Villes: des « puits de carbones »

Une étude publiée récemment dans le Journal of Applied Ecology a montré que les espaces verts peuvent apporter leur contribution au stockage de carbone et faire des villes des « puits de carbone urbain ».

A la suite d’une observation de la ville de Leicester dans les Middle Highlands, au centre de l’Angleterre, abritant 300 000 habitants sur 73 km2, les scientifiques ont mesuré la capacité à absorber le CO2 des parcs, jardins, zones industrielles abandonnées, golfs, berges et accotements des routes et ont trouvé que 231 000 tonnes de carbone ont été captées par ces espaces.

Les zones urbaines ne sont d’ordinaire jamais prises en compte comme source de photosynthèse. L’étude montre que leur contribution peut être significative.

Bien sûr les espaces verts dans les villes ne peuvent faire oublier l’impact néfaste de la pollution urbaine sur le réchauffement climatique. Aussi les « puits de carbone » ne seront certainement pas suffisants pour compenser les énormes émissions de carbone des activités humaines et du monde. Mais cela laisse à réfléchir. Alors qu’environ 4 % de la surface terrestre est urbanisée, et que la population mondiale s’élève à sept milliards aujourd’hui, pour croitre à près de 9,5 milliards d’individus d’ici à 2050, il va devenir essentiel de favoriser les dispositions des villes à absorber le carbone, en encourageant par exemple les jardiniers à planter des arbres plutôt que des pelouses ou des arbustes.

Mc Phy Energy lance un procédé révolutionnaire de stockage de l’hydrogène

crédits : fotosearch.fr

Il était jusqu’alors possible de stocker l’hydrogène produit sur un site industriel sous forme liquide, ou comprimée. Il sera maintenant envisageable de le stocker sous forme de fines galettes d’hydrure de magnésium solides. Plus sûr et moins coûteuse que les deux premières formules, cette idée a de l’avenir.

La jeune start-up française MC Phy Energy vient en effet de lancer, en février dernier, la production de ces galettes capables d’emmagasiner chacune 0,5 m3 de gaz d’hydrogène. Forte de ce lancement, elle a même décroché deux importants contrats lui permettant de pérenniser cette activité, l’un avec le japonais Iwatini pour l’alimentation en piles à combustible des stations services, et l’autre avec l’italien Enel, qui souhaite utiliser ce produit pour ses parcs solaires et éoliens.

Quel est l’intérêt d’un tel concept ? L’hydrogène peut être produit par l’électrolyse de l’eau, réaction qu’il est possible d’engendrer par le biais d’une éolienne, ou encore d’une cellule photovoltaïque. Ainsi, le surplus d’électricité produit par nos fermes éoliennes et photovoltaïques, pourrait dès lors servir à produire de l’hydrogène, ensuite stocké sous forme solide, pour enfin être utilisé par nos industries comme source d’énergie.

Source : Enjeux Les Echos, mai 2011.

Initiative : des navires pour capter l’énergie des vagues ?

L’invention n’est qu’au stade de projet : un navire récupérateur d’énergie des vagues. Le concept original a été présenté par André Sharon de la Boston University et des chercheurs du Fraunhofer Center for Manufacturing lors de la dernière conférence Clean Energy, en juin 2011 à Boston. Le but du processus est d’installer des structures de production d’électricité mobiles constituées par une flottille de navires afin de réduire les coûts de production.

 

De l’énergie houlomotrice mobile et rentable

Une structure houlomotrice capable de fonctionner ou qu’elle soit en n’ayant que simplement à jeter l’ancre pour exploiter l’énergie des vagues qui l’entourent pourrait être très rentable, déclarent les chercheurs. L’énergie pourra être stockée dans des batteries, puis distribuée sur le réseau en fonction des besoins. Aussi, les kilomètres de câbles indispensables pour acheminer l’électricité produite en mer par les procédés éoliens offshores, hydroliens ou houlomotrices pourraient disparaitre, évitant ainsi une importante facture énergétique renouvelable ($ 500 000 du kilomètre selon The New Scientist).

Les avancées technologiques nécessaires à la mise en pratique d’un tel bateau. Les chercheurs imaginent une barge de 50 mètres de long sur lesquelles seraient attachées le long des batteries de bouées houlomotrices. Le fonctionnement est « simple » : la coque est stable, les bouées suivent le mouvement des vagues. Ce pivotement suffit à actionner un générateur qui pourrait produire jusqu’à 1MW par heure. Les monteurs du projet espèrent atteindre une électricité à 0,15 $ du kWh, bien moins cher que l’énergie produite à partir de la technologie houlomotrice habituelle dont le coût est estimé aux USA, entre 0,30 $ et 0,65 $ du kWh.

L’idée est « très créative » et pas du tout utopique, décrit Mark Jacobson, directeur du programme « atmosphère et énergie » à la Stanford University de Palo Alto : notamment le processus de stockage de l’électricité qui permettrait de faire face aisément en cas de pic de demande ou de défaut de demande, chose que l’on reproche régulièrement certaines sources d’électricité renouvelable. Il faudra peut-être du temps avant de voir un tel bateau dans les ports, l’initiative démontre tout de même le dynamisme de la recherche sur les énergies renouvelables.

Source: .cleantechrepublic.

Vers le lancement de projets de stockage géologique du CO2 en France ?

crédits ifpenergiesnouvelles.fr

Le proverbe « tout vient à point à qui sait attendre » vient de trouver un écho particulier sur le dossier du stockage géologique du CO2 en France. Thématique discutée lors du Grenelle de l’environnement en 2007, elle avait alors été inscrite comme l’une des actions prioritaires à mener pour le gouvernement. Mais il aura fallu attendre le mois de mai 2011 pour qu’enfin soit lancé un appel à manifestations d’intérêt pour développer ce type de projet.

Un tel stockage peut s’opérer au sein de gisements pétroliers ou gaziers épuisés, de gisements de charbon inexploités, ou encore en aquifères profonds – formations géologiques perméables qui contiennent de l’eau salée impropre à la consommation – souvent très vastes et présentes dans toutes les régions du globe, comme dans les bassins parisiens et aquitains.

Mais comment piéger le CO2 et le transporter sur son lieu de stockage ?

Des techniques existent déjà. Il s’agit par exemple d’un transport par voie de gazoduc du CO2 à l’état dit « super critique », c’est-à-dire pressurisé et à une température de 31°C, utilisé par l’industrie pétrolière aux Etats-Unis. Il s’agit également d’un transport à l’état liquide, à une température de -40°C pour le CO2 toujours pressurisé. Mais ces techniques restent pour l’heure très coûteuses. Avant cette phase de transport, le CO2 pourrait par exemple être piégé lors du rejet de fumées de combustion.

L’objectif est ici de permettre au CO2, soit de se dissoudre dans l’eau, soit de réagir avec la roche afin de former des minéraux carbonatés. Cela permettrait à coup sur de réduire l’impact de nos industries sur l’environnement !