Google : au top du green

Google vient d’être élue entreprise la plus « Cool It » par Greenpeace. Ce classement annuel compare les géants du secteur de l’IT en fonction de trois critères, les solutions mises sur le marché afin de réduire l’impact environnemental, les mesures prises pour réduire l’impact environnemental de l’organisation elle-même et la contribution au débat public.

Google monte sur la première marche du podium suivi de Cisco, Ericsson et Fujitsu. Facebook et Apple ont, quant à eux, été exclus du classement. D’après Greenpeace, les deux mastodontes n’ont montrés aucune réelle volonté de diminuer leur impact environnemental. Facebook ayant par ailleurs conclu un partenariat avec Greenpeace fin 2011, il est fort probable que le Social Network fasse son apparition dans le classement l’année prochaine.

Google fait figure de premier de la classe et ce, notamment grâce à l’augmentation de son approvisionnement en énergies renouvelables ainsi que ses investissements dans ce secteur. The Big Brother affiche également publiquement ses ambitions en ayant fourni un plan détaillé de sa stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Dans ce rapport, Greenpeace pointe du doigt les data centers qui sont de plus en plus nombreux. Entre 2005 et 2010, la consommation en énergie de ces derniers a augmenté de 56%.

En conclusion, ce classement montre qu’il reste encore d’importants efforts à fournir. Comme le stipule Gary Cook, expert IT chez Greenpeace International, « les entreprises parlent beaucoup de transition vers des énergies propres et de réduction des impacts environnementaux mais n’agissent pas beaucoup ».

Les résultats du rapport sont disponibles à cette adresse.

Source : greenit.fr

Nutella : à consommer avec modération

Jeudi dernier, c’était la chandeleur, et si il y a un produit que beaucoup de personnes aiment déguster avec les crêpes, c’est bien le Nutella… La célèbre pâte à tartiner a fait l’objet d’un article extrêmement bien ficelé sur OWNI  la semaine dernière. Ce papier, rédigé par Claire Berthelemy, nous dévoile la face cachée du produit phare de l’entreprise italienne Ferrero (1,06 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France).

Début janvier, une poignée de scientifiques a dénoncé les risques que feraient peser sur la santé des enfants et des adolescents la consommation quasi addictive de Nutella. En effet, la fameuse pâte à tartiner au goût de noisette engraisserait plus de 13% d’enfants tout en causant des dysfonctionnements cardio-vasculaires non négligeables dus à une présence élevée d’huile de palme. Le groupe a réagi en publiant un communiqué de presse tentant d’atténuer ces critiques. Selon Ferrero, si 38% des enfants en France consomment du Nutella, la grande majorité d’entre eux ne dépasserait pas les cinq tartines par semaine.

Ces données,  fournies par le Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie (CREDOC), ont en fait été collectées en 1999 auprès d’un panel de 3 000 individus lors d’une étude sur les comportements alimentaires. Interrogé par OWNI, un porte parole du CREDOC a insisté sur le fait que, « nos études ne sont pas ciblées sur un produit en particulier. Le CREDOC réalise de grosses enquêtes sur le comportement des Français ».

Ferrero a tout bonnement présenté et interprété ces résultats à sa manière, ce que a priori, le directeur de la communication du groupe de dément pas. Selon un autre chercheur exerçant au CREDOC, « il est dommage que Ferrero n’ait pas communiqué davantage sur la consommation supérieure et le maximum de cette consommation supérieure, c’est-à-dire la tranche des enfants qui en mangent de grande quantité, soit, en France, 13% des enfants qui en consomment ».

Or, pour cette population de « Nutellavores », la pâte à tartiner fait courir des risques avérés sur la santé. Ces risques sont officiellement reconnus depuis mars 2010, lorsque l’Agence Nationale de Sécurité de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES), a pris la décision de déconseiller la consommation d’huile de palme.

Selon l’ANSES, « les lipides ont des effets bénéfiques sur la santé à condition de diversifier les apports en graisses végétales et animales pour respecter l’équilibre des apports entre les différents acides gras. A l’exception de l’huile de palme, très riche en acide palmitique connu pour être un des facteurs qui augmente le mauvais cholestérol, il est conseillé de consommer et surtout de diversifier les huiles végétales. »

Et le Nutella, c’est de l’huile de palme pure à 30%, même si rien ne l’indique sur l’étiquette de composition, qui fait référence à une « huile végétale ». Cette information a d’ailleurs été confirmée par le service consommateur de Ferrero, interrogé par OWNI.

30% d’huile de palme, 20 à 30% de sucre contre 13% de noisettes, 7,4% de cacao et 6,6% de lait, l’argument marketing sur les besoins nutritionnels des enfants fait tout de suite rire jaune… Et alors que la majorité des industriels de l’agro-alimentaire enlève progressivement l’huile de palme de la composition de leurs produits, Ferrero explique qu’il est « impossible de remplacer l’huile de palme, responsable de la texture du Nutella »…

Rappelons que l’huile de palme est l’oléagineux le plus productif à l’hectare et, pour cette raison, la première huile au monde en volume de production. Cela prouve donc, encore une fois, que l’objectif de réalisation de bénéfices pharaoniques des industriels prévaut sur la santé et le bien-être du consommateur final. Il est alors bien hypocrite d’allouer des budgets conséquents à la mise en place de politiques de responsabilités sociétales.

Claire Berthelemy conclut son article en précisant qu’un rapport du WWF a épinglé Ferrero durant la période des fêtes de fin d’année. Selon l’ONG, la société utilise de l’huile de palme « non durable » dans ses produits. Il y a encore beaucoup d’efforts à faire du côté de chez Ferrero.

Source : OWNI

4ème édition du forum international de Dakar sur la responsabilité sociétale des entreprises

« Gouvernance RSE : l’enjeu Carbone dans les stratégies énergétiques des entreprises en Afrique de l’Ouest », tel est la ligne directive du « Forum International de Dakar sur la responsabilité sociétale des entreprises » qui se tiendra du 29 au 31 mai 2012.

Créée en 2008 et soutenue par des entreprises socialement engagées et des partenaires publics, RSE Sénégal est une initiative qui vise à promouvoir la RSE au Sénégal et en Afrique de l’Ouest à travers des activités de plaidoyer (Forum), et l’accompagnement des entreprises dans la mise en place de leurs démarches. L’initiative RSE Sénégal a ainsi contribué à la mise en place du programme RSE Guinée lancé en octobre 2011.

Cette 4ème édition sera marquée par la présence de hauts représentants du Canada en tant que pays ami du Sénégal reconnu pour leur engagement dans la promotion de la RSE et des énergies renouvelables.

Dans un contexte ouest africain marqué par des déficits dans la fourniture d’électricité qui pénalisent autant la productivité des entreprises que la vie communautaire, « économiser l’énergie, mettre en œuvre des solutions énergétiques alternatives et mieux gérer l’impact sur l’environnement et les changements climatiques », constituent dès lors des défis majeurs dans les politiques et stratégies de RSE des entreprises. Sous ce registre, une place importante devrait être accordée à l’enjeu « Carbone ».

Les trois précédentes éditions avaient permis de réunir des décideurs du Sénégal, de l’Afrique de l’Ouest, du Canada et d’Europe concernés par les questions en lien avec la RSE – millieux des affaires, autorités nationales et institutions internationales, société civile, syndicats de travailleurs ou encore milieux académiques – offrant ainsi aux participants une opportunité d’échanger sur la RSE et de nouer des contacts d’affaires.

Source : forumsenegal

 

Les Pages Jaunes voient la vie en vert

Nous sommes des millions à consulter chaque mois les pages jaunes. Disponible depuis 1996, la version numérique de ce service est devenue incontournable. Le site Pagesjaunes.fr se positionne d’ailleurs à la 5ème place des sites français à la plus forte audience.  L’entreprise vient de passer au vert en lançant son service de marquage éco-responsable.

Une opportunité inédite pour les professionnels de faire connaître leur démarche sociétale et environnementale et un service clé en main pour les internautes qui expriment de nouvelles attentes et besoins en matière de consommation responsable.

Selon une étude menée en amont par le groupe et l’institut BVA, 2/3 des Français intègrent des critères environnementaux et sociaux dans leurs démarches au quotidien mais seulement 33% savent où trouver ce type d’information. L’étude a également montré qu’un internaute sur deux serait intéressé par un site internet permettant de trouver des professionnels et services éco-responsables.

Avec ce nouveau marquage des professionnels, PagesJaunes s’engage ainsi à promouvoir les entreprises écologiquement investies et à répondre aux préoccupations des consommateurs en les informant de manière claire et précise. Les internautes pourront ainsi voir d’un coup d’œil si le professionnel répond à la charte éco-responsabilité mise en place par le groupe grâce à une petite feuille verte située à côté du nom de l’entreprise.

Sont référencés :

  • Les professionnels titulaires d’un des 36 labels et/ou marquages sélectionnés par un comité d’expert indépendant.
  • Les professionnels ayant formulé un déclaratif de leur engagement en terme de développement durable. Le dossier est alors soumis à un examen effectué par un comité d’experts indépendants (Tristan Lecompte, fondateur d’AlterEco et président de Pure Project, Elisabeth Laville, fondatrice d’Utopies et Sylvain Lambert, responsable du département Développement Durable de PricewaterhouseCoopers).

A ce jour, près de 20 000 pros sont référencés comme étant éco-responsables sur pagesjaunes.fr. L’entreprise souligne que la mise en valeur de ces bonnes pratiques est gratuite, contrairement à certains labels.

Sources :

Vert Com’ Durable   PagesJaunes

La France accuse un retard sur la traçabilité de son or

Mine d'Or au Pérou Sources : greenetvert.fr

La France serait en retard en matière de traçabilité de l’or. C’est ce que pointe du doigt WWF qui attire l’attention de la filière depuis le 8 avril.

L’organisation environnementale WWF-France souhaite « amener les acteurs de la filière française de l’or à prendre conscience des conséquences sur l’environnement » qu’implique l’extraction de ce métal.

A travers un rapport disponible ici intitulé « Sur les traces de l’or : la filière française face aux défis de l’or traçable et responsable« , l’ONG alerte sur les risques environnementaux encourus par l’extraction de la matière précieuse. Voici un résumé de la situation communiqué par l’association à la sortie du rapport :

  • « Un contexte de flambée des cours mondiaux qui accroît les risques environnementaux liés à l’extraction :

Le cours de l’or bat de nouveaux records avec une valeur de plus de 1 460 US dollar l’once. Les causes conjoncturelles sont bien identifiées : crise économique mondiale, tensions en Afrique du Nord et Moyen-Orient, inquiétude concernant la dette en Europe. Les conséquences de cette « fièvre de l’or » qui poussent les chercheurs d’or et les multinationales minières à aller chercher au plus vite de nouveaux gisements aurifères sont, elles aussi, bien connues : pollution des fleuves français de Guyane, déplacement de villages entiers aux Philippines, empoisonnement de l’eau potable touchant plus de 2 millions de personnes en Roumanie, soutien financier aux milices armées de Colombie et du Congo, exploitation de milliers d’enfants au Burkina Faso, Niger et Ghana, etc.

  • Avec 57% des volumes extraits, le marché de l’or dédié à la bijouterie est stratégique pour le développement de l’or responsable

Face à cette situation, quelles garanties les professionnels de la filière bijouterie-joaillerie française peuvent-ils apporter aux consommateurs quant à l’origine de l’or et la façon dont il a été extrait ?

En collaboration avec les trois syndicats de la bijouterie-joaillerie française, c’est précisément la question que le WWF France a posé à un échantillon représentatif de 200 professionnels de la filière (affineurs, fabricants et distributeurs). L’analyse des réponses, présentées dans le rapport Sur les traces de l’or : la filière française face aux défis de l’or traçable et responsable , a permis d’obtenir les résultats suivants :

  1. 82 % des répondants reconnaissent ne pas connaître la provenance de l’or qui passe entre leurs mains ;
  2. 84 % des répondants n’ont aucune garantie concernant la responsabilité des pratiques d’extraction ;
  3. 75% des répondants sont conscients des lourds impacts de l’extraction aurifère ;
  4. 90 % des répondants se déclarent prêts à agir, à leur niveau, afin de combattre les pratiques désastreuses d’extraction.

Face à ce constat, l’étude du WWF-France propose un chemin d’amélioration continu qui permettrait aux professionnels de s’engager pour soutenir un changement des pratiques d’extractions aurifères afin de garantir à leurs clients une meilleure traçabilité et des produits issus de pratiques plus responsables. Cette évolution est indispensable pour permettre aux consommateurs de maintenir leur pleine confiance dans la filière bijoutière et joaillière française. »