Les cinq Etats bordant la mer Caspienne décident d’œuvrer d’avantage pour la protection de l’environnement

La coopération environnementale unissant les cinq Etats bordant la mer Caspienne a pris de l’ampleur. Ceux-ci – la Russie, l’Iran, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan – viennent en effet de conclure, sous l’œil bienveillant du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), un nouvel accord qui vise la mise en place d’un dispositif de lutte contre la pollution aux hydrocarbures affectant l’écosystème local, particulièrement riche.

Ce dispositif comprend plusieurs volets. Le premier est préventif, et vise principalement à la surveillance du milieu marin. Le deuxième consiste en la mise en place d’une procédure d’urgence commune permettant de répondre au mieux aux situations de crise. Et le troisième institue une procédure d’étude d’impact commune afin d’évaluer les risques liés aux activités ayant trait à l’exploitation et au transport d’hydrocarbures. Sa mise en place était devenue essentielle pour la région, de plus en plus exposée aux risques de pollution dus à ces activités.

Ce nouvel accord est intervenu dans le cadre de la Conférence des parties de la Convention de Téhéran, conclue en 2003 par ces cinq Etats, et dont le secrétariat est assuré par le PNUE. Ce dernier s’en est alors félicité par la voix d’Achim Steiner, son directeur exécutif, qui a indiqué qu’ « améliorer les connaissances sur l’impact environnemental potentiel constitue le cœur de la coopération environnementale internationale et entretient les bonnes relations interétatiques ».

Sources : actualites-news-environnement.com, afriscoop.net.

Les fleurs et les immeubles : des menaces pour l’Ouganda

in2eastafrica.net

Grand producteur de fleurs, l’Ouganda en exporte plus de 7000 tonnes par an. Cependant l’expansion de cette production florale nuit à une célèbre zone humide de; site classé au programme Ramsar pour sa biodiversité unique et sa richesse ornithologique.

Sur les rives du lac Victoria, non loin de la route d’Entebbe, le nombre de plantations de fleurs et d’immeubles résidentiels remplacent le marais progressivement. En effet, la proximité de la capitale Kempala et d’un aéroport international rend la baie tentante pour les promoteurs et les horticulteurs.

Logements et emplois vs Marais

L’affrontement entre défenseurs de l’environnement et promoteurs immobiliers, soutenus par les pouvoirs publics,  porte sur l’exploitation de ces zones humides car le gouvernement y voit une source de création d’emplois et de logements.

La banque Crane Bank est d’ailleurs confrontée à un dilemme ; alors qu’elle finance les fermes horticoles de la région, elle soutient aussi le programme Ramsar… Achilles Byaruhanga, le président de Nature Uganda, explique en outre que l’association demande  « au Secrétariat de la Convention Ramsar de cesser de recevoir de l’argent provenant de la destruction des sites Ramsar en Ouganda. L’Union européenne doit interdire la vente des fleurs de Rosebud sur son marché car elle se rend complice de la destruction de sites Ramsar en Ouganda ».

Si la loi, prescrite par l’Environment Management Authority (NEMA),  prévoit une zone tampon de 200 mètres le long du lac, elle avait autorisé le projet de Rosebud malgré les protestations des écologistes. Ces derniers semblent avoir eu raison de s’inquiéter car le projet a clôturé une partie de la zone humide et l’assèche pour permettre la production de fleurs. La NEMA a tenté de réagir en imposant la restauration des secteurs détruits par le programme Rosebud, mais rien ne semble se passer sur le terrain.

Lutembe Bay est  essentielle pour les oiseaux migrateurs et nicheurs or « depuis 2000, nous avons constaté une chute du nombre d’oiseaux migrateurs. Une combinaison de facteurs expliquent cette situation », décrit un représentant du Programme des Nation Unies pour l’Environnement (PNUE) ; les oiseaux sont des indicateurs importants de l’état des écosystèmes.

Les écologistes craignent que la production de fleurs ne pollue aussi les eaux. À court terme, le drainage de la zone humide dégraderait en effet leur qualité. Cette zone humide joue en effet un rôle de filtre pour les eaux des égouts et de ruissellement qui arrivent éventuellement dans le lac Victoria.
À long terme, Nature Uganda ajoute que les produits chimiques utilisés pour les cultures risquent d’avoir un effet négatif. Les Ecologistes dénoncent aussi la pression des promoteurs immobiliers pour pousser les communautés au départ. Ces dernières dépendent effectivement de la pèche locale.

Source: Ornithomedia

Le « passeport vert » pour un tourisme durable en Outre-mer

Le ministère de l’Outre-mer a mis en place un « passeport vert » afin de sensibiliser les touristes à la biodiversité qui existe dans ces départements et en faire un atout pour le tourisme durable. Cette démarche est une adaptation du « green passport », destiné à sensibiliser les touristes à l’impact du tourisme sur la biodiversité et l’environnement. Pas moins de 300 000 exemplaires sont désormais disponibles dans tous les territoires d’Outre-mer.

La France possède un patrimoine biologique exceptionnel et extrêmement varié grâce à ses départements d’Outre-mer, patrimoine qui est en fait l’un des plus riches en diversité biologique au niveau mondial. L’Outre-mer représente 97% de l’espace maritime français et 80% de sa biodiversité soit 13 000 espèces endémiques. Les écosystèmes de l’Outre-mer font partie des « points chauds » de la biodiversité, c’est-à-dire les zones les plus riches mais aussi les plus menacées de la planète.

Le « passeport vert », piloté par le service des politiques publiques du ministère en charge de l’Outre-mer, s’inscrit dans les engagements de l’Etat, adoptés lors de la nouvelle stratégie nationale sur la biodiversité 2011-2020. L’objectif du projet est, dans un premier temps, de sensibiliser les touristes à la protection de ces écosystèmes mais aussi de valoriser la biodiversité comme atout du développement touristique des DOM-TOM.

Ce document, qui comprend une partie générale sur les enjeux et les richesses de la biodiversité ultramarine ainsi qu’une autre sur la biodiversité spécifique et les sites naturels à découvrir, met en valeur l’ensemble des douze départements et collectivités d’Outre-mer.

300 000 passeports seront distribués, dont 100 000 en anglais, afin de sensibiliser également les touristes étrangers. Les comités régionaux du tourisme seront les vecteurs essentiels de la diffusion, puisqu’ils remettront le document à l’arrivée des voyageurs dans les aéroports.

Voici une vidéo de présentation du parc naturel marin de Mayotte qui, en cette période de grand froid hivernal, permet de s’évader durant 13 minutes. Bon voyage !

 

Source : .interieur.gouv.fr

Ça butine de moins en moins

  Depuis quelques années déjà, ce phénomène mondial mobilise les chercheurs de toutes les nationalités. La disparition des abeilles serait un désastre écologique menaçant l’agriculture  et une grande partie de nos ressources alimentaires. A l’approche de la Conférence des Nations Unies sur le Développement Durable (CNUDD) qui aura lieu à Rio de Janeiro en juin 2012, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) interpelle les Etats sur la disparition croissante de colonies entières.

Un phénomène déjà connu

  En 2007, les Etats-Unis tirent la sonnette d’alarme : les abeilles disparaissent soudainement et massivement. Partout dans le monde, le taux de mortalité apicole atteint des records. Les USA ont connu une perte de 60 % de ces colonies en une année et jusqu’à 90% dans certains Etats de l’Est et du Sud. Des colonies sont décimées dans de nombreux autres pays d’Europe. Ce phénomène se nomme « le Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CDD (pour l’expression anglaise Colony Collapse Disorder). Ce syndrome, dont l’ampleur devient épidémique reste inexpliqué. Les études ne permettent à ce jour, que de supposer une synergie entre plusieurs causes.

Un problème multifactoriel

 Plusieurs pistes sont alors étudiées. Le « Varroa destructor », acarien nuisible aux abeilles, se développe de façon anormale. Ce parasite originaire d’Asie, s’attaque aux ruches déjà affaiblies et pourrait être un facteur aggravant. Des chercheurs américains ont ensuite mis en cause la grippe chez les abeilles, mais même traitées contre le virus, les morts inexpliquées des butineuses se poursuivent.

La piste privilégiée est alors celle des pesticides. Pris séparément, les produits employés sont en théorie inoffensifs pour les abeilles, mais, combinés, les insecticides pourraient se révéler nocifs. Les butineuses sont exposées à ces substances chimiques et seules les plus solides parviennent à survivre. Celles-ci rapportent à la ruche les pollens contaminés, nuisibles pour les larves. D’autres études ont également mises en avant la téléphonie mobile comme facteur potentiellement destructeur.

Des conséquences écologiques et économiques

 Les abeilles ont un rôle essentiel en termes de préservation de la biodiversité. L’activité de pollinisation est essentielle à l’agriculture. Les cultures maraîchères et fruitières dépendent largement des pollinisateurs, les Etats-Unis ont déjà importé massivement des abeilles d’Australie pour assurer la fertilisation de leurs vergers. Selon une étude de l’INRA, 35% de la production mondiale de nourriture est directement dépendante des pollinisateurs. La valeur du service de pollinisation des insectes a été estimée à 153 milliards d’euros, soit 9,5% de la valeur de la production agricole mondiale.

Des abeilles urbaines, une aide à la préservation ?

 C’est en 2005 que l’UNAP (Union Nationale des Apiculteurs) a commencé à introduire des ruches sur les toits des grands édifices, comme l’opéra de Paris, à Lille ou encore Marseille. La ville se révèle être un véritable refuge pour les abeilles. Elles trouvent dans nos cités un environnement propice et de très nombreuses variétés de fleurs et plantes dépourvues d’engrais et de pesticides. L’UNAP a décidé d’aller encore plus loin en proposant à des entreprises et des collectivités locales d’héberger une ruche sur leurs toits, il s’agit du programme «  Abeille, Sentinelle de l’environnement ». Une trentaine de villes et une dizaine d’entreprises sont déjà partenaires.

Sources : universcience.fr   science.gouv.fr   paris.fr nature et biodiversité