Une résolution pour 2014 : valoriser nos déchets

recyclage des déchets

L’année 2013 a fait place à 2014, l’heure est donc aux résolutions pour cette nouvelle année. Sortons donc de nos préoccupations égocentrées, ayons d’autres ambitions que la perte de poids, essayons d’ajuster notre consommation à nos aspérités sociales et environnementales. Pourquoi ne pas décider de valoriser nos déchets ?

En octobre 2013, la sortie en salle du film « Super Trash », dont la bande-annonce avait été mise en ligne sur Youtube en juillet 2013, a marqué les esprits, à juste titre.

Autre fait marquant de l’année 2013, le lancement en février, de l’Institut de l’économie circulaire à Paris. Lors de son inauguration, François Michel Lambert, Président de l’Institut de l’économie circulaire et Député des Bouches du Rhône, partait du constat quasi-unanime que le système économique linéaire consistant à « extraire, fabriquer, consommer puis jeter est à bout de souffle ».

En effet, il est temps de « faire des déchets des uns les ressources des autres ». La valorisation des déchets, en électricité verte par exemple, constitue une option bénéfique à plus d’un titre. Non seulement le déchet est recyclé, mais l’énergie produite est une électricité verte.

Certaines initiatives en la matière sont prises, comme en témoigne l’activité de Tiru, entreprise spécialiste de la valorisation énergétique des déchets, présidée par Jean-Pierre Frémont, titulaire d’un doctorat de l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne, membre de la section économique du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

A l’heure de la transition énergétique, alors que notre mix énergétique évoluera tôt ou tard vers une part d’énergie verte plus importante, qu’attendons-nous ? Le recyclage donne une nouvelle vie aux déchets. Valorisés en énergie, ils poursuivent leur vie dans notre circuit économique sous la forme d’énergie. La transformation des biens de consommation ou de leurs résidus pour réintégrer le système économique de notre société est le processus indispensable à l’avènement d’un nouveau modèle économique, social et environnemental durable. Nous y tendons alors soutenons le activement !

Certes, l’énergie la moins polluante est celle que nous ne consommons pas. Mais sans vouloir être dans la radicalité, parce que vivre sans électricité paraît invraisemblable aujourd’hui, la valorisation des déchets en électricité verte est une clef pour l’avenir. Celui de notre environnement, donc le nôtre.

Nos bébés sont de véritables usines à biogaz

crédits : fotosearch.fr

 

C’est le genre d’affirmation qui fera sourire n’importe quel jeune parent. Et pourtant, l’idée est là. Celle-ci a germé dans l’esprit d’ingénieurs de Suez Environnement, qui sont parvenus à modéliser en laboratoire un concept de recyclage des couches en vue de produire du biogaz. Ce travail qui leur aura pris deux années, a été financé à hauteur de 40% par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Le procédé consiste ainsi « à broyer les couches usagées pour isoler les différentes matières qui la composent » détaille un ingénieur de l’entreprise dans une interview réalisée par le quotidien le Parisien. Un ingénieur de Sita France, société spécialisée dans la collecte et la valorisation des ordures, ajoute qu’ « une fois isolés, les plastiques pourraient être réutilisés pour fabriquer d’autres plastiques, et les déchets organiques servir à la production de biogaz, d’électricité ou de chaleur » par le biais d’un processus de fermentation.

Outre une production d’énergie, ce procédé pourrait aussi mettre un coup d’arrêt à la prolifération des textiles sanitaires dans nos décharges. Le quotidien indique ainsi qu’un million de tonnes de couches seraient jetées chaque année, s’ajoutant aux lingettes et autres mouchoirs, « soit 9% de nos déchets ménagers », alors qu’un bébé consomme approximativement 6.000 couches au cours de ses deux premières années de vie.

Source : le Parisien.

La chasse aux terres rares s’organise

Le monopole de la Chine dans le commerce des « terres rares » pourrait à terme s’avérer bénéfique pour l’environnement. On parle ici selon les propos de l’AFP, du nom donné à un ensemble de dix-sept métaux indispensables à la fabrication de la plupart des produits de haute technologie.

Chercher à contourner le monopole chinois constitue ainsi la clef, et pourrait alors conduire à favoriser l’émergence d’une filière dédiée au recyclage de nos déchets électriques notamment, au sein desquels ces métaux sont présents.

C’est une ambition qu’a voulu incarner la société Récyclum en ce début du mois d’octobre, en organisant une importante opération de communication sur le Parvis de la Défense. Son objectif : présenter ces déchets comme un vaste « gisement de matières premières encore trop largement inexploité » et qu’il s’agit de valoriser, afin de sensibiliser l’opinion publique sur l’enjeu de leur recyclage.

L’entreprise souligne que 3 % du poids des lampes à économie d’énergie est ainsi constitué de ce type de métaux, présents en leur sein sous la forme d’une poudre fluorescente. Cette dernière est actuellement « neutralisée et stockée définitivement comme le mercure dans des installations spécifiquement agréées » sans être réemployée. Mais la donne pourrait changer sous l’impulsion d’un nouveau procédé développé par l’entreprise Rhodia, qui devrait rendre son recyclage possible à l’horizon 2012, et placer la France à la première place des producteurs de « terres rares » recyclées.

D’ici là, Récyclum renouvelle son appel aux Français afin qu’ils soient toujours plus nombreux à rapporter leurs ampoules dans l’un des 19.000 points de collecte dédiés.

Mexique: recyclage et création font bon ménage

A une époque où la plupart des vêtements sont fabriqués en Asie à partir de tissus synthétiques et très polluants, leur transport dans les différents pays du monde étant très énergivore, la jeune créatrice mexicaine, Margarita Meza, met dans ses collections les matériaux écologiques à l’honneur. Elle tente d’imposer la prise en compte de l’environnement dans un mouvement de création durable, car « prêt-à-porter et recyclage font bon ménage »!

Photo : unami.typepad.com

Le recyclage de plus en plus à la mode

Margarita Meza, fondatrice d’une jeune entreprise de prêt-à-porter nommée Margrietina Ecofashion, se montre intransigeante lorsqu’il est question de développement durable. Elle fait partie d’une nouvelle génération de créateurs très sensibles à l’impact de la société sur la planète. Cette préoccupation est tout naturellement arrivée au cœur de sa création, impossible donc de ne pas prendre en compte l’impact de son activité sur l’environnement et les hommes.

Le travail de Margarita Meza est né de sa révolte face aux conditions de travail dégradantes qu’endurent des millions de Mexicains. La créatrice a donc décidé de créer une entreprise plus respectueuse des travailleurs et de l’environnement. Pour elle, « ce type d’entreprises se multiplie » car elles répondent « à un véritable besoin. Tout le monde en prend conscience. Nous voulons que les gens analysent leur pouvoir d’achat. Souvent nous consommons en pensant aux marques, sans essayer de savoir ce qui se cache derrière. Dans ce secteur, il peut s’agir d’exploitation au travail ou de produits dangereux pour l’environnement ». Elle tente de créer des vêtements respectueux de l’environnement, au plus près des tendances et surtout, abordables pour toutes les bourses.

Du tissu à partir de plastique recyclé

Pour élaborer ses collections, Margarita Meza encourage fortement le recyclage et, pour cela, fait preuve de beaucoup d’inventivité. En effet, elle utilise un tissu fabriqué à partir de bouteille en plastique PET, type de plastique le plus recyclé à ce jour dans le monde. Son avantage principal est d’être très résistant aux pressions et torsions, il est également d’une extrême transparence, le rendant ainsi simple de réutilisation dans le monde du prêt-à-porter.

Le PET (polyéthylène téréphtalate), est un pétrole raffiné principalement utilisé dans la composition de bouteilles recyclables, notamment de boissons gazeuses. Ce matériau assez insolite, permet donc à la créatrice de confectionner des vêtements et accessoires féminins. Une de ses créations s’est particulièrement faite remarquée par son nom, ce sont des pantoufles appelées « PEToufles ». Les matériaux utilisés proviennent, pour la plupart, de chutes de plastiques venant de diverses entreprises de recyclage.

Un succès à la clef ?

Les collections créées par l’entreprise Margrietina Ecofashion sont donc en phase avec la philosophie de la créatrice, qui est : « la consommation locale, la consommation de produits durables ». Récemment, Margarita Meza a sorti un nouveau catalogue, afin de présenter sa collection à une clientèle plus responsable. Toutefois, son enthousiasme ne semble pas encore être récompensé, les ventes de ses vêtements et accessoires n’étant pas à la hauteur de ses attentes. La créatrice explique que « la culture consistant à préférer les produits durables n’est pas très ancrée dans le pays. Le secteur de consommation de ces produits est très restreint. Nous avons néanmoins reçu un bon accueil, l’idée intéresse les consommateurs. Nous allons démontrer que l’option écologique est à la portée de tous, grâce à des vêtements de créateurs élégants et à un prix accessible ».

Après avoir porté son intérêt sur les tissus recyclés, Margrietina Ecofashion compte se tourner vers les fibres naturelles, avec la création d’une ligne de produits en bambou.

Source : Greenetvert.fr

Apple lance son programme de recyclage en France

La marque à la pomme se lance dans le recyclage de ses produits avec une toute nouvelle rubrique en ligne, qui vous propose de racheter vos appareils Apple de façon éco-responsable.

« IRecyclage » a été lancé au mois d’août aux Etats-Unis et vient d’arriver en Europe. Ce programme permet  de retourner chez Apple vos Mac, Macbook, iPhone, iPad ou iPod usagés contre un virement effectué sur votre compte bancaire. Ce service est assuré par DataServ qui, après une estimation du montant de votre appareil, vous fera une proposition de rachat.

A titre d’exemple, un iPhone 4 16GB dont l’écran est cassé, mais toujours fonctionnel, sera racheté 160,50 euros. Un MacBook Core 2 Duo 2.4 GHz 13,3’’ en parfait état sera, quant à lui, estimé aux alentours de 208 euros.

Toutes les informations sur ce nouveau programme sont disponibles sur le site d’Apple,  à cette adresse.

Voici d’ailleurs une vidéo intéressante, rappelant l’importance du recyclage des appareils high-tech, dont les composants sont particulièrement nocifs s’ils ne sont pas retraités.

Source : journaldugeek.com

La Halle fait rimer écologie et économies

Dès aujourd’hui et ce jusqu’au 17 décembre 2011, l’enseigne La Halle s’associe pour la sixième année consécutive au Relais, association d’entreprises membre d’Emmaüs France, afin de faire rimer économies et écologie.

221 magasins ouvrent ainsi leurs portes afin de collecter les vêtements, accessoires ou encore le linge de maison dont les particuliers n’ont plus l’usage. En contrepartie, et ce pour favoriser le succès de la démarche, l’enseigne leur offrira des bons d’achat, dont le montant sera calculé sur la base du poids de leurs dons : 5 € pour 3 kg. Ces vêtements seront recyclés, ou bénéficieront d’une nouvelle vie.

Une telle démarche devrait permettre de créer de nouveaux emplois « d’insertion et durables » au sein de l’association d’entreprises, dédiés au tri et au recyclage des textiles.

Notons que l’association Emmaüs dont elle est membre, collecte toujours les dons de particuliers réalisés à titre gracieux, auxquels elle offre une nouvelle vie, et qui lui permettent chaque année de favoriser l’emploi de personnes en difficulté. Sa branche « économie solidaire et insertion » regroupe à ce jour 2.818 bénévoles et a collecté 107.000 tonnes de marchandise.

2012 : Tous les déchets plastiques pourront être recyclés

Le 1er janvier 2012 va signer la fin des incertitudes de 5 millions de Français devant les bacs de recyclage. Ils pourront jeter tant les bouteilles et flacons plastiques – déjà collectés – que les emballages surgelés, barquettes de fruits et pots de yaourt.

Eco-Emballages, un éco-organisme chargé du financement du tri des emballages a présenté jeudi les grandes lignes de cette opération. Il propose une expérimentation de deux ans à grande échelle impliquant 83 communes représentatives des difficultés du recyclage. En cas de succès, l’expérimentation sera généralisée à l’ensemble du territoire.

Promouvoir l’éco-conception

L’expérimentation permettra la collecte de quatre nouvelles résines de plastique et s’accompagnera du développement dans les centres de tri concernés de nouvelles techniques permettant de les recycler. Aujourd’hui cependant seuls 13 à 23% des matériaux d’un sachet plastique sont recyclables, ainsi récoltés ou non, il n’est pas possible de les recycler parfaitement. C’est pourquoi, Eco-Emballages incite, en amont, les producteurs de plastique à revoir leurs procédés de fabrication. La nouvelle tarification Point vert qui sera effective en 2012 en est, en partie, la manifestation. Un bonus (de 2 à 4 %) sera attribué aux industriels qui font l’effort de l’éco-conception et de la recyclabilité. En revanche un malus (de 50 à 100 %) pénalisera ceux qui ne travaillent pas dans ce sens. En parallèle, l’éco-organisme lance un appel à projets sur l’éco-conception des emballages plastique.

Pour les emballages qui ne pourront pas être recyclés, Eco-Emballages envisage une valorisation énergétique à haut rendement. L’éco-organisme affirme qu’aucun des nouveaux déchets collectés ne sera destiné à l’enfouissement.

Chercher les débouchés au recyclage

L’augmentation du volume de déchets amène le problème des débouchés de la nouvelle matière créée. Eric Brac de La Perrière, directeur général d’Eco-Emballages, justifie leur initiative : « c’est parce qu’il y a une demande qu’il y a recyclage ».

De plus, la volonté de l’organisme est d’accompagner le développement de nouvelles solutions industrielles pour concevoir des nouvelles techniques et processus permettant de recycler les nouvelles résines collectées. Eco-Emballages a, pour l’heure, sélectionné 9 projets répondant à cette problématique et espère que « la majorité des tonnages va être recyclée dans des nouvelles filières au cours des 3 prochaines années ».

« Plus d’un million de tonnes d’emballages en plastique sont mises sur le marché chaque année et seules 200.000 tonnes sont recyclées », soit un taux de recyclage de 22,5%, explique Eco-Emballages. Grâce à « une simplification du geste du tri », l’organisme espère augmenter à 40% le recyclage réalisé. La force de cette expérimentation réside dans l’implication de tous les acteurs de la chaine du tri, de la production à la valorisation matière. Le projet constitue « une première étape pour accélérer le recyclage en France » où la bonne volonté des sondés et des acteurs de la filière plastique sera seuls facteurs du succès…

Source: actu-environnement, commentcamarche.net, AFP

Déchets industriels: la prochaine ruée vers l’or aura lieu dans nos poubelles

Alors que l’Université des Nations Unies (UNU) déclare que les équipements électroniques et électriques « fabriqués en 2011 dans le monde concentrent 320 tonnes d’or et 7500 tonnes d’argent » et recouvrent une valeur totale de 17 milliards d’euros, une étude menée par des chercheurs japonais estime à 1/3 des réserves mondiales de métaux précieux et de terres rares, les déchets d’équipement électriques et électroniques (DEEE). La prochaine ruée vers l’or aura-t-elle lieu dans nos poubelles?

Photo: fotopedia.com

Le recyclage des DEEE presque inexistant

L’or et l’argent ne sont pas les seuls composants précieux qui habitent nos équipements électriques et électroniques, on y trouve également d’autres métaux précieux comme le cobalt, le palladium et des terres rares en moindre quantité. Selon un récent rapport du Global e-Sustainability Initiative (GeSI), les DEEE sont jusqu’à « 40 à 50 fois plus riches en métaux que les mines traditionnelles ». Tandis qu’une étude du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) intitulée « Le taux de recyclage des métaux: état des lieux » indique que « moins d’un tiers des 60 métaux étudiés ont un taux de recyclage supérieur à 50% », 34 d’entre eux comptant à peine 1% de taux de recyclage.

En 2011, l’Association Nationale des Consommateurs et Usagers et l’ADEME déclaraient que « 7 ordinateurs sur 10 finissent toujours dans une décharge, sans être dépollués ». Les équipements électriques et électroniques mis sur le marché entre 2006 et 2009 et les DEEE collectés sur la même période ne représentent que 9% de récupération « du volume d’équipements neufs vendus » sur cette même période. Le recyclage des DEEE est donc très réduit.

Les « mines urbaines » des pays du sud

Les poubelles à DEEE des pays développés sont principalement l’Afrique et l’Inde. Des « mines urbaines » où le volume de déchets d’équipements électriques et électroniques pourrait être multiplié par 5 d’ici à 2020, même si le taux de collecte dans les pays occidentaux était augmenté significativement. D’autant que, comme le rappelle Richard Toffolet, directeur technique d’Eco-systèmes, un des quatre éco-organismes officiels, chargés d’organiser le recyclage des DEEE en France, « l’on sait parfaitement récupérer les métaux précieux, qui se trouvent essentiellement dans les cartes électroniques ». Quatre ou cinq unités de traitement existent dans le monde, « ce sont des installations qui exigent des investissements de plusieurs centaines de millions d’euros » et, qui se trouvent… en Europe et en Amérique du Nord.

Source: GreenIT.fr

RIP, mon beau sapin

Tous les ans début janvier, la magie des fêtes de fin d’année s’estompe brutalement laissant progressivement nos rues se transformer en cimetière de conifères décrépits.

Quelle ingratitude, passé le 1er janvier, celui qui fût le point central de tous les émerveillements durant un mois devient un vulgaire félon que l’on abandonne lâchement au coin d’une rue sans une once de remord.

Au-delà de l’attachement qui lui a été porté, c’est également un acte civique de ne pas abandonner son sapin n’importe où. Ce malheureux, considéré comme un objet encombrant, ne sera pas ramassé par les éboueurs.

Pour inciter les Parisiens à faire un geste à la fois écologique et économique, la Ville de Paris met en place chaque année une opération de recyclage en proposant à chacun de déposer son sapin naturel dans des espaces spécialement aménagés. Recycler son sapin, c’est valorisé les déchets verts. Les conifères  seront ensuite transformés en broyat et utilisés comme paillage directement répandu sur les massifs des jardins parisiens ou serviront  à la fabrication de compost.

 

Recycler son sapin contribue à améliorer le Bilan Carbone de la capitale en évitant les transports inutiles. Chaque année, de plus en plus de Parisiens adoptent ce geste éco citoyen et participent ainsi à réduire la quantité  des ordures ménagères incinérées.

Depuis 2007, l’opération a permis de collecter :

–          15 000 sapins en 2007-2008 sur 65 points de collecte

–          25 000 sapins en 2008-2009 sur 95 points de collecte

–          27 000 sapins en 2009-2010 sur 95 points de collecte

–          29 000 sapins en 2010-2011 sur 95 points de collecte

Cette année, les sapins pourront être déposés dans l’un des 100 points de collecte jusqu’au 22 janvier. Ils doivent pour cela  être dépourvus de décorations et non floqués.

La liste des lieux de dépôt est consultable au format pdf à cette adresse

Source : Mairie de Paris

 

 

SFR lance la carte SIM biodégradable

Les opérateurs de téléphonie mobile se montrent  de plus en plus attentifs en matière d’environnement.

En effet, après les factures électroniques qui réduisent l’impact écologique, ils s’intéressent désormais aux cartes SIM en papier.

SFR vient de lancer l’initiative en proposant la première EcoSIM recyclable et biodégradable. Cette carte est conçue à partir de fibres naturelles de bois et seule la puce restera inchangée.

L’EcoSIM a été développée en partenariat avec la société Oberthur Technologies et garantit « les mêmes critères de qualité et de fonctionnalités que la carte SIM classique ». En décembre 2010, le fabricant avait présenté cette innovation, baptisée PaperSIM, indiquant qu’elle était élaborée au moyen de « fibres issues de forêts gérées durablement ». C’est le cas du bois qui arbore le label FSC (Forest Stewardship Council ).

Selon une étude menée pour SFR, cette carte écologique permettrait une réduction de près de 30% des émissions de gaz à effets de serre (générées tout au long de son cycle de vie) par rapport à une carte SIM en plastique de format classique.

La mise en circulation de ces EcoSIMs se fera progressivement.  Pour l’instant seules 10 000 cartes sont disponibles mais cette initiative pourrait se généraliser en cas de succès. Une chose est sûre, ce projet représente un argument marketing et un geste responsable lorsque l’on sait qu’en France, près de 67 millions de carte SIM sont actuellement en circulation selon l’ARCEP.

Source : gizmodo

Sécheresse : arroser nos cultures avec des eaux usées recyclées ?

La sécheresse exceptionnelle de cette année (près de 60 départements en restrictions au début de l’été) doit nous alerter sur l’avenir, et le recyclage des eaux usées semble  constituer une solution durable pour approvisionner en continu l’agriculture (50% des consommations totales d’eau en France).

sécheresse : recycler les eaux usées, la solution?

Cette pratique apparaît de plus en plus comme opportune, au moment où les solutions proposées par le gouvernement (créer de nouvelles zones de stockage d’eau) ne semblent pas convenir et répondre aux attentes ni des agriculteurs, ni des associations environnementales.

Il s’agit d’un mode d’irrigation par aspersion d’eaux usées traitées (les projeter sous pression pour qu’elles retombent en une pluie fine sur les cultures) qui reste encore exceptionnel en France pour des raisons législatives, mais qui pourrait se généraliser et donner ainsi un nouveau souffle aux agriculteurs.

Le ministère de l’Ecologie a réuni en mai des experts pour lancer un plan d’actions visant à limiter l’impact de la sécheresse Le comité a étudié différentes dispositions à mettre en place dans le cadre d’un plan de lutte contre la sécheresse. Parmi ces mesures, les experts envisagent la possibilité d’utiliser certaines eaux usées pour l’agriculture.

Cette technique fait également partie des recommandations du projet de Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) 2011-2015, qui a été remis au ministère de l’Ecologie le 14 juin : la réutilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation de cultures ou d’espaces verts est soutenue, mais elle doit être « envisagée avec des précautions strictes et différents suivis aux niveaux environnemental, agronomique et sanitaire. »

Il est évident que les critères de qualité et de contrôle doivent être très bien définis, surtout en ces temps de torpeur E-Coli…

L’avantage final de cette technique serait d’empêcher un télescopage avec tout autre usage de l’eau, domestique ou industriel, et donc sécuriserait véritablement l’approvisionnement sur le long terme et quoi de plus durable au final que le recyclage!

Voici donc quelques exemples de villes qui font d’ores et déjà l’expérience du recyclage des eaux usées :

Depuis le 6 juillet 2009, la ville d’Agde mène une expérimentation afin de recycler les eaux usées en eau d’arrosage pour ses espaces verts.

C’est dans les pays où les ressources en eau sont les plus faibles que cette pratique est la plus courante. À titre d’exemple, la ville de Mexico réutilise presque 100 % de ses eaux usées pour irriguer près de 85.000 hectares de cultures. Et en Israël, presque la moitié de l’irrigation provient des eaux usées recyclées.

Il me semble donc logique que la France, en pointe sur les innovations dans le secteur de l’eau, suive cette tendance de gestion durable de la ressource en eau et ne l’envisage pas seulement comme une option de secours.

Orange, le WWF et Emmaüs International ensemble pour le recyclage

A partir du 31 mars auront lieu les « Journées du Recyclage » pendant trois jours, dans les 1 200 boutiques d’Orange en France métropolitaine, en partenariat avec le WWF et Emmaüs International, voilà l’information à retenir aujourd’hui sur francematin.info.

Bon à savoir, que vous soyez client Orange ou non, vous pouvez donc vous rendre dans les points de vente de l’opérateur (« boutiques Orange, Mobistore, PhotoServie et Photostation ») et y déposer les téléphones portables, batteries ou chargeurs que vous n’utilisez plus!

L’évènement, qui fête sa deuxième édition cette année, vise à « collecter 100 000 mobiles » et à « atteindre le millionième mobile recyclé depuis 2005 ». L’ambition de l’opérateur est de collecter un million de mobiles par an d’ici 2015.

Notons que sans une attitude « citoyenne » et « responsable » de la part de « salariés volontaires d’Orange » ainsi que de membres du WWF, cette opération ne pourrait avoir lieu. Les deux entités ont d’ailleurs renouvelé leur partenariat pour une durée de 3 ans.

Des « techniciens d’intervention volontaires » proposent même aux « clients » qui le souhaitent, de « collecter les mobiles à domicile ».

La finalité, outre le nécessaire recyclage des portables, consiste à reverser « l’intégralité des bénéfices des Journées du Recyclage » au « Projet Afrique » porté par Emmaüs International à travers les Ateliers du Bocage (ADB) ». Ce projet a permis, depuis mars 2010, « d’ouvrir au Burkina Faso d’abord, et au Bénin ensuite, deux centre de collecte de déchets de mobiles et de créer 10 emplois dans ces deux pays ».

Petit à petit, l’homme devient moins petit…

« Cette année, deux nouveaux ateliers verront le jour, à Madagascar (juin 2011) et au Mali (fin d’année 2011) ».

Pour les chiffres à retenir :

–         « 100 000 mobiles collectés en France permettent d’ouvrir 1 atelier et créer 5 emplois ».

Une initiative à laquelle participer et à relayer !