Un biocarburant à base de… graisse de poisson !

Photo: wikimedia.org

Conséquence de la hausse des prix des carburants à la pompe, le biocarburant à la cote auprès des consommateurs ! Après avoir testé les essences alternatives à base de betteraves ou de colza – aujourd’hui très mal accueillies, puisqu’elles sont dangereuses à la fois pour l’environnement et les populations – la graisse de canard ou encore l’huile de friture, un nouveau biocarburant à base de graisse de poisson fait son entrée sur le marché !

Lutte contre les émissions de gaz à effets de serre

Le groupe pétrolier national finlandais Nestlé Oil semble avoir trouvé la matière première idéale pour fabriquer un biocarburant totalement respectueux de l’environnement : le poisson panga, poisson d’élevage vivant principalement dans les eaux vietnamiennes et thaïlandaises, dont l’empreinte écologique s’avère être, selon les experts, une des meilleurs. Son introduction dans les années 2000 sur le marché européen a remporté un franc succès, notamment grâce à son prix compétitif et sa chair blanche dépourvue d’arrête (les plus pointilleux seront ravis de le déguster !). Il a notamment détrôné la part de marché de la perche du Nil, dont la réputation a été fortement mise à mal après la diffusion du documentaire polémique, Le cauchemar de Darwin en 2005.

En misant de plus en plus sur le biodiesel, Nestlé Oil annonce que l’utilisation des viscères du panga après transformation en huile, garantirait « une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 84 % par rapport aux combustibles ordinaires, ce en prenant en compte l’ensemble du cycle de vie » du poisson, de sa transformation à son utilisation ! Ce résultat spectaculaire résultant, selon les experts, du « parfait bilan écologique » qu’il présente.  Matti Lehmus, vice-président en charge des Énergies renouvelables chez Nestlé Oil est très optimiste face à ce bilan plus qu’encourageant et déclare que « cela a du sens au niveau environnemental d’utiliser les sous-produits de diverses industries pour remplacer le pétrole par des produits propres et de qualité ».

Après le développement de son biodiesel NExBTL, obtenu à partir d’huile de palme de Malaisie, qui « a l’avantage de pouvoir être raffiné à partir de divers produits », Nestlé Oil compte sur les capacités de l’huile du poisson panga pour faire chuter considérablement les émissions de gaz à effets de serre et participer activement à l’amélioration du bilan environnemental mondial.

Source : TheGreenWeb.com

Chine : 1 milliard de poissons pour le fleuve Yangtzé

© Ian Teh/Panos Pictures

Sécheresse et pollution industrielle ont énormément joué dans la disparition de la faune et de la flore du fleuve Yangtze, en Chine. Afin de remédier à un état désastreux de l’écologie du cours d’eau, le ministère de l’agriculture chinois a décidé de lâcher plus d’un milliard de poissons dans les eaux des régions du Jiangxi, de l’Hubei, du Hunan, de l’Anhui et du Jiangsu. Lors du rempoissonnement du fleuve, les autorités chinoises ont favorisé la réimplantation de carpes noires et à grosse tête et de plus de millions de coquillages et mollusques. Parallèlement, des plantes aquatiques ont été replantées sur 9000 hectares de berges.

Officiellement, ce projet s’inscrit dans le cadre d’un rétablissement des ressources halieutiques affectées par la récente sécheresse. En effet, le niveau de l’eau a baissé considérablement sur les cours moyen et inférieur du Yangtzé en raison de la sécheresse qui a sévi à la fin du printemps et au début de l’été.

Cependant on ne peut ignorer les récentes accusations à l’encontre de fournisseurs textiles mondiaux implantés sur les rives du fleuve. L’association de défense de l’environnement Greenpeace a accusé mercredi les fournisseurs des fabricants Adidas et Nike d’empoisonner l’eau des fleuves chinois en rejetant des produits chimiques toxiques provoquant des problèmes hormonaux. Ceci touche la faune comme les riverains – environ 67 millions de personnes.

Sources: lejournaldelenvironnement, le CRIromandie