La sécheresse risque fort de perturber la nidification des oiseaux

crédits : fotosearsh.fr

 

L’association de protection de l’environnement RSPB, spécialisée dans le domaine de la protection des oiseaux vient de lancer un appel afin de sensibiliser le public aux dangers de la sécheresse sur leur habitat. De la boue humide est en effet nécessaire pour bâtir un nid. Or, elle se fait de plus en plus rare… Et cela pourrait aller jusqu’à influer négativement sur les chances des oiseaux de se reproduire avec succès. Elle nous suggère ainsi de mettre à leur disposition de la boue humide, dans un récipient peu profond.

La principale espèce menacée est l’hirondelle, qui produit généralement deux ou trois couvées durant l’été. Nichant généralement sur nos toits, celle-ci a besoin de fixer solidement son nid pour assurer la sécurité de sa progéniture. Il ne tient dès lors plus qu’à nous de lui en donner les moyens.

L’appel des religions à la protection de l’environnement

Dans le cadre de l’Interfaith Center for Sustainable Development (Centre inter-religieux pour le Développement durable), de Jérusalem en Israël, les chefs locaux du christianisme, du judaïsme et de l’islam ont lancé une campagne pour la protection de l’environnement basée sur les préceptes de leurs religions.

Un retour au « pragmatisme »…

Réchauffement climatique, acidification des océans et crise des espèces trouvent aujourd’hui des manifestations extrêmes. Personne ne peut plus ignorer l’urgence de prendre position et d’agir pour l’environnement afin d’éviter « le pire ». Les trois religions ont compris que sans une planète viable, aucun message « divin » n’aura d’échos.

Aussi c’est avec justesse que l’évêque catholique romain William Shomalie a remarqué que « si la Terre est polluée, cela touchera aussi bien les musulmans que les chrétiens et les juifs ».

Les « grandes » religions se disent naturellement vouées à sensibiliser leur fidèles aux grandes thématiques actuelles, or elles avaient jusqu’à peu laissé le domaine de « green » sur la touche. C’en est fait  avec le coup d’envoi de cette campagne de protection de l’environnement.

Parler de l’implication des religions pour l’environnement  n’est pas nécessairement du prosélytisme. Alors qu’André Malraux prophétisait que « le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas »,  et qu’aujourd’hui le ton est donné au développement durable, que reste-t-il ? Les pratiques les plus archaïques et destructrices de l’environnement persistent et les religions restent « un formidable vecteur de mobilisation » et ont une « audience considérable ». Un bon cocktail ?

…toujours voué à être diffusé…

Les trois monothéismes envisagent l’année prochaine d’organiser une conférence internationale pour « former leurs représentants respectifs aux problèmes de l’environnement ». La conférence aurait lieu en parallèle du sommet de Rio en 2012. Le but n’est pas de proposer une solution totalement alternative mais plutôt complémentaire.

Les religions investies ont l’intention de sensibiliser tant leurs croyants que « ceux du bouddhisme et de l’hindouisme aux problèmes écologiques dans la perspective de la foi », explique le rabbin David Rosen.

…« pour éviter le danger d’une crise climatique majeure »

Le dernier communiqué du centre inter-religieux pour le développement durable, qui s’appuie sur la Genèse,  appelle « les fidèles de toutes les religions à lutter contre l’effet de serre » et « de presser les dirigeants politiques à œuvrer en ce sens ». D’autant que les groupes de pression conservateurs de la Terre Sainte sont tout particulièrement puissant et « maintiennent leur (gigantesque) auditoire dans le déni vert ».

Recherche d’un renouveau d’audience ou non, cette initiative religieuse n’est pas à minorer. Elle peut faire sourire, elle peut rendre perplexe mais c’est un moyen d’inciter une part non négligeable d’individus dans le monde. A défaut d’avoir été convaincus par des arguments rationnels, les chefs religieux appellent leurs croyants à agir alors avec leur foi. Aussi preuve d’une ouverture, certains proposent que le centre inter-religieux trouve une entente avec l’Alliance of Religions and Conservation (ARC), créée en 1995, qui encourage des actions menées par des groupes religieux avec des ONG de protection de la nature et qui, comme lui, prône l’union sacrée.

Source: zegreenweb, bluewin

Cameroun : du biocarburant à partir du lisier

Les éleveurs ruraux au Cameroun sont en passe de devenir un exemple à suivre en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. En effet, afin de pallier la pénurie d’électricité sévissant dans le pays, un programme gouvernemental a été mis en place afin d’aider les fermiers à transformer le fumier de leurs animaux en biocarburants. Cette initiative permet non seulement d’apporter aux professionnels une source de revenus supplémentaires, mais aussi d’apprendre à mieux appréhender les problématiques liées à l’environnement et au changement climatique.

« Nous ne nous rendions pas compte de la destruction causée à l’environnement par le fumier en décomposition. Maintenant, nous avons appris qu’il rejette des tonnes de méthane, qui est un gaz très dangereux », déclare Juliana Mengue, une fermière veuve de 46 ans vivant au Nord-ouest du Cameroun.

Il est aujourd’hui prouvé scientifiquement que le méthane provenant du fumier a un impact non négligeable sur le changement climatique. Les efforts pour infléchir son émission à travers le monde se concentrent principalement sur la transformation de ce gaz en biocarburant et sur le changement du régime alimentaire des animaux élevés afin qu’ils en produisent moins.

Jean Kuete, le ministre camerounais de l’agriculture, a déclaré que les efforts sur le biocarburant constituent une des composantes d’un ensemble d’initiatives gouvernementales concentrées sur l’amélioration des conditions de vie des fermiers et leurs communautés.

« La technologie de production d’énergie à base de biocarburant est assez peu coûteuse  et permet ainsi aux éleveurs de l’utiliser sans une assistance financière importante ».

Selon de nombreux éleveurs, ces nouvelles technologies ont apporté des changements significatifs à leurs conditions de vie ainsi qu’à celles de leurs communautés. Afin d’installer un digesteur de fumier dans sa ferme, l’éleveur doit s’acquitter de la somme de 15 000 francs CFA, soit un quart de son prix, le reste étant pris en charge par le ministère de l’Agriculture et le groupe Heifer International qui s’est associé au projet.

Pour produire leur biocarburant, les fermiers collectent le lisier de leur bétail qui sera ensuite mélangé avec de l’eau. Cette mixture est laissée en décomposition  et le méthane s’y échappant est alors stocké dans le digesteur qui a une capacité de 18 mètres cube. A la fin du processus de décomposition, le fumier est enlevé, séché, puis transporté dans les champs locaux pour être utilisé comme fertilisant.

Micheal Mbu, un autre pionnier de la biogestion qui élève des porcs, des chèvres et des vaches, affirme que la simplicité du procédé est à la portée de n’importe quel fermier et peut lui assurer une véritable source de revenus complémentaires.

« J’ai connecté le méthane à dix cuiseuses avec deux pompes qui assurent une fourniture constante en essence. Avec ça, j’ai de l’énergie pour faire de la farine à pain et à pâtisserie. J’ai monté ma petite affaire qui emploi aujourd’hui cinq personnes ».

Eugène Ejolle Ehabe, membre du gouvernement en charge de la recherche et du développement pour l’agriculture, a déclaré dans un entretien que la production de biocarburant à partir de fumier et autres déchets pourrait, en étant appliquée à l’échelle nationale, endiguer les énormes pertes en bois et ainsi améliorer significativement le développement.

Il a noté que seulement un cinquième des ménages ruraux avait accès à l’électricité et seulement 40% des ménages urbains. Chaque année au Cameroun, des milliers d’arbres sont coupés, le bois restant la principale source d’énergie dans les milieux ruraux.

« La production de biocarburant pourrait réduire les émissions de gaz à effet de serre, la déforestation et ainsi aider à préserver les forêts et la fertilité des sols » a-t-il déclaré.

Sources :  trust.org   bonaberi

La Nasa retrace l’histoire du réchauffement climatique en vidéo

Pour ceux qui doutent encore du réchauffement climatique, la NASA vient de réaliser une vidéo de 26 secondes retraçant l’évolution de la température sur terre au cours de ces 130 dernières années. Surprenant et angoissant.

Cette animation, réalisée par le laboratoire de la Nasa Goddard Institute for Space Studies (GISS), révèle une nette augmentation de la température depuis la fin des années 1970, renforcée dans les années 2000. Les couleurs rouges représentent des températures supérieures à la moyenne de la période de référence (1951-1980), quant aux couleurs bleues, elles, représentent des températures inférieures.

Les données proviennent des relevés d’un millier de stations météo dans le monde, des observations satellitaires de la température de la surface de la mer et des mesures effectuées par la station de recherche de la NASA en Antarctique.

L’année 2011 se classe 9ème année la plus chaude au niveau planétaire. « Même avec les effets rafraîchissants d’une forte influence de la Nina et une activité solaire faible ces dernières années, 2011 a été une des dix années les plus chaudes enregistrées », indique James Hansen, directeur du GISS.

L’agence spatiale américaine confirme que la hausse des températures est largement soutenue par l’augmentation des concentrations des gaz à effets de serre dans l’atmosphère, particulièrement du dioxyde de carbone, produit par l’activité humaine. La concentration de CO2 dans l’atmosphère à aujourd’hui dépassé 390 parties par million, contre 285 en 1880.

Selon de nombreux scientifiques, le taux maximal acceptable de CO2 qui peut être envoyé dans l’atmosphère ne peut dépasser 350 parties par million…

Source : ecologie.blog.lemonde.fr

Abeilles : des marques au secours des butineuses

La disparition inquiétante des colonies d’abeille à travers le monde semble émouvoir plusieurs acteurs de la grande distribution. Monoprix, Innocent ou encore le centre commercial Le Millénaire à Aubervilliers, jouent les sauveurs de l’insecte butineur.

Les packagings de la désormais célèbre marque de smoothies Innocent, voient en ce moment la vie en jaune et noir en arborant un logo représentant une petite abeille. La marque a signé un partenariat avec la Société Centrale d’Apiculture (SCA) en s’engageant à construire des ruches. A chaque achat, et ce, du 21 mars à la fin du mois d’avril, le client « adopte » une abeille. Après 80 000 packs de 25 à 75 cl achetés, une ruche sera construite. Chaque consommateur aura même le droit à un certificat d’adoption, un site dédié ouvrira ses portes à compter du 1er mars.

Le centre commercial Le Millénaire à Aubervilliers vient, quant à lui, de procéder à l’installation de six ruches sur son toit, en collaboration avec le programme « Abeilles, Sentinelle de l’Environnement ». Les deux partenaires, Icade Immobilier et Klépierre Ségécé, poursuivent leur engagement respectif dans une démarche éco-responsable.

De son côté, Monoprix débute la commercialisation de son propre miel, produit sur les toits de ses magasins de l’avenue des Ternes et de la porte de Châtillon. L’installation de 18 ruches au mois de mai dernier ont déjà permis la production de 1 000 pots. L’idée d’installer des ruches sur les toits des magasins Monoprix est née de plusieurs constats : les abeilles sont les premières victimes des insecticides et des pesticides utilisés en agriculture intensive, c’est pourquoi, les températures clémentes, la diversité des plantations ainsi que les méthodes de culture sans pesticides, font de la ville un véritable refuge pour les butineuses.

Marketing opportuniste ou véritable engagement responsable, une chose est sûre, Paris est en phase de devenir une véritable « bees city ». Rappelons que la capitale compte déjà plus de 300 ruches, les plus connues sont situées au pars Georges Brassens dans le 15ème arrondissement, au jardin du Luxembourg et sur les toits de l’opéra Garnier.

 

Source : .e-marketing.fr

Apple lance son programme de recyclage en France

La marque à la pomme se lance dans le recyclage de ses produits avec une toute nouvelle rubrique en ligne, qui vous propose de racheter vos appareils Apple de façon éco-responsable.

« IRecyclage » a été lancé au mois d’août aux Etats-Unis et vient d’arriver en Europe. Ce programme permet  de retourner chez Apple vos Mac, Macbook, iPhone, iPad ou iPod usagés contre un virement effectué sur votre compte bancaire. Ce service est assuré par DataServ qui, après une estimation du montant de votre appareil, vous fera une proposition de rachat.

A titre d’exemple, un iPhone 4 16GB dont l’écran est cassé, mais toujours fonctionnel, sera racheté 160,50 euros. Un MacBook Core 2 Duo 2.4 GHz 13,3’’ en parfait état sera, quant à lui, estimé aux alentours de 208 euros.

Toutes les informations sur ce nouveau programme sont disponibles sur le site d’Apple,  à cette adresse.

Voici d’ailleurs une vidéo intéressante, rappelant l’importance du recyclage des appareils high-tech, dont les composants sont particulièrement nocifs s’ils ne sont pas retraités.

Source : journaldugeek.com

Puma va proposer à ses clients des sacs biodégradables à base de farine de maïs

Alors que les groupes Nike et Adidas sont actuellement pointés du doigt par Greenpeace en raison de la pollution des fleuves chinois par leurs fournisseurs, la firme allemande Puma fait preuve d’innovation et agit pour la protection de l’environnement.

Elle vient en effet de présenter un sac, qui sera désormais fourni dans ses magasins, réalisé entièrement à base de farine de maïs, et donc parfaitement biodégradable. Au lieu d’être stocké, laissé en liberté dans la nature, ou utilisé en tant que sac poubelle, celui-ci pourra être jeté dans un simple bac à compost, duquel il disparaitra sous trois mois. Une autre solution pour le moins originale pour le faire disparaitre sera de le plonger dans une eau chaude à 65°C. En remuant le mélange durant trois minutes, seule la teinture rouge du sac restera présente, elle aussi respectueuse de l’environnement bien entendu. L’eau pourra dès lors servir à l’arrosage des plantes une fois refroidie.

Leur utilisation permettra au groupe de réduire ses déchets de 192 tonnes par an, tout en économisant durant le même laps de temps 293 tonnes de papier. Et la firme n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’elle propose à ses clients depuis la fin de l’année 2010 des sacs réutilisables en lieu et place des habituelles boites à chaussure. Ces efforts devraient sans doute porter leurs fruits au niveau de ses ventes à l’heure où les consommateurs s’intéressent de plus en plus à l’éthique des marques qu’ils achètent.

Sources : gentside.com, zegreenweb.com.

Soutenir l’effort de réduction des dettes publiques et protéger l’environnement, deux objectifs complémentaires

Comme chaque année depuis maintenant quatorze ans, plusieurs associations au premier rang desquelles Friends of the Earth, publient aux Etats-Unis un rapport consacré à l’identification des dépenses, subventions ou niches fiscales grevant le budget américain et dont la suppression serait bénéfique pour l’environnement. En cette période de crise des finances publiques, un tel travail mérite d’être mis en lumière et pourrait faire des émules.

Le magazine du développement durable nous en apprend plus sur ce sujet. Il précise ainsi que les associations engagées pour cette étude travaillent sur la base de documents comptables officiels, directement mis à disposition par l’administration fédérale américaine. Ce qui nous donne une idée du sérieux de la démarche. Suivant leurs conclusions, l’Etat fédéral américain pourrait réaliser une économie de plusieurs centaines de milliards de dollars sur une période de cinq ans.

Elles suggèrent notamment la suppression pure et simple des aides destinées aux énergies fossiles qui permettent aux industriels du secteur de bénéficier de certaines exemptions de taxe. Cette mesure permettrait de faire rentrer dans les caisses de l’Etat près de soixante milliards de dollars.

Elles estiment ensuite nécessaire de stopper l’effort de recherche coûteux entrepris en vue du développement d’une technologie de capture et de séquestration du carbone, qualifié de « quête sans fin pour faire du charbon une énergie propre », et qui plus est « potentiellement dangereuse ».

Enfin, elles militent pour un abandon du soutien au secteur de l’énergie nucléaire. Celui-ci bénéficie en effet d’aides multiples de la part de l’Etat américain, allant de subventions à la recherche & développement à des garanties de prêt, en passant par des exonérations fiscales. Elles évaluent sur ce point l’économie potentielle à cinquante milliards de dollars pour une période de cinq ans, de 2012 à 2016.

USA : Bonne entente entre filière solaire et tortues du désert

Classées parmi les espèces menacées par le gouvernement fédéral, les tortues du désert sont au centre des attentions des entreprises désireuses de s’implanter dans leur habitat aride. Elles obligent ainsi les constructeurs à concilier protection de l’environnement et le marché en pleine croissance des énergies renouvelables.

« Chaque ouvrier sur le chantier sait que ses deux priorités les plus importantes sont la sécurité humaine et la protection de la tortue du désert. »

L’une des entreprises, BrightSource Energy s’est installée dans cet univers où le soleil brûle à près de 50°C. La société a fait appel à une centaine de biologistes chargés du bien-être des tortues, jours après jours, durant le temps de de la construction de centrales solaires thermiques de 392 mégawatts, près de la frontière entre la Californie et le Nevada, dans le désert de Mojave.

«  Nous plaçons la barre très haut pour protéger la tortue du désert », affirme le président de BrightSource, John Woolard, dans un communiqué.

Les biologistes sont chargés de recueillir les tortues « égarées » sur le chantier, afin de les pourvoir d’un émetteur-radio avant de les déposer dans une aire où les machines et les véhicules n’ont pas accès. Les mères abandonnent souvent leurs œufs, il faut donc être très attentif afin de les récolter et les mettre dans des parcs spécifiques pendant leurs cinq premières années. Il faut les protéger des renards, des coyotes et des autres prédateurs.

Une énergie solaire florissante dans le désert

BrightSource Energy a fait construire une énorme installation, baptisée « projet Ivanpah », dans l’objectif de vendre de l’électricité à deux compagnies et alimentera 140.000 foyers californiens.

La société alimente un secteur florissant aux Etats-Unis dont l’énergie solaire ne représente que 1% de la production énergétique totale du pays. Ainsi cette part devrait progresser rapidement, maintenant que le gouvernement fédéral met les bouchées doubles pour construire des méga-centrales solaires dont la production électrique est destinée à être vendue à des grossistes.

La valeur totale des installations solaires aux États-Unis atteignait 6 milliards de dollars fin 2010, contre 3,6 milliards un an plus tôt, selon l’association professionnelle, Solar Energy Industries. Les garanties de prêts offertes par le ministère de l’énergie pour réduire le coût des projets solaires n’ont pas manqué de séduire les investisseurs et ce dans la volonté du président Obama de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Une longue conciliation
Cependant les projets de construction  – même de centrales de ressources renouvelables – dans le désert inquiètent certains publics écosensibles. BrightSource a dû revoir plusieurs fois ses croquis d’élaboration de son projet Ivanpah afin d’y intégrer parfaitement la présence des précieuse tortues.  Après une longue analyse environnementale avec des autorités d’État et fédérales, elle a réduit la taille de son installation de 12 %. En outre, au lieu d’aménager le terrain en pente sur une superficie importante afin de pouvoir y construire des plateformes en ciment sur lesquelles elle prévoyait d’installer ses équipements, l’entreprise a monté ses miroirs solaires sur des barres pour limiter leur impact sur le terrain.

Sources: médiaterre, Bureau des programmes d’information internationale du département d’Etat

WWF : une baleine sur la Tamise

La semaine dernière, les habitants de la capitale anglaise on pu assister à un spectacle des plus insolites en observant une baleine de 11 mètres descendre la Tamise. Cet événement, à l’initiative du WWF avait pour but de faire prendre conscience de la situation critique dans laquelle se trouve la baleine grise occidentale, une des espèces de cétacés les plus menacées de la planète.

Avec à peine 130 individus dont seulement 26 femelles en âge de procréer, la baleine grise occidentale fait partie des nombreuses espèces en voie d’extinction. Cette fragile population doit faire face à une nouvelle menace, le projet d’exploitation de pétrole et de gaz Sakhaline 2, qui dispose déjà de deux plateformes de forage au large de l’île de Sakhaline, en Russie Orientale. Sakhaline Energy, l’entreprise à l’initiative de ce projet, a d’ores et déjà l’intention d’en implanter une troisième, qui ne faisait en aucun cas partie de l’étude d’impact environnementale réalisée préalablement à la réalisation des plateformes initiales.

Le problème est que la baleine grise occidentale vient se nourrir dans les eaux au large de l’île Sakhaline durant les mois d’été et d’automne. Elle est le seul mammifère marin à se nourrir des petits invertébrés qu’elle dérange en agitant les fonds marins et en les filtrant à travers ses fanons. Les eaux peu profondes dans les abords de l’île sont le seul endroit où les mères peuvent apprendre à leurs petits la technique nécessaire pour trouver leur nourriture. Si ce projet aboutit, il y aura un risque de pollution sonore, de marée noire, de pollution chimique et de collision entre une baleine et un navire.

Le WWF appelle les bailleurs de fond européens de ce projet – BNP Paribas, Crédit Suisse et Standard Chartered – à s’opposer à cette nouvelle construction et à demander à ce que le projet soit limité au deux plateformes déjà existantes. « La baleine grise occidentale est au bord de l’extinction. L’édification d’une troisième plateforme ouvre dangereusement la voie à de nouveaux projets d’exploitation de gaz et de pétrole dans cette région. Le WWF demande aux banques de prendre des mesures et de s’opposer à cette initiative avant qu’il ne soit trop tard pour les baleines en sursit », a déclaré Colin Butfield, chef de campagne au sein de l’ONG.

Du 12 au 14 février 2012, un groupe de 11 experts indépendants, le Western Gray Whale Advisory Panel (WGWAP), dont la tâche essentielle est de trouver des solutions pour limiter l’impact des opérations de forage sur les baleines, se réunira avec les bailleurs de fonds et Sakhalin Energy.

La semaine dernière, sur la rive sud de la Tamise, les londoniens ont pu voir passer une baleine de 11 mètres. Dans le même temps, des exemplaires du « Daily Whale », un journal édité par le WWF, étaient distribués dans les stations de métro. Au travers de cette campagne, le WWF invite le public à encourager les banques à refuser l’implantation de cette nouvelle plateforme en signant la pétition en ligne sur le site dédié, www.thelast130.org .

 

Source : WWF

Les fermes agricoles ont le vent en poupe à New-York

L’agriculture urbaine est une forme émergente de pratiques agricoles en ville visant à faire face aux défis de l’urbanisation et de la périurbanisation. Cette solution, qui se développe désormais aux quatre coins du globe, fait partie des recommandations de L’ ONU et la Food and Agriculture Organization pour faire face aux besoins de sécurité alimentaires mondiaux. En effet, près de 60% de l’Humanité se concentre aujourd’hui dans les zones urbaines. D’ici 2050, cette proportion devrait atteindre 80%.

Il est alors fort probable qu’à ce stade, l’agriculture traditionnelle ne soit plus en mesure de répondre à la demande.

Voici un joli reportage filmé en mode « tilt shift » au sujet des potagers situés en plein New-York. On y découvre notamment les actions menées par Brooklyn Grange Farm, Nourishing New-York, Snap Gardens et le chef du restaurant Bobo.

New York Farm City from Petrina TV on Vimeo.

Source : locavorespirit

Le castor : fervent défenseur de l’environnement

Castor Nord-Américain . By Sherseydc Steve . Licence

Du XVIIème à la fin du XIXème siècle, le castor a disparu de nombreuses régions de France, du fait de sa destruction directe par l’homme, pour sa chair ou encore sa fourrure. De fait, l’espèce ne subsistait plus que dans la vallée du Rhône. Au début du XXème siècle, la population de castors du Rhône était estimée à quelques dizaines d’individus, uniquement localisés dans la basse vallée. Afin d’éviter son extinction, le castor fut protéger dès 1909 dans les Bouches-du-Rhône, le Gard et le Vaucluse. On peut estimer aujourd’hui que l’ensemble des effectifs devrait être compris en 10 000 et 12 000 individus.

Cet étonnant rongeur, à la fois « bûcheron » et « hydraulicien », est un animal qui présente des caractéristiques particulières et inhabituelles d’aménageur de son écosystème. Le castor est par ailleurs de plus en plus considéré comme un auxiliaire efficace de l’homme dans ses opérations de renaturation, de génie écologique et de gestion différenciée des berges.

En effet, en inondant certains terrains, les familles de castors recréent et entretiennent des chapelets de zones humides s’alimentant gravitairement de l’amont vers l’aval. Ces milieux sont propices à l’épuration de l’eau et au développement de la faune et de la flore. Ces barrages, s’ils sont assez nombreux et importants, renforcent également l’alimentation des nappes phréatiques et favorisent une alimentation plus régulière des sources.

En régulant le débit des cours de l’eau, il diminue également et très efficacement les risques de sécheresse en amont de ses barrages. Au Canada, la réintroduction de castor canadensis dans l’Alberta, grâce aux petits barrages qu’il construit et entretient, a permis de faire fortement reculer le risque d’incendie et le stress hydrique des arbres.

Il y a quelques mois, un barrage de castors canadensis a d’ailleurs empêché une marée noire dans cette région du Canada. Le 29 avril dernier, la rupture d’un oléoduc a provoqué le déversement de l’équivalent de près de 28 000 barils de pétrole. Cette échappée de combustible a été stoppée en plein course par un barrage fabriqué par des castors. Le pétrole s’est déversé sur une bande d’environ 700 mètres de long sur 30 mètres de large mais a été isolé à environ 300 mètres d’un cours d’eau. « Il est vrai qu’un barrage de castors dans ce secteur a contenu le déversement », avait déclaré le ministre albertain de l’Environnement Rob Renner.

Au final, cet accident aura eu un « impact minimal sur la faune sauvage ». La mort d’une dizaine de castors et canards avait toutefois été déplorée.


Sources  : wikipedia.org    20minutes.fr

Google : voyage au cœur des océans

Google va enrichir son outil cartographique et ainsi permettre à ses utilisateurs de plonger dans les fonds marins australiens, avec le projet Catlin Seaview Survey. Plus de 50 000 images seront disponibles sur Google Earth, Google Maps ou encore de site le partage de vidéos YouTube.

L’Université du Queensland, grâce au sponsoring de l’assureur Catlin Group et à un partenariat avec Google, lance Catlin Seaview Survey. L’objectif de cette étude est de permettre aux scientifiques de mesurer l’impact du réchauffement climatique sur la grande barrière de corail. Des plongeurs équipés de la SVII Camera, une caméra missile qui permet de capter le paysage à 360°, sont en train de parcourir les fonds marins afin d’en tirer les meilleurs clichés.

Mais Catlin Seaview Survey ne s’adressera pas qu’aux spécialistes. Il va permettre à des millions d’internautes de pouvoir explorer les fonds marins, à l’instar du service Street View, déjà proposé par le géant de Mountain View. Il faudra cependant attendre jusqu’en septembre 2012 afin de pouvoir effectuer ce grand plongeon virtuel. Il est néanmoins d’ores et déjà possible de se rendre sur le site Internet Catlin SeaView Survey pour avoir un aperçu du projet.


Sources : 01net.com   journaldugeek.com

Le « passeport vert » pour un tourisme durable en Outre-mer

Le ministère de l’Outre-mer a mis en place un « passeport vert » afin de sensibiliser les touristes à la biodiversité qui existe dans ces départements et en faire un atout pour le tourisme durable. Cette démarche est une adaptation du « green passport », destiné à sensibiliser les touristes à l’impact du tourisme sur la biodiversité et l’environnement. Pas moins de 300 000 exemplaires sont désormais disponibles dans tous les territoires d’Outre-mer.

La France possède un patrimoine biologique exceptionnel et extrêmement varié grâce à ses départements d’Outre-mer, patrimoine qui est en fait l’un des plus riches en diversité biologique au niveau mondial. L’Outre-mer représente 97% de l’espace maritime français et 80% de sa biodiversité soit 13 000 espèces endémiques. Les écosystèmes de l’Outre-mer font partie des « points chauds » de la biodiversité, c’est-à-dire les zones les plus riches mais aussi les plus menacées de la planète.

Le « passeport vert », piloté par le service des politiques publiques du ministère en charge de l’Outre-mer, s’inscrit dans les engagements de l’Etat, adoptés lors de la nouvelle stratégie nationale sur la biodiversité 2011-2020. L’objectif du projet est, dans un premier temps, de sensibiliser les touristes à la protection de ces écosystèmes mais aussi de valoriser la biodiversité comme atout du développement touristique des DOM-TOM.

Ce document, qui comprend une partie générale sur les enjeux et les richesses de la biodiversité ultramarine ainsi qu’une autre sur la biodiversité spécifique et les sites naturels à découvrir, met en valeur l’ensemble des douze départements et collectivités d’Outre-mer.

300 000 passeports seront distribués, dont 100 000 en anglais, afin de sensibiliser également les touristes étrangers. Les comités régionaux du tourisme seront les vecteurs essentiels de la diffusion, puisqu’ils remettront le document à l’arrivée des voyageurs dans les aéroports.

Voici une vidéo de présentation du parc naturel marin de Mayotte qui, en cette période de grand froid hivernal, permet de s’évader durant 13 minutes. Bon voyage !

 

Source : .interieur.gouv.fr

Australie : la pêche durable version high tech

L’association « Sustainable Seafood Guide » vient de mettre au point une application disponible sur iPhone qui va très certainement ravir les consommateurs australiens désireux d’acheter des produits issus de la pêche durable.

Cette version électronique du guide australien sur  les produits de la mer estampillés « pêche durable » arrive au bon moment. En effet, l’inquiétude sur l’appauvrissement des ressources halieutiques de l’océan pacifique est palpable dans la région. Les petits pays insulaires voient leur économie menacée et certains experts prévoient une chute catastrophique des ressources marines dans les prochaines décennies.

Cette application, pour le moment gratuite, permet aux consommateurs de recevoir des informations sur la surpêche et ses conséquences sur la biodiversité marine. Rappelons que 80% des réserves de poissons dans le monde sont sur-exploitées.

En préférant les produits de la mer répondant aux critères de développement durable, les consommateurs contrôlent mieux la façon dont le poisson est pêché et élevé.

Source : greenetvert.fr  sustainableseafood.org

Un « crapauduc » en Ariège

L’Association des Naturalistes de l’Ariège (ANA) travaille depuis une vingtaine d’années à la conservation des espaces naturels sur les zones humides du département. Tritons, grenouilles ou autres amphibiens n’ont plus de secret pour Carole Herscovici, animatrice de l’ANA, qui vient de mettre en place un dispositif visant à éviter l’écrasement  des batraciens sur les routes durant la période de migration prénuptiale.

L’ANA a été créée en 1988 par un petit groupe de naturalistes dans un objectif de sensibilisation et de partage de connaissances. L’Association regroupe aujourd’hui plus d’une centaine d’adhérents et intervient sur l’ensemble du département. Un des objectifs principaux de l’ANA consiste à sensibiliser l’ensemble de la population et plus particulièrement celle des agriculteurs  à l’entretien des mares, éléments indispensable à la biodiversité. En effet, on estime que depuis le début du XXème siècle, les deux tiers des zones humides ont disparu en France.

Si l’Ariège ne compte pas de grands ensembles de zones humides comme la Camargue ou le marais Poitevin, le département recèle encore de précieux points d’eau comme les tourbières, les lacs ou les mares, qui ont subi d’importantes atteintes ces dernières années.

Dans le Volvestre ariégeois, les mares sont l’objet de toutes les attentions car elles participent à l’observation des batraciens. La majorité de ces espèces réalisent des « migrations prénuptiales », à la fin de l’hiver, les adultes se déplacent de leur lieu d’hibernation vers l’étang ou la mare de leur naissance afin de se reproduire.

Ces malheureux amphibiens sont souvent victimes de véritables carnages sur les voies de circulation. C’est pourquoi, les habitants du village de Tourtouse, en collaboration avec l’ANA, se sont mobilisés afin d’imaginer un dispositif joliment baptisé « crapauduc ».

« Grâce à ce matériel léger facile à installer et à enlever, les batraciens se heurtent à la barrière qu’ils sont alors obligés de longer et empruntent une buse pour traverser la route. Ce dispositif est particulièrement efficace mais la première cause de disparition des batraciens reste le manque de lieux de reproduction », explique Carole Herscovic.

« Sur cette zone de coteau, de nouvelles pratiques d’élevage ont vu le jour, les bêtes sont désormais abreuvées par citernes et les mares ne sont plus entretenues, ce qui entraine la disparition progressive des mares et des points d’eau ».

Les amphibiens jouent pourtant un rôle déterminant dans le maintien des écosystèmes. Ils sont tantôt proies, tantôt les prédateurs de nombreuses espèces. Les œufs et les têtards sont une riche source de nourriture pour les oiseaux et les poissons. A leur tour, les amphibiens consomment d’énormes quantités d’insectes et peuvent former une portion importante de la biomasse des vertébrés dans certaines régions, dépassant les biomasses combinées des oiseaux et des mammifères.

Sources : ariegenews.com  wikipedia

Stations de ski et développement durable ne font pas bon ménage

Chaque année, des millions de skieurs envahissent les quelques milliers de stations aux quatre coins de l’Europe. A elles seules, les Alpes abritent plus de 600 stations qui disposent de plus de 10 000 rampes de télésièges et qui consomment une quantité phénoménale d’eau et d’énergie pour faire de la neige artificielle. Quel est l’impact de cette industrie florissante sur les fragiles écosystèmes montagneux ? 

Les régions montagneuses sont particulièrement sensibles au changement climatique. Dans les Alpes par exempe, le réchauffement récent y a été près de trois fois supérieur à la moyenne planétaire. Actuellement, on considère que 90% des domaines skiables alpins de moyenne ou grande taille bénéficient d’un enneigement naturel suffisant au moins cent jours par an. Les 10% restants opèrent déjà dans des conditions précaires. Une hausse de la température de 1°C ou 2°C pourrait ramener le nombre de domaines skiables jouissant d’un enneigement fiable à 500 ou 400. La perspective d’une fréquence plus forte d’hivers sans neige est maintenant avancée comme une conséquence du réchauffement climatique pour les stations, et ce dans divers pays.

Le marché des sports d’hiver est totalement tributaire des conditions météorologiques et face à l’augmentation des jours de fermeture, les stations se doivent d’innover afin de continuer à attirer les touristes. Ces principales innovations sont d’ordre technologique et la stratégie la plus répandue consiste à la création de nouvelles pistes grâce à l’enneigement artificiel. Ces pratiques, considérées comme nécessaires par de nombreuses stations, ont un coût environnemental et économique considérable.

Le coût de l’enneigement artificiel représente un minimum de 140 000 euros par hectare. L’énergie constitue la plus grosse dépense mais l’impact le plus important d’un point de vue écologique est celui de l’eau. Selon la Commission Internationale pour la Protection des Alpes, 95 milliards de litres d’eau sont nécessaires pour couvrir de neige artificielle les 23 800 hectares de pistes de ski alpines.  En prélevant l’eau dans les rivières, les lacs et les bassins de retenue, cette technique affecte la vie aquatique et la distribution d’eau. La demande est si importante que certaines stations sont obligées de construire des lacs artificiels.

En ce qui concerne l’impact écologique des skieurs eux-mêmes, l’empreinte carbone la plus importante proviendrait des voyages. Une étude réalisée en 2007 par l’association Mountain Riders et l’ADEME montre que 73% des émissions de CO2 engendrées par les séjours au ski proviennent des voyages en avion. Afin d’accompagner les passionnés  des sports de glisse à réduire leur empreinte carbone, plusieurs initiatives ont été créées comme par exemple le site Snow Carbon ou encore Responsible Skiing.

Sources : duralpes.com   Courrier International.com

 

Le cerveau des poissons perturbé par le gaz carbonique dans les océans

Selon une étude australienne publiée la semaine dernière, la hausse des émissions de dioxyde de carbone causées par l’homme peut affecter le cerveau et les centres nerveux des poissons de mer. Cette publication, réalisée par le Centre d’Excellente pour l’Etude des Coraux et le Conseil australien de la recherche, démontre que les concentration de CO2 dans les océans prévues pour la fin de ce siècle vont interférer avec les capacités des poissons à entendre, sentir et échapper à leurs prédateurs.

Les chercheurs ont testé pendant plusieurs années les aptitudes des jeunes poissons évoluant dans des eaux de mer contenant de hauts niveaux de gaz carbonique dissous. « Il est désormais certain que ces populations enregistrent une perturbation notable de leur système nerveux central, ce qui amoindrit leurs chances de survie. Nous avons découvert qu’un taux élevé de gaz carbonique dans l’eau peut interférer directement avec les fonctions de neurotransmission des poissons, ce qui représente une menace directe et jusqu’alors inconnue pour la vie marine », a déclaré Philip Munday, un des scientifiques de l’équipe.

Une forte concentration de gaz carbonique dans l’eau de mer perturbe un récepteur clé du cerveau des poissons ce qui entraine des changements dans leur comportement et leurs capacités sensorielles. Lors des expériences, les chercheurs ont constaté que les bébés poissons souffraient plus de ces perturbations que leurs prédateurs.

« Nos travaux montrent que l’odorat des bébés poissons était affecté par une hausse du gaz carbonique dans l’eau, ils avaient plus de mal à trouver les récifs de coraux ou à détecter l’odeur d’un poisson prédateur, les poissons perdaient également leur instinct pour tourner à droite ou à gauche, un facteur crucial lorsqu’ils évoluent en groupe ».

Philip Munday a souligné que quelques 2,3 milliards de tonnes de CO2 d’origine humaine se dissolvent dans les océans de la planète chaque année, provoquant un changement dans la composition chimique de l’environnement marin.

Source : AFP

Le supermarché communautaire

Inspiré d’un concept venu de Brooklyn à New-York, The People’s Supermarket est un supermarché d’un nouveau genre basé à Londres. Ouvert en juin 2010 aux 72 – 78 Lamb’s Conduit Street, il fonctionne sur le même principe que l’AMAP et regroupe 350 membres qui en sont à la fois les gestionnaires et les propriétaires. L’objectif de cette coopérative est de vendre des produits à des prix équivalent qu’à ceux pratiqués par les enseignes de la grande distribution tout en répondant aux mieux aux attentes des habitants du quartier (bio, éthique, locavorisme…).

En échange d’une contribution annuelle de 25 livres, les membres décident ainsi des produits qui y sont commercialisés, des fournisseurs ou encore des horaires du magasin. Une des principales originalités de cette grande surface communautaire réside dans le fait que chaque membre peut bénéficier de 10% de réduction sur tout le magasin en échange de quatre heures de bénévolat mensuel au sein de l’enseigne.

The People’s Supermarket  s’engage également dans une démarche d’insertion professionnelle en participant  à un programme gouvernemental de « community service ». A travers ce programme, l’enseigne s’engage à  former des jeunes de 18 à 25 ans à la recherche d’un emploi et ainsi favoriser leur insertion dans la vie active mais aussi leur redonner confiance en eux.

Ce nouveau modèle de distribution pourrait bien être à l’origine d’une nouvelle relation entre enseignes et consommateurs.

Sources :   oeilbylaser.com  thepeoplessupermarket.org

Biodiversité : il n’y a pas que des mauvaises nouvelles

L’appauvrissement de la biodiversité constitue l’un des aspects les plus préoccupants de la crise écologique mondiale. En effet, on estime que chaque jour jusqu’à 300 espèces végétales ou animales s’éteignent à travers le monde. Selon l’UNED, l’Union internationale pour la conservation de la nature, sur les 61 900 espèces étudiées en 2011, 800 ont été déclarées disparues, dont les rhinocéros noirs d’Afrique. A contrario, Dame Nature peut également nous réserver son lot de bonnes surprises, cette même année, près de 18 000 nouvelles espèces ont été découvertes.

 

En 2011, l’Académie des sciences de Californie a répertorié à elle seule près de 130 nouveaux animaux, principalement des arthropodes.

Les crustacés, mollusques et insectes constitueraient donc le gros des troupes méconnues. En janvier 2011, une écrevisse géante poilue a ainsi été découverte dans rivière du Tennessee aux Etats-Unis.

Les fonds marins ne sont pas en reste, le grand recensement de la vie marine, le « Census of Marine Life » a estimé que sur 8,7 millions d’espèces vivantes sur Terre, 2,2 millions vivent dans les océans. Parmi celle-ci, une anguille a été répertoriée dans une grotte sous-marine de l’archipel de Palau, dans le Pacifique. Cette nouvelle espèce a été qualifiée de véritable « fossile vivant » puisqu’elle présente de grandes similarités avec les anguilles qui vivaient au Mésozoïque, il y a 200 millions d’années.

La vipère de Mathilde

L’année 2012, s’annonce également prometteuse en la matière. En effet, une vipère jaune vif a été découverte la semaine dernière dans une région éloignée de Tanzanie, en Afrique orientale. Ce serpent a été baptisé d’après le nom de la fille d’un des membres de l’équipe de la Wildlife Conservation Society qui l’a découvert : la vipère à cornes de Mathilde (Atheris Matildae). Mesurant environ 60 cm, le reptile possède des écailles au-dessus des yeux semblables à des cornes. Les scientifiques s’attendent à ce que ce nouveau serpent  fasse directement son entrée dans la liste des espèces les plus menacées.

Chelonoidis elephantopus

Selon des travaux publiés par des chercheurs américains ce lundi, une espèce rare de tortue géante, que l’on croyait éteinte il y a plus de 150 ans, aurait fait sa réapparition sur les îles Galapagos. « Cette découverte donne un nouveau souffle aux efforts de protection des tortues menacées des îles Galapagos », estime Ryan Garrick, de l’université de Yale, l’un des auteurs de l’étude publiée dans la revue américaine Current Biology datée du 10 janvier. Ces tortues peuvent peser près de 400 kilos, mesurer plus de 1,80 mètre de long et vivre plus de cent ans. Aujourd’hui, plusieurs des treize espèces restantes de tortues des Galapagos sont considérées comme en grand danger d’extinction.

Le requin mutant

Début 2012 a également sonné la découverte des tous premiers requins hybrides le long de la côte  est de l’Australie. Deux espèces proches se sont accouplées et ont donné naissance à une descendance viable, qui s’est elle-même reproduite. Résultat, l’une des deux espèces a réussi à étendre son aire de répartition. Selon les scientifiques, cette découverte est le signe que ces prédateurs s’adaptent au changement climatique.

Selon les « systématiciens », les chercheurs spécialisés dans la classification du vivant, 8 à 30 millions d’espèces seraient encore à découvrir. Il est également fort probable que de plus en plus d’espèces hybrides fassent leur apparition, l’environnement semble s’adapter de lui-même aux conditions qui lui sont imposées. L’homme à – trop – souvent l’habitude d’invoquer la sauvegarde de la planète afin d’inciter la population à adopter un style de vie plus respectueux de l’environnement. Au bout du compte, il semblerait que ce soit plutôt l’homme qui apparaisse le plus fragilisé.

Sources : 20 minutes  sciencesetavenir.fr  lemonde.fr