Bangladesh : les campagnes illuminées par de l’énergie solaire

L’énergie solaire apporte l’informatique aux réfugiés – UNHCR

Au Bangladesh, les campagnes sont désormais illuminées par de l’énergie solaire. Selon l’organisation internationale du travail, « 70% des familles rurales ne sont pas raccordées au réseau électrique national, soit parce que les lignes électriques ne desservent pas leurs villages, soit parce que le coût du raccordement est trop élevé pour elles ».

Avec l’aide de l’organisation internationale du travail et de l’Australie, soutenue par le gouvernement central, des villageois du Bangladesh ont désormais accès à une électricité d’origine renouvelable. Il s’agit d’une énergie produite grâce à l’énergie solaire. Elle est utilisée par les habitants de ces territoires ruraux comme une énergie alternative. L’effet d’aubaine réside dans les emplois verts nécessaires pour produire cette énergie solaire, de nouvelles compétences étant demandées dans les villages concernés.

L’initiative en vidéo 

Source : OIT

Ethiopie : la Chine finance un grand projet éolien

les premières éoliennes éthiopiennes crédits : piardoch sur Panoramio

Alors que l’Inde mise sur l’énergie solaire, de façon tout à fait compétitive, l’Ethiopie vient de lancer un grand projet éolien. C’est dans la ville d’Adama, qui signifie d’ailleurs « la Terre », en hébreu, que l’Ethiopie a décidé de mettre en place un projet d’énergie éolienne pour un coût estimé à « 117 millions de dollars ».

Quelle est la puissance du parc envisagé ?

Selon la presse locale, ce projet, dénommé « Parc éolien Adama 1 », est doté d’une capacité de production énergétique de 51 Mégawatts (MW). D’après une allocution du Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de l’inauguration du site, « le pays ambitionne de porter la production du parc à 10.000 MW à l’horizon 2015 et ce dans le cadre du Plan de croissance et de transformation (Growth and Transformation Plan- GTP) lancé par l’Ethiopie en 2010 avec pour objectif de développer des sources alternatives renouvelables comme l’éolien, le solaire ou la géothermie ».

Qui finance ce parc éolien ?

Selon ces mêmes journalistes, c’est la Chine qui a couvert le coût de réalisation du projet à hauteur de 85%. Le reste du parc est à la charge du gouvernement éthiopien.

Un projet sans impact environnemental ?

Alors que Fikadu Abraham, responsable du site, a mis en exergue la rentabilité du projet, d’un point de vue économique aussi bien qu’écologique, on peut s’interroger sur l’impact environnemental du parc éolien ainsi que son impact sur les localités avoisinantes.

Quoi qu’il en soit, le parc Adama 1 est désormais connecté au réseau électrique du pays. Certainement une bonne nouvelle pour ce pays dont une part conséquente de la population doit souffrir de précarité énergétique.

Pour information sur l’avenir des énergies dites « propres » en Ethiopie, « le potentiel hydroélectrique de l’Ethiopie est estimé à 45.000 MW et celui de l’énergie géothermique à 5.000 MW ».

Source : atlasinfo.fr

Mc Phy Energy lance un procédé révolutionnaire de stockage de l’hydrogène

crédits : fotosearch.fr

Il était jusqu’alors possible de stocker l’hydrogène produit sur un site industriel sous forme liquide, ou comprimée. Il sera maintenant envisageable de le stocker sous forme de fines galettes d’hydrure de magnésium solides. Plus sûr et moins coûteuse que les deux premières formules, cette idée a de l’avenir.

La jeune start-up française MC Phy Energy vient en effet de lancer, en février dernier, la production de ces galettes capables d’emmagasiner chacune 0,5 m3 de gaz d’hydrogène. Forte de ce lancement, elle a même décroché deux importants contrats lui permettant de pérenniser cette activité, l’un avec le japonais Iwatini pour l’alimentation en piles à combustible des stations services, et l’autre avec l’italien Enel, qui souhaite utiliser ce produit pour ses parcs solaires et éoliens.

Quel est l’intérêt d’un tel concept ? L’hydrogène peut être produit par l’électrolyse de l’eau, réaction qu’il est possible d’engendrer par le biais d’une éolienne, ou encore d’une cellule photovoltaïque. Ainsi, le surplus d’électricité produit par nos fermes éoliennes et photovoltaïques, pourrait dès lors servir à produire de l’hydrogène, ensuite stocké sous forme solide, pour enfin être utilisé par nos industries comme source d’énergie.

Source : Enjeux Les Echos, mai 2011.

Pologne : bataille pour la biomasse

biomasse ile-de-france.gouv.fr

En Pologne, une bataille est lancée pour soutenir la biomasse. Face à un projet de loi réduisant le soutien public aux énergies vertes, CDF Suez menace de demander des compensations au gouvernement en cas d’application.

La biomasse

Dans le domaine énergétique, et plus particulièrement des bioénergies, le terme de biomasse désigne l’ensemble des matières organiques d’origine végétale, animale ou fongique qui peuvent devenir des sources d’énergie par combustion. Il peut donc s’agir, par exemple, de « bois énergie », de « méthanisation (biogaz) » ou après de nouvelles transformations chimiques comme les agrocarburants.

La Pologne VS GDF Suez

En Pologne, le gouvernement envisage de réduire les subventions pour la biomasse alors qu’il s’agit de la principale source d’énergie renouvelable du pays. Cette idée intervient aussi alors que le groupe français est en train de construire une centrale intégralement alimentée par ce mode, combinant bois énergie et combustion de résidus agricole.

Grzegorz Gorski, directeur général de la filiale polonaise de GDF, déplore que « les nouvelles règles proposées pour la biomasse, qui sont essentielles pour nous, sont revues en nette baisse par rapport à la législation sur l’énergie actuellement en application ». Il affirme que si la nouvelle loi est adoptée « nous demanderons un arbitrage et réclamerons à l’Etat plusieurs millions de zlotys ».

La Pologne privilégie le solaire et l’éolien offshore

Le développement des énergies renouvelables est un enjeu majeur pour la Pologne, qui tire toujours 90% de son énergie du charbon. Elle est contrainte par l’Union européenne de réduire ses émissions de gaz carbonique et de parvenir à 15% d’énergie d’origine renouvelable dans son mix énergétique.

C’est dans ce contexte que le ministère de l’Energie a proposé en juillet un projet de loi qui réduit le soutien public aux énergies renouvelables, en favorisant l’énergie solaire et l’éolien offshore au détriment de la biomasse et de l’éolien terrestre. Ce projet loi, loin de faire l’unanimité, a notamment été critiqué par le ministère du Trésor, par le lobby de l’éolien et par la compagnie d’électricité PGE. A suivre.

Fr.reuters.com

Des centrales électriques dans l’espace d’ici 30 ans

notre-planete.info

Enerzine.com, à la pointe de l’actualité énergétique, diffuse aujourd’hui un article non inintéressant dédié aux futures centrales électriques, qui pourraient éviter de susciter toute problématique d’acceptabilité – par les riverains entre autres – puisqu’elles seront situées dans l’espace !

Et oui, comme l’indique l’intitulé de l’article, « des centrales électriques en orbite terrestre, c’est possible ! ». On en parle déjà depuis plusieurs années.

Basée à Paris, l’Académie internationale d’astronautique aurait fait savoir que « des programmes spatiaux pourraient être mis en œuvre d’ici 30 ans, dans le seul but de capter l’énergie solaire directement de l’espace, un moyen rentable selon elle de pourvoir aux besoins en énergie des Terriens ».

Des scientifiques du monde entier auraient d’ores et déjà élaboré un scénario selon lequel des centrales électriques en orbite capteraient les rayons du soleil avant de les transmettre vers la Terre. « Ce procédé serait techniquement réalisable d’ici une décennie ou deux, rien qu’en se basant sur les technologies existantes en laboratoires ».

Des satellites robotisés seraient donc en charge de récupérer l’énergie solaire et de nous la renvoyer. De façon plus précise, seraient lancés en orbite géostationnaires « des satellites chargés de capter l’énergie du soleil et pourvus de bras articulés orientables ». Intelligent, ce système permettrait aux divers satellites d’être mis « en orbite sur l’équateur » dont l’ensoleillement est qualifié de « maximal et permanent ».

L’énergie réfléchie par les multiples satellites serait  « captée vers un dispositif maître, qui à son tour convertirait l’énergie concentrée en électricité pour après les transmettre vers la terre via un laser ou une antenne à micro-onde » ; « des équipements au sol s’occuperaient de récupérer ces flux extraterrestres et de les injecter dans les réseaux électriques ».

Enerzine.com cite John Mankins, un ancien responsable Concept à la NASA, qui a dirigé cette étude. Selon lui, « un projet pilote visant à démontrer la faisabilité de cette technologie est tout à fait envisageable grâce notamment aux lanceurs à bas coûts actuellement en cours de développement ».

Evidemment, ce projet n’en étant qu’à un expérimental pour l’instant, « des obstacles existent avant d’arriver à une telle réalisation ». Parmi ces difficultés, « la problématique des débris spatiaux ». Il faut dire que si la Terre est polluée, l’espace ne l’est pas moins. Rappel ici.

« Le manque d’études ciblées et le coût final de développement » figurent également parmi les limites à franchir. La communauté scientifique concernée appelle donc les acteurs publics et privés à encourager cette nouvelle perspective pour le secteur énergétique en cofinançant des études de viabilité.

Dans un contexte marqué par une possible sortie du nucléaire à 30 ans, nous les encourageons aussi à promouvoir ce type d’innovations, tant qu’elles sont envisagées selon des critères des strictes de durabilité et de propreté.

Sources : Enerzine.com

Afrique du Sud : le plus grand projet solaire du monde

Enviro2b

Le gouvernement sud-africain a lancé son programme national sur l’énergie, le 3 aout, il en appelait à tous les acteurs du secteur afin de créer un partenariat public-privé pour développer les énergies renouvelables, dont « le plus grand projet solaire du monde » en bordure du désert du Kalahari.

Alimenter le réseau électrique national…

Les capacités du réseau électrique national sont jugées insuffisantes, les projets « verts » sont devraient y remédier.

Le Ministère de l’Energie d’Afrique du Sud a déclaré dans un communiqué que les « développeurs potentiels sont appelés à faire des propositions pour le financement, la construction, l’opération et la maintenance de sources d’énergie renouvelable, allant des fermes d’éoliennes aux centrales solaires et photovoltaïques, en passant par le traitement de la biomasse et des petits projets hydroélectriques ».

Le processus s’intègre dans le programme gouvernemental qui vise à doubler l’alimentation électrique de l’Afrique du Sud en ajoutant plus de 50 000 mégawatts au réseau, dont 30% de la capacité nouvelle viendrait de producteurs indépendants. Le gouvernement prévoit de dépenser 860 milliards de rands – soit 90 milliards d’euros – au cours des 20 prochaines années pour renforcer le système électrique national. L’objectif final est de disposer d’une puissance installée de 3,8 GW en 2016, avec une étape à 1 GW en 2013.

… avec 3725 mégawatts d’énergie «verte»

Le ministère de l’Energie considère que cet appel à projet contribuera « à la croissance socio-économique et environnementale durable, et commencera à stimuler l’industrie des énergies renouvelables en Afrique du Sud ».

Actuellement, la production d’électricité en Afrique du Sud dépend toujours de 90% des centrales de charbon, qui en plus d’émettre d’importantes quantités de gaz à effet de serre, sont vieillissantes. Elles n’ont pu répondre à la croissance de la demande, cela a provoqué de graves coupures en 2008.

Les énergies renouvelables fleurissent dans la région. Le programme commun de recherche et développement sur l’énergie solaire, signé avec l’Algérie le mois dernier, en témoigne.

Finalement, le gouvernement africain cherche à mobiliser tant les investisseurs privés que publics à la cause de l’environnement et aussi au développement durable de l’ensemble d’une région.

Sources: Tribune de Genève, agence écofin

Inde : modèle d’énergie solaire compétitive

© Copyright 2010 CorbisCorporation

L’Inde a instauré un programme national en faveur de l’énergie solaire, il y a deux ans. Aujourd’hui, selon La Tribune, ce programme porterait ses fruits et l’énergie solaire y serait compétitive. Il est donc intéressant de s’attarder une minute sur ce pays qui semble modèle en la matière : « l’électricité solaire ne revient pas plus cher que celle issue du charbon ou du gaz ».

Pourquoi l’Inde attire autant ?

Le marché de l’électricité solaire est tellement compétitif, depuis le lancement du programme « National Solar Mission » que « tous les grands groupes spécialisés dans le solaire se pressent pour profiter de ce nouveau marché ». L’attrait pour l’Inde est d’autant plus fort que les marchés européen et américain sont actuellement ralentis, en raison d’une forte baisse des tarifs de rachat de l’électricité d’origine solaire. On a en tête les polémiques françaises liées à la baisse du rachat de l’électricité photovoltaïque.

En Inde, en seulement deux ans, « les capacités installées ont bondi de 17,8 à plus de 500 mégawatts (MW) ». Mais c’est surtout la baisse les prix qui promet un développement rapide du secteur : « à 0,15 cents par kilowattheure, un plancher atteint plus rapidement que ne l’avaient anticipé la majorité des experts, l’électricité solaire est compétitive avec celle issue du charbon (qui compose aujourd’hui 69 % du mix énergétique) ou du gaz naturel ».

Les limites de l’attractivité indienne

Toutefois, affirme La Tribune, « les conditions de financement » dans le pays resteraient « délicates ». Par ailleurs, si le volume des installations solaires a fortement augmenté, « on est encore loin de l’objectif de 22 gigawatts fixé pour 2022 ». L’enjeu est tout de même de produire 20GW raccordés au réseau ainsi que 2 GW hors réseau afin d’alimenter les zones rurales qui ne sont pas desservies par le réseau électrique.

Des initiatives vertes à retenir

Parallèlement au programme national, des Etat ont pris des initiatives louables. Le Gujarat par exemple. Situé dans l’Ouest de l’Inde, cet Etat a instauré des « incitations », ce qui l’a conduit à attribuer « 600MW de projets » en un an. Parmi ces projets figure un parc situé dans la région de Patan, qui représente à lui seul 214 MW d’énergie solaire.

Au total, indique La Tribune, « pas moins de cinquante entreprises sont impliquées dans des projets solaires situés dans le seul état du Gujarat ». Sachez aussi qu’en plus de l’énergie verte, le Gujarat se démarque aussi en matière d’énergie éolienne, avec une production de « 2580 MW » fin janvier.

Latribune.fr

Le Japon promeut les énergies renouvelables

Après la fermeture de ses réacteurs nucléaires, l’Etat nippon peut désormais bénéficier d’une loi lui permettant de fixer des prix de rachat d’électricité provenant de sources d’énergies renouvelables, dont l’éolien, le solaire, la géothermie et la biomasse. Cette nouvelle loi vise à promouvoir et à dynamiser le marché local des énergies vertes au Japon.

Photo: fotopedia.com

Dynamiser la consommation durable

Pour le Japon, l’objectif de cette initiative est de compenser l’arrêt des réacteurs nucléaires, suite à la catastrophe de Fukushima le 11 mars 2011, par les énergies propres. Les énergies nucléaires représentaient près de 30% de l’approvisionnement en électricité du pays avant le tsunami. Le gouvernement estime que la consommation durable commence par la mise en exploitation des énergies renouvelables, dont le solaire occupe une grande part. En effet, le gouvernement nippon « estime que la capacité génératrice issue des énergies renouvelables augmentera à 22 GW d’ici fin 2013. Soit 2,5 GW de plus qu’aujourd’hui, dont 2 GW seulement pour les panneaux solaires ».

Conséquemment à cet intérêt envers le solaire, les grands groupes japonais se mettent à construire des centrales photovoltaïques. Une centaine de construction de parcs solaires seraient aujourd’hui acceptées, « chacun produisant plus d’un mégawatt de capacité, pour un total cumulant à plus d’1,3 GW ». Parmi les industriels concernés par ces nouveaux projets, le célèbre fabricant japonais de matériel électronique et informatique Toshiba, qui a annoncé qu’il entamait de « vastes chantiers de construction de centrales solaires sur l’archipel ».

De plus, la nouvelle loi permet au Japon de fixer des tarifs d’achats d’électricité plus élevés pour les producteurs, principalement des sociétés d’électricités locales. Les énergies renouvelables : le solaire, l’éolien, la biomasse, la géothermie ainsi que les petites centrales hydroélectriques, bénéficieront donc d’un relèvement de leurs tarifs et d’une augmentation de leurs subventions.

Le gouvernement cherche à dynamiser le développement et la consommation durable via une campagne de promotion des énergies vertes, en faveur des industriels mais sans oublier la population nippone, principale consommatrice d’énergie au pays du soleil levant et farouchement opposée à la réouverture des centrales nucléaires. Un grand week-end de concerts antinucléaires était organisé à Tokyo le week-end dernier rassemblant des milliers de personnes.

 

Source : CleanTechRepublic.com

Energies renouvelables : publication du rapport mondial du REN21

Fotosearch.fr

REN21 – Renewable Energy Policy Network for the 21st Century – réseau politique reconnu et légitimé sur la scène internationale, a publié mercredi son Rapport mondial sur les énergies renouvelables. Les conclusions soulignent que le secteur des énergies renouvelables continue de croître malgré la poursuite de la récession économique, la réduction des incitations et la faiblesse du cours du gaz naturel.

Le réseau REN21 – crée en 2005 –  cherche à faciliter l’échange des informations et des connaissances autour des énergies renouvelables pour favoriser la croissance des technologies d’énergies renouvelables dans les pays en voie de développement et industrialisés. Le réseau est appuyé par le Programme des Nations unies pour l’environnement et l’Agence allemande de coopération technique, en collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie.

Energies photovoltaïques à l’honneur

A l’aide de milliers de données individuelles, de centaines de rapports et autres documents, et aussi de nombreux échanges avec des experts du monde entier,  le rapport mondial décrit en détail l’état de différentes filières d’énergie renouvelable dans le monde.

Les experts de REN21 ont constaté d’encourageants résultats pour 2010. Ils révèlent, en effet, que les énergies renouvelables représentent « près d’un quart de la capacité totale de production d’électricité mondiale et fournit presque 20% de la production électrique mondiale, hydroélectrique notamment. Dans le même temps, la capacité installée de solaire thermique pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire a crû de 25 GWth soit de 16% environ. »

Le rapport soulève l’impact bénéfique des politiques incitatives qui sont « le principal moteur de cette croissance » dans au moins 119 pays (surtout des pays en voie de développement) ayant adopté des politiques ou des objectifs favorisant les énergies renouvelables. Les experts insistent sur le fait que c’est plus du double qu’au début de 2005.

Cette envolée s’explique en partie par le dynamisme des marchés de ce secteur énergétique. L’investissement dans les énergies renouvelables a atteint le niveau record de 211 milliards USD, soit environ un tiers de plus qu’en 2009 (160 milliards USD), et cinq fois plus qu’en 2004.

Le leadership chinois dans les énergies éoliennes

L’une des surprises de ce rapport est le positionnement en première position de la Chine en matière d’énergies renouvelables. Chine, premier pollueur et premier consommateur d’énergie de la planète a le plus investi en 2010 dans les énergies éoliennes et dans les chauffe-eau solaires, devant l’Allemagne et les États-Unis. L’Allemagne conserve la tête du palmarès spécifique à l’énergie photovoltaïque.

« La performance mondiale des énergies renouvelables, en dépit des vents contraires, a été un facteur positif et stable en période de turbulences. Aujourd’hui, plus d’individus que jamais obtiennent de l’énergie à partir de sources renouvelables au fur et à mesure que la capacité augmente, que les prix baissent et que la part des énergies renouvelables dans l’énergie mondiale continue de progresser », a souligné Mohamed El-Ashry, président du Comité de direction de REN21.

Le domaine de l’énergie est en pleine mutation, conscient de l’impact des énergies fossiles et des pollutions associées au réchauffement climatique, de nombreux pays se montrent de plus en plus responsables. Cependant, cette tendance ne doit pas omettre la croissante détérioration de l’environnement par les activités industrielles et humaines. Le leadership chinois en termes d’énergie éolienne ne justifie en rien l’ouverture quotidienne de centrale à charbon sur son territoire.

Sources: actu-environnement, bluewin, lefigaro, actualites-news-environnement

 

 

Le « Straddling Bus » chinois, bientôt sur nos routes ?

La Chine a présenté en mai 2010 à la manière de Steeve Jobs un tout nouveau concept de transport en commun révolutionnaire : le « straddling bus ». Ce concept prend des allures de tramway ou train léger suspendu, ou encore plus surprenant, de tunnel roulant, permettant aux voitures de circuler sous son châssis. Il devrait être mis en service dans le futur dans le district de Mentougou à Beijing.

Mais quel est l’intérêt d’un tel concept ? Celui-ci permettrait sans aucun doute de décongestionner nos aires urbaines et fluidifier le trafic. En effet, il mettrait un terme à la nécessiter de cumuler sur nos axes de circulations des voies dédiées à chaque mode de transport, qu’il s’agisse de l’automobile, du bus ou encore du tramway, en les réunissant en une seule et unique voie à usage commun.

Ce bus nouvelle génération serait alimentée par l’électricité et l’énergie solaire, lui permettant d’atteindre une vitesse maximale de 60Km/h, et pourrait transporter plus d’un millier de voyageurs. Son coût serait d’approximativement 52 millions d’euros. Celui-ci reste moindre que l’investissement nécessaire au creusement et à la mise en service d’une ligne de métro par exemple : le coût de fabrication du « straddling bus » ne représente ainsi que 10% de l’investissement nécessaire à la réalisation d’un métro équivalent. En outre, sa réalisation aurait un impact environnemental moindre.

Ce projet nous vient de « Shenzhen Hashi Future Parking Equipment Co. ». Le verrons-nous un jour sur nos routes ?