Mc Phy Energy lance un procédé révolutionnaire de stockage de l’hydrogène

crédits : fotosearch.fr

Il était jusqu’alors possible de stocker l’hydrogène produit sur un site industriel sous forme liquide, ou comprimée. Il sera maintenant envisageable de le stocker sous forme de fines galettes d’hydrure de magnésium solides. Plus sûr et moins coûteuse que les deux premières formules, cette idée a de l’avenir.

La jeune start-up française MC Phy Energy vient en effet de lancer, en février dernier, la production de ces galettes capables d’emmagasiner chacune 0,5 m3 de gaz d’hydrogène. Forte de ce lancement, elle a même décroché deux importants contrats lui permettant de pérenniser cette activité, l’un avec le japonais Iwatini pour l’alimentation en piles à combustible des stations services, et l’autre avec l’italien Enel, qui souhaite utiliser ce produit pour ses parcs solaires et éoliens.

Quel est l’intérêt d’un tel concept ? L’hydrogène peut être produit par l’électrolyse de l’eau, réaction qu’il est possible d’engendrer par le biais d’une éolienne, ou encore d’une cellule photovoltaïque. Ainsi, le surplus d’électricité produit par nos fermes éoliennes et photovoltaïques, pourrait dès lors servir à produire de l’hydrogène, ensuite stocké sous forme solide, pour enfin être utilisé par nos industries comme source d’énergie.

Source : Enjeux Les Echos, mai 2011.

L’éolienne domestique a le vent en poupe

De plus en plus de particuliers se lancent dans l’installation d’une éolienne dans leurs jardins. Il est vrai que les énergies éoliennes possèdent de nombreux avantages, d’un part pour son utilisateur, mais aussi pour l’environnement. Souvent comparé à l’énergie solaire, il est important de savoir qu’une éolienne domestique produit trois fois plus d’électricité qu’une installation photovoltaïque.

Cette installation consiste dans l’implantation d’un mât de 10 à 35 mètres portant des machines dont la puissance varie de 100 watts à 20 kilowatts. L’électricité produite est le plus souvent destinée à alimenter en énergie un site isolé, non raccordé au réseau. Dans ce cas, la rentabilité n’est pas le but visé. Si l’installation est réalisée dans l’objectif de faire des économies, l’électricité produite est alors destinée à être revendue à EDF. Dans les zones de développement de l’éolien, EDF a l’obligation de racheter l’électricité produite à un tarif majoré dont le montant s’aligne sur le prix de vente de l’électricité de l’opérateur national.

Avant d’installer une éolienne dans son jardin, il est nécessaire de déterminer quels sont les besoins électriques du foyer. Rappelons qu’aujourd’hui, la moyenne des besoins en électricité d’un ménage est d’environ deux kilowatts par an. La surface doit être suffisamment grande et dégagée pour y installer une éolienne. Les vents doivent être constants, alors avant de se lancer dans l’aventure, il ne faut pas hésiter à faire appel à un météorologiste afin d’obtenir des renseignements sur la force des vents.

 

Sources : reponseatout.com   aujardin.info

Des centrales électriques dans l’espace d’ici 30 ans

notre-planete.info

Enerzine.com, à la pointe de l’actualité énergétique, diffuse aujourd’hui un article non inintéressant dédié aux futures centrales électriques, qui pourraient éviter de susciter toute problématique d’acceptabilité – par les riverains entre autres – puisqu’elles seront situées dans l’espace !

Et oui, comme l’indique l’intitulé de l’article, « des centrales électriques en orbite terrestre, c’est possible ! ». On en parle déjà depuis plusieurs années.

Basée à Paris, l’Académie internationale d’astronautique aurait fait savoir que « des programmes spatiaux pourraient être mis en œuvre d’ici 30 ans, dans le seul but de capter l’énergie solaire directement de l’espace, un moyen rentable selon elle de pourvoir aux besoins en énergie des Terriens ».

Des scientifiques du monde entier auraient d’ores et déjà élaboré un scénario selon lequel des centrales électriques en orbite capteraient les rayons du soleil avant de les transmettre vers la Terre. « Ce procédé serait techniquement réalisable d’ici une décennie ou deux, rien qu’en se basant sur les technologies existantes en laboratoires ».

Des satellites robotisés seraient donc en charge de récupérer l’énergie solaire et de nous la renvoyer. De façon plus précise, seraient lancés en orbite géostationnaires « des satellites chargés de capter l’énergie du soleil et pourvus de bras articulés orientables ». Intelligent, ce système permettrait aux divers satellites d’être mis « en orbite sur l’équateur » dont l’ensoleillement est qualifié de « maximal et permanent ».

L’énergie réfléchie par les multiples satellites serait  « captée vers un dispositif maître, qui à son tour convertirait l’énergie concentrée en électricité pour après les transmettre vers la terre via un laser ou une antenne à micro-onde » ; « des équipements au sol s’occuperaient de récupérer ces flux extraterrestres et de les injecter dans les réseaux électriques ».

Enerzine.com cite John Mankins, un ancien responsable Concept à la NASA, qui a dirigé cette étude. Selon lui, « un projet pilote visant à démontrer la faisabilité de cette technologie est tout à fait envisageable grâce notamment aux lanceurs à bas coûts actuellement en cours de développement ».

Evidemment, ce projet n’en étant qu’à un expérimental pour l’instant, « des obstacles existent avant d’arriver à une telle réalisation ». Parmi ces difficultés, « la problématique des débris spatiaux ». Il faut dire que si la Terre est polluée, l’espace ne l’est pas moins. Rappel ici.

« Le manque d’études ciblées et le coût final de développement » figurent également parmi les limites à franchir. La communauté scientifique concernée appelle donc les acteurs publics et privés à encourager cette nouvelle perspective pour le secteur énergétique en cofinançant des études de viabilité.

Dans un contexte marqué par une possible sortie du nucléaire à 30 ans, nous les encourageons aussi à promouvoir ce type d’innovations, tant qu’elles sont envisagées selon des critères des strictes de durabilité et de propreté.

Sources : Enerzine.com

Inde : modèle d’énergie solaire compétitive

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L’Inde a instauré un programme national en faveur de l’énergie solaire, il y a deux ans. Aujourd’hui, selon La Tribune, ce programme porterait ses fruits et l’énergie solaire y serait compétitive. Il est donc intéressant de s’attarder une minute sur ce pays qui semble modèle en la matière : « l’électricité solaire ne revient pas plus cher que celle issue du charbon ou du gaz ».

Pourquoi l’Inde attire autant ?

Le marché de l’électricité solaire est tellement compétitif, depuis le lancement du programme « National Solar Mission » que « tous les grands groupes spécialisés dans le solaire se pressent pour profiter de ce nouveau marché ». L’attrait pour l’Inde est d’autant plus fort que les marchés européen et américain sont actuellement ralentis, en raison d’une forte baisse des tarifs de rachat de l’électricité d’origine solaire. On a en tête les polémiques françaises liées à la baisse du rachat de l’électricité photovoltaïque.

En Inde, en seulement deux ans, « les capacités installées ont bondi de 17,8 à plus de 500 mégawatts (MW) ». Mais c’est surtout la baisse les prix qui promet un développement rapide du secteur : « à 0,15 cents par kilowattheure, un plancher atteint plus rapidement que ne l’avaient anticipé la majorité des experts, l’électricité solaire est compétitive avec celle issue du charbon (qui compose aujourd’hui 69 % du mix énergétique) ou du gaz naturel ».

Les limites de l’attractivité indienne

Toutefois, affirme La Tribune, « les conditions de financement » dans le pays resteraient « délicates ». Par ailleurs, si le volume des installations solaires a fortement augmenté, « on est encore loin de l’objectif de 22 gigawatts fixé pour 2022 ». L’enjeu est tout de même de produire 20GW raccordés au réseau ainsi que 2 GW hors réseau afin d’alimenter les zones rurales qui ne sont pas desservies par le réseau électrique.

Des initiatives vertes à retenir

Parallèlement au programme national, des Etat ont pris des initiatives louables. Le Gujarat par exemple. Situé dans l’Ouest de l’Inde, cet Etat a instauré des « incitations », ce qui l’a conduit à attribuer « 600MW de projets » en un an. Parmi ces projets figure un parc situé dans la région de Patan, qui représente à lui seul 214 MW d’énergie solaire.

Au total, indique La Tribune, « pas moins de cinquante entreprises sont impliquées dans des projets solaires situés dans le seul état du Gujarat ». Sachez aussi qu’en plus de l’énergie verte, le Gujarat se démarque aussi en matière d’énergie éolienne, avec une production de « 2580 MW » fin janvier.

Latribune.fr

Soleil et noix de coco : un cocktail énergétique!

Noix de coco

De l’électricité produite à partir de soleil et noix de coco, la recette de ce cocktail énergétique fait rêver!

Le site référent goodplanet.info dédié à l’environnement et ses enjeux, diffuse ici une information du New Scientist selon laquelle « l’archipel des Tokelau, dans le Pacifique sud, sera bientôt entièrement alimenté en électricité grâce à l’énergie solaire et à l’huile de noix de coco ».

Foua Toloa, qui gouverne les îles en question – sous souveraineté néo-zélandaise apprend-on – envisagerait d’atteindre 93% d’énergie solaire dans la production d’électricité d’ici mi-2012. Un plan ambitieux qui pourrait être respecté d’après l’universitaire Christopher Dey, de Sydney, si sur chacune des îles sont installées 200 m2 de panneaux photovoltaïques.

L’archipel situé dans le Pacifique suivrait un exemple déjà donné par l’île de Samsø au Danemark, « la toute première île au monde à être entièrement alimentée grâce aux énergies renouvelables ». Suivant la même impulsion, une île espagnole, située dans les Canaries, El Hierro, parviendrait à être alimentée en électricité par des énergies nouvelles d’ici fin 2011.

Cette tendance illustre l’idée – toujours plus concrète – selon laquelle la transition énergétique est en marche. L’originalité première de communautés indépendantes énergétiquement pourrait commencer à se normaliser…

 

Le photovoltaïque poursuit son développement quand l’éolien ralentit

Le Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement a publié son Tableau de bord éolien-photovoltaïque du deuxième trimestre 2011. Un rapport qui confirme la tendance du début d’année, à savoir un développement continu du photovoltaïque et le ralentissement de l’éolien. Par rapport au premier semestre 2010, la puissance installée d’énergie solaire a triplé en France alors que l’éolien n’a progressé que de 14%.

599 MW de photovoltaïque ont été raccordés au cours du premier semestre (+143 % par rapport au 1er semestre 2010), équivalent à une hausse du parc de 55 % par rapport à la fin 2010. Au total, avec l’installation de plus de 207.000 unités de production d’énergie solaire, la puissance raccordée de photovoltaïque a atteint 1.679 mégawatts (MW) à la fin du premier semestre (contre moins de 580 MW à la fin juin 2010).
Le rythme de raccordement a particulièrement été soutenu dans les régions Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Aquitaine, qui totalisent près de 40% des puissances raccordées au cours du premier semestre.

Pour ce qui concerne l’éolien, la progression des raccordements ralentit de 27% par rapport au premier semestre 2010 avec seulement 340 mégawatts de raccordés durant le semestre. Fin juin 2011, la puissance raccordée d’éoliennes atteint 6.253 mégawatts (+6% par rapport à fin 2010) et la production éolienne 5,4 térawattheures (0,7 TWh supplémentaire par rapport au 1er semestre 2010).

Une tendance qui s’inversera peut-être au deuxième semestre avec l’entrée en vigueur du nouveau cadre juridique de l’éolien terrestre, qui devrait donner un « coup d’accélérateur » au développement de l’éolien, selon Nathalie Kosciusko-Morizet. Un optimisme cependant nuancé chez les professionnels du secteur qui craignent les résultats inverses.