Philippines : l’OMC encourage les PPP

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Fin mars, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a publié la quatrième revue des politiques commerciales des Philippines. Dans le document, « plusieurs membres de l’OMC ont exprimé leur espoir que la récente initiative » du gouvernement des Philippines « en matière de partenariat public-privé (PPP) puisse encourager l’investissement dans les grandes infrastructures ».

Ce souhait des professionnels de l’OMC concorde avec le rapport du secrétariat général de l’institution internationale selon lesquels « les bons résultats des Philippines sont, néanmoins, « en deçà de ses possibilités ». Le pays, dont les infrastructures ne sont pas tout à fait adaptées, devrait, selon les experts, chercher à booster sa productivité « de façon à soutenir la concurrence des producteurs à bas coûts des pays voisins ».

Les centrales électriques concernées par les PPP

Deux documents, publiés fin avril, par le Service économique régional (SER) de l’ambassade de France, l’un intitulé « Fiche sur le programme de partenariats public-privé aux Philippines » et l’autre « Pipeline of PPP Projects », font part des priorités de l’initiative sur les PPP. Elles portent sur « les infrastructures » telles que « les aéroports, transports en commun, centrales électriques » ainsi que sur les technologies d’information ou les services sociaux.

Les biocarburants soutenus à travers le plan d’investissements prioritaires

Le ministère de l’Industrie et du commerce a établi, parallèlement, « des priorités en matière d’investissement, dans le cadre de son Plan d’investissements prioritaires (IPP) ». La production de biocarburants et l’agriculture biologique ont été ajoutées à cette liste établie en début d’année, qui concernait déjà les secteurs suivants : agriculture, pêche, industries créatives (technologies de l’information, décidemment !) construction navale, logement, énergie, transport, eau, logistique, déchets, voies de communication, oléoducs et gazoducs, recherche et développement.

Des investissements toutefois faibles aux Philippines

Dans le pays, les investissements directs étrangers (IDE) sont faibles, selon lemoci.com. Le gouvernement veille au contrôle par les nationaux des secteurs jugés les plus importants, tels que « l’agriculture, la pêche et de nombreux services ». Le pouvoir en place « incite à s’implanter dans des zones industrielles d’exportation (ZIE) les opérateurs extérieurs qui veulent s’engager dans les activités manufacturières, en profitant d’aides fiscales substantielles ». Leur participation « dans les marchés publics » est toutefois « volontairement limitée ».

Sources : Lemoci.com

De la poussière de perturbateurs endocriniens sous nos lits

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De la poussière de perturbateurs endocriniens, voilà ce qui traîne sous nos lits ! Univers-nature.com fait part des conclusions d’un rapport surprenant intitulé « Home Sweet Home – dusty surprises under the bed ». Coécrit par une coalition d’associations environnementales (Chemsec et Swedish Society for nature conservation (SSNC) avec la European Public Health Alliance et la Health and Environnement Alliance en Belgique, Clean Air Action Group en Hongrie, AMICA en Italie, BUND en Allemagne, Society for Sustainable Living en Tchéquie et la SSNC en Suède), ce document apporte une analyse des échantillons de poussières domestiques, prélevées dans des chambres de plusieurs foyers.

Ces foyers ont été choisis sur trois continents :

  • En Europe : Allemagne, Belgique, Hongrie, Italie, République Tchèque, Suède.
  • En Afrique : Afrique du Sud, Kenya, Ouganda, Tanzanie.
  • En Asie : Malaisie, Philippines.

Le résultat de ces analyses est on ne peut plus clair : « tous les prélèvements contenaient un mélange de perturbateurs endocriniens (PE), des produits chimiques interférant avec le système hormonal et soupçonnés d’être à l’origine de désordres sanitaires tels que des troubles neuro-comportementaux ».

Particularités européennes : les foyers sélectionnés en Europe « recelaient les niveaux les plus élevés de nonylphénol et de certains phtalates, deux familles de PE reprotoxiques dont les débutés européens ont récemment voté l’interdiction ». Pour cause ! Si l’on considère l’ensemble des substances présentes – autrement dit, qu’on ne les prend pas individuellement – « certains prélèvements présentaient un niveau total de phtalates supérieur à celui recommandé par les autorités sanitaires ».

Ces taux élevés de polluants ne sont pas sans conséquences, d’autant plus que « les Européens passent en moyenne plus de 90% de leur temps dans un espace fermé, où l’exposition à des substances chimiques est susceptible d’être des milliers de fois plus importante qu’en extérieur » d’après Réseau Environnement Santé (RES)

De quoi s’intéresser aux situations africaine et asiatique et faire un peu de ménage chez soi!