Le réchauffement climatique influe de plus en plus rapidement sur les forêts françaises

Un colloque a réuni jeudi dernier à Paris des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique, du CNRS (INRA) et de plusieurs universités. Ce rassemblement a permis de dévoiler une étude sur l’impact du réchauffement climatique sur les forêts françaises.

« Il y a 10 ou 15 ans, on pensait que l’impact du réchauffement climatique serait bénéfique à la forêt. » L’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère laissait espérer un impact positif sur la croissance des arbres et un rendement plus important des massifs forestiers. Le constat des chercheurs aujourd’hui est moins optimiste. Les scientifiques ont expliqué que « au mieux nous irons vers une stabilisation, au pire vers une diminution de la production de nos forêts ».

Les études présentées durant le colloque n’avaient pas pour objectif de définir « la carte des forêts françaises de demain », mais bien de quantifier l’amplitude des changements rencontrés au cours du XXIème siècle.

Les scientifiques affirment que le  principal danger qui menace les forêts réside dans les sécheresses qui devraient se multiplier et s’aggraver suite au réchauffement de la planète. En conséquence de ces périodes sans pluie, les forêts souffriront d’un manque d’eau qui causera leur régression. Certaines régions comme par exemple le Sud et le Sud-Ouest de l’hexagone seront touchées dans un futur proche (vers 2050).

Les espèces méditerranéennes, comme le chêne vert (Quercus ilex), devraient remonter vers le nord. Quand au pin sylvestre (Pinus sylvestris), l’espèce diminuera considérablement dans tout l’Ouest, voire disparaîtra. « L’augmentation des températures sera particulièrement néfaste pour cette espèce, impactant fortement la respiration de l’arbre », indique Paul Leadley, du laboratoire d’écologie systématique et évolution de l’Université d’Orsay (ESE).

Selon les chercheurs, les forestiers devront donc s’adapter en fonction des espèces, de la région et du milieu local. Un colloque international sur les forêts et les changements climatiques se tiendra en mai 2012 à Tours.

Sources : immoxygene, journal de l’environnement

Cameroun : du biocarburant à partir du lisier

Les éleveurs ruraux au Cameroun sont en passe de devenir un exemple à suivre en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. En effet, afin de pallier la pénurie d’électricité sévissant dans le pays, un programme gouvernemental a été mis en place afin d’aider les fermiers à transformer le fumier de leurs animaux en biocarburants. Cette initiative permet non seulement d’apporter aux professionnels une source de revenus supplémentaires, mais aussi d’apprendre à mieux appréhender les problématiques liées à l’environnement et au changement climatique.

« Nous ne nous rendions pas compte de la destruction causée à l’environnement par le fumier en décomposition. Maintenant, nous avons appris qu’il rejette des tonnes de méthane, qui est un gaz très dangereux », déclare Juliana Mengue, une fermière veuve de 46 ans vivant au Nord-ouest du Cameroun.

Il est aujourd’hui prouvé scientifiquement que le méthane provenant du fumier a un impact non négligeable sur le changement climatique. Les efforts pour infléchir son émission à travers le monde se concentrent principalement sur la transformation de ce gaz en biocarburant et sur le changement du régime alimentaire des animaux élevés afin qu’ils en produisent moins.

Jean Kuete, le ministre camerounais de l’agriculture, a déclaré que les efforts sur le biocarburant constituent une des composantes d’un ensemble d’initiatives gouvernementales concentrées sur l’amélioration des conditions de vie des fermiers et leurs communautés.

« La technologie de production d’énergie à base de biocarburant est assez peu coûteuse  et permet ainsi aux éleveurs de l’utiliser sans une assistance financière importante ».

Selon de nombreux éleveurs, ces nouvelles technologies ont apporté des changements significatifs à leurs conditions de vie ainsi qu’à celles de leurs communautés. Afin d’installer un digesteur de fumier dans sa ferme, l’éleveur doit s’acquitter de la somme de 15 000 francs CFA, soit un quart de son prix, le reste étant pris en charge par le ministère de l’Agriculture et le groupe Heifer International qui s’est associé au projet.

Pour produire leur biocarburant, les fermiers collectent le lisier de leur bétail qui sera ensuite mélangé avec de l’eau. Cette mixture est laissée en décomposition  et le méthane s’y échappant est alors stocké dans le digesteur qui a une capacité de 18 mètres cube. A la fin du processus de décomposition, le fumier est enlevé, séché, puis transporté dans les champs locaux pour être utilisé comme fertilisant.

Micheal Mbu, un autre pionnier de la biogestion qui élève des porcs, des chèvres et des vaches, affirme que la simplicité du procédé est à la portée de n’importe quel fermier et peut lui assurer une véritable source de revenus complémentaires.

« J’ai connecté le méthane à dix cuiseuses avec deux pompes qui assurent une fourniture constante en essence. Avec ça, j’ai de l’énergie pour faire de la farine à pain et à pâtisserie. J’ai monté ma petite affaire qui emploi aujourd’hui cinq personnes ».

Eugène Ejolle Ehabe, membre du gouvernement en charge de la recherche et du développement pour l’agriculture, a déclaré dans un entretien que la production de biocarburant à partir de fumier et autres déchets pourrait, en étant appliquée à l’échelle nationale, endiguer les énormes pertes en bois et ainsi améliorer significativement le développement.

Il a noté que seulement un cinquième des ménages ruraux avait accès à l’électricité et seulement 40% des ménages urbains. Chaque année au Cameroun, des milliers d’arbres sont coupés, le bois restant la principale source d’énergie dans les milieux ruraux.

« La production de biocarburant pourrait réduire les émissions de gaz à effet de serre, la déforestation et ainsi aider à préserver les forêts et la fertilité des sols » a-t-il déclaré.

Sources :  trust.org   bonaberi

Singapour : plus de requin dans les supermarchés

La plus grande chaîne de supermarchés de Singapour, NTUC Fairprice, a annoncé aujourd’hui son intention de retirer de ses rayons les produits à base d’ailerons de requin dont raffolent les Asiatiques mais qui, selon les défenseurs des animaux, menacent grandement l’espèce. En effet, chaque année, des centaines d’espèces de requins sont pêchées  dans le monde afin d’approvisionner les pays asiatiques en ailerons et nageoires. Selon la WWF, en 2010, plus de 180 espèces de requins étaient menacées, contre 15 en 1996.

« Il s’agira du dernier Nouvel An chinois durant lequel les clients pourront acheter des produits à base d’ailerons de requin dans nos magasins », a déclaré Seah Kian Peng, directeur général de FairPrice, en référence au Nouvel An lunaire qui aura lieu le 23 janvier. La vente des ailerons de requins cessera officiellement dans la chaîne de supermarchés à la fin du mois de mars.

Cette décision fait suite à des centaines de plaintes reçues après la diffusion d’un message publicitaire à l’occasion du Nouvel An chinois. Cette publicité appelait les plongeurs sous-marins, grands défenseurs des requins, à « aller se faire voir ».  Une campagne a par la suite été orchestrée en vue de boycotter la chaîne.

 

Source : AFP

Les fermes agricoles ont le vent en poupe à New-York

L’agriculture urbaine est une forme émergente de pratiques agricoles en ville visant à faire face aux défis de l’urbanisation et de la périurbanisation. Cette solution, qui se développe désormais aux quatre coins du globe, fait partie des recommandations de L’ ONU et la Food and Agriculture Organization pour faire face aux besoins de sécurité alimentaires mondiaux. En effet, près de 60% de l’Humanité se concentre aujourd’hui dans les zones urbaines. D’ici 2050, cette proportion devrait atteindre 80%.

Il est alors fort probable qu’à ce stade, l’agriculture traditionnelle ne soit plus en mesure de répondre à la demande.

Voici un joli reportage filmé en mode « tilt shift » au sujet des potagers situés en plein New-York. On y découvre notamment les actions menées par Brooklyn Grange Farm, Nourishing New-York, Snap Gardens et le chef du restaurant Bobo.

New York Farm City from Petrina TV on Vimeo.

Source : locavorespirit

Des hommes qui redonnent vie aux forêts!

Aussi incroyable que cela puisse paraître, deux hommes, le photographe Sebastiao Salgado et Jadav Payeng , sur deux continents différents, avec des moyens colossaux pour l’un et dérisoires pour l’autre, ont redonner vie à des forêts éteintes ou quasi inexistantes. Une façon pour eux de montrer au monde qu’il est possible de « reconstruire la nature, de redonner vie à tout ce que l’on a détruit ». Ces actions poussent à réfléchir à la préservation de l’environnement, mais la population mondiale est-elle toutefois prête à accepter les concessions que cela implique?

Photo: fotopedia.com
Après la surexploitation… la luxuriance

C’est au Brésil, dans l’État de Minas Gerai, que le photographe Sebastiao Salgado et son épouse Leila, ont pris le pari fou de redonner vie à la forêt luxuriante Mata Atlantica, dévastée par le commerce intensif de bois et l’élevage de bétail. Ils commencent leur aventure en 1997, après avoir reçu en héritage une ferme familiale, jadis entourée par cette forêt.

Afin que ce projet puisse être réalisé, malgré les doutes de l’entourage de Sebastiao Salgado, notamment de son père, il fonde, avec Leila, l’Instituto Terra, et réussit peu à peu à transformer « cette terre déserte en un véritable parc national ». Avec son équipe, ils parviennent à développer une technologie pour la plantation de nouveaux arbres « sur une terre vieille, érodée, épuisée ». Il faudra plusieurs années à Sebastio Sagaldo, avant que les plants prennent. Toutefois, après avoir comptabilisé 60% de pertes des nouveaux plants la première année, le couple entouré de ses petites-mains, parvient à créer une pépinière « capable aujourd’hui de produire 1,2 millions de plants par an ».

Aujourd’hui, 15 ans après le lancement de ce projet, l’aventure du photographe ne s’arrête pas, notamment lorsqu’il est question de témoigner de la capacité de redonner vie à la planète, lors de conférences internationales. Il déclare, lors de la présentation de son projet, le 13 mars 2012, au Monaco Press Club, que plus d’1,9 millions d’arbres ont été replantés sur une surface de 800 hectares. Dans cette « nouvelle forêt », l’écosystème s’est naturellement reformé, la réintroduction de la faune s’est elle aussi faite naturellement, « comme un miracle, une résurrection », tels que des oiseaux, des insectes, des jaguars, et des caïmans, pourtant disparus de cette région depuis plus de 50 ans.

Un banc de sable aux couleurs de bambou

L’aventure de Jadav Payeng, originaire du Nord-est de l’Inde, dans un lieu que les habitants nomment Molai Kathani, « le bois de Molai », est un peu différente de celle de Sebastiao Salgado. En effet, Payeng a donné vie à une forêt sur un banc de sable de 550 hectares situé au milieu du fleuve Brahmapoutre (long de 2900 km).

Photo: fotopedia.com

Son projet prend forme en 1979 alors qu’il n’a que 16 ans, après avoir trouvé le banc de sable jonché de cadavres de reptiles, morts de chaud après une forte crue du fleuve. Payeng déclare dans le Courrier International, que cette découverte « fut le tournant de sa vie ». Malgré ses appels au secours, lancés en vain, auprès du Ministère des forêts, il décide d’arrêter ses études, de s’installer sur le banc de sable et de créer une forêt. Après quelques années d’arrosage quotidien et de taille des plants, il parvient à transformer le banc de sable en forêt de bambou, faisant ainsi mentir les propos du Ministère: «  Ils m’ont répondu que rien ne pousserait ici et m’ont dit d’essayer de planter des bambous. C’était dur mais je l’ai fait. » Puis Payeng fit pousser « de vrais arbres », qui permirent une réadaptation naturelle de la faune: plusieurs animaux en voie de disparition comme le rhinocéros à une corne ou le tigre du Bengale se sont installés dans la forêt de Payeng, tout comme des vautours, des oiseaux migrateurs, des daims et du bétail.

Aujourd’hui, la forêt de Payeng est assurée d’avoir un long avenir devant elle, si l’on en croît les propos du conservateur assistant des Forêts, Gunin Saikia, concernant la contribution du Ministère au projet : « Payeng est incroyable. Ça fait trente ans qu’il est là-dessus. Dans n’importe quel autre pays, il serait un héros ».

Utopie et persévérance pourrait-elle réellement faire changer les mentalités d’une population mondiale mondialisée et matérialiste? Il est bon de croire que ce type de projet fou puisse avoir cette influence…

Sources: MonacoHebdo.mc, CourrierInternationnal.com

Google : voyage au cœur des océans

Google va enrichir son outil cartographique et ainsi permettre à ses utilisateurs de plonger dans les fonds marins australiens, avec le projet Catlin Seaview Survey. Plus de 50 000 images seront disponibles sur Google Earth, Google Maps ou encore de site le partage de vidéos YouTube.

L’Université du Queensland, grâce au sponsoring de l’assureur Catlin Group et à un partenariat avec Google, lance Catlin Seaview Survey. L’objectif de cette étude est de permettre aux scientifiques de mesurer l’impact du réchauffement climatique sur la grande barrière de corail. Des plongeurs équipés de la SVII Camera, une caméra missile qui permet de capter le paysage à 360°, sont en train de parcourir les fonds marins afin d’en tirer les meilleurs clichés.

Mais Catlin Seaview Survey ne s’adressera pas qu’aux spécialistes. Il va permettre à des millions d’internautes de pouvoir explorer les fonds marins, à l’instar du service Street View, déjà proposé par le géant de Mountain View. Il faudra cependant attendre jusqu’en septembre 2012 afin de pouvoir effectuer ce grand plongeon virtuel. Il est néanmoins d’ores et déjà possible de se rendre sur le site Internet Catlin SeaView Survey pour avoir un aperçu du projet.


Sources : 01net.com   journaldugeek.com

France Nature Environnement : une charte pour la protection des chauves-souris

Protection de l’Environnement, tel est le leitmotiv de l’organisation France Nature Environnement (FNE). Créée en 1968 et reconnue d’utilité publique depuis 1976, France Nature Environnement fédère un mouvement citoyen d’environ 3 000 associations de protection  de la nature et de l’environnement en France métropolitaine et en Outre-mer. Les revendications de France Nature Environnement sont construites et portées par des militants bénévoles, issus des associations de terrain. Leur action est motivée par le seul intérêt général.

L’organisation vient de publier une carte de France intitulée « des combats et des initiatives », recensant les nombreux combats menés par ses militants. Un état des lieux dressé dans le cadre de son trente-sixième congrès qui aura lieu samedi prochain à Montreuil.

Une des nombreuses initiatives engagées par la FNE consiste à l’élaboration d’une charte de protection des chauves-souris. Etrange petit mammifère, la chauve-souris, ou chiroptère en langage scientifique, est un animal qui littéralement « vole avec ses mains ». Elle possède des ailes portantes lui permettant un vol actif. C’est d’ailleurs le seul mammifère au monde à être doté de cette étonnante capacité.

Malgré la protection par la législation française et européenne, les chauves-souris sont en réel danger. Pesticide, dérangements intempestifs et méconnaissance favorisent une régression progressive des populations en Europe depuis une cinquantaine d’années. Un seul petit par an et une maturité sexuelle tardive empêchent la reconstitution rapide des effectifs. Les raisons de ce déclin sont multiples et semblent directement ou indirectement, être une fois de plus liées, à l’activité humaine. L’utilisation des pesticides et autres produits phytosanitaires provoque d’une part la raréfaction de la faune entomologique, la nourriture des chauves-souris. D’autre part, certains de ces produits s’accumulent dans les tissus de l’animal, voire le tue par ingestion directe.

Pourtant, ces mammifères sont de précieux insecticides naturels et participent à l’équilibre écologique des écosystèmes. Une étude publiée en mai 2011 par le magazine Science fait le lien entre le déclin des chauves-souris aux Etats-Unis et l’impact financier pour l’agriculture.

Selon les chercheurs, la disparition des chauves-souris pourrait coûter 3,7 milliards de dollars par an aux agriculteurs du fait d’un recours accru aux pesticides. En étudiant leur comportement alimentaire, les scientifiques ont pu établir l’impact positif de ces mammifères sur les cultures. Ainsi, les chauves-souris du Texas mangent chaque nuit jusqu’à 8 grammes de chenilles, et celles du Midwest se régalent des Chysomèles, qui s’attaquent notamment aux racines de maïs.

Certains agriculteurs biologiques se tournent même vers ces petits mammifères afin de protéger leurs cultures en construisant des « bat house » pour accueillir des colonies. Frank Bibin, un agriculteur habitant en Georgie aux Etats-Unis, en a fait l’expérience. « Notre population de chauves-souris fluctue aujourd’hui entre 3 500 et 4 500 spécimens. Elles ont considérablement réduit le nombre d’insectes nuisibles au point que nous n’utilisons plus du tout d’insecticide ».

Les Français s’intéressent également à ses gîtes artificiels. En Ariège, la fédération Rénova travaille pour la réhabilitation du patrimoine fruitier et s’engage pour la protection du mammifère.

Sources : actu-environnement.com   La Trappe à Phynances   Cles.com


Un « crapauduc » en Ariège

L’Association des Naturalistes de l’Ariège (ANA) travaille depuis une vingtaine d’années à la conservation des espaces naturels sur les zones humides du département. Tritons, grenouilles ou autres amphibiens n’ont plus de secret pour Carole Herscovici, animatrice de l’ANA, qui vient de mettre en place un dispositif visant à éviter l’écrasement  des batraciens sur les routes durant la période de migration prénuptiale.

L’ANA a été créée en 1988 par un petit groupe de naturalistes dans un objectif de sensibilisation et de partage de connaissances. L’Association regroupe aujourd’hui plus d’une centaine d’adhérents et intervient sur l’ensemble du département. Un des objectifs principaux de l’ANA consiste à sensibiliser l’ensemble de la population et plus particulièrement celle des agriculteurs  à l’entretien des mares, éléments indispensable à la biodiversité. En effet, on estime que depuis le début du XXème siècle, les deux tiers des zones humides ont disparu en France.

Si l’Ariège ne compte pas de grands ensembles de zones humides comme la Camargue ou le marais Poitevin, le département recèle encore de précieux points d’eau comme les tourbières, les lacs ou les mares, qui ont subi d’importantes atteintes ces dernières années.

Dans le Volvestre ariégeois, les mares sont l’objet de toutes les attentions car elles participent à l’observation des batraciens. La majorité de ces espèces réalisent des « migrations prénuptiales », à la fin de l’hiver, les adultes se déplacent de leur lieu d’hibernation vers l’étang ou la mare de leur naissance afin de se reproduire.

Ces malheureux amphibiens sont souvent victimes de véritables carnages sur les voies de circulation. C’est pourquoi, les habitants du village de Tourtouse, en collaboration avec l’ANA, se sont mobilisés afin d’imaginer un dispositif joliment baptisé « crapauduc ».

« Grâce à ce matériel léger facile à installer et à enlever, les batraciens se heurtent à la barrière qu’ils sont alors obligés de longer et empruntent une buse pour traverser la route. Ce dispositif est particulièrement efficace mais la première cause de disparition des batraciens reste le manque de lieux de reproduction », explique Carole Herscovic.

« Sur cette zone de coteau, de nouvelles pratiques d’élevage ont vu le jour, les bêtes sont désormais abreuvées par citernes et les mares ne sont plus entretenues, ce qui entraine la disparition progressive des mares et des points d’eau ».

Les amphibiens jouent pourtant un rôle déterminant dans le maintien des écosystèmes. Ils sont tantôt proies, tantôt les prédateurs de nombreuses espèces. Les œufs et les têtards sont une riche source de nourriture pour les oiseaux et les poissons. A leur tour, les amphibiens consomment d’énormes quantités d’insectes et peuvent former une portion importante de la biomasse des vertébrés dans certaines régions, dépassant les biomasses combinées des oiseaux et des mammifères.

Sources : ariegenews.com  wikipedia

Stations de ski et développement durable ne font pas bon ménage

Chaque année, des millions de skieurs envahissent les quelques milliers de stations aux quatre coins de l’Europe. A elles seules, les Alpes abritent plus de 600 stations qui disposent de plus de 10 000 rampes de télésièges et qui consomment une quantité phénoménale d’eau et d’énergie pour faire de la neige artificielle. Quel est l’impact de cette industrie florissante sur les fragiles écosystèmes montagneux ? 

Les régions montagneuses sont particulièrement sensibles au changement climatique. Dans les Alpes par exempe, le réchauffement récent y a été près de trois fois supérieur à la moyenne planétaire. Actuellement, on considère que 90% des domaines skiables alpins de moyenne ou grande taille bénéficient d’un enneigement naturel suffisant au moins cent jours par an. Les 10% restants opèrent déjà dans des conditions précaires. Une hausse de la température de 1°C ou 2°C pourrait ramener le nombre de domaines skiables jouissant d’un enneigement fiable à 500 ou 400. La perspective d’une fréquence plus forte d’hivers sans neige est maintenant avancée comme une conséquence du réchauffement climatique pour les stations, et ce dans divers pays.

Le marché des sports d’hiver est totalement tributaire des conditions météorologiques et face à l’augmentation des jours de fermeture, les stations se doivent d’innover afin de continuer à attirer les touristes. Ces principales innovations sont d’ordre technologique et la stratégie la plus répandue consiste à la création de nouvelles pistes grâce à l’enneigement artificiel. Ces pratiques, considérées comme nécessaires par de nombreuses stations, ont un coût environnemental et économique considérable.

Le coût de l’enneigement artificiel représente un minimum de 140 000 euros par hectare. L’énergie constitue la plus grosse dépense mais l’impact le plus important d’un point de vue écologique est celui de l’eau. Selon la Commission Internationale pour la Protection des Alpes, 95 milliards de litres d’eau sont nécessaires pour couvrir de neige artificielle les 23 800 hectares de pistes de ski alpines.  En prélevant l’eau dans les rivières, les lacs et les bassins de retenue, cette technique affecte la vie aquatique et la distribution d’eau. La demande est si importante que certaines stations sont obligées de construire des lacs artificiels.

En ce qui concerne l’impact écologique des skieurs eux-mêmes, l’empreinte carbone la plus importante proviendrait des voyages. Une étude réalisée en 2007 par l’association Mountain Riders et l’ADEME montre que 73% des émissions de CO2 engendrées par les séjours au ski proviennent des voyages en avion. Afin d’accompagner les passionnés  des sports de glisse à réduire leur empreinte carbone, plusieurs initiatives ont été créées comme par exemple le site Snow Carbon ou encore Responsible Skiing.

Sources : duralpes.com   Courrier International.com

 

Le cerveau des poissons perturbé par le gaz carbonique dans les océans

Selon une étude australienne publiée la semaine dernière, la hausse des émissions de dioxyde de carbone causées par l’homme peut affecter le cerveau et les centres nerveux des poissons de mer. Cette publication, réalisée par le Centre d’Excellente pour l’Etude des Coraux et le Conseil australien de la recherche, démontre que les concentration de CO2 dans les océans prévues pour la fin de ce siècle vont interférer avec les capacités des poissons à entendre, sentir et échapper à leurs prédateurs.

Les chercheurs ont testé pendant plusieurs années les aptitudes des jeunes poissons évoluant dans des eaux de mer contenant de hauts niveaux de gaz carbonique dissous. « Il est désormais certain que ces populations enregistrent une perturbation notable de leur système nerveux central, ce qui amoindrit leurs chances de survie. Nous avons découvert qu’un taux élevé de gaz carbonique dans l’eau peut interférer directement avec les fonctions de neurotransmission des poissons, ce qui représente une menace directe et jusqu’alors inconnue pour la vie marine », a déclaré Philip Munday, un des scientifiques de l’équipe.

Une forte concentration de gaz carbonique dans l’eau de mer perturbe un récepteur clé du cerveau des poissons ce qui entraine des changements dans leur comportement et leurs capacités sensorielles. Lors des expériences, les chercheurs ont constaté que les bébés poissons souffraient plus de ces perturbations que leurs prédateurs.

« Nos travaux montrent que l’odorat des bébés poissons était affecté par une hausse du gaz carbonique dans l’eau, ils avaient plus de mal à trouver les récifs de coraux ou à détecter l’odeur d’un poisson prédateur, les poissons perdaient également leur instinct pour tourner à droite ou à gauche, un facteur crucial lorsqu’ils évoluent en groupe ».

Philip Munday a souligné que quelques 2,3 milliards de tonnes de CO2 d’origine humaine se dissolvent dans les océans de la planète chaque année, provoquant un changement dans la composition chimique de l’environnement marin.

Source : AFP

Un absorbeur de CO2 atmosphérique révolutionnaire

Une équipe de scientifiques californiens a mis au point un nouvel absorbeur de CO2 atmosphérique qui serait capable d’enlever de grandes quantités de dioxyde de carbone de l’air. Ce matériau, qui est en fait une forme de plastique, permettrait ainsi de mieux contrôler les émissions de gaz à effet de serre et limiter le changement climatique.

George Olah, qui a remporté le Prix Nobel de chimie en 1994, travaille depuis longtemps avec son équipe de scientifique sur la fabrication d’un carburant créé à partir de méthanol afin de pallier la probable pénurie des carburants fossiles. Monsieur  Olah et ses collègues s’intéressent  en parallèle au développement de batteries à base de fer, pouvant stocker l’excès d’électricité générée par des sources d’énergie renouvelable pour ensuite l’injecter dans le réseau électrique lors des périodes de forte demande.

Ces batteries d’un nouveau genre utilisent l’oxygène contenu dans l’air. Cependant, si de faibles quantités de CO2 sont impliquées dans la réaction, cela a pour effet de la tuer. Après avoir réussi à développer des systèmes permettant d’absorber le CO2 à partir de solides poreux appelés zéolites, les scientifique se sont tournés vers le polyethyleneimine, un polymère bien meilleur marché que les zéolites.

En testant les capacités d’absorption en CO2 de ce nouveau matériau, les chercheurs se sont aperçus qu’à l’air humide, chaque gramme du matériel absorbait en moyenne 1,72 nanomoles de CO2. Il s’agit de l’un des niveaux le plus élevé jamais testé, d’après ce que l’équipe a indiqué le mois dernier dans le Journal of the American Society.

Le polymère pourrait aussi être utilisé pour construire des fermes massives d’arbres artificiels qui auraient pour objectif de réduire les concentrations atmosphériques de CO2 et de prévenir les pires ravages du changement climatique.

Sources : news-environnement  sciencemag

Biodiversité : il n’y a pas que des mauvaises nouvelles

L’appauvrissement de la biodiversité constitue l’un des aspects les plus préoccupants de la crise écologique mondiale. En effet, on estime que chaque jour jusqu’à 300 espèces végétales ou animales s’éteignent à travers le monde. Selon l’UNED, l’Union internationale pour la conservation de la nature, sur les 61 900 espèces étudiées en 2011, 800 ont été déclarées disparues, dont les rhinocéros noirs d’Afrique. A contrario, Dame Nature peut également nous réserver son lot de bonnes surprises, cette même année, près de 18 000 nouvelles espèces ont été découvertes.

 

En 2011, l’Académie des sciences de Californie a répertorié à elle seule près de 130 nouveaux animaux, principalement des arthropodes.

Les crustacés, mollusques et insectes constitueraient donc le gros des troupes méconnues. En janvier 2011, une écrevisse géante poilue a ainsi été découverte dans rivière du Tennessee aux Etats-Unis.

Les fonds marins ne sont pas en reste, le grand recensement de la vie marine, le « Census of Marine Life » a estimé que sur 8,7 millions d’espèces vivantes sur Terre, 2,2 millions vivent dans les océans. Parmi celle-ci, une anguille a été répertoriée dans une grotte sous-marine de l’archipel de Palau, dans le Pacifique. Cette nouvelle espèce a été qualifiée de véritable « fossile vivant » puisqu’elle présente de grandes similarités avec les anguilles qui vivaient au Mésozoïque, il y a 200 millions d’années.

La vipère de Mathilde

L’année 2012, s’annonce également prometteuse en la matière. En effet, une vipère jaune vif a été découverte la semaine dernière dans une région éloignée de Tanzanie, en Afrique orientale. Ce serpent a été baptisé d’après le nom de la fille d’un des membres de l’équipe de la Wildlife Conservation Society qui l’a découvert : la vipère à cornes de Mathilde (Atheris Matildae). Mesurant environ 60 cm, le reptile possède des écailles au-dessus des yeux semblables à des cornes. Les scientifiques s’attendent à ce que ce nouveau serpent  fasse directement son entrée dans la liste des espèces les plus menacées.

Chelonoidis elephantopus

Selon des travaux publiés par des chercheurs américains ce lundi, une espèce rare de tortue géante, que l’on croyait éteinte il y a plus de 150 ans, aurait fait sa réapparition sur les îles Galapagos. « Cette découverte donne un nouveau souffle aux efforts de protection des tortues menacées des îles Galapagos », estime Ryan Garrick, de l’université de Yale, l’un des auteurs de l’étude publiée dans la revue américaine Current Biology datée du 10 janvier. Ces tortues peuvent peser près de 400 kilos, mesurer plus de 1,80 mètre de long et vivre plus de cent ans. Aujourd’hui, plusieurs des treize espèces restantes de tortues des Galapagos sont considérées comme en grand danger d’extinction.

Le requin mutant

Début 2012 a également sonné la découverte des tous premiers requins hybrides le long de la côte  est de l’Australie. Deux espèces proches se sont accouplées et ont donné naissance à une descendance viable, qui s’est elle-même reproduite. Résultat, l’une des deux espèces a réussi à étendre son aire de répartition. Selon les scientifiques, cette découverte est le signe que ces prédateurs s’adaptent au changement climatique.

Selon les « systématiciens », les chercheurs spécialisés dans la classification du vivant, 8 à 30 millions d’espèces seraient encore à découvrir. Il est également fort probable que de plus en plus d’espèces hybrides fassent leur apparition, l’environnement semble s’adapter de lui-même aux conditions qui lui sont imposées. L’homme à – trop – souvent l’habitude d’invoquer la sauvegarde de la planète afin d’inciter la population à adopter un style de vie plus respectueux de l’environnement. Au bout du compte, il semblerait que ce soit plutôt l’homme qui apparaisse le plus fragilisé.

Sources : 20 minutes  sciencesetavenir.fr  lemonde.fr

 

Les abeilles en détresse

L’équipe de Ressources et environnement a déjà consacré plusieurs articles concernant l’inquiétante disparition des colonies d’abeilles à travers le monde. Ces malheureux insectes qui semblent être attaqués de toute part par des phénomènes divers et variés sont pourtant indispensables à la préservation de notre écosystème. Selon une étude récemment publiée par Ipsos, la population française semble désormais bien consciente des problèmes touchant  le secteur apicole.

Une prise de conscience

88% des Français sont désormais conscients de la disparition massive des abeilles en France. Dans l’opinion, ce sont surtout les insecticides et pesticides utilisés pour le traitement des cultures qui en seraient les premiers responsables, loin devant le développement de l’agriculture intensive. Autre facteur de fragilisation des colonies d’abeilles : l’invasion par le frelon asiatique Vespa Velutina dont 60% des Français auraient entendu parler.

77% de la population hexagonale s’accorde pour dire que le nombre d’apiculteurs régresse par rapport aux décennies passées. L’image des apiculteurs qui entretiennent des colonies d’abeilles est fortement valorisée : 89% des Français les considèrent comme des acteurs engagés dans la protection de l’environnement. Enfin, le programme « Abeille, Sentinelle de l’Environnement » de l’UNAF qui vise à encourager les collectivités et les entreprises à la défense de l’abeille en implantant des ruches dans les villes semble avoir déjà marqué les esprits : 82% des personnes interrogées pensent que ce type d’action participe de manière efficace à la sauvegarde des abeilles.

Une nouvelle menace

On savait les abeilles menacées par les pesticides, le fameux frelon asiatiques ou encore la dégradation des espaces naturels…  Des chercheurs américains de l’université de San Francisco viennent de découvrir une nouvelle menace susceptible d’être à l’origine de la disparition massive de ces petites butineuses.

Apocephalus borealis est une simple mouche qui a la fâcheuse habitude d’infester les ruches en déposant ses œufs dans l’abdomen des abeilles domestiques. Une fois infectées par ces parasites, les abeilles abandonnent leurs ruches pour se rassembler près des sources de lumière ayant perdu tout sens de l’orientation. « Nous avons observé que les abeilles infectées ne pouvaient plus tenir sur leurs pattes qu’elles ne cessaient d’étendre pour les dégourdir avant de tomber… agissant comme des zombies » explique Andrew Core, principal auteur de cette rechercher publiée mardi dans la revue scientifique « PloS One ».

Après avoir pénétré à l’intérieur de son hôte et avant de le dévorer de l’intérieur, le parasite libérerait des substances provoquant un changement de comportement de l’insecte infecté. « On a déjà observé des vers parasites présents à l’intérieur de grillons qui les poussaient à se jeter à l’eau » précise Claire Villemant, maître de conférences au Muséum d’histoire naturelle.

A priori, il y a peu de chance que cette mouche californienne puisse un jour faire des ravages en dehors des Etats-Unis. Il est par ailleurs possible que ce parasite profite de l’affaiblissement des abeilles par d’autres facteurs. En effet, des analyses génétiques ont confirmé que les abeilles infestées étaient souvent porteuses d’un virus qui déformes les ailes et d’un champignon microscopique d’origine asiatique.

Sources :  Ipsos, leparisien

4ème édition du forum international de Dakar sur la responsabilité sociétale des entreprises

« Gouvernance RSE : l’enjeu Carbone dans les stratégies énergétiques des entreprises en Afrique de l’Ouest », tel est la ligne directive du « Forum International de Dakar sur la responsabilité sociétale des entreprises » qui se tiendra du 29 au 31 mai 2012.

Créée en 2008 et soutenue par des entreprises socialement engagées et des partenaires publics, RSE Sénégal est une initiative qui vise à promouvoir la RSE au Sénégal et en Afrique de l’Ouest à travers des activités de plaidoyer (Forum), et l’accompagnement des entreprises dans la mise en place de leurs démarches. L’initiative RSE Sénégal a ainsi contribué à la mise en place du programme RSE Guinée lancé en octobre 2011.

Cette 4ème édition sera marquée par la présence de hauts représentants du Canada en tant que pays ami du Sénégal reconnu pour leur engagement dans la promotion de la RSE et des énergies renouvelables.

Dans un contexte ouest africain marqué par des déficits dans la fourniture d’électricité qui pénalisent autant la productivité des entreprises que la vie communautaire, « économiser l’énergie, mettre en œuvre des solutions énergétiques alternatives et mieux gérer l’impact sur l’environnement et les changements climatiques », constituent dès lors des défis majeurs dans les politiques et stratégies de RSE des entreprises. Sous ce registre, une place importante devrait être accordée à l’enjeu « Carbone ».

Les trois précédentes éditions avaient permis de réunir des décideurs du Sénégal, de l’Afrique de l’Ouest, du Canada et d’Europe concernés par les questions en lien avec la RSE – millieux des affaires, autorités nationales et institutions internationales, société civile, syndicats de travailleurs ou encore milieux académiques – offrant ainsi aux participants une opportunité d’échanger sur la RSE et de nouer des contacts d’affaires.

Source : forumsenegal

 

Gabon : l’élite nationale détruit les mangroves

Dans le quartier huppé de « La Sablière » à Libreville, la construction de villas de hauts standings destinées à  la « jet set gabonaise », contribue à la destruction des mangroves.

La mangrove est un écosystème maritime incluant un groupement de végétaux principalement ligneux et ne se développant que dans la zone de balancement des marées appelée estran des côtes basses des régions tropicales. Ces milieux particuliers procurent des ressources importantes (forestières et halieutiques) pour les populations vivant sur les côtes. Les mangroves sont parmi les écosystèmes les plus productifs en biomasse de notre planète.

La dégradation rapide de certaines mangroves, dans le monde entier, est devenue préoccupante. En effet, elles constituent des stabilisateurs efficaces pour certaines zones côtières fragiles, contribuent à la résilience écologique des écosystèmes après les cyclones et tsunamis et font face aux effets du dérèglement climatique, incluant la montée des océans.

Au Gabon, la situation commence à devenir réellement problématique. Lors de la 17ème conférence des Nations Unies sur le climat à Durban (COP 17), le Président de la République, Ali Bongo Ondimba,  parlait du combat mené par le Gabon pour lutter contre le changement climatique et de son souci de préserver la biodiversité gabonaise.  Alors pourquoi laisser des agents immobiliers, animés par le seul souci de mener à bien de juteux projets immobiliers, saccager l’écosystème ?

 

Source : Le Post

Le secteur de l’audiovisuel veut se mettre au vert

Même si l’audiovisuel est l’un des derniers secteurs à se mobiliser, il n’est jamais trop tard ! Le cinéma et la télévision ont décidé de faire attention à la dimension environnementale de leur chaîne de production. « Même les films qui donnent des leçons dans les festivals d’environnement sont loin d’être irréprochables », reconnaissent les professionnels lors de la présentation du programme Ecoprod la semaine dernière.

Le collectif Ecoprod a été lancé en 2009 par l’ADEME, le groupe de prévoyance Audiens dédié aux secteurs de la communication et des médias, la commission du film d’Ile-de-France, les diffuseurs TF1 et France Télévisions et la direction des entreprises (Direccte). A ce jour, le collectif a mis en ligne sur son centre de ressources, des fiches pratiques, un calculateur carbone (Carbon’Clap), des témoignages, des études et des chiffres clés. Ecoprod peut accompagner concrètement les productions qui souhaitent réduire leur empreinte écologique de la pré-production à la commercialisation.

C’est lors de la présentation annuelle de son programme la semaine dernière qu’Ecoprod a révélé le bilan carbone de la filière. Ce bilan a été effectué par le cabinet Carbone 4.

Le secteur dégage 1,1 million de tonnes de CO2 par an, l’équivalent de la vie quotidienne annuelle de 110 000 Français ou de 410 000 allers-retours Paris-New York en avion  (en seconde classe). Cela représente un six centième de l’empreinte carbone de la France. La plus forte pollution provient des trajets réalisés par les spectateurs pour aller au cinéma (350 000 tonnes). Selon des données du Centre National de la Cinématographie (CNC), 70% d’entre eux utiliseraient leur voiture pour se rendre jusqu’au multiplex pour voir un film. La production de longs métrages et de fictions télévisées est, quant à elle, à l’origine d’un quart des émissions. « Dans la production des films et des fictions télévisées, le tournage représente 70 % de l’impact », précise Emmanuelle Paillat, ingénieur chez Carbone 4.

Sur le terrain, certains acteurs (producteurs, gestionnaires de plateaux…), s’organisent déjà pour entamer une démarche Ecoprod. Pour la production du téléfilm de « La victoire au bout du bâton », tournée à Marseille, France Télévisions et Alchimic Films ont choisi de confier le développement des pellicules à un laboratoire local afin d’éviter les allers-retours avec Paris. Le visionnage des rushs s’est, quant à lui, effectué sur Internet plutôt que sur des DVD.

Sources : les Echos  Ecoprod


 

Préserver la biodiversité marine

Pour lutter contre la disparition de certaines espèces de poissons, la société Ecocean, a lancé un programme de collecte et d’élevage de post-larves marines afin de les protéger durant leur croissance. Les petits poissons sont alors élevés en captivité avant d’être relâchés dans leur environnement naturel.

Ecocéan est une jeune entreprise innovante basée à Montpellier. La société s’est spécialisée dans la collecte et l’élevage de post-larves marines afin de préserver et conserver la biodiversité des écosystèmes marins (tropicaux et tempérés).  L’expertise d’Ecocéan repose sur un savoir-faire unique dans les techniques de capture et d’élevage de ces larves.

La post-larve (PPC) est en fait le dernier stade larvaire pélagique du cycle de vie. Il s’avère que 95% de ces minuscules poissons disparaissent par prédation naturelle dans la semaine suivant la phase de colonisation de leur habitat d’origine. Ecocéan a donc pour objectif de prélever une faible proportion de ces post-larves afin d’obtenir, après élevage, des poissons capables de survivre et de se reproduire.

La PPC a été reconnue par l’ICRI (International Coral Reef Initiatives) comme « bonne pratique » pour la gestion des récifs coralliens.  Son programme est d’ailleurs reconnu par l’UNESCO qui soutient cette alternative pour une utilisation durable de la biodiversité marine et côtière.

Sources : Ecocean

Durban, un accord a minima a été trouvé pour un nouveau pacte mondial en 2015

Cop 17 s’est finalement achevée, à l’issu de deux nuits blanches consécutives de discussions, par un accord prévoyant d’établir d’ici à 2015 un pacte global de réduction des émissions de gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement climatique.

Cet accord apporte une suite au protocole de Kyoto – qui impose aux pays industrialisés, à l’exception des Etats-Unis qui ne l’ont pas ratifié, de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, dont le CO2 – après 2012 et permet ainsi d’éviter un nouvel échec. L’heure était donc au soulagement pour les représentants des différents Etats.

Ce consensus devra avoir une force légale mais ne sera pas « juridiquement contraignant », contrairement à ce que les Européens demandaient. Pour l’heure, le texte adopté à Durban se contente d’acter la création d’un groupe de travail qui aura pour objectif d’identifier « les solutions pour éliminer le fossé qui existe entre les promesses d’engagements de réduction d’émissions faites d’ici 2020 et les efforts qu’il faudrait réaliser pour maintenir la hausse moyenne des températures en dessous de 2°C ».

L’Union Européenne a tout de même salué ce dimanche la « percée historique » réalisée à COP 17. « La stratégie européenne a fonctionné », s’est d’ailleurs félicité Connie Hedegaard, la commissaire européenne en charge du climat.

L’ONG Oxfam a vivement critiqué l’issue de cette réunion, jugeant que les négociateurs avaient « évité de peu un effondrement » du processus en se mettant d’accord sur « le strict minimum possible ».

Susann Scherbath, des Amis de la Terre Europe, dénonce quant à elle,  l’absence de nouveaux engagements concrets : « une nouvelle fois, les négociations climatiques ont échoué à faire de réels progrès pour lutter contre le changement climatique. Durban est un jeu d’illusion sans objectifs réels ».

 

 

Sources : Le Monde  La Tribune

Le requin plus rentable en vie plutôt qu’en soupe

http://aileronsderequins.blogspot.com/L’Australian Institute of Marine Science (AIMS) a mené une étude aux Palaos, un archipel du Pacifique au nord de l’Indonésie.

Pour réaliser de la soupe de requins, on utilise simplement l’aileron soit 2% de l’animal. Un aileron peut se vendre de 50 à 80 $ la pièce et coute la vie de 73 millions de requins par an. Le commerce d’ailerons de requins représente donc 4,830 millions de retombées chaque année.
Or un requin vivant peut générer au cours de sa vie jusqu’à deux millions de dollars en retombées touristiques pour le pays dont il fréquente les côtes. Ainsi si les 73 millions d’individus étaient sauvés, ils pourraient engranger jusqu’à 146 milliers de milliards pour le tourisme soit 2,920 milliards par an – si on considère que les requins ont en moyenne 50 ans d’espérance de vie.

Le calcul est rapidement fait, le requin est plus rentable en vie plutôt qu’en soupe. Ce constat « peut inciter plusieurs pays à voir les requins comme bénéfiques à l’océan et au bien-être financier », espère Matt Rand du Pew Environment Group, le commanditaire de l’étude.

Conscient du fait, l’archipel des Palaos est devenu le premier sanctuaire mondial des requins en 2009. L’archipel a été suivi dans l’idée par les îles Fidji ou les Bahamas. Les chiffres sont toujours à nuancer, certes, mais il suffit parfois de rationaliser les gains pour voir que protéger la nature n’est pas toujours si coûteux…

Sources : rtbf.be, radio-canada.ca