Des Américains jugés en Corée du Nord

North Korea Flag

 

 

 

Deux touristes américains ont été arrêtés en avril en Corée du Nord et vont être traduits en justice sous plusieurs chefs d’accusation, dont « la perpétration d’actes hostiles », a annoncé l’agence nord-coréenne KCNA lundi 30 juin, comme le rappel le journal Le Monde. Et tandis que peu d’informations ont été communiquées, les questions fusent et laissent place à de nombreuses interrogations.

Quels drôles d’histoires
Les deux Américains, Matthew Todd Miller et Jeffrey Edwards Fowle, n’ont pas une histoire dite commune. Déjà, et bien que la tentation de prendre son sac à dos pour aller se « ballader » dans le pays le plus fermé à la mondialisation et à la société internationale pourrait être tentant, force est de constater que ces deux hommes ne sont pas dans, exprimé par le sacré, « le commun des mortels ».

Jeffrey Edwards Fowle, 56 ans, aurait oublié une bible dans l’un de ses hôtels. Le motif religieux étant ici contraire aux conditions d’attribution du visa, il a été arrêté. Une maladresse d’un pieux chrétien, dirons-nous. Un acte hostile, ont-ils dit.

Mais l’histoire de loin la plus étrange est celle de Matthew Todd Miller. Agé de 24 ans, ce jeune Américain a débarqué sur le territoire nord-coréen, a déchiré son visa et a demandé l’asile politique !
Autrement dit, Miller s’est payé un billet d’avion jusqu’à Pyongyang pour y déchirer son visa et rester là-bas pour des motifs politiques, prétextant qu’il avait besoin d’un « abri ». La vie aux Etats-Unis est certes très difficile, mais quand même…

Rappelons également que les Etats-Unis n’ont pas de lien direct avec le régime de Pyongyang, empêchant de facto toute résolution diplomatique du conflit. La Suède sert d’intermédiaire entre les deux pour les cas de décès, d’arrestation ou de maladie.
Des histoires étonnantes, qui seront probablement jugés sévèrement par Pyongyang. On peut peut-être espérer une résolution du conflit, le régime de Pyongyang peut (par moment) être plus tolérant, notamment au sujet de la consommation de cannabis, comme le rappel le Huffingtonpost.com…

 

 

Le tourisme, la pollution et l’écotourisme

Les impacts négatifs de l’industrie du tourisme se manifestent quand le niveau de l’impact environnemental des touristes est supérieur à la capacité de l’environnement à s’y adapter. Le tourisme de masse incontrôlé représente une vraie menace pour les différentes zones naturelles du monde qui se retrouvent en surexploitation et souffrent de pollution.  La pollution issue du tourisme met une énorme pression sur les zones touchées avec des dégradations environnementales telles que l’érosion des terres, les rejets d’eaux usées dans les mers et les rivières, la destruction des habitats naturels des animaux, la pollution par une gestion négligée des déchets et la pollution de l’air. Avec une montée de la sensibilité des populations aux enjeux environnementaux, l’écotourisme devrait se trouver une place de choix dans les années à venir.

Les Maldives : île paradisiaque et calamité environnementale

Elle s’appelle l’île Thilafushi. Elle est seulement l’un des nombreux exemples de l’impact du tourisme sur l’environnement. Elle est située à l’ouest de Malé, la capitale des Maldives  à seulement une demi-heure en bateau. Il y a encore quelques années, cette île était aussi belle que les autres îles formant l’archipel des Maldives, une destination haut de gamme et fortement prisée par les touristes. Aujourd’hui, elle est une immense poubelle fumante à ciel ouvert où s’amassent des tonnes de déchets issus du tourisme mais aussi de toutes les îles avoisinantes.

Tourisme et Pollution – Thilafushi Island

Les déchets qui augmentent depuis 1993 sont en permanence brulés par des hommes qui y travaillent dans des conditions déplorables et les fumées sont rejetées dans l’atmosphère sans aucun traitement. Les vagues sont aussi en contact avec les flancs pollués au plomb et au mercure de l’île. Cette pollution peut très facilement impacter la chaine alimentaire des habitants qui subsistent grâce à la pêche. Le gouvernement des Maldives a effectué une étude qui démontre que  chaque touriste génère plus de 5 kg de déchet quotidiennement, contre 2 kg pour les habitants de Malé. Le million de touristes annuels représente trois fois le nombre de résidents de l’archipel. Après calcul, l’industrie du tourisme en est effectivement pour quelque chose dans la catastrophique évolution de l’environnement insulaire.

L’écotourisme, le tourisme durable et responsable

Il ne faut pas confondre l’écotourisme avec d’autres pratiques de tourisme responsable et citoyennes qui ne sont pas moins importantes. L’écotourisme est le tourisme qui limite au maximum l’impact sur l’environnement des visiteurs. Le tourisme éco-responsable met les visiteurs à contribution. Le tourisme doit être bien encadré. Le danger que représentent des visites touristiques en Arctique ou en Antarctique par exemple doit être évalué pour les touristes et pour les animaux dont l’ours polaire qui est en voie d’extinction. Selon Mikhaïl Babenko, qui travaille pour le WWF Global Arctic programme, le bruit des moteurs de bateaux et des sources humaines ont une influence négative sur la vie marine.

De Sotchi à Rio, 2014 connaitra un flux migratoire significatif en termes de tourisme sportif. L’accueil des compétitions sportives est une lourde responsabilité pour les pays concernés car ils se retrouvent à gérer une masse humaine qu’il est statistiquement impossible à estimer avec précision. Le comportement des visiteurs est aussi variable car ils se retrouvent dans un environnement différent.  Les débordements plus que probables peuvent lourdement impacter l’environnement. La préparation de ces jeux a aussi un impact sur l’environnement qu’il faut mesurer et limiter au maximum.

L’éco-tourisme est un modèle alternatif du tourisme traditionnel qui consiste à donner une expérience plus « verte ». Le tourisme  responsable inclut des actions de sensibilisation des visiteurs aux enjeux pour la protection de la faune, de la flore et de la population locale d’un pays ou d’une région. Cette évolution du tourisme cache un potentiel significatif et divers pays commencent à se positionner en matière d’écotourisme et de tourisme responsable. Par exemple au Bhoutan, le gouvernement a décidé de prioriser le respect de la nature et des traditions comme un dogme national. Le Bhoutan se positionne sur l’écotourisme de luxe. Et pour cause, chaque touriste reverse quotidiennement 250 $ de taxe qui sert à la préservation du pays, enclavé entre l’Inde et la Chine, à l’est de l’Himalaya. En France, les projets éco touristiques  se développent davantage à un niveau local que national.  La Loire-Atlantique soutient notamment des projets innovants tels qu’ un téléski nautique qui fonctionne à l’électricité, mise en valeur des loups par le parc animalier du sentier des daims, à Frossay, des chambres d’hôtes intégrées à la nature entre autres.

En 2013, selon les statistiques de l’administration chinoise du Tourisme (CNTA), les chiffres du tourisme en Chine étaient en net recul avec une chute de 10%. Tout comme le tourisme affecte l’environnement, la pollution fait aussi effet boomerang sur l’industrie du tourisme qui doit trouver le juste milieu afin de limiter son impact environnemental.

Hanoi : 3,3 milliards de dongs pour l’environnement

Fotosearch.fr

Un nouveau projet de préservation de l’environnement voit le jour. Les autorités environnementales, le Comité populaire de Hanoi, au Vietnam, ont décidé d’investir 3,3 milliards de dongs. Elles ont élaboré un plan de protection de l’environnement de la ville pour l’horizon 2020 dans la perspective 2030.

Soucieux que Hanoi devienne un grand pôle touristique dans le pays, Nguyen The Thao le président du Comité populaire municipal de Hanoi a déclaré si « Hanoi a besoin d’une politique volontariste de développement du tourisme », « la ville doit améliorer la gestion publique de ce secteur et prendre des mesures pour protéger l’environnement et assurer la sécurité des touristes ».

Les intentions de la municipalité sont ambitieuses. Elle désire prévenir et diminuer la pollution de l’environnement de la ville, éviter la baisse des ressources naturelles, ainsi que relever les compétences de gestion en matière d’environnement de Hanoi. Cependant ces objectifs ne sont peut-être pas suffisamment clairs pour permettre une mise en œuvre rapide et efficace.

Quoiqu’il soit, le Service municipal des ressources naturelles et de l’environnement de Hanoi qui sera le maître d’ouvrage de ce projet, se tient prêt pour mettre en place le programme.

Source: vietnamplus 1, 2

Le requin plus rentable en vie plutôt qu’en soupe

http://aileronsderequins.blogspot.com/L’Australian Institute of Marine Science (AIMS) a mené une étude aux Palaos, un archipel du Pacifique au nord de l’Indonésie.

Pour réaliser de la soupe de requins, on utilise simplement l’aileron soit 2% de l’animal. Un aileron peut se vendre de 50 à 80 $ la pièce et coute la vie de 73 millions de requins par an. Le commerce d’ailerons de requins représente donc 4,830 millions de retombées chaque année.
Or un requin vivant peut générer au cours de sa vie jusqu’à deux millions de dollars en retombées touristiques pour le pays dont il fréquente les côtes. Ainsi si les 73 millions d’individus étaient sauvés, ils pourraient engranger jusqu’à 146 milliers de milliards pour le tourisme soit 2,920 milliards par an – si on considère que les requins ont en moyenne 50 ans d’espérance de vie.

Le calcul est rapidement fait, le requin est plus rentable en vie plutôt qu’en soupe. Ce constat « peut inciter plusieurs pays à voir les requins comme bénéfiques à l’océan et au bien-être financier », espère Matt Rand du Pew Environment Group, le commanditaire de l’étude.

Conscient du fait, l’archipel des Palaos est devenu le premier sanctuaire mondial des requins en 2009. L’archipel a été suivi dans l’idée par les îles Fidji ou les Bahamas. Les chiffres sont toujours à nuancer, certes, mais il suffit parfois de rationaliser les gains pour voir que protéger la nature n’est pas toujours si coûteux…

Sources : rtbf.be, radio-canada.ca