autorités compétentes. D’une véritable gouvernance de l’environnement maritime dépendra l’efficacité de la lutte contre cette pollution de filets de pêche afin de mobiliser l’attention de tous les acteurs du milieu.

 

Sources: radioalgerie, APS, aufaitmaroc