L’Inde reçoit un prêt d’1 milliard pour dépolluer le Gange

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En Inde, le Gange est le fleuve le plus pollué au monde. 1,2 milliards de personnes vivent le long de ces 2500 kilomètres de rives profitant de son eau pour s’hydrater, cuisiner et se laver, d’autres milliers venant y réaliser des cultes sacrés. Les autorités nationales et internationales ont décidé d’agir et ont annoncé la signature, mardi 14 juin, d’un accord avec la Banque Mondiale pour l’obtention d’un prêt de 1 milliard de dollars (soit environ 700 millions d’euros) permettant de financer « l’un des projets les plus ambitieux jamais réalisés au cours des 20 dernières années » pour nettoyer le Gange.

Les rejets agricoles, les déchets industriels, les réjections humaines et de récents projets de barrages hydroélectriques menacent le fleuve. La saturation des eaux provoquent l’apparition de corps pathogènes et risquent de mettre en danger de nombreuses vies. La santé du Gange est source de nombreux conflits d’intérêt. Aussi, marquante a été la mort d’un militant anti-corruption, ce même mardi 14,  suite à une grève de la faim contre des mines qui contribuent à polluer le fleuve.

Les autorités avaient déjà tenté de remédier à la pollution du Gange lors d’un plan d’action de 1986. Ce dernier avait réussi à mettre en place un certain nombre d’usines de traitement des eaux usées, mais il a échoué dans sa mission qui était d’empêcher les rejets de déchets bruts dans le fleuve faute de moyens et d’incitations des acteurs responsables.

Les fonds prêtés par la Banque Mondiale sont destinés au National Ganga River Basin Project (NGRBA). Le NGRBA financera des usines de traitement des eaux usées et des réseaux d’égouts. Le projet aidera aussi à mieux contrôler la pollution à travers la modernisation du système d’informations de la qualité des eaux du Gange.

Cette mesure est une initiative importante pour l’Inde, qui accueillait récemment la Journée Mondiale de l’environnement et tentait de prouver combien elle s’investit aujourd’hui pour son environnement et le bien-être de la population.