Le tourisme, la pollution et l’écotourisme

Les impacts négatifs de l’industrie du tourisme se manifestent quand le niveau de l’impact environnemental des touristes est supérieur à la capacité de l’environnement à s’y adapter. Le tourisme de masse incontrôlé représente une vraie menace pour les différentes zones naturelles du monde qui se retrouvent en surexploitation et souffrent de pollution.  La pollution issue du tourisme met une énorme pression sur les zones touchées avec des dégradations environnementales telles que l’érosion des terres, les rejets d’eaux usées dans les mers et les rivières, la destruction des habitats naturels des animaux, la pollution par une gestion négligée des déchets et la pollution de l’air. Avec une montée de la sensibilité des populations aux enjeux environnementaux, l’écotourisme devrait se trouver une place de choix dans les années à venir.

Les Maldives : île paradisiaque et calamité environnementale

Elle s’appelle l’île Thilafushi. Elle est seulement l’un des nombreux exemples de l’impact du tourisme sur l’environnement. Elle est située à l’ouest de Malé, la capitale des Maldives  à seulement une demi-heure en bateau. Il y a encore quelques années, cette île était aussi belle que les autres îles formant l’archipel des Maldives, une destination haut de gamme et fortement prisée par les touristes. Aujourd’hui, elle est une immense poubelle fumante à ciel ouvert où s’amassent des tonnes de déchets issus du tourisme mais aussi de toutes les îles avoisinantes.

Tourisme et Pollution – Thilafushi Island

Les déchets qui augmentent depuis 1993 sont en permanence brulés par des hommes qui y travaillent dans des conditions déplorables et les fumées sont rejetées dans l’atmosphère sans aucun traitement. Les vagues sont aussi en contact avec les flancs pollués au plomb et au mercure de l’île. Cette pollution peut très facilement impacter la chaine alimentaire des habitants qui subsistent grâce à la pêche. Le gouvernement des Maldives a effectué une étude qui démontre que  chaque touriste génère plus de 5 kg de déchet quotidiennement, contre 2 kg pour les habitants de Malé. Le million de touristes annuels représente trois fois le nombre de résidents de l’archipel. Après calcul, l’industrie du tourisme en est effectivement pour quelque chose dans la catastrophique évolution de l’environnement insulaire.

L’écotourisme, le tourisme durable et responsable

Il ne faut pas confondre l’écotourisme avec d’autres pratiques de tourisme responsable et citoyennes qui ne sont pas moins importantes. L’écotourisme est le tourisme qui limite au maximum l’impact sur l’environnement des visiteurs. Le tourisme éco-responsable met les visiteurs à contribution. Le tourisme doit être bien encadré. Le danger que représentent des visites touristiques en Arctique ou en Antarctique par exemple doit être évalué pour les touristes et pour les animaux dont l’ours polaire qui est en voie d’extinction. Selon Mikhaïl Babenko, qui travaille pour le WWF Global Arctic programme, le bruit des moteurs de bateaux et des sources humaines ont une influence négative sur la vie marine.

De Sotchi à Rio, 2014 connaitra un flux migratoire significatif en termes de tourisme sportif. L’accueil des compétitions sportives est une lourde responsabilité pour les pays concernés car ils se retrouvent à gérer une masse humaine qu’il est statistiquement impossible à estimer avec précision. Le comportement des visiteurs est aussi variable car ils se retrouvent dans un environnement différent.  Les débordements plus que probables peuvent lourdement impacter l’environnement. La préparation de ces jeux a aussi un impact sur l’environnement qu’il faut mesurer et limiter au maximum.

L’éco-tourisme est un modèle alternatif du tourisme traditionnel qui consiste à donner une expérience plus « verte ». Le tourisme  responsable inclut des actions de sensibilisation des visiteurs aux enjeux pour la protection de la faune, de la flore et de la population locale d’un pays ou d’une région. Cette évolution du tourisme cache un potentiel significatif et divers pays commencent à se positionner en matière d’écotourisme et de tourisme responsable. Par exemple au Bhoutan, le gouvernement a décidé de prioriser le respect de la nature et des traditions comme un dogme national. Le Bhoutan se positionne sur l’écotourisme de luxe. Et pour cause, chaque touriste reverse quotidiennement 250 $ de taxe qui sert à la préservation du pays, enclavé entre l’Inde et la Chine, à l’est de l’Himalaya. En France, les projets éco touristiques  se développent davantage à un niveau local que national.  La Loire-Atlantique soutient notamment des projets innovants tels qu’ un téléski nautique qui fonctionne à l’électricité, mise en valeur des loups par le parc animalier du sentier des daims, à Frossay, des chambres d’hôtes intégrées à la nature entre autres.

En 2013, selon les statistiques de l’administration chinoise du Tourisme (CNTA), les chiffres du tourisme en Chine étaient en net recul avec une chute de 10%. Tout comme le tourisme affecte l’environnement, la pollution fait aussi effet boomerang sur l’industrie du tourisme qui doit trouver le juste milieu afin de limiter son impact environnemental.

Pollution des fleuves : Asie, Europe, Afrique, Amérique latine

terresacree.org

La pollution des fleuves dans le monde est aujourd’hui grandissante et alarmante : des poissons sont intoxiqués aux PCB, une substance chimique très toxique, contenue notamment dans les peintures, le plastique, l’encre et des effets néfastes sont à noter pour les animaux en voie de disparition comme les dauphins.

Les raisons de cette pollution sont multiples. Elle peut être due aux engrais et pesticides issus de l’agriculture, à l’activité industrielle – le mercure et le cyanure, utilisés notamment pour l’extraction de l’or font encourir un grand risque aux fleuves – aux déchets domestiques jetés par les hommes ou aux substances organiques ou chimiques.

Fin mars, orange.fr a proposé un diaporama énumérant des fleuves les plus touchés par la pollution dans le monde. En France, on note que la Seine est le fleuve le plus pollué du pays alors que le Rhône de son côté, est « pollué pour des décennies ». Le Gange, situé en Inde, est également un des plus pollués du monde.

Indonésie : plus grande pollution fluviale au monde

Le fleuve Citarum, situé à l’ouest de l’Ile de Java, en Indonésie, est actuellement le fleuve le plus sale au monde : « des immenses monticules de déchets et de sacs plastiques jonchent les rives et selon les habitants, une odeur nauséabonde se dégage jour et nuit ». Pas étonnant, quand on sait que « les 1500 usines textiles de la région déversent quotidiennement près de 300 tonnes de déchets ».

Chine : le « fleuve Bleu » vire au rouge

ecologie.blog.lemonde.fr

En Chine, la pollution des rivières est devenue un véritable fléau en 2013. Novethic.fr, « le média expert du développement durable », notait fin avril que « la Chine a soif d’eau potable ».

Le gouvernement chinois dressait déjà l’année dernière un bilan effrayant de la situation : « 40% des rivières sont gravement polluées et 20% le sont à un niveau tel que leur eau a été jugée trop toxique pour permettre le moindre contact ».

En guise d’exemple, le 6 septembre dernier, le fleuve Yangsté, le troisième plus grand fleuve du monde et le plus grand de Chine, autrefois appelé « le fleuve Bleu », virait au rouge. Les autorités avaient alors déclaré ne pas en connaître la cause.

Emily Stanley, professeur à l’université du Wisconsin, avait expliqué que si « les cours d’eau qui étaient devenus rouges très rapidement par le passé l’avaient été parce que des personnes avaient jeté du colorant dedans », ce cas-là ressemblait « à un phénomène de pollution », « à quelque chose d’industriel d’une manière ou d’une autre ».

Actuellement, le fleuve serait dans un état très critique à cause de nombreux produits toxiques qui y sont déversés « menaçant la vie aquatique ainsi que les populations vivant de ses eaux », notamment à cause  du cadmium, métal hautement toxique.

Italie : plus de croisière à Rome

Pour la première fois depuis 10 ans, les organisateurs de « Bateaux de Rome », équivalents aux bateaux mouches parisiens, ont décidé d’arrêter leur activité à cause d’une pollution de plus en plus forte du fleuve, a annoncé l’AFP, le 13 mai.

Le tourisme fluvial étant très prisé à Rome, pour la compagnie, il s’agit d’un geste de protestation fort. A cause de la saleté, les balades des touristes seraient devenues à la fois dangereuses et peu attractives.

La situation est impressionnante, le Tibre étant le troisième fleuve italien avec une longueur de plus de 400 km, derrière le Pô et l’Adige.

Selon sciencesetavenir.nouvelobs.com, « les hautes murailles, blanches à l’origine, qui endiguent le fleuve, sont devenues grises. » Les rives et les quais sont parsemés de déchets. A cela s’ajoutent « des ponts envahis de clochards » et les pontons sont arrachés.

Mauro Pica Villa, responsable de la compagnie « Bateaux de Rome », a déclaré à l’AFP que « comme tous les ans, les touristes et les romains s’attendaient à ce que l’on mette les bateaux à l’eau à partir de Pâques. Mais on ne l’a pas fait pour une question de respect envers eux : on a honte de l’état d’abandon du Tibre ».

Pica Villa a expliqué que « la dernière fois que le fleuve avait été nettoyé, c’était en 2008 ». Selon lui, on peut le remarquer notamment à cause des « sacs de plastique et autres ordures visibles chaque fois que le fleuve sort de son lit », ce qui, selon lui, « arrive plusieurs fois par an ».

Il a pointé que « souvent, nous ne savons pas à qui nous adresser car la mairie n’est pas responsable et les institutions qui s’occupent de la navigation maritime au sens propre du terme ont d’autres priorités ». Il dénonce ainsi une loi de 1906 qui qualifie les eaux du Tibre de « maritimes » et non « communales », une raison qui expliquerait entre autres le non-nettoyage du fleuve.

Et pourtant, il est bon de noter que la navigation sur les eaux du Tibre était auparavant un réel succès avec une moyenne de 40 000 tickets vendus par an.

Pica Villa a déploré « c’est vraiment dommage ! Le tour que l’on offrait était merveilleux : on racontait l’histoire de Rome à travers celle de ses ponts ».

C’est également dommage pour l’environnement ajouterait-on, quand on sait la multiplication grandissante des fleuves et rivières pollués dans le monde. Cet exemple montre, une nouvelle fois, que les institutions délaissent peu à peu la prise en charge de l’environnement, sous prétexte d’une loi qui date de plus d’un siècle, sans prendre en compte l’état des eaux  qui s’est fortement dégradé ces vingt dernières années.

Niger : pollué par les teinturières

Récemment, arawanexpress.com, « l’info en continu sur le Mali & le Monde », a mis en  « Une » l’information selon laquelle « la pollution humaine menace le fleuve Niger », notamment en raison de teinturières situées aux alentours, qui déverseraient leurs déchets dans le fleuve. La rédactrice de l’article en question avance en effet que « des kilomètres de tissus teints à l’indigo avec des substances chimiques toxiques sont lavés tous les jours dans le fleuve ».

Amérique Latine : une piste avec la recherche moléculaire ?

En Amérique latine, la pollution au mercure empoisonne de nombreux fleuves. Ec.europa.eu informe que le projet Mercury, rassemblant des chercheurs argentins, brésiliens, péruviens, britanniques, suédois et espagnols « s’attaquent à ce problème » par la chimie par le biais de molécules.

Certains fleuves, rivières et océans sont-ils devenus des poubelles ? L’Homme n’a-t-il plus de place pour disposer ses déchets ? On le sait : l’Homme en est arrivé à saturer l’espace de déchets et  utilise actuellement les eaux comme déchetterie ; pendant ce temps, la nature disparaît de plus en plus et les animaux en voie de disparition paient les conséquences de l’Homme. Face à ces constats, il serait enfin temps pour l’Humanité de prendre conscience des préjudices qu’elle cause à la planète Terre.

Si les questions de la gestion des déchets chimiques et de la pollution aux métaux restent complexes, il ne semble pas compliqué d’ouvrir davantage de stations d’épurations pour régler la question des déchets ménagers. Cela ferait autant de déchets domestiques en moins dans les fleuves, à condition que l’Homme lui-même ne jette pas ses déchets n’importe où, mais ça, c’est une question d’éducation…

Sources : actu.orange.fr, awarenexpress.com, ec.europa.eu, europe1.fr

Autolib’, c’est parti !

Autolib’, le service d’autopartage francilien a été officiellement lancé aujourd’hui auprès du grand public. Deux cent cinquante citadines couleur « aluminium brossé » sont mises à disposition des Franciliens dans deux cent cinquante stations réparties dans 25 villes.

Près de trois cent cinquante testeurs ont essayé la petite voiture électrique durant ces deux derniers mois pour parfaire ses derniers réglages et mieux cerner les besoins des utilisateurs. Selon Morald Chibout, directeur général commercial marketing d’Autolib’, « les premiers retours sont positifs, la voiture est perçue comme spacieuse, non polluante, avec zéro bruit et zéro odeur ». L’intérieur du véhicule propose quatre vraies places et une habitabilité confortable. Il est même possible d’utiliser des sangles pour installer un siège bébé. Un GPS, un autoradio et un bouton pour être mis en contact avec un opérateur complètent son équipement.

« Elle ambitionne de révolutionner la manière de se déplacer en ville », indique t’on chez Bolloré, qui a entièrement conçu ce nouveau service à l’initiative de la Mairie de Paris. «Autolib’ est surtout une première mondiale dans une ville à l’échelle de la capitale ».

Philosophie du projet: inciter à renoncer à sa voiture en offrant l’usage ponctuel de véhicules disponibles, peu chers et « écolos ». Une voiture de ce type est à même de se substituer à cinq voitures privées, selon une étude municipale.

Dans l’avenir, les stations pourraient également intégrer des bornes solaires. L’une d’entre elle, équipée de panneaux photovoltaïques permettant de recharger les véhicules, est déjà en test dans l’entrepôt Autolib’ de Vaucresson (92).

 

Sources : bfmtv, directmatin

PNUE : protéger les eaux en haute mer

Source: Antoine STANISIERE sur artactif.com

 

Si les eaux territoriales sont soumises à la protection des Etats, les eaux internationales ou hautes-mers sont sous la tutelle des autorités internationales. Un récent rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), intitulé « Perspectives Environnementales Mondiales », conclut que les trois quarts de cette zone sont exploités au-delà de leur capacité maximale par le secteur de la pêche maritime.

Une étude précédant ces conclusions – celui du congrès du Programme international sur l’Etat des Océans (Ipso) – dénonçait également la surpêche de cette zone, la pollution détruisant des habitats entiers, acidifiant les eaux et l’augmentation de température des océans.

Ce panel scientifique concluait qu’au cours du demi-milliard d’années écoulées, cinq extinctions de masses sont survenues après des calamités naturelles, au cours desquelles plus de 50% des espèces existantes ont disparu.

Le PNUE dénonce une faiblesse dans l’application des engagements pris dès le sommet de la Terre, à Rio au Brésil, en 1992. Les eaux de hautes mers sont protégées mais la pression de la pêche détériore la biodiversité sous-marine. La surpêche s’explique d’après Achim Steiner, vice secrétaire de l’ONU et directeur du PNUE, par les subventions des Etats à leur industrie maritime : « il y a deux fois plus de navires de pêche industrielle présents pour capturer du poisson que les océans ne peuvent en supporter ». A la fragmentation des juridictions nationales de préservation des océans, s’ajoute l’apparente surdité des gouvernements aux cris alarmants de leurs propres experts. Tous les pays exploitent mais aucun ne gèrent au final.

Une série de résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies depuis 2004, a permis d’élaborer un régime de protection de la biodiversité dans les profondeurs marines. Mais les résultats restent limités. Il faut repenser la gouvernance des océans et le processus de mise en œuvre des engagements. A ce sujet,  les gouvernements se réuniront à New York à la fin du mois de juin, pour préparer le sommet de Juin 2012 de Rio, et se concentreront notamment sur la problématique des océans.

Il devient nécessaire d’adopter des mesures au niveau international pour la conception et la gestion des régions marines protégées dans les eaux internationales, décrit le rapport de la PNUE. L’agence onusienne estime que 110 milliards de dollars d’investissements sont nécessaires dans les prochaines années pour gérer la pêche et amener les fonds marins de « récupérer

Le monde ne peut plus se permettre de retarder la restauration de la santé et la richesse des océans. Le demi-milliard de personnes qui dépendent d’une industrie de pêche en bonne santé, et le milliard qui dépendent du poisson comme principale source de protéines, ne peuvent attendre la communauté internationale, encore 20 ans, pour agir.

Sources: mediaterre, actualites-news-environnement.com, romandie, lefigaro, radio-canada

Villes: des « puits de carbones »

Une étude publiée récemment dans le Journal of Applied Ecology a montré que les espaces verts peuvent apporter leur contribution au stockage de carbone et faire des villes des « puits de carbone urbain ».

A la suite d’une observation de la ville de Leicester dans les Middle Highlands, au centre de l’Angleterre, abritant 300 000 habitants sur 73 km2, les scientifiques ont mesuré la capacité à absorber le CO2 des parcs, jardins, zones industrielles abandonnées, golfs, berges et accotements des routes et ont trouvé que 231 000 tonnes de carbone ont été captées par ces espaces.

Les zones urbaines ne sont d’ordinaire jamais prises en compte comme source de photosynthèse. L’étude montre que leur contribution peut être significative.

Bien sûr les espaces verts dans les villes ne peuvent faire oublier l’impact néfaste de la pollution urbaine sur le réchauffement climatique. Aussi les « puits de carbone » ne seront certainement pas suffisants pour compenser les énormes émissions de carbone des activités humaines et du monde. Mais cela laisse à réfléchir. Alors qu’environ 4 % de la surface terrestre est urbanisée, et que la population mondiale s’élève à sept milliards aujourd’hui, pour croitre à près de 9,5 milliards d’individus d’ici à 2050, il va devenir essentiel de favoriser les dispositions des villes à absorber le carbone, en encourageant par exemple les jardiniers à planter des arbres plutôt que des pelouses ou des arbustes.

Les cinq Etats bordant la mer Caspienne décident d’œuvrer d’avantage pour la protection de l’environnement

La coopération environnementale unissant les cinq Etats bordant la mer Caspienne a pris de l’ampleur. Ceux-ci – la Russie, l’Iran, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan – viennent en effet de conclure, sous l’œil bienveillant du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), un nouvel accord qui vise la mise en place d’un dispositif de lutte contre la pollution aux hydrocarbures affectant l’écosystème local, particulièrement riche.

Ce dispositif comprend plusieurs volets. Le premier est préventif, et vise principalement à la surveillance du milieu marin. Le deuxième consiste en la mise en place d’une procédure d’urgence commune permettant de répondre au mieux aux situations de crise. Et le troisième institue une procédure d’étude d’impact commune afin d’évaluer les risques liés aux activités ayant trait à l’exploitation et au transport d’hydrocarbures. Sa mise en place était devenue essentielle pour la région, de plus en plus exposée aux risques de pollution dus à ces activités.

Ce nouvel accord est intervenu dans le cadre de la Conférence des parties de la Convention de Téhéran, conclue en 2003 par ces cinq Etats, et dont le secrétariat est assuré par le PNUE. Ce dernier s’en est alors félicité par la voix d’Achim Steiner, son directeur exécutif, qui a indiqué qu’ « améliorer les connaissances sur l’impact environnemental potentiel constitue le cœur de la coopération environnementale internationale et entretient les bonnes relations interétatiques ».

Sources : actualites-news-environnement.com, afriscoop.net.

L’Inde reçoit un prêt d’1 milliard pour dépolluer le Gange

Sources: Fotosearch

 

En Inde, le Gange est le fleuve le plus pollué au monde. 1,2 milliards de personnes vivent le long de ces 2500 kilomètres de rives profitant de son eau pour s’hydrater, cuisiner et se laver, d’autres milliers venant y réaliser des cultes sacrés. Les autorités nationales et internationales ont décidé d’agir et ont annoncé la signature, mardi 14 juin, d’un accord avec la Banque Mondiale pour l’obtention d’un prêt de 1 milliard de dollars (soit environ 700 millions d’euros) permettant de financer « l’un des projets les plus ambitieux jamais réalisés au cours des 20 dernières années » pour nettoyer le Gange.

Les rejets agricoles, les déchets industriels, les réjections humaines et de récents projets de barrages hydroélectriques menacent le fleuve. La saturation des eaux provoquent l’apparition de corps pathogènes et risquent de mettre en danger de nombreuses vies. La santé du Gange est source de nombreux conflits d’intérêt. Aussi, marquante a été la mort d’un militant anti-corruption, ce même mardi 14,  suite à une grève de la faim contre des mines qui contribuent à polluer le fleuve.

Les autorités avaient déjà tenté de remédier à la pollution du Gange lors d’un plan d’action de 1986. Ce dernier avait réussi à mettre en place un certain nombre d’usines de traitement des eaux usées, mais il a échoué dans sa mission qui était d’empêcher les rejets de déchets bruts dans le fleuve faute de moyens et d’incitations des acteurs responsables.

Les fonds prêtés par la Banque Mondiale sont destinés au National Ganga River Basin Project (NGRBA). Le NGRBA financera des usines de traitement des eaux usées et des réseaux d’égouts. Le projet aidera aussi à mieux contrôler la pollution à travers la modernisation du système d’informations de la qualité des eaux du Gange.

Cette mesure est une initiative importante pour l’Inde, qui accueillait récemment la Journée Mondiale de l’environnement et tentait de prouver combien elle s’investit aujourd’hui pour son environnement et le bien-être de la population.

Danger de mort pour le marsouin du Yangtsé

Photo: Wikimedia.org

La Chine a enregistré depuis le début de l’année  la mort de 16 marsouins d’eau douce ne vivant que dans le fleuve Yangtsé et dans deux lacs reliés à ce fleuve. Cette espèce de marsouin à la particularité d’être dépourvue d’aileron central… et d’être en voie d’extinction. La pollution de l’eau, la pêche intensive et l’augmentation du trafic fluvial sont les principales causes de la chute de la population des marsouins du Yangtsé, qui sont aujourd’hui en danger de mort.

Un constat alarmant

La population de marsouins est estimée à ce jour à environ 1000 individus, selon Zuo Zuoyan, expert à l’Académie des sciences de Chine, alors qu’elle était de 2700 en 1991.  Elle baisse en moyenne de 6,4% par an et a chuté de 80% en 30 ans. Menacé par la pollution industrielle, le cétacé d’eau douce est placé sur la liste rouge des animaux en voie de d’extinction de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), « ces morts récentes font monter le taux de mortalité du marsouin aptère à un niveau de 5 à 10 %, ce qui signifie que l’espèce sera éteinte dans quinze ans ». D’après Wang Ding, lui aussi chercheur à l’Académie des sciences de Chine, « les dix prochaines années seront une période critique pour la conservation de cette espèce ».

La plus proche espèce du marsouin du Yangtsé est jugée éteinte depuis plusieurs années. Une expédition scientifique, qui s’est tenue en 2006, a révélé que le dauphin de Chine, mammifère « qui existait depuis plus de 20 millions d’année », a définitivement disparu. Il a été victime d’une pollution dévastatrice de l’eau douce dans laquelle il vivait, de la pêche illégale et du trafic fluvial non réglementé.

Une atteinte à la biodiversité

Les marsouins sont très sensibles aux modifications de leur milieu, induites par le réchauffement climatique et la pollution industrielle. Le niveau de l’eau a baissé, la nourriture s’est raréfiée, par conséquent les animaux ont commencé à disparaître de certaines zones. Parmi les 16 individus retrouvés morts, 14 n’ont pas pu atteindre des eaux plus profondes et plus poissonneuses, moins atteintes par la pollution. Les 2 autres sont morts à cause de blessures perpétrées par les pêcheurs. La pêche intensive a développé depuis les années 90 une technique d’une rare violence : « les pêcheurs utilisent des décharges électriques qui tuent tout ce qui se trouve dans un rayon de 20 mètres ».

Les autorités scientifiques chinoises se posent également la question de savoir si la construction en masse de barrages hydrauliques sur le fleuve – on en dénombre 1300 – serait une cause supplémentaire de la disparition des marsouins. Les chercheurs de l’Académie des sciences de Chine ajoutent qu’une étude de 2008 « a fait état d’un nombre élevé de décès de marsouins à cause de leur exposition au mercure, aux insecticides et au PCB ».La biodiversité du fleuve Yangtsé et des lacs qui y sont reliés est fortement impactée par la pollution industrielle et une pratique de pêche radicale. Il est difficile de ne pas être touché par le sort subit par les marsouins d’eau douce. Cette inquiétude permettra-t-elle de les sauver ?

Source : Lemonde.fr

OMI : entrée en vigueur d’une nouvelle régulation sur la pollution marine dans l’Antarctique

Soucieuse de réduire la pollution dans l’océan Antarctique, l’Organisation maritime mondiale (OMI) a déclaré dans un communiqué que la nouvelle régulation permettant de lutter contre la pollution dégagée par les navires transitant dans la région de l’Antarctique entrait en vigueur, hier, le 1er août.

Des amendements à la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL) détaillent la densité spécifique de pétrole brut qui ne devrait pas être utilisée par les navires sillonnant l’Antarctique. En dessous de cette densité fixée, le carburant est considéré comme de moindre qualité. Ainsi « les navires de commerce comme ceux de passagers auront besoin de changer de carburant lorsqu’ils transitent par la zone de l’Antarctique », explique l’OMI, lorsque ces cargos navigueront avec du carburant de qualité inférieure.

La Convention prévoit aussi une zone nord-américaine de contrôle des émissions (ECA), dans laquelle les émissions d’oxydes de soufre, d’oxydes d’azote et d’autres produits provenant des navires seront soumises à des contrôles plus sévères que les limites qui sont actuellement appliquées.

La pollution a un impact considérable sur les glaciers des pôles. La revue scientifique Nature Climate Change a révélé d’ailleurs récemment que les polluants piégés dans les glaces se volatilisaient dans l’air à cause du réchauffement climatique, alimentant l’effet de serre… L’entrée en vigueur de cette mesure marque donc une étape concrète pour réduire les émissions de gaz polluants nuisibles à l’environnement.

Apple lance son programme de recyclage en France

La marque à la pomme se lance dans le recyclage de ses produits avec une toute nouvelle rubrique en ligne, qui vous propose de racheter vos appareils Apple de façon éco-responsable.

« IRecyclage » a été lancé au mois d’août aux Etats-Unis et vient d’arriver en Europe. Ce programme permet  de retourner chez Apple vos Mac, Macbook, iPhone, iPad ou iPod usagés contre un virement effectué sur votre compte bancaire. Ce service est assuré par DataServ qui, après une estimation du montant de votre appareil, vous fera une proposition de rachat.

A titre d’exemple, un iPhone 4 16GB dont l’écran est cassé, mais toujours fonctionnel, sera racheté 160,50 euros. Un MacBook Core 2 Duo 2.4 GHz 13,3’’ en parfait état sera, quant à lui, estimé aux alentours de 208 euros.

Toutes les informations sur ce nouveau programme sont disponibles sur le site d’Apple,  à cette adresse.

Voici d’ailleurs une vidéo intéressante, rappelant l’importance du recyclage des appareils high-tech, dont les composants sont particulièrement nocifs s’ils ne sont pas retraités.

Source : journaldugeek.com

Puma va proposer à ses clients des sacs biodégradables à base de farine de maïs

Alors que les groupes Nike et Adidas sont actuellement pointés du doigt par Greenpeace en raison de la pollution des fleuves chinois par leurs fournisseurs, la firme allemande Puma fait preuve d’innovation et agit pour la protection de l’environnement.

Elle vient en effet de présenter un sac, qui sera désormais fourni dans ses magasins, réalisé entièrement à base de farine de maïs, et donc parfaitement biodégradable. Au lieu d’être stocké, laissé en liberté dans la nature, ou utilisé en tant que sac poubelle, celui-ci pourra être jeté dans un simple bac à compost, duquel il disparaitra sous trois mois. Une autre solution pour le moins originale pour le faire disparaitre sera de le plonger dans une eau chaude à 65°C. En remuant le mélange durant trois minutes, seule la teinture rouge du sac restera présente, elle aussi respectueuse de l’environnement bien entendu. L’eau pourra dès lors servir à l’arrosage des plantes une fois refroidie.

Leur utilisation permettra au groupe de réduire ses déchets de 192 tonnes par an, tout en économisant durant le même laps de temps 293 tonnes de papier. Et la firme n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’elle propose à ses clients depuis la fin de l’année 2010 des sacs réutilisables en lieu et place des habituelles boites à chaussure. Ces efforts devraient sans doute porter leurs fruits au niveau de ses ventes à l’heure où les consommateurs s’intéressent de plus en plus à l’éthique des marques qu’ils achètent.

Sources : gentside.com, zegreenweb.com.

Hidden Consequences : Le prix invisible de la pollution de l’eau

crédits : fotosearch.fr

 

Greenpeace International vient de publier un rapport sur les coûts invisibles de la pollution. Celui-ci souligne que la pollution toxique de l’eau passe souvent inaperçu, mais cause de nombreux dégâts. En effet, les produits chimiques rejetés dans nos cours d’eau, s’accumulent à l’intérieur des organismes vivants, et peuvent à terme occasionner chez nous cancers ou perturbations hormonales.

Il relève par ailleurs que cette pollution est tenace. Prenant l’exemple d’un site situé en Slovaquie, encore contaminé aujourd’hui, en raison d’une pollution par des rejets de PCB toxiques qui s’est arrêtée il y a 25 ans.

Le nettoyage des cours d’eau pollués nécessite la mise en œuvre de moyens très coûteux. Le rapport mentionne ici l’exemple de la compagnie américaine General Electric, condamnée aux Etats-Unis pour la contamination de la rivière Hudson à de lourdes amendes. Mais il dénonce surtout le fait que les conséquences de ce type de pollution sur la santé et l’environnement ne soient pas prises en compte par celles-ci.

Ces problèmes de pollution des cours d’eau, à l’origine très localisés dans les pays industrialisés dits du Nord, tendent aujourd’hui à se multiplier dans les pays dits du Sud comme en Asie.

Ce rapport appelle les gouvernements à prendre des mesures urgentes contre ce type de problème. Celles-ci consisteraient en l’identification des produits chimiques dangereux, afin d’en interdire l’usage et d’aboutir au fait qu’ils ne soient plus rejetés dans nos cours d’eau. Enfin, plus que les gouvernements, il appelle les entreprises à agir sans attendre.

Source : Greenpeace.org

Les déchets du Pacifique : une source d’inspiration artistique

©Mandy Barker




L’environnement et l’écologie sont des thématiques qui inspirent de plus en plus la sphère artistique. Après le célèbre Chris Jordan, qui avait photographié l’énorme collection de déchets en plastique trouvés à l’intérieur d’albatros morts, c’est au tour du photographe Mandy Barker de s’inspirer des déchets retrouvés dans l’océan Pacifique pour sa nouvelle série de photographies, intitulée « Soup ».

Jouant sur la contradiction entre l’esthétique globale de l’image et ses composants, les déchets, Mandy Baker cherche à générer une prise de conscience chez le spectateur.

« J’ai toujours aimé collectionner les coquillages et les autres merveilles naturelles que l’on trouve sur les plages. Mais j’ai commencé à remarquer qu’elles se mêlaient de plus en plus aux déchets causés par l’homme. Mon ambition esthétique était d’attirer visuellement le spectateur vers l’image et de les amener à se demander ce qu’elle représente. Je voulais inciter le spectateur à découvrir son importance de cette façon, afin de créer un impact plus durable et une sensibilisation… Toutes les images sont créées pour représenter les statistiques inquiétantes de plastiques retrouvés dans les océans par-delà les frontières », déclare l’artiste.

©Mandy Barker


Mandy Baker n’en est pas à son coup d’essai en matière de création artistique engagée. Silent Spring, une série de photographies qui multiplie des images d’oiseaux et d’œufs avec des diagrammes de structures chimiques, avait pour objectif de dénoncer l’impact des pesticides sur les populations d’oiseaux.

Cette série de photos est visible dans son intégralité sur le site de l’artiste.

Sources : treehugger.com greenetvert.fr

Une forêt pour réhabiliter la plaine polluée de Pierrelaye Bessancourt

crédits : fotosearch.fr

Ce projet émanant du Grand Paris semble tenir la corde en vue de la réhabilitation de cette plaine située au Nord-Ouest de Paris. La plantation de plus d’un millier d’hectare de bois sur place a en effet été validée récemment par le gouvernement. Le journal Les Echos nous indique ainsi dans un article intitulé « une nouvelle forêt à l’Ouest », que 1100 hectares seront mobilisés pour l’occasion : 400 appartenant à la ville de Paris, 400 à la région et à d’autres communes, et 300 qui seront acquis auprès de particuliers. Le début des opérations étant prévu pour 2017, il faudra donc encore patienter quelques années.

La pollution des sols, à l’origine de cette initiative, est due à l’épandage d’eaux usées en provenance de la région parisienne et des communes alentours. Celui-ci avait pour objectif au XIXème siècle de favoriser le maraîchage grâce à l’enrichissement des sols. Cependant, cet épandage y a engendré une accumulation de métaux lourds, rendant les terres impropres à toute culture vivrière.

Pour mener à bien ce projet, un groupement d’intérêt public devrait être créé. Il réunirait alors l’ensemble des communes concernées. Il devrait également s’accompagner de la création de 8.000 logements à proximité des zones nouvellement boisées. En tout les cas, s’il est mené à bien, ce projet sera historique, puisque le dernier domaine forestier créé l’avait été par Colbert au XVIIème siècle.

Les Français de plus en plus inquiets pour l’environnement

L’institut BVA a réalisé un sondage pour Evasol sur les opinions et les sentiments des Français par rapport à l’environnement. Les résultats montrent que la population hexagonale est de plus en plus inquiète, principalement en ce qui concerne les dépenses énergétiques.

Une très grande majorité des Français estime que le réchauffement climatique est un fait scientifiquement prouvé et incrimine la responsabilité de l’homme dans la dégradation environnementale. Les Français ne sont plus que 44% à penser que les spécialistes de l’environnement exagèrent les menaces qui pèsent sur la planète contre 53% pour la même étude réalisée en 1992. Parmi les menaces qui préoccupent le plus la population, on retrouve la pollution atmosphérique, la déforestation ainsi que la pollution de la terre et de l’eau par les engrais chimiques. L’accident de la centrale nucléaire de Fukushima semble avoir marqué les esprits puisque 59% des concitoyens sont très inquiets quant à la possibilité qu’un accident similaire survienne sur le territoire.

Les Français sont également de moins en moins confiants à l’égard du gouvernement quant à la protection de la planète. A la veille des élections présidentielles, où la question de l’écologie tient une place primordiale dans le débat, 72% des personnes sondées estime que le gouvernement et les industriels sont les premiers responsables de la dégradation de la planète.

La population s’attend à voir augmenter le coup de l’énergie d’ici deux ans, ce qui devient une menace de plus en plus anxiogène pour les foyers pour qui, le meilleur moyen de pallier cette hausse réside dans la responsabilisation. En effet, 77% des sondés estiment que le changement profond des mentalités reste la meilleure solution pour protéger l’environnement, un seul leitmotiv : économiser l’énergie.

Pour cela, les Français se disent prêts à investir dans les énergies renouvelables et prévoient de réduire fortement leurs dépenses énergétiques d’ici 2 ans. Ainsi, près d’un quart pensent utiliser l’énergie solaire pour chauffer leur maison d’ici 10 ans et pour 50% d’ici 20 ans.

Source : quelle énergie

Des robots-poissons détecteurs de pollution dans les ports

Dans le port de Gijón, en Espagne, un robot autonome qui prend la forme d’un poisson en plastique jaune, un nouveau détecteur de pollution marine, est expérimenté par une équipe de chercheurs. Pour Luc Speller, scientifique et directeur du projet européen SHOAL, qui associe universités, entreprises et les ports de Gijón, institutions qui ont uni leurs savoir-faire afin que le concept devienne une réalité, « avec ces poissons, nous pouvons trouver exactement qu’elle est la cause de la pollution et y mettre un terme immédiatement ».

Photo : fmschmitt.com

Des plongeurs aux robots

Dans le port de Gijón, ce sont actuellement des plongeurs qui surveillent la qualité de l’eau. C’est un long processus coûtant plus de 100 000 euros, qui demande le prélèvement de centaines d’échantillons d’eau à plusieurs endroits du port ; échantillons qui sont ensuite envoyés à des laboratoires pour analyse, les résultats revenant des semaines plus tard. C’est pour éviter ces délais d’attente que le robot SHOAL est développé.

Encore à l’état de prototype, ce poisson robotisé et parfaitement autonome, surveille en permanence l’eau du port, permettant aux scientifiques de travailler sur des réponses immédiates aux causes des pollutions, tels « un bateau qui fuit ou un déversement industriel ». Ceci assure aux chercheurs la possibilité de travailler à atténuer les effets de ces pollutions.

Prototype et performance

D’une longueur d’1,5 mètre, le poisson SHOAL est, de forme et de taille, comparable à un thon, toutefois sa coque en plastique jaune permet de ne pas le confondre avec ses « congénères » vivants. Il dispose d’une large gamme de capteurs chimiques embarqués, détectant le plomb, le cuivre et d’autres polluants industriels, il est également capable de mesurer la salinité de l’eau. Le poisson-robot est doté d’une « queue à double charnière capable de faire des virages serrés, ce qui ne serrait pas possible avec une hélice ». L’équipe scientifique affirme qu’il n’impacte pas la vie marine grâce à sa faible puissance sonore, due à une batterie – et non un moteur – dotée d’une autonomie de huit heures. La recharge se fait encore manuellement, mais l’objectif est que le poisson puisse s’auto-réalimenter.

A l’image des bancs de poissons naturels, les poissons SHOAL travaillent en groupe et peuvent couvrir 1km² d’eau, jusqu’à une profondeur de 30 mètres. Grâce à des ondes sonores basses fréquences, ils peuvent communiquer entre eux et avec des stations de réception disposées à plusieurs endroits du port. Grâce à ce système de communication, les poissons peuvent « créer une carte détaillée de l’évolution de la concentration de polluants » qui les entoure, ceci aidant les autorités portuaires « à localiser la source exacte du polluant ». Toutefois les poissons robotisés présentent un défaut : par l’utilisation des ondes à faible fréquence – qui pénètrent mieux l’eau – et non les traditionnelles ondes radio, la portée de leurs messages est fortement réduite, ils ne peuvent transmettre que « des messages courts et prédéfinis ».

Une commercialisation possible

Grâce au projet SHOAL, l’équipe de scientifiques a permis de démontrer la fiabilité en termes et détection des polluants et de communication, de leur poisson robotisé. Ils envisagent désormais de le vendre à d’autres ports d’Europe et dans le reste du monde. Pour le moment, le coût des prototypes s’élève à £20 000, l’équipe espérant qu’une production de masse fixe les tarifs plus bas.

Quant à Luc Speller, il envisage de faire plus que surveiller les niveaux de pollutions dans les ports, mais espère vivement voir se développer des initiatives en faveur de la surveillance de la qualité des mers et des océans grâce à des programmes de recherches. Kristi Morgensen, roboticienne à l’Université de Washington observe que « les planeurs sous-marins ont fait leur preuve dans la surveillance des eaux ouvertes », leur agilité ne leur permettant pas de se déplacer dans l’espace confiné des ports, ces robots pourraient suivre l’exemple des poissons SHOAL et représentent la voie à suivre. Elle déclare que « l’utilisation des robots sous-marins agiles pour les systèmes de surveillance de l’eau sera une chose dont la plupart des ports ne pourront plus se passer dans un avenir proche ».

Source : Civilisation2.org

PCB : Chimirec devant le tribunal correctionnel de Paris

L’entreprise Chimirec comparaît à partir d’aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Paris. Ce groupe, investi dans le traitement des déchets industriels dangereux, est accusé de fraudes sur l’élimination d’huiles polluées aux Polychlorobiphényles, les fameux PCB. Le PDG du groupe, Jean Fixot, ainsi que six cadres de l’entreprise, sont donc appelés à s’expliquer devant la justice, « après cinq années d’une instruction, menée notamment par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique ».

Quelle est cette affaire ?

Les responsables de l’entreprise cités à comparaître « sont soupçonnés d’avoir éliminé « de façon irrégulière » des déchets par la dilution d’huiles polluées aux PCB dans trois des usines du groupe ».

Sur les 7 prévenus, 6 « sont également poursuivis pour « faux et usages de faux ». En clair, ils sont soupçonnés d’avoir « modifié ou falsifié des rapports d’activité, des registres et des bordereaux de suivi industriel, dans le but de masquer la réalité à leurs clients ainsi qu’à l’administration ».

L’argent comme leitmotiv

C’est l’appât du gain qui aurait entièrement motivé le PDG de Chimirec et les cadres accusés de pratiques frauduleuses. Leurs pratiques ont été dénoncées par « d’anciens salariés du groupe » : elles consistaient à « mélanger à d’autres huiles usagées » les huiles polluées aux PCB « afin d’en baisser le taux », au lieu de les traiter comme il se doit.

Il apparaît qu’un responsable du laboratoire Aprochim, filiale de Chimirec, cité à comparaître aujourd’hui, aurait adressé un message à son directeur au sujet d’un marché concernant « 250 tonnes d’huiles polluées en provenance d’Espagne. Il aurait alors indiqué :

  • « Où nous décontaminons et nous perdons 22 000 euros, ou nous faisons du transit vers Chimirec et nous gagnons 30 000 euros avec d’éventuels problèmes avec la justice ».

 C’est en 1994, qu’auraient débuté la fraude organisée dans l’usine Aprochim de Grez-en-Bouère, site dédié au traitement des déchets contenant des PCB.

Parties civiles

Des associations de l’environnement et une agence publique en charge de l’environnement figurent parmi les parties civiles au procès. Il s’agit par exemple de la fédération France Nature Environnement ou même de Greenpeace, ainsi que de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe). Cette agence subventionnait la collecte d’huile. Elle demande aujourd’hui le « remboursement du trop-perçu par Chimirec, ainsi que 500 000 euros de dommages et intérêts ».

L’avocat de l’Ademe, Me Benoist Busson, promet un procès « exemplaire ».

Source : Enviro2b.com

Locavores vs Distavores

Les locavores, comme leur nom l’indique, sont des consommateurs de produits locaux et de saisons : ils sont éco-responsables. Ce mouvement venu des Etats-Unis – il a fait son apparition à San Francisco en 2005 – fait de plus en plus d’adeptes en France, notamment par le relais des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) dont il partage les valeurs. Très en vogue, il est toutefois critiqué par les distavores. 

Manger local pour préserver de l’environnement

Dans sa définition, le concept de locavoring prévoit une distance maximale de 160 km entre le lieu de production du produit et le lieu de sa vente. Le succès des Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne est aujourd’hui garanti par l’intérêt que les consommateurs portent à la préservation de leur environnement et de la qualité des produits qu’ils achètent. Les motivations des locavores sont multiples et traduisent les divers avantages à manger des produits locaux et de saison.

La première motivation est le temps réduit du transport des produits, donc moins de pollution. De récentes études ont démontré que la distance moyenne parcourue aujourd’hui par un produit alimentaire, de sa récolte à l’assiette du consommateur, est de 2400 à 4800km ! Le comportement du locavore se construit en réaction des crises énergétiques et climatiques.

Un aliment local signifie un aliment de saison et la relance de la productivité agricole dans des bassins ruraux, notamment à proximité des villes et dans les zones agricoles sinistrées, où le soutien de la population est indispensable et sans conteste. Manger de saison permet aux consommateurs de retrouver le rythme saisonnier de leurs ancêtres et de renouer avec une alimentation riche et variée.

Distavores : détracteurs du manger local

Les locavores ont, comme tous les mouvements dits « écologiques », leurs opposants. Le manger local est-il un bénéfice ou une arnaque ? Doit-on absolument manger local ? Le débat est lancé par les détracteurs des locavores, les distavores.

Cesser d’importer des produits alimentaires comme les bananes, le café, les céréales, le riz, seraient un risque considérable pour les économies des pays importateurs, souvent pauvres, émergents ou en développement. Un autre risque serait de priver les cultivateurs de revenus ou d’emplois. De plus, selon les détracteurs, consommer exclusivement local représenterait une grande perte de diversité alimentaire, et un poids impossible à tenir pour les cultivateurs locaux aux vues de la population toujours plus grande et en constante augmentation. Les distavores estiment aussi que le coût de l’alimentation locale est beaucoup trop élevé, leur faisant dire que le locavoring est un effet de mode.

Entre les deux mon cœur balance…

Il est certain que le locavoring est un concept très intéressant et qu’il mérite d’être défendu et suivi, toutefois il a ses limites. Une chose est sûre : le mouvement ne doit pas être suivi s’il représente des contraintes. Le repas doit rester un moment de plaisir !…

Stop aux mégots !

Dès cet été, jeter un mégot sur les trottoirs parisiens sera passible d’une amende de 35 euros. Cette sanction a été développée dans le cadre de la campagne « Paris met les pollueurs à l’amende », qui rappelle que « salir, c’est polluer ; et polluer est  une infraction ». La capitale mettra en place en 15 000 et 20 000 cendriers supplémentaires sur les poubelles. Certes, les cigarettes sont nocives pour la santé mais elles le sont aussi pour l’environnement. Chaque année, 72 milliards de mégots sont disséminés dans la nature. Or, ce sont des déchets non biodégradables qui polluent les villes, la flore et la faune, en particulier le milieu marin. Différentes solutions pour réduire leur impact sur l’environnement ont déjà  été proposées, sans grands résultats.

Les filtres des cigarettes ont été ajoutés à celles-ci dans les années 1950 pour, soi-disant, réduire le taux de goudron et de nicotine dans les cigarettes. On estime que 845 000 tonnes de mégots terminent en détritus chaque année. Aux Etats-Unis, les mégots représentent entre 28% et 33% du total des déchets ramassés. Contrairement à ce que pensent de nombreux fumeurs qui trouvent complétement normal de jeter leurs mégots n’importe où, ces derniers ne sont pas biodégradables. En effet, les mégots sont photodégradables, la matière première ne disparaît pas complétement mais se dilue au contact de l’eau ou du sol.

Ces filtres terminent souvent leur vie dans les océans, du fait du parcours des égouts, polluant les eaux. En effet, ces mégots ont absorbé une partie des 4000 substances nocives présentes dans la cigarette, dont la nicotine, l’éthylphénol, des résidus de pesticides, des métaux lourds, des gaz toxiques tels que l’ammoniaque et l’acide cyanhydrique… Autant de substances qui se retrouvent dans l’eau et menacent la faune et la flore. Une étude récente a montré qu’un seul mégot contenait suffisamment de poison pour tuer la moitié des petits poissons mis dans un litre d’eau en seulement 96 heures. De plus, les animaux marins peuvent ingérer les mégots, ce qui peut entrainer la mort ou en tout cas provoquer un faux sentiment de satiété et donc une sous-nutrition.

La culture du tabac est pratiquée dans plus de 125 pays. Environ trois quart de la production provient de pays en développement. En plus des pesticides, le traitement du tabac implique des dangers pour les travailleurs sous-payés.

Les chercheurs commencent à étudier de près la question, le programme de Recherche pour la lutte mondiale contre le tabac (RMCT) s’intéresse aux conditions de travail et aux effets de la culture du tabac sur la santé des ouvriers qui travaillent sur les grandes exploitations agricoles.

A priori, sensibiliser les fumeurs à cette pollution reste le meilleur moyen. De nombreuses initiatives, parfois insolites, ont d’ailleurs déjà été mises en place, à l’instar de la démarche de Flore Garcia Bour et de son «Mégot Défi ».

Sources :  stop-tabac.ch   notre-planete.info