Des vélos pour la reconstruction au Sri Lanka

Afin d’aider les populations  à se reconstruire à la suite de la guerre civile, les autorités ont décidé de fournir 40 000 vélos gratuitement.

La guerre civile du Sri Lanka qui opposait le gouvernement de majorité cinghalaise bouddhiste aux tigres Tamouls, séparatistes, depuis le début des années 1970, a pris fin en mai 2009. Le conflit a fait entre 80 000 et 100 000 mots d’après l’Organisation des Nations Unies, des milliers de personnes ont été déplacées, obligées d’errer sur les routes. Depuis, plus de 365 000 réfugiés ont pu revenir chez eux mais la population est partout très pauvre.

Les autorités ont souhaité aider les populations encore traumatisées en récoltant 40 000 vélos à la fin de la guerre dans le district de Mullaittivu puis en ordonnant leur réparation pour finalement leur distribuer. L’offre n’est pas sans importance car le prix d’un vélo neuf est d’environ cent dollars alors que plus d’un tiers des habitants vivent avec moins de un dollar par jour.

L’objectif de cette initiative est avant tout de permettre aux populations de se déplacer, notamment pour leur permettre de rentrer chez eux. Ce moyen de locomotion leur permettra d’accéder à l’unique autoroute de la région remise en Etat à la suite de la guerre qui traverse la région du sud jusqu’au nord.  « Nous savions que les bicyclettes allaient jouer un rôle vital dans le retour à la maison de nombreux réfugiés. Leur en fournir est une des premières choses que nous avons fait pour les aider à rentrer chez eux », déclare Rupavthi Keetheswaran, un agent gouvernemental local, à l’IRIN du 13 juillet.

Si l’initiative témoigne d’une amélioration humanitaire notable pour l’ensemble de la région sinistrée par la guerre, l’usage du vélo par la population représente un bon point pour l’environnement.

Source: goodplanet, wikipedia

Afrique du Sud : Apprendre la gestion durable des forêts

foret afriqueAu port Saint John, en Afrique du Sud, une nouvelle association vient de voir le jour afin de soutenir la communauté africaine dans la gestion de ses forêts de manière durable.

L’association des usagers de la forêt de la Wild Coast est le fruit de l’Association Wessa (acronyme anglais pour collectif de la faune et de l’environnement d’Afrique du Sud) et de l’organisation des fermes et de la forêt de la Wild Coast.

L’association a trois objectifs :

–         identifier les besoins de tous les acteurs liés à l’usage ou à la gestion des forêts ;

–         améliorer la sensibilisation de public à la biodiversité et à l’utilisation des ressources naturelles ;

–         fournir des opportunités de carrières dans le secteur de la biodiversité – botanistes, écologistes, biologistes…

Au travers d’un apprentissage tant pratique que théorique, l’association espère inculquer à la population, et particulièrement à la jeunesse, les bonnes pratiques de développement durable. L’Association s’est installée à Saint-John mais aspire à une répercussion de son enseignement sur d’autres communautés africaines.

La sensibilisation va passer beaucoup par l’école pour agir tant sur les élèves que sur les professeurs. « Cela garantit que les générations futures pourront toujours profiter et protéger les régions uniques, la flore et la faune du Cap Est » déclare Douglas Cwaba, président de l’association nouvellement formée.

L’initiative n’est pas inédite mais a le mérite de regrouper la lutte pour la biodiversité de plusieurs associations en une seule et d’élargir le nombre de communautés sensibilisées. Aussi, l’association n’entre pas en véritable opposition avec les priorités de l’emploi et de l’économe en offrant de véritables perspectives d’avenir à la population…

ONU : Une résolution pour l’assainissement de l’eau d’ici 2015

 

Sources:L'express

 

L’initiative intitulée « L’assainissement durable : campagne quinquennale jusqu’en 2015 » a été lancée dans les projets de l’ONU ce mardi 21 juin. Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU, et le Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Anthony Lake, mettent l’accent sur l’un des huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) – que les Etats se sont engagés à atteindre d’ici 2015 – combler le fossé de l’assainissement en réduisant de moitié la proportion de la population n’ayant pas accès à un assainissement de base.

La résolution recommande aux Etats de limiter les défections en plein-air des quelques 1,1 milliard de personnes n’ayant pas accès à des infrastructures sanitaires, ce qui nuit gravement à la santé publique.

Les représentants de l’ONU en appellent à la volonté publique, à « une politique cadre ciblée et une chaîne d’approvisionnement fiable à la fois pour construire et entretenir des latrines à prix abordable ». Soulignant la sensibilité et la méconnaissance du sujet, Ban Ki-moon relève ainsi que « mettre fin à la déféction en plein air en particulier, ne sera pas facile ».

L’accès à l’assainissement a été reconnu par l’ONU comme un droit humain, un service de base nécessaire pour mener une vie normale. Cependant, environ 2,6 milliards de personnes, soit la moitié de la population du monde en développement, n’ont toujours pas accès à un assainissement amélioré. A quatre ans de l’échéance des OMD, le retard de traitement de cet objectif est flagrant.

Selon Ban Ki-moon, l’installation d’infrastructures d’assainissement adéquates « peut accélérer nos efforts pour combattre le VIH/Sida et le paludisme, simplement parce que les populations qui vivent dans de meilleurs conditions d’hygiène sont mieux préparées à affronter d’autres maladies ». De son côté, l’UNICEF ambitionne de réduire de 40% le taux des maladies liées au manque des installations sanitaires, notamment la diarrhée, seconde cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.

 

A l’image de nombreux autres projets, le succès du développement de l’assainissement dépendra pour beaucoup de la force de volonté publique, des moyens financiers et matériels dont disposent les Etats.

 

Source:  mediaterre.org, afriquejet.com, casafree.com