L’Union européenne et le Libéria s’engagent pour la protection des forêts tropicales

crédits : fotosearch.fr

L’Union européenne et le Libéria viennent en effet de conclure le 9 mai un accord de partenariat volontaire, qui va dans le sens d’une gestion durable et responsable des ressources en bois de l’Etat africain, au sein duquel se concentrent plus de la moitié des forêts tropicales d’Afrique de l’Ouest. Celui-ci aura pour objectif, à l’horizon 2014, d’établir un système d’autorisation d’exportation du bois à destination des Etats membres, afin de garantir le caractère légal et contrôlé de sa coupe.

Mais cet accord peut aussi être perçu comme un mécanisme de prévention des conflits armés dans la région. Les revenus tirés de l’exploitation illégale du bois avaient en effet servi au financement des conflits armés qu’a connu le Libéria durant les années 1990.

L’Union européenne pour sa part n’en est pas à son coup d’essai. Ce même type d’accord a ainsi été conclu auparavant avec d’autres pays exportateurs de bois : la République Centrafricaine, le Cameroun, le Ghana, la République Démocratique du Congo et l’Indonésie. Une démarche plus que responsable puisqu’on estime qu’environ un tiers de la production mondiale de bois est produite illégalement.

USA : Bonne entente entre filière solaire et tortues du désert

Classées parmi les espèces menacées par le gouvernement fédéral, les tortues du désert sont au centre des attentions des entreprises désireuses de s’implanter dans leur habitat aride. Elles obligent ainsi les constructeurs à concilier protection de l’environnement et le marché en pleine croissance des énergies renouvelables.

« Chaque ouvrier sur le chantier sait que ses deux priorités les plus importantes sont la sécurité humaine et la protection de la tortue du désert. »

L’une des entreprises, BrightSource Energy s’est installée dans cet univers où le soleil brûle à près de 50°C. La société a fait appel à une centaine de biologistes chargés du bien-être des tortues, jours après jours, durant le temps de de la construction de centrales solaires thermiques de 392 mégawatts, près de la frontière entre la Californie et le Nevada, dans le désert de Mojave.

«  Nous plaçons la barre très haut pour protéger la tortue du désert », affirme le président de BrightSource, John Woolard, dans un communiqué.

Les biologistes sont chargés de recueillir les tortues « égarées » sur le chantier, afin de les pourvoir d’un émetteur-radio avant de les déposer dans une aire où les machines et les véhicules n’ont pas accès. Les mères abandonnent souvent leurs œufs, il faut donc être très attentif afin de les récolter et les mettre dans des parcs spécifiques pendant leurs cinq premières années. Il faut les protéger des renards, des coyotes et des autres prédateurs.

Une énergie solaire florissante dans le désert

BrightSource Energy a fait construire une énorme installation, baptisée « projet Ivanpah », dans l’objectif de vendre de l’électricité à deux compagnies et alimentera 140.000 foyers californiens.

La société alimente un secteur florissant aux Etats-Unis dont l’énergie solaire ne représente que 1% de la production énergétique totale du pays. Ainsi cette part devrait progresser rapidement, maintenant que le gouvernement fédéral met les bouchées doubles pour construire des méga-centrales solaires dont la production électrique est destinée à être vendue à des grossistes.

La valeur totale des installations solaires aux États-Unis atteignait 6 milliards de dollars fin 2010, contre 3,6 milliards un an plus tôt, selon l’association professionnelle, Solar Energy Industries. Les garanties de prêts offertes par le ministère de l’énergie pour réduire le coût des projets solaires n’ont pas manqué de séduire les investisseurs et ce dans la volonté du président Obama de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Une longue conciliation
Cependant les projets de construction  – même de centrales de ressources renouvelables – dans le désert inquiètent certains publics écosensibles. BrightSource a dû revoir plusieurs fois ses croquis d’élaboration de son projet Ivanpah afin d’y intégrer parfaitement la présence des précieuse tortues.  Après une longue analyse environnementale avec des autorités d’État et fédérales, elle a réduit la taille de son installation de 12 %. En outre, au lieu d’aménager le terrain en pente sur une superficie importante afin de pouvoir y construire des plateformes en ciment sur lesquelles elle prévoyait d’installer ses équipements, l’entreprise a monté ses miroirs solaires sur des barres pour limiter leur impact sur le terrain.

Sources: médiaterre, Bureau des programmes d’information internationale du département d’Etat

La population française se dit sensible aux enjeux écologiques de l’eau

Le premier baromètre de l’opinion des Français sur l’eau réalisé par l’IFOP, a été présenté la semaine dernière. Ce nouvel outil, mis en place par le Ministère du développement durable, Les Agences de l’Eau et l’Office National de l’Eau et des Milieux aquatiques (ONEMA), permettra chaque année de recueillir l’avis du grand public sur les politiques de gestion de l’eau et leur efficacité.

Les résultats montrent que la population française accorde plus d’importance à la qualité de l’eau potable et à la bonne gestion des ressources en eau de la planète qu’à son prix. Quatre enjeux écologiques prioritaires arrivent en tête des préoccupations : la bonne gestion de l’eau de la planète pour 51% des sondés, la préservation de tous les milieux aquatiques pour 49%, la qualité de l’eau du robinet pour 48% et enfin pour 47%, la réduction de la pollution de l’eau des rivières.

Pour 75% des Français, les pesticides utilisés dans les champs et les jardins sont les principales causes de la dégradation de l’état de l’eau des rivières. En ce qui concerne les causes des inondations, deux sont privilégiées et sont fortement corrélées à l’action de l’Homme : les constructions dans les zones à risques et l’urbanisation et l’imperméabilisation des sols.

Pour les principales causes perçues de pollution liées aux usages domestiques, là encore, l’opinion en perçoit deux principales : les produits d’entretiens ou de bricolage (56%) et les produits utilisés pour le jardin (49%).

Les actions relatives à l’amélioration de la qualité de l’eau sont toutes considérées majoritairement prioritaires. Le traitement des eaux usées se plaçant en tête avec 91% de jugements prioritaires. Pour 93% des personnes interrogées, le respect des réglementations liées à l’eau est une priorité.

La satisfaction à l’égard de la gestion de l’eau dans sa région est forte (74% des sondés se déclarent satisfaits).

Enfin, l’IFOP constate « une adhésion majoritaire aux pratiques pouvant améliorer la préservation des ressources en eau. L’entretien naturel des espaces verts publics constitue une mesure envers laquelle la quasi-totalité de la population se montre favorable, de même que, dans une moindre mesure l’effacement des barrages et la restitution de méandres de rivières ».

Les résultats de l’étude sont disponibles sur le site de l’IFOP

 

Le changement climatique aura aussi un impact sur les prix de l’alimentation dans le monde selon la FAO

http://www.fao.org/index_fr.htm

Les prix mondiaux de l’alimentation ont atteint leur niveau record en février

Les prix mondiaux de l’alimentation ont atteint leur niveau record en février et devraient continuer d’augmenter au cours des dix prochaines années. Le fait que les gouvernements tentent de réduire leurs réserves pour réduire l’impact de la diminution des approvisionnements exacerberait ce phénomène car si un nouveau choc se produisait, ce serait dans un contexte de réserves réduites.

La FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, prône une action internationale coordonnée d’urgence. En 2010, 16% des populations des pays en développement étaient sous alimentées.

 

Le changement climatique pourrait amplifier le phénomène de volatilité des prix de l’alimentation

Selon un nouveau rapport de la FAO, le changement climatique pourrait faire augmenter les prix de l’alimentation et même aller jusqu’à remettre en cause la sécurité alimentaire sur le long terme.

Sécheresses, inondations, augmentation de la demande en biocarburants, utilisation grandissante de céréales pour produire de l’énergie, réduction des importations pour protéger des marchés nationaux… pourraient contribuer à augmenter la volatilité des prix sur le marché international.

La FAO a souligné l’importance de la parité pour la sécurité alimentaire de l’agriculture du futur

La production agricole pourrait être augmentée si les femmes bénéficiaient du même accès que les hommes aux terres, à l’instruction, aux marchés, aux technologies et aux services financiers. Ainsi, la parité devrait contribuer à lutter contre la faim et l’extrême pauvreté.

Selon la FAO, si les agricultrices bénéficiaient du même accès que les agriculteurs aux ressources agricoles, la production des exploitations gérées par les femmes dans les pays en développement pourrait augmenter de 20% à 30% et permettre de réduire de 12 à 17% le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde.

Les femmes représentent un potentiel de 43% de la main d’œuvre agricole des pays en développement mais ne bénéficie pas des mêmes droits que les hommes notamment sur les terres et dépendent encore souvent de la puissance paternelle ou maritale

Le fumeur noir, oasis de biodiversité et ressources minérales

Un mont hydrothermal dans les abysses.

Non loin des dorsales océaniques, les monts hydrothermaux soufflent les émanations de la terre. Ces cheminées émettent des fluides chauds, chargés de minéraux et métaux dissous et sont une « oasis de vie » au milieu des froides et sombres étendues abyssales.

Les fumeurs noirs

Les fumeurs noirs naissent lorsqu’au fond des océans, non loin des dorsales océaniques, l’eau froide s’infiltre dans la croûte terrestre, se réchauffe au contact du magma à 1 200 °C présent à quelques kilomètres seulement de profondeur, et creuse son chemin de retour vers le plancher océanique en lessivant les roches. Ce phénomène est accentué par la température de l’eau, portée à 350-400 °C, et par les très grandes pressions. Là où ce fluide jaillit, des cheminées se forment par précipitation des minéraux à cause de la différence de température avec l’eau à 4°C de l’océan. Ces cheminées, qui crachent leurs volutes chaudes, acides et riches en métaux et gaz dissous, sont des lieux remarquables, riches en biodiversité et qui contrastent avec l’immensité des plaines océaniques, froides et obscures.

Tout un écosystème se développe autour des évents hydrothermaux malgré les conditions extrêmes : tout au début de la chaîne alimentaire, des colonies de bactéries chimiosynthétiques se développent en tirant leur énergie de composés chimiques, de la même façon que le font les végétaux grâce à la lumière du soleil et la photosynthèse. Des colonies animales se développent de manière concentrique autour des cheminées : des espèces endémiques de crabes, vers, poissons, poulpes sont adaptées à l’absence de lumière et aux pressions jusqu’à mille fois plus importantes qu’à la surface.

Exploitation

Les monts hydrothermaux dégagent naturellement des fluides très chauds et très riches en minéraux. Des compagnies d’extraction sous-marines seraient intéressées par la possibilité d’exploiter ces gisements naturels : selon les roches traversées, les fluides hydrothermaux peuvent être riches en ions métalliques (manganèse, fer, zinc…), en méthane, hydrogène ou sulfure d’hydrogène. En outre, les températures élevées peuvent servir, grâce à un échangeur de chaleur, à utiliser l’énergie thermique pour produire de la vapeur et entraîner des turbines, génératrices d’électricité.

Les conditions d’exploitation des évents hydrothermaux étant inédites et relevant du défi industriel et technologique, aucune étude n’est avérée sur les conséquences environnementales de telles exploitations sur les fragiles écosystèmes s’y étant développés. L’ONU avait prévu, dès 2003, dans sa résolution A/RES/58/240 sur les océans et le droit de la mer, de définir des dispositions et des règles contrôlant l’exploitation des ressources sous-marines. Certains pays se disputent aujourd’hui certaines montagnes océaniques afin d’y extraire des métaux et l’ONU a réitéré ses recommandations le 24 décembre 2011 dans la résolution A/66/L.21, avant que des désastres écologiques irréversibles soient causés. L’ouverture, le 11 avril, à l’Océanopolis de Brest d’un aquarium à haute pression, une première, abritant crevettes et crabes des profondeurs alertera et mobilisera peut-être l’opinion publique sur ces écosystèmes qui nous semblent si étrangers.

Sources : CNRS, rfi.fr, rsc.org

L’Afrique a soif

La forte croissance démographique  sur le continent africain oblige les Etats à augmenter leurs investissements afin de garantir un meilleur accès à l’eau potable. « La ressources existe, le problème réside dans les infrastructures », explique François Ombanda, directeur général de la Société d’énergie et d’eau du Gabon. En effet, sur les 5 400 milliards de mètres cubes d’eau que recèle le continent, seulement 4%  est utilisé.

Selon un rapport conjoint de l’Organisation Mondiale de la Santé et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), en 2008, l’approvisionnement en eau de la population était de 31% en Afrique subsaharienne et de 60% en Afrique du Nord. « Il est nécessaire d’accroître les investissements pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) », indique Sering Jallow, directeur du département eau et assainissement à la Banque africaine de développement (BAD). Ces OMD prévoient de réduire de moitié le nombre d’habitants dépourvus d’accès à l’eau d’ici 2015. « Seuls l’Afrique du Sud et peut-être le Sénégal atteindront ces objectifs. La démographie urbaine est galopante, c’est le principal défi des pays, se mettre à jour rapidement et anticiper l’avenir », précise Sylvain Usher, secrétaire général de l’Association Africaine de l’Eau (AAE).

En effet, la population africaine devrait ainsi augmenter de moitié entre 2010 et 2040, avec un pourcentage de citadins qui passerait de 44% à 57%. La Banque Mondiale et l’Association Africaine de l’Eau, préparent actuellement une étude sur une trentaine de capitales africaines, afin de déterminer comment les sociétés de distribution peuvent préparer les vingt à trente prochaines années. Les besoins domestiques en eau d’ici à 2040 devraient se situer entre 135 et 161 milliards de mètres cubes par an pour l’ensemble du continent.

Des progrès ont tout de même étaient effectués depuis ces dernières années, les sociétés de distribution semblent avoir amélioré leur mode de fonctionnement. « On constate que les dirigeants sont de mieux en mieux formés », relève Sylvain Usher. Les firmes cherchent en outre à bénéficier des retours d’expériences. «  Au sein de l’AAE, nous avons mis en place une plateforme de rencontre entre les différentes sociétés du continent. Elles peuvent aussi échanger leurs expériences sur tous les continents. L’objectif, in fine, est de favoriser les partenariats entre sociétés d’eau. »

Des principes semblent avoir été pris en compte, « les politiques de développement soutenues des gouvernements et les réformes qui en ont découlé ont visé à créer un environnement propice en améliorant l’efficacité, le redressement financier et l’augmentation des prestations de services », souligne l’expert de la BAD. Reste que « la mobilisation de ressources internes et externes afin de construire les infrastructures d’eau et d’assainissement, d’une part, et la capacité institutionnelle à gérer leur mise en œuvre et à les exploiter à des fins économiques et sociales, d’autre part, demeurent les principaux défis auxquels sont confrontés les pays d’Afrique subsaharienne », indique Sering Jallow.

Rappelons qu’aujourd’hui, 300 millions d’Africains n’ont pas accès à l’eau potable. 15 milliards de dollars d’investissement annuels seraient nécessaires pour approvisionner toute la population.

Source : jeuneafrique.com

Les Danois en ont marre des taxes carbone !


Le Danemark a toujours été un pays très engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique, c’est d’ailleurs un des pionniers en matière de taxe carbone, qui a été adoptée en 1993. L’Etat Danois s’est fixé comme objectif d’atteindre 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2050. Mais cela s’accompagne d’une grosse pression fiscale à l’encontre des contribuables.

« Au Danemark, les énergies renouvelables servent malheureusement de prétexte pour accentuer la pression fiscale, que la politique énergétique du gouvernement ne fera qu’aggraver. C’est la tragédie de notre pays », s’insurge Torunn Amiel, un journaliste danois rédigeant pour le Courrier International.

Les Danois, fervents défenseurs de la cause environnementale, ont généralement bien accueilli les mesures prises en faveur de l’environnement et du climat. Mais leur bonne volonté se voit exploitée au plus haut point. Par exemple, les éoliennes, censées faire la transition vers des énergies plus douce, ont souvent été implantées sur des sites où elles provoquent un maximum de nuisances pour les habitants des environs. « Et, si par malheur ceux-ci se permettent de protester, ils sont montrés du doigts et taxés de manque de civisme par les autorités. Ceux qui sont favorables aux éoliennes habitent le plus souvent en ville, bien loin du bruit incessant, presque insupportable, de ces moulins géants », indique le journaliste.

Au Danemark, l’électricité est aujourd’hui plus chère que dans toute l’Europe, et les deux tiers de son prix consistent en taxes. A en croire le gouvernement, ces taxes devraient encore augmenter d’au moins 1 700 couronnes (près de 230 euros) par ménage au cours des prochaines années. L’Etat aggrave donc un peu plus la pression fiscale subie par les Danois qui sont, eux aussi, touchés par la crise économique mondiale. Le gouvernement insiste sur le principe de solidarité et estime que ces efforts permettront au pays de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre. Cette intention est bien évidemment honorable, mais lorsque l’on sait que les émissions danoises ne représentent pas plus de 1 pour mille des émissions mondiales de gaz à effet de serre, il est intelligible de comprendre l’agacement de la population danoise.

Source : Courrier International

La désertification : la vie animale part en poussière….

L’organisation mondiale de protection de l’environnement, WWF, a lancé une nouvelle campagne d’affichage pour dénoncer les effets directs de la désertification sur la vie animale.

Source WWF

L’ONG cherche à provoquer une prise de conscience à travers un esthétisme poussé à l’extrême

Cette campagne se compose de photos d’un visuel très réaliste qui mettent en scène un éléphant, un léopard et des perroquets dont les corps se réduisent en cendres…

L’ONG joue ici plus sur une esthétique que sur des images « choc » : une fois l’appréciation de la beauté de ces photos, le malaise parvient à faire son chemin dans nos esprits.

Il ne s’agit donc pas de provoquer le rejet ou le dégoût  du public mais de le sensibiliser au fait que la survie de ces animaux et  leur beauté sont bien menacées et qu’elles pourraient devenir plus qu’un souvenir…

On doit cette très belle campagne d’information au studio de création BBDO Madrid

 

WWF tire la sonnette d’alarme : 6000 espèces animales disparaissent chaque année due à la désertification.

Bien que ces images parlent d’elles-mêmes, elles sont dédiées à nous sensibiliser au phénomène de la désertification.

La désertification est un phénomène  qui a pour origine des variations climatiques et/ou les conséquences d’activités humaines.  L’une de ses causes  directes est l’exploitation intensive des terres et des ressources par l’Homme.  Cela a des retombées désastreuses pour les écosystèmes qui sont peu à peu détruits par une aridification de l’environnement, ce qui menace les espèces animales.

 

L’espèce humaine, la prochaine victime ?

La désertification constitue un problème d’environnement mais aussi un problème de développement pour l’Homme car elle affecte l’environnement local et le mode de vie des populations.

Une rencontre de haut niveau  s’est tenue sur ce sujet, le 17 octobre  dernier, en marge de la dixième session de la Conférence des parties (COP10) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification .

Le message porté par les participants : « Les défis mondiaux tels que la pauvreté, la santé et les questions liées à l’environnement ne pourront pas être résolus sans le rétablissement de terres productives. »

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a déclaré que « si nous protégeons, restaurons et gérons convenablement les terres, nous pourrons faire face à de nombreux défis simultanément, tels que la pauvreté, la sécurité alimentaire et énergétique, la perte de la biodiversité, les changements climatiques, la migration forcée et l’instabilité géopolitique. »

« Ces questions sont liées. Les enjeux sont grands et nous devons donc travailler ensemble pour faire de l’utilisation intelligente des terres une pierre angulaire du développement durable », a-t-il ajouté.

 

Alors la désertification, priorité ou non pour vous?

 

Sauvegarder nos ressources naturelles, un objectif rentable pour les entreprises

crédit flickr

Alors que les ressources en eau se raréfient, voici un modèle de développement qui devrait faire des émules. La Campbell Soup Company, entreprise basée aux États-Unis sur les rives du fleuve Delaware, a en effet depuis plusieurs années investi pour une meilleure gestion de l’eau dans sa chaine de production. Fabricante de produits alimentaires variés, allant de la soupe comme son nom l’indique, aux sauces en tout genre, elle en était à l’origine une grande consommatrice. Mais seulement 2% de l’eau qu’elle utilisait était alors intégrée dans ses aliments. Désormais, entre autres économies, cette entreprise réutilise par exemple l’eau qu’elle consomme pour chauffer une partie de ses locaux. Elle a pu en économiser près de 4 milliards de litres depuis 2008.

Un tel modèle de développement a un effet positif non négligeable sur l’environnement, mais ne se limite pas à cela. Il confère ainsi un avantage concurrentiel important à l’entreprise qui le met en place. En effet, comme nous l’indiquent les responsables de la Campbell Soup Company, « chaque projet d’efficacité de l’eau […] financé conduit à un retour sur investissement interne de 15-20% ». Leur objectif est d’ailleurs de réduire l’empreinte environnementale de leur entreprise de 50% à l’horizon 2020, engagement pris au sein d’un plan qui donne une grande importance la gestion efficace de l’eau. Et la Campbell Soup Company ne s’arrête pas là, puisqu’elle invite également ses fournisseurs à s’engager eux aussi en faveur d’une meilleure gestion de l’eau et du soutien aux agriculteurs.

Source : The Guardian.

La BAD et WWF : ensemble pour l’environnement en Afrique

L’accord a été signé le 20 juillet lors d’une rencontre à Genève. La Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds mondial pour la conservation de la nature (WWF) ont décidé de conjuguer leurs efforts sur les questions d’économie verte et de développement en Afrique. L’initiative  relève d’enjeux majeurs car le continent connaît une croissance économique et démographique rapide, et que la pression sur les ressources et le climat monte…

« Leur capacité à  répercuter les voix de l’Afrique »

Le partenariat a plusieurs perspectives, les dirigeants des deux institutions veulent souligner les liens croissants entre protection de l’environnement et développement durable. Ils estiment qu’il est devenu essentiel de traiter les questions telles que l’adaptation climatique et les mesures d’atténuation de l’impact du changement climatique, la biodiversité et les écosystèmes.

« Cet accord de coopération ne repose pas sur l’intérêt financier, mais en réalité sur le potentiel des synergies et les avantages comparatifs des deux organisations, ainsi que leur capacité à répercuter la voix de l’Afrique », a déclaré Donald Kaberuka, le président de la BAD.

La BAD a récemment acquis de l’influence grâce au triplement de son capital. Elle est devenue ainsi la plus importante institution multilatérale de financement du développement en Afrique, notamment pour assurer le développement durable et équitable du continent.

Tandis que WWF est la plus grande organisation non gouvernementale sur l’environnement, et qu’elle est active en Afrique depuis sa fondation, il y a 50 ans. WWF collabore avec les gouvernements, les entreprises et les collectivités locales pour la protection de l’environnement et le développement durable dans le monde entier.

Vers une action concrète

La BAD et WWF se concentreront de prime abord sur les questions les plus urgentes pour parvenir à la durabilité. Le partenariat  portera au début sur « trois domaines :

– le développement de partenariats gagnant-gagnant avec les économies émergentes et le renforcement de la coopération sud-sud ;

– le renforcement du partage du savoir et des produits du savoir au profit de la croissance verte et du développement durable ;

– la collaboration sur l’énergie ainsi que sur la gestion des ressources en eau et le changement climatique ».

La gestion de l’urgence

La priorité des deux organisations est à la réalisation d’actions concrètes, « pratiques et innovantes ».

Par exemple, les deux dirigeants envisagent la création d’une publication collaborative qui fera l’inventaire de la biodiversité de l’Afrique et son empreinte écologique, tout en préparant le Sommet 2012 de la terre Rio+20.

Leur partenariat devrait aussi leur permettre de gagner en influence lors des prochaines négociations sur le changement climatique prévues à Durban, en Afrique du Sud, en décembre 2011.

C’est donc par une note qui se veut positive et constructive que la gouvernance environnementale en Afrique va désormais assister aux prochains sommets internationaux et prendre en charge les nouveaux défis environnementaux et climatiques. « Nous avons confiance que notre partenariat avec la BAD produira des résultats concrets pour toutes les populations africaines et pour les écosystèmes dont dépend leur avenir », conclut Jim Leape, directeur général de WWF International.

Sources: mediaterre, legriot, africanmanager