L’ONU : création d’une Assemblée des Nations Unies pour l’environnement

L’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement remplace le Conseil du PNUE

un.org

Le 14 mars 2013, le PNUE, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, communique sur cette décision. Le Conseil gouvernant du PNUE se nomme désormais l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement du PNUE. Cette nouvelle dénomination ne change ni les fonctions, buts ou objectifs du PNUE. Avant 2012, seuls 58 pays avaient adhéré au PNUE. Le PNUE se félicite de cet accord qui signifie, pour lui, « la participation pleine et future des 193 Etats- membres de l’ONU dans le corps gouvernant du PNUE ». Cette adhésion universelle montre ainsi l’application des engagements pris par les pays membre lors de la Conférence de l’ONU sur le développement durable (Rio+20). Elle permet, en outre, de renforcer le rôle et les moyens du PNUE en faveur du développement durable.

On indique que plusieurs pays comme le Kenya abritent plusieurs agences de l’ONU et militent pour transformer le PNUE en Organisation de l’ONU pour l’environnement.

Avec cet accord de l’ONU, les actions du PNUE pourront être davantage « renforcées et améliorées » pour relever les défis environnementaux auxquels le monde est confronté. L’organisation pourra aussi recevoir des ressources financières « sûres, stables et élargies en provenance du budget régulier de l’ONU ».

Qu’est-ce le PNUE et quels sont ses champs d’action ?

Le PNUE est un organisme créé en 1972 dont les trois principaux buts sont de : coordonner des activités des Nations unies dans le domaine de l’environnement ; assister les pays dans la mise en œuvre de politiques environnementales ; encourager le développement durable.

Ses activités sont étendues, elles peuvent concerner la sauvegarde des écosystèmes marins et terrestres, la protection de l’atmosphère, la promotion et l’amélioration de la science environnementale ou encore l’élaboration de moyens de préventions et de réponses rapides aux catastrophes environnementales. D’autres activités sont présentées en fin d’article.

Jusqu’à présent il a développé des manuels de recommandations et des traités d’applications concernant des problèmes tels que le commerce international de produits chimiques potentiellement dangereux, la pollution de l’air transfrontalière, la contamination des routes maritimes internationales, la défense des animaux, etc.

En surfant sur le net, on apprend également qu’en 1988, il a créé avec l’Organisation météorologique mondiale le GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. En 2007, il a annoncé la création d’un Groupe d’experts sur la gestion durable des ressources.

En outre, il publie plusieurs types de documents : outre ses rapports annuels, il s’agit de rapports scientifiques, de romans, de magazines comme Notre planète et Tunza  pour les plus jeunes ou encore sa lettre d’informations nommée Synergies. De manière plus importante, il publie régulièrement un état de la planète ; le dernier datant de 2007.

Le site officiel du PNUE

On apprend qu’un nouveau rapport de l’ONU met en garde contre l’avenir incertain des éléphants en Afrique. Un rapport établi par le PNUE, la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces sauvages de faune et de flore menacés d’extinction, la TRAFFIC, le réseau de suivi du commerce de la faune et de la vie sauvage et l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, ont indiqué que « le suivi des saisies d’ivoire destinées à l’Asie est révélateur de l’implication des réseaux criminels ». Concernant l’abattage illégal des éléphants, la CITES a montré que sur 40% de la population totale des éléphants en Afrique, on estime à 17 000 éléphants tués illégalement en 2011. Les chiffres semblent se confirmer pour 2012. Pour d’amples informations sur le sujet, je vous invite à vous rendre sur leur site officiel du PNUE, ci-dessus.

Dans une volonté de vous montrer un éventail plus large de leurs activités, le PNUE propose également, concernant le climat et le développement, des solutions d’éclairage hors réseau pouvant avoir des effets bénéfiques pour la planète.

De même, le PNUE, dans son Annuaire 2013 qui met en avant les « problèmes émergents auxquels est confronté l’environnement mondial », explique que « la ruée vers les ressources, motivée par l’apparente accélération de la fonte de la banquise, appelle à la prudence et à une gouvernance efficace afin d’empêcher tout dommage à l’environnement fragile de l’Arctique ». Le rapport met ainsi en avant les conséquences possibles liées au changement climatique mais aussi de nombreuses recommandations pour répondre à ces nouveaux problèmes telles que « la réduction du gaz à effet de serre », « le renforcement des systèmes de surveillance et d’alerte rapide concernant toute nouvelle évolution du fait de la rapidité du changement », etc.

De nombreux rapports complets sont disponibles sur leur site.

Dernier détail : dans l’agenda du PNUE, le 5 juin prochain aura lieu la Journée Mondiale de l’Environnement sur le thème « Pensez. Mangez. Préservez ». N’hésitez pas à la fêter !

PNUE : protéger les eaux en haute mer

Source: Antoine STANISIERE sur artactif.com

 

Si les eaux territoriales sont soumises à la protection des Etats, les eaux internationales ou hautes-mers sont sous la tutelle des autorités internationales. Un récent rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), intitulé « Perspectives Environnementales Mondiales », conclut que les trois quarts de cette zone sont exploités au-delà de leur capacité maximale par le secteur de la pêche maritime.

Une étude précédant ces conclusions – celui du congrès du Programme international sur l’Etat des Océans (Ipso) – dénonçait également la surpêche de cette zone, la pollution détruisant des habitats entiers, acidifiant les eaux et l’augmentation de température des océans.

Ce panel scientifique concluait qu’au cours du demi-milliard d’années écoulées, cinq extinctions de masses sont survenues après des calamités naturelles, au cours desquelles plus de 50% des espèces existantes ont disparu.

Le PNUE dénonce une faiblesse dans l’application des engagements pris dès le sommet de la Terre, à Rio au Brésil, en 1992. Les eaux de hautes mers sont protégées mais la pression de la pêche détériore la biodiversité sous-marine. La surpêche s’explique d’après Achim Steiner, vice secrétaire de l’ONU et directeur du PNUE, par les subventions des Etats à leur industrie maritime : « il y a deux fois plus de navires de pêche industrielle présents pour capturer du poisson que les océans ne peuvent en supporter ». A la fragmentation des juridictions nationales de préservation des océans, s’ajoute l’apparente surdité des gouvernements aux cris alarmants de leurs propres experts. Tous les pays exploitent mais aucun ne gèrent au final.

Une série de résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies depuis 2004, a permis d’élaborer un régime de protection de la biodiversité dans les profondeurs marines. Mais les résultats restent limités. Il faut repenser la gouvernance des océans et le processus de mise en œuvre des engagements. A ce sujet,  les gouvernements se réuniront à New York à la fin du mois de juin, pour préparer le sommet de Juin 2012 de Rio, et se concentreront notamment sur la problématique des océans.

Il devient nécessaire d’adopter des mesures au niveau international pour la conception et la gestion des régions marines protégées dans les eaux internationales, décrit le rapport de la PNUE. L’agence onusienne estime que 110 milliards de dollars d’investissements sont nécessaires dans les prochaines années pour gérer la pêche et amener les fonds marins de « récupérer

Le monde ne peut plus se permettre de retarder la restauration de la santé et la richesse des océans. Le demi-milliard de personnes qui dépendent d’une industrie de pêche en bonne santé, et le milliard qui dépendent du poisson comme principale source de protéines, ne peuvent attendre la communauté internationale, encore 20 ans, pour agir.

Sources: mediaterre, actualites-news-environnement.com, romandie, lefigaro, radio-canada

Accès à l’énergie : l’ONU et l’UE s’engagent

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Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU, a appelé l’UE à faire preuve de leadership politique pour développer l’accès à l’énergie dans les pays en voie de développement. Un objectif : parvenir à l’accès universel à l’énergie d’ici 2030.

Où sont prises les décisions ?

C’est à Bruxelles, dans le cadre d’une réunion avec les ministres européens du développement et des représentants de groupes privés du secteur énergétique que Ban Ki-Moon a rappelé le souhait de l’ONU de « doubler la part des énergies renouvelables et doubler le taux d’amélioration de l’efficacité énergétique dans le monde d’ici 2030 ».

Pour ce faire, il appelle l’UE, « premier donateur mondial en matière d’aide au développement », et plus précisément, ses dirigeants, à faire preuve de « leadership politique ».

M. Barroso, président de la Commission européenne, a donc fait part de l’objectif européen de « contribuer à offrir d’ici 2030 un accès à l’énergie à 500 millions de personnes supplémentaires dans les pays en voie de développement ». Concrètement, les instances européennes ont débloqué « 50 millions d’euros sur deux ans pour aider les pays qui le souhaitent à bénéficier d’expertise sur le terrain ».

M. Barroso aurait affirmé que « cette promesse démontre notre propre engagement et notre espoir que d’autres se joindront à nous pour faire en sorte que d’ici 2030, l’accès à l’énergie ne soit plus un privilège mais un droit pour tous ».

Le droit à l’énergie : c’est bien de cela dont il est question.

Rappelons donc qu’en juin prochain, se tiendra au Brésil, la conférence de l’ONU sur le développement durable RIO+20 (parce que 20 ans déjà se sont écoulés depuis le premier sommet de la Terre, à Rio). Un plan d’action pour le développement durable de la planète doit y être élaboré.

Les institutions s’activent donc, au niveau international et au niveau européen. Comme le note l’AFP, « d’ici là, l’UE et ses Etats vont chercher à mobiliser des aides supplémentaires à  hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros pour soutenir les investissements dans le secteur de l’énergie durable dans les pays en développement ».

On apprend qu’une part de cet argent sera versée par la Banque européennes d’investissement (BEI), l’autre proviendra « d’autres banques » et du secteur privé.

A ceux qui objecteraient une solidarité trop accrue de l’UE vis-à-vis de l’extérieur quand la situation économique intérieure est désastreuse, Ban Ki-Moon répond que l’aide pour l’accès à énergie ne relève pas d’une « question de charité », mais qu’il s’agit bien de « repenser les solutions énergétiques conventionnelles, dans le contexte d’un réchauffement climatique global ».

RAPPEL :

–       1 personne sur 5 n’a pas accès à l’électricité

–      Plus de 40% des habitants de la planète font la cuisine et chauffent leur logement avec des foyers ouverts ou des fourneaux fonctionnant au charbon ou avec des biomasses. De belles alternatives existent, heureusement.

WWF aurait fait part de l’accueil favorable par les ONG de ces objectifs, même s’ils sont jugés assez peu ambitieux, notamment pour ne pas dépasser un réchauffement de plus de 2C°.

Blandine Bouniol, de la confédération d’ONG européennes Concord, pointe une autre limite dans cette stratégie, estimant contradictoire d’aider les pays en développement dans leur accès à l’énergie quand l’UE exploite ces pays pour répondre à ses besoins en biocarburants.

N’oublions pas que l’UE doit faire face à sa propre précarité énergétique : de plus en plus de foyers en France, par exemple, rencontrent des difficultés à payer leur facture d’énergie, une énergie de plus en plus chère.

Sources : Romandie.com

AIEA : gendarme de l’atome ?

Source: photosearch

« Nous vivons à l’ère post-Fukushima » a déclaré ce lundi le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano. Selon lui, il est grand temps de redéfinir le rôle de l’Agence.

Déjà la Suisse, l’Allemagne et l’Italie, ont décidé de progressivement abandonner leur programme de développement nucléaire. Les propos du directeur général auront surement un impact significatif sur l’opinion mondiale, aujourd’hui très circonspecte sur le sujet.

Faire de l’AIEA un « gendarme » mondial

Yukiya Amano a indiqué dans un rapport aux cent cinquante et un Etats de l’Agence onusienne, que la mission de promouvoir le nucléaire civil de l’Agence n’est plus suffisante suite à l’accident du Japon. « La sûreté des installations nucléaires est plus que jamais prioritaire pour les pays » affirme-t-il. Il désire que l’Agence puisse « vérifier systématiquement et régulièrement la sûreté de toutes les centrales nucléaires ». Les évaluations nationales de sécurité ne sont qu’un point de départ, l’AIEA doit s’assurer de leur pertinence dans un second temps.

M. Amano a également souhaité un renforcement rapide des critères de sécurité de l’AIEA tout en cherchant à garantir leur application au niveau mondial. « Même les meilleurs critères sont inutiles s’ils ne sont pas appliqués », explique-t-il.

Vers une politique nucléaire mondiale ?

Réunis cette semaine à Vienne, en Autriche, siège de l’Agence, les experts de l’AIEA encouragent les Etats à prendre une solution collective.

Le rapport ne cherche pas à contester la responsabilité des États sur leur centrale, ni à modifier le statut de l’Agence – sous peine d’âpres discussions. Il reste donc trois jours aux ministres de ces pays pour mettre au point une stratégie internationale convaincante de renforcement de la sécurité nucléaire. Le risque d’attiser le courroux des anti-nucléaires va certainement influer beaucoup sur le débat.

Les évaluations vont être sélectives dans un premier temps. Il n’est pas possible, en effet, pour l’agence de vérifier les 440 réacteurs du monde dans le délai des 18 mois fixés. Encore aucune proposition concrète n’a été clairement énoncée, « les techniciens de l’AIEA se mettront d’accord sur un plan d’action » a confirmé la ministre française de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. Le directeur général espère que les imprécisions concernant encore les modalités d’examens de sécurité seront une « motivation supplémentaire » des exploitants des centrales pour qu’ils se conforment strictement aux normes de sécurité.

M. Amano  est visiblement optimiste quant à l’assentiment des États membres, même si les stress tests européens ont montré que tous ne partagent pas la même approche de la sûreté nucléaire. Oui, tous les pays ont conscience de la nécessité de travailler ensemble en matière de sécurité nucléaire mais le consensus va être difficile à atteindre.

Le renforcement de l’intervention de l’agence onusienne va poser un problème politique majeur. Les pays tels que l’Iran, n’ayant obtenu que récemment la possibilité de développer l’énergie nucléaire civile, ne pourraient y voir qu’un moyen pour les occidentaux de garder un œil sur leurs activités. Ainsi les déclarations des experts de l’AIEA vont être un enjeu de renforcement de la sécurité nucléaire, de gouvernance mondiale mais aussi une manière d’apprécier la légitimité de l’agence…

Les militants investissent COP 17

Des milliers de manifestants se sont rassemblés ce 3 décembre pour une marche dans les rues de Durban, dans le cadre de la journée mondiale d’action contre les changements climatiques (COP17). Ils demandent qu’un accord soit trouvé entre les Etats pour sauver la planète.

Ces militants écologistes mettent en avant le fait qu’il est indispensable qu’un accord soit conclu pour que, même en temps de crise, la lutte contre le réchauffement climatique se poursuive. « Sinon, ce sont les générations futures et l’Afrique qui vont en payer le prix fort ».

Le directeur international de Greenpeace, Kuomi Naidoo, souhaite que les pays de l’Union européenne et les grands émergents (Brésil, Afrique du Sud, Inde, Chine), fassent bloc et se mettent d’accord sur une seconde période d’engagement du protocole de Kyoto. « Ce qui risque de se passer à l’issue de la conférence de Durban, c’est que le protocole de Kyoto devienne une sorte de coquille vide, un accord qui ne soit pas légalement contraignant. Et à ce moment-là, on courrait à la catastrophe ».

 

Un appel à la mobilisation a d’ailleurs été passé par le mouvement Paysan International (La Via Campesina), invitant tous les mouvements paysans et organisations agricoles à manifester ce lundi 5 décembre dans les rues de Durban. Selon l’organisation, « la lutte contre le changement climatique est un combat contre le capitalisme néolibéral, contre l’accaparement des terres et la précarité foncière, contre la dépossession, contre la faim, contre pauvreté et inégalité.  Pendant la journée consacrée à l’agro-écologie et la souveraineté alimentaire, nous organiserons des manifestations pour porter notre protestation jusqu’à la conférence des pollueurs. Nous organiserons également des actions contre les multinationales qui sapent notre souveraineté semencière. »

Toutes ces initiatives culmineront dans une grande Assemblée des Opprimés qui se tiendra ce jour devant le siège de COP17.

Sources :  viacampesina.org   rfi.fr

Les fermes agricoles ont le vent en poupe à New-York

L’agriculture urbaine est une forme émergente de pratiques agricoles en ville visant à faire face aux défis de l’urbanisation et de la périurbanisation. Cette solution, qui se développe désormais aux quatre coins du globe, fait partie des recommandations de L’ ONU et la Food and Agriculture Organization pour faire face aux besoins de sécurité alimentaires mondiaux. En effet, près de 60% de l’Humanité se concentre aujourd’hui dans les zones urbaines. D’ici 2050, cette proportion devrait atteindre 80%.

Il est alors fort probable qu’à ce stade, l’agriculture traditionnelle ne soit plus en mesure de répondre à la demande.

Voici un joli reportage filmé en mode « tilt shift » au sujet des potagers situés en plein New-York. On y découvre notamment les actions menées par Brooklyn Grange Farm, Nourishing New-York, Snap Gardens et le chef du restaurant Bobo.

New York Farm City from Petrina TV on Vimeo.

Source : locavorespirit

Durban, un accord a minima a été trouvé pour un nouveau pacte mondial en 2015

Cop 17 s’est finalement achevée, à l’issu de deux nuits blanches consécutives de discussions, par un accord prévoyant d’établir d’ici à 2015 un pacte global de réduction des émissions de gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement climatique.

Cet accord apporte une suite au protocole de Kyoto – qui impose aux pays industrialisés, à l’exception des Etats-Unis qui ne l’ont pas ratifié, de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, dont le CO2 – après 2012 et permet ainsi d’éviter un nouvel échec. L’heure était donc au soulagement pour les représentants des différents Etats.

Ce consensus devra avoir une force légale mais ne sera pas « juridiquement contraignant », contrairement à ce que les Européens demandaient. Pour l’heure, le texte adopté à Durban se contente d’acter la création d’un groupe de travail qui aura pour objectif d’identifier « les solutions pour éliminer le fossé qui existe entre les promesses d’engagements de réduction d’émissions faites d’ici 2020 et les efforts qu’il faudrait réaliser pour maintenir la hausse moyenne des températures en dessous de 2°C ».

L’Union Européenne a tout de même salué ce dimanche la « percée historique » réalisée à COP 17. « La stratégie européenne a fonctionné », s’est d’ailleurs félicité Connie Hedegaard, la commissaire européenne en charge du climat.

L’ONG Oxfam a vivement critiqué l’issue de cette réunion, jugeant que les négociateurs avaient « évité de peu un effondrement » du processus en se mettant d’accord sur « le strict minimum possible ».

Susann Scherbath, des Amis de la Terre Europe, dénonce quant à elle,  l’absence de nouveaux engagements concrets : « une nouvelle fois, les négociations climatiques ont échoué à faire de réels progrès pour lutter contre le changement climatique. Durban est un jeu d’illusion sans objectifs réels ».

 

 

Sources : Le Monde  La Tribune

Les négociations sont serrées à Durban

COP 17 prend la tournure d’un dialogue de sourds. Les Etats semblent se trouver dans une impasse et réussir à conclure un compromis satisfaisant les exigences de chacun s’annonce difficile. L’Europe s’active, la Chine semble vouloir faire preuve de bonne volonté, l’Inde reste inflexible, quant aux Etats-Unis, ils campent sur leurs positions.

 

Etats-Unis :

En plus d’être le deuxième plus gros émetteur de CO2 de la planète après la Chine, les Etats-Unis sont le seul pays industrialisé à n’avoir jamais ratifié le protocole de Kyoto. Les USA tiennent donc un rôle primordial au coeur des négociations tenues à Durban.

Le problème est que le pays refuse de prendre la moindre décision sans engagements similaires des pays émergents, au risque de paraître comme responsable d’un éventuel blocage des négociations.

« J’ai le sentiment que les délégations commencent à perdre patience avec les Etats-Unis », indique Jennifer Morgan, directrice du programme Climat et Energie au sein du World Resources Institute (WRI).

Chine :

Su Wei, le négociateur en chef pour la Chine, se dit prêt à des concessions mais pas autant que ce que voudrait l’Union européenne.

La première période du protocole de Kyoto n’engageait pas l’Empire du Milieu à respecter des engagements chiffrés en matière de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Mais l’Europe refuse de payer indéfiniment et exige qu’un mécanisme de réduction obligatoire des émissions soit déterminé et signé avant 2015.

« Ces conditions vont au-delà de ce qui a été décidé auparavant, notamment dans la feuille de route de Bali signée en 2007. Ce sont des conditions qui manquent d’équité envers les pays en voie de développement. Cependant, la Chine est prête à négocier avec l’Union européenne (…) Nous souhaitons qu’un accord pour prolonger le protocole de Kyoto soit trouvé. C’est la pierre angulaire de toute la politique internationale sur le climat. », indique Su Wei.

L’Inde :

Par le passé, l’Inde et la Chine ont eu des partis-pris assez similaires quant à leurs prises de positions lors des négociations sur le climat. Ce ne sera pas le cas pour COP 17.

En effet, la ministre de l’Environnement qui a la charge des négociations au nom de l’Inde veut que son pays reste inflexible sur ses exigences. Le pays exige une continuation du protocole de Kyoto avec la même exonération d’objectifs de réduction d’émissions  chiffrées pour les pays en développement, et ce, sans aucun engagement pour la période post-2020. L’Inde n’a donc absolument pas changé de prise de position depuis la conférence de Cancùn.

Inutile de préciser, qu’à ce jour, la conclusion d’un accord entre les Etats s’annonce une fois de plus laborieuse…

Sources :  greenetvert, maxisciences

 

Ce que la France défend à Durban

La stratégie de la France dans les négociations de Durban consistera principalement à contribuer à l’application des accords qui ont été décidés politiquement à Cancùn. Serge Lepeltier, l’ambassadeur Français en charge des négociations sur le changement climatique, estime que la France et l’Europe sont en mesure d’arracher une prolongation du protocole de Kyoto après 2012. « Kyoto ne peut pas exister de façon isolée, il est nécessaire d’élaborer un nouvel instrument juridique recouvrant les actions et les engagements de tous les principaux émetteurs ».

Interview de Serge Lepeltier, ambassadeur en charge des négociations climatiques, sur les enjeux de la conférence

Source : Ministère du développement durable

Ouverture de COP 17 à Durban

 

 

La 17ème conférence  des parties à la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (COP) s’ouvre aujourd’hui  dans la ville de Durban, en Afrique du Sud . Ce sommet, qui se tiendra jusqu’au 9 décembre, réunis 195 pays et est censé préparer la suite du protocole de Kyoto, signé en 2007.

Après le succès de Cancùn en 2010, COP 17 constitue une nouvelle étape importante quant aux négociations sur le climat. La communauté internationale n’étant toujours pas parvenue à mettre en place un nouveau régime de lutte contre le changement climatique qui limite le réchauffement du climat en dessous du seuil dangereux des 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.  Les dernières avancées scientifiques rappellent pourtant la nécessité de réduire de moitié les émissions mondiales d’ici 2050.

Le changement climatique produit déjà des effets désastreux particulièrement marqués dans les pays les plus pauvres. Le secrétaire de l’ONU Ban Ki-Moon assure qu’il n’est plus possible de « demander aux plus pauvres et aux plus vulnérables de payer le prix du changement climatique ». Durban doit permettre de consolider les mesures actuellement  insuffisantes afin de répondre au défi de l’adaptation au changement climatique.

COP 17 est en quelque sorte le sommet  de la dernière chance pour construire rapidement un nouveau protocole de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cependant, les négociations s’avèrent compliquées. En effet, la Chine, premier émetteur mondial de CO2, refuse toujours de signer tout accord pour préserver son « droit au développement ». Les Etats-Unis, deuxième pays émetteur de la planète – qui n’a jamais ratifié Kyoto – n’avanceront pas si la Chine ne débloque pas la situation, la Russie et le Japon sont du même avis. Quant à l’Union européenne, elle affirme ne rien vouloir ratifier sans engagement de réduction des Etats-Unis. Il est donc fort peu probable que la signature d’un traité effectif dès 2013 se fasse en Afrique du Sud.

Enfin, Durban devrait concrétiser les engagements pris lors des derniers rounds de négociation. Le cas de la question des financements de long terme sera de nouveau aborder, sur ce sujet, un travail important a déjà été accompli  au-delà du cadre strict de la Convention climat, notamment dans le cadre du G20 qui s’est tenu à Cannes les 3 et 4 novembre dernier.

Source : France Diplomatie


Nigéria : Shell appelé à verser 1 milliard de dollars par Amnesty International pour le delta du Niger

Photo de Jean Farr (Flickr) rnw.nl

Amnesty International, dans un nouveau rapport publié il y a une semaine (à lire ici), et à travers une vidéo disponible ici, peu relayés par les médias francophones, demande à Shell de s’engager à verser 1 milliard de dollars afin d’amorcer le nettoyage du Delta du Niger, « victime de deux fuites de pétrole dévastatrices en 2008 ». En août dernier, Shell avait reconnu sa responsabilité dans ces déversements de pétrole ayant fortement impacté les pêcheurs de Bodo, dans l’Ogoniland.

Alors que la communauté Bodo, qui compterait près de 69 000 membres, a lancé une procédure devant les tribunaux britanniques, Amnesty International et le Centre pour l’Environnement, les droits de l’Homme et le développement (CEHRD) appellent Shell à verser immédiatement l’argent en vue de réparer les dommages causés par l’oléoduc Trans-Niger.

Aster van Kregten, chercheuse d’Amnesty pour le Nigéria, affirme qu’ « il est temps que cette société qui vaut plusieurs milliards de dollars assume sa responsabilité, nettoie et passe à la caisse » ; « l’incapacité de Shell à stopper rapidement et à nettoyer les déversements de pétrole de Bodo a ruiné la vie de dizaines de milliers de personnes ».

Patrick Naagbanton, du CEHRD, explique qu’en raison de « l’impuissance des agences nigérianes », le rapport réclame la création d’un « organisme de contrôle indépendant et doté de ressources suffisantes ».

Shell indique dans un communiqué être « déjà en train d’appliquer beaucoup des recommandations du rapport », notamment par le versement de « dédommagements adéquats dont le montant est actuellement l’objet de procédures légales au Royaume-Uni ». L’entreprise argue que des actes de « sabotages et de vol de pétrole », par des siphonages sur l’oléoduc, pratique qui avait notamment été à l’origine d’un véritable charnier au Kenya à la mi-septembre, retardent le nettoyage de la région. Amnesty conteste cette « excuse » qu’elle estime non recevable.

L’Ogoniland est tellement pollué depuis des années que les Nations Unies se sont saisies de la problématique, en recommandant la « mise en place d’un fonds de restauration de l’environnement doté de 1 milliard de dollars, avec un financement additionnel ultérieur ».

Entreprises, institutions locales, ONG, Nations-Unies, institutions juridiques britanniques, des acteurs prennent donc position à différents niveaux…un « flou juridique » semble bien expliquer aussi la lenteur du processus de nettoyage de l’environnement ogoni.

Jacques Viers, responsable de la commission entreprise à Amnesty International France, plaide pour « une réglementation internationale obligeant les compagnies pétrolières à respecter les droits humains, partout où elles interviennent y compris à l’étranger ».

Sources : 20minutes.fr, Rfi.fr, Jeuneafrique.com

UE : pêcheurs et poissons du monde protégés par les Nations Unies

corbisimages.com

Aujourd’hui, le Parlement européen a voté une résolution visant à protéger aussi bien les pêcheurs européens qui respectent la loi que les poissons peuplant les océans. La pêche illégale représenterait près de « 15 % des prises mondiales, soit entre 11 et 26 millions de tonnes chaque année ». Il apparaît impossible d’assurer une gestion durable des ressources marines sans lutter contre la pêche illégale.

D’après cette résolution, proposée par l’eurodéputée Isabella Lövin, membre de L’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE), adoptée à une large majorité (491 voix pour, 7 voix contre et 24 abstentions), l’Union européenne doit promouvoir des actions coordonnées sur la scène internationale en vue de combattre la pêche illégale, notamment multiplier les inspections en mer, fermer les marchés aux produits issus de la pêche illégale, et imposer des sanctions aux Etats négligents.

D’après le Parlement, qui communique à ce sujet, « étant donné que deux tiers des océans échappent à toute juridiction nationale et compte tenu de la mobilité élevée des stocks de poissons et des flottes de pêche, seule une coopération internationale permettra de lutte efficacement contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) ». Les députés jugent que l’UE, « première puissance dans le domaine de la pêche », doit jouer « un rôle clé en vue de mobiliser la communauté internationale dans la lutte contre la pêche INN ».

La journaliste et députée écologiste Isabella Lövin déclare que « l’Union européenne doit faire davantage en vue de promouvoir une coopération internationale efficace pour lutter contre la pêche illégale ». Elle appelle à « garantir que les opérateurs sans scrupules ne puissent pas simplement changer le drapeau de leur navire pour échapper à leurs responsabilités. Alors que de nombreux stocks de poissons sont déjà sérieusement menacés dans le monde entier, la pêche illégale pourrait être la goutte d’eau qui fait déborder  le vase ».

Vers des casques bleus de la mer ?

Le Parlement exhorte donc la Commission et les Etats membres à mettre cette problématique sur l’agenda international et « à consulter les grands Etats de commercialisation, tels que les Etats-Unis, le Japon et la Chine » pour définir des instruments juridiques internationaux afin de mettre un terme au commerce relevant de la pêche INN, de le poursuivre et de le sanctionner. Cet arsenal institutionnel serait envisagé sous l’égide des Nations Unies, bien que le rôle des organisations régionales de gestion de la pêche soit aussi renforcé.

Parmi les mesures envisagées :

– l’enregistrement obligatoire des navires de pêche de plus de 10 GT ;

– l’établissement de schémas de documentation des captures ;

– l’utilisation obligatoire de systèmes de surveillance de navires par satellite (SSN) ;

– l’échange d’informations sur les activités des navires ;

– le contrôle des importations ;

– un accord sur la fermeture des marchés aux produits de la pêche capturés illégalement.

Vers une liste noire des navires impliqués dans la pêche illégale ?

Les députés européens demandent à l’UE de dresser une liste des bateaux de pêche illégale ainsi que  d’établir un « registre des navires de pêche autorisés à pêcher ».

Les Etats négligents sanctionnés

Les Etats ne respectant leurs obligations internationales devraient faire l’objet de sanctions, selon la résolution. Enfin, les députés demandent à la Commission d’examiner « la possibilité que l’aide octroyée via le système de préférences généralisées de l’UE ne soit allouée que si le pays candidat respecte les règles de la FAO et de l’ONU visant à lutter contre la pêche INN ».

Source : Europarl.europa.eu

Quelles évolutions depuis 20 ans ?

 

Cela fait déjà presque 20 ans que la ville de Rio au Brésil a accueilli la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement durable. A l’approche du Sommet de Rio + 20, qui se tiendra du 4 au 6 juin prochain, il est temps de dresser un premier bilan.

Le programme des Nations unies pour l’environnement  vient de publier un rapport intitulé « Suivre les traces de notre environnement en mutation : de Rio à Rio + 20  » retraçant les changements environnementaux planétaires qui ont eu lieu au cours des vingt dernières années.  Celui-ci a été publié dans le cadre de l’écriture du « Global Environnement Outlook -5 » (GEO -5) du PNUE. Au sein de l’ONU, GEO -5 est l’analyse la plus fiable au sujet  des tendances et des perspectives de l’environnement au niveau mondial. La publication complète de GEO -5 sera dévoilée en mai prochain, soit un mois avant la Conférence de Rio + 20.

Au sujet du changement climatique :

Les émissions mondiales de CO2 continuent d’augmenter en raison de l’utilisation croissante de combustibles fossiles. Cependant, le PNUD constate que la quantité de CO2 émise pour produire 1 dollar (USD) du PIB national a baissé de 23% depuis 1992. Cela démontre le fait que la croissance économique n’est pas nécessairement liée à une augmentation de la consommation des ressources naturelles.

Depuis 1992, on constate un rétrécissement et un amincissement des glaciers du monde entier, ce qui influe sur l’augmentation du niveau des mers. Cette augmentation – environ 2,5 mm par an – menace le bien-être d’environ un sixième de la population mondiale.

Au sujet de la déforestation :

Même si une nette tendance à la reforestation a été constatée en Europe, en Amérique du Nord et dans certaines régions d’Asie, la superficie forestière mondiale continue de diminuer et 300 millions d’hectares ont été abattus depuis 1990.

Au sujet de l’efficacité de la gestion des ressources naturelles :

Entre 1992 et 2005, l’utilisation globale des ressources naturelles a augmenté de plus de 40%. Le PNUD alerte sur le fait que si une action n’est pas rapidement prise pour enrayer la surconsommation des ressources et pour séparer la croissance économique du gaspillage, les activités humaines finiront par détruire l’environnement.

Au sujet de l’eau potable :

Il est prévu que le monde atteigne, voire dépasse, les objectifs du Millénaire au sujet de  l’accès à l’eau potable ; ce qui indique que d’ici 2015, près de 90% de la population des pays en voie de développement auront accès à des sources d’eau potable (contre 77% en 1990).

Ce rapport alerte également sur le fait que la biodiversité a chuté de 12% au niveau mondial et de 30% dans les tropiques. Il existe une préoccupation croissante concernant l’acidification des océans –  le pH de l’océan est passé de 8,11 en 1992 à 8,06 en 2007 –  Cela pourrait avoir des conséquences importantes sur certains organismes marins et diminuer les revenus provenant des activités touristiques.

Cependant, le PNUD constate que de nombreuses questions environnementales qui émergeaient seulement en 1992, sont désormais partiellement résolues grâce à l’élaboration de politiques générales dans les nombreux pays concernés.

« L’écologisation » de l’économie a pris son envol. Elle est désormais vue comme une voie viable pour un développement durable. Le recyclage des déchets ou leur transformation en ressources nouvelles est pratiqué dans de nombreux pays.  Il y a eu une réelle prise de conscience de la part des consommateurs.

Lors de la publication de ce rapport, Achim Steiner, le Secrétaire adjoint de l’ONU a déclaré que « Rio + 20 aura pour thèmes principaux : l’économie verte dans le contexte du développement durable et de l’éradication de la pauvreté. Pour peu que les différents protagonistes s’accordent sur la direction à suivre, cette conférence pourrait permettre de déclencher l’impulsion nécessaire pour assurer le retour au vert des différents indicateurs environnementaux, et pour que le droit au développement soit apprécié par le plus grand nombre, au lieu de ne bénéficier qu’à quelques privilégiés ».

A suivre…

Sources : PNUD , developpementdurable.com

La lutte contre la désertification s’organise au haut niveau

Le 20 septembre s’est tenu le premier forum de haut niveau de l’ONU consacré à la lutte contre la désertification et la sécheresse.

Une Convention « à la traîne », en comparaison aux conventions sur les changements climatiques ou la diversité biologique, alors que le sujet est plus que jamais un enjeu d’actualité. En effet, les périodes de sécheresse sont deux fois plus nombreuses que dans les années 1970. Une désertification qui fait que chaque année, 12 millions d’hectares de terres cultivables disparaissent, soit une superficie qui pourrait produire 20 millions de tonnes de céréales, alors que dans le même temps la population mondiale et les besoins de production alimentaire croissent de manière importante.  Le président de l’Assemblée générale de l’ONU, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, du Qatar, a expliqué que « pas moins du quart de la masse terrestre de la planète frise la dégradation et la désertification […] Le coût économique, social et humain de la désertification est considérable. »

Deux milliards de personnes sont concernées par ce phénomène et ses impacts. Mais l’attention a surtout été attirée sur la crise qui sévit actuellement dans la Corne de l’Afrique, montrée en exemple pour illustrer les pires conséquences possibles de la dégradation des terres et de la désertification. 13 millions de personnes y souffrent de malnutrition aiguë, en grande partie à cause des mauvaises récoltes liées à la sécheresse et à une piètre gestion des terres.

Au-delà de l’enjeu de survie alimentaire de ces populations, la lutte contre la désertification est interdépendante des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a avertit : « s’il n’est pas mis fin au phénomène de la désertification, ses impacts risquent d’annihiler nos efforts de lutte contre la pauvreté ainsi que ceux déployés en faveur de la réalisation des OMD et du développement durable. »

Cette situation d’urgence a motivé les participants à prendre des mesures de nature à favoriser l’utilisation durable des terres. M. Rajiv Shah, qui représentait les États-Unis à cette session, a déclaré : « lutter contre la désertification par le biais de la gestion des terres et du développement agricole d’une manière qui s’inscrive dans la durée est l’un des outils les plus efficaces à notre disposition pour prévenir les crises provoquées par les pénuries de vivres et les carences alimentaires. »

Source : mediaterre.org (ici et )

Corne de l’Afrique – régler les causes profondes de la crise s’annonce délicat

La sécheresse qui frappe actuellement la Corne de l’Afrique ne suscite toujours que bien peu d’engouement. Alors que les Nations Unies évaluent à près de sept cent millions d’euros le montant de l’aide humanitaire qu’il faudrait réunir pour soutenir les populations affectées, les promesses de dons de la communauté internationale ne comblent pour l’heure que la moitié de ce montant. Une évolution de cette situation est attendue le 25 août, date à laquelle doit intervenir une conférence de l’Union africaine, à laquelle participeront les donateurs.

Mais au-delà de cette aide d’urgence, certains intervenants appellent à aller plus loin, et à envisager le déploiement de mesures pour qu’une telle crise ne se reproduise plus. Jacques Diouf, directeur général de la FAO, souhaite ainsi que l’on commence « à bâtir pour l’avenir » et veut inciter les gouvernements et les donateurs à investir dans l’agriculture. Position mise en avant également par Yukiko Omura, vice-présidente du Fonds international de développement agricole, qui souhaite un soutien accru au développement de cultures vivrières sur place, permettant de fournir en alimentation les communautés.

Certaines mesures envisagées par la communauté internationale vont dans ce sens. Il s’agit par exemple de la fourniture de semences, d’engrais et d’eau destinée à l’irrigation, afin d’assurer la campagne de semis à venir. Mais régler les causes profondes de la crise sera bien plus délicat, même si des propositions existent.

Source : journaldelenvironnement.net.

Des vélos pour la reconstruction au Sri Lanka

Afin d’aider les populations  à se reconstruire à la suite de la guerre civile, les autorités ont décidé de fournir 40 000 vélos gratuitement.

La guerre civile du Sri Lanka qui opposait le gouvernement de majorité cinghalaise bouddhiste aux tigres Tamouls, séparatistes, depuis le début des années 1970, a pris fin en mai 2009. Le conflit a fait entre 80 000 et 100 000 mots d’après l’Organisation des Nations Unies, des milliers de personnes ont été déplacées, obligées d’errer sur les routes. Depuis, plus de 365 000 réfugiés ont pu revenir chez eux mais la population est partout très pauvre.

Les autorités ont souhaité aider les populations encore traumatisées en récoltant 40 000 vélos à la fin de la guerre dans le district de Mullaittivu puis en ordonnant leur réparation pour finalement leur distribuer. L’offre n’est pas sans importance car le prix d’un vélo neuf est d’environ cent dollars alors que plus d’un tiers des habitants vivent avec moins de un dollar par jour.

L’objectif de cette initiative est avant tout de permettre aux populations de se déplacer, notamment pour leur permettre de rentrer chez eux. Ce moyen de locomotion leur permettra d’accéder à l’unique autoroute de la région remise en Etat à la suite de la guerre qui traverse la région du sud jusqu’au nord.  « Nous savions que les bicyclettes allaient jouer un rôle vital dans le retour à la maison de nombreux réfugiés. Leur en fournir est une des premières choses que nous avons fait pour les aider à rentrer chez eux », déclare Rupavthi Keetheswaran, un agent gouvernemental local, à l’IRIN du 13 juillet.

Si l’initiative témoigne d’une amélioration humanitaire notable pour l’ensemble de la région sinistrée par la guerre, l’usage du vélo par la population représente un bon point pour l’environnement.

Source: goodplanet, wikipedia

FAO : un guide de gestion forestière

Lors de la Conférence internationale sur les modes de tenure, la gouvernance et l’entreprise en matière de forêt de Lombok, en Indonésie, du 11 au 15 juillet, la FAO – l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture –  a révélé les grandes lignes de son nouveau rapport sur la gouvernance de forêts – Reforming Forest Tenure – un guide pour une réforme de la tenure forestière à l’attention des décideurs.

Le rapport résulte de l’étude, sur plusieurs années, des régimes forestiers et de leurs impacts sur la gestion durable des forêts et la réduction de la pauvreté en Afrique, en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et en Asie centrale. Les propos d’Eva Muller, experte du Département des forêts de la FAO illustrent les conclusions de l’étude : « la demande de terres continue, les faiblesses de la gouvernance dans de nombreux pays et les nouveaux défis mondiaux tels que le changement climatique renforcent l’urgence de la réforme de la tenure forestière ».

La FAO propose une réforme de la gestion des domaines forestiers. Elle désire une plus grande implication de populations locales en permettant non un accaparement des terres mais plutôt une sécurisation des droits de propriété. L’organisation espère ainsi améliorer considérablement les moyens d’existence des populations et leur permettre de tirer des revenus des produits de la forêt.

La proposition est risquée. La distribution de droits de propriété implique l’exclusion de certaines populations au profit d’autres, or l’organisation montre qu’environ 80 % des forêts mondiales appartiennent aux Etats « mais la propriété et la gestion par les communautés, les individus et les sociétés privées sont en expansion, à des degrés divers selon les pays ». Les représentants de l’association souligne que « la tenure informelle peut s’avérer efficace, à moins que d’autres intérêts, comme la privatisation ou la conversion des forêts à d’autres utilisations des terres, ne viennent empiéter sur les droits coutumiers, ce qui porte souvent à des conflits et entraîne la dégradation des forêts. »

Intervenir dans la gouvernance permettrait alors de prendre en considération tous les intérêts des parties prenantes mais dans une perspective de long terme tant pour l’environnement que pour la végétation.

Sources: actu-environnement, mediaterre

ONU : Une résolution pour l’assainissement de l’eau d’ici 2015

 

Sources:L'express

 

L’initiative intitulée « L’assainissement durable : campagne quinquennale jusqu’en 2015 » a été lancée dans les projets de l’ONU ce mardi 21 juin. Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU, et le Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Anthony Lake, mettent l’accent sur l’un des huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) – que les Etats se sont engagés à atteindre d’ici 2015 – combler le fossé de l’assainissement en réduisant de moitié la proportion de la population n’ayant pas accès à un assainissement de base.

La résolution recommande aux Etats de limiter les défections en plein-air des quelques 1,1 milliard de personnes n’ayant pas accès à des infrastructures sanitaires, ce qui nuit gravement à la santé publique.

Les représentants de l’ONU en appellent à la volonté publique, à « une politique cadre ciblée et une chaîne d’approvisionnement fiable à la fois pour construire et entretenir des latrines à prix abordable ». Soulignant la sensibilité et la méconnaissance du sujet, Ban Ki-moon relève ainsi que « mettre fin à la déféction en plein air en particulier, ne sera pas facile ».

L’accès à l’assainissement a été reconnu par l’ONU comme un droit humain, un service de base nécessaire pour mener une vie normale. Cependant, environ 2,6 milliards de personnes, soit la moitié de la population du monde en développement, n’ont toujours pas accès à un assainissement amélioré. A quatre ans de l’échéance des OMD, le retard de traitement de cet objectif est flagrant.

Selon Ban Ki-moon, l’installation d’infrastructures d’assainissement adéquates « peut accélérer nos efforts pour combattre le VIH/Sida et le paludisme, simplement parce que les populations qui vivent dans de meilleurs conditions d’hygiène sont mieux préparées à affronter d’autres maladies ». De son côté, l’UNICEF ambitionne de réduire de 40% le taux des maladies liées au manque des installations sanitaires, notamment la diarrhée, seconde cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.

 

A l’image de nombreux autres projets, le succès du développement de l’assainissement dépendra pour beaucoup de la force de volonté publique, des moyens financiers et matériels dont disposent les Etats.

 

Source:  mediaterre.org, afriquejet.com, casafree.com

L’ONU soutient les Partenariats Public Privé (PPP)

Source: Fotosearch

Au cours d’une réunion de l’ONU organisée le 2 juin dernier à New York, les représentants des nations se sont interrogés sur la manière de « donner accès à l’électricité, de manière durable et économiquement viable, au quelque 2,5 millions de personnes qui sont mal reliées ou qui ne sont pas reliées à un réseau ».dans le monde.

Après avoir lu et commenté les conclusions d’un rapport sur les Partenariats public-privé (PPP) publié par l’organisation, les Etats ont été invités à s’inspirer des expériences de PPP réussies, à l’exemple du partenariat entre les communautés, le gouvernement local et le Partenariat mondial pour la création d’une station hydroélectrique près de Chorriaca, en Argentine.

Le communiqué de presse de l’ONU décrit que l’objectif du rapport est « d’aider la communauté internationale à trouver des solutions pour approvisionner en électricité les millions de personnes « pauvres en énergie » dans le monde. »

Le PPP est-il LA solution ?

Tout d’abord, le PPP est conditionné à des choix rigoureux et pragmatiques, décris par le rapport :

– choisir une technologie électrique appropriée au lieu et aux conditions de vie ;

– avoir des objectifs de développement de l’énergie et des politiques claires sur le long terme, accompagnées d’un cadre juridique et de l’assurance d’un retour sur investissement voire de profits pour les investisseurs ;

– avoir des fonds suffisants pour la recherche et le développement d’énergies propres ;

– prendre des mesures pour optimiser la capacité du secteur privé à proposer ce qu’il sait faire de mieux dans le cadre d’un partenariat public privé ;

– entretenir des relations fortes entre les secteurs public et privé, et réaliser des accords d’achat de l’électricité assurant le secteur privé d’un retour sur investissement.

Et si les partisans de la formule PPP vantent sa rapidité de mise en œuvre et l’obligation de résultat pesant sur le partenariat, ses détracteurs pointent le coût des études qui limite la concurrence et le surcoût lié au financement privé. Il est important que les PPP ne puissent  servir d’artifice à l’Etat et aux collectivités pour ne pas s’engager financièrement et à long terme dans les investissements nécessaires, ici, à la production de l’énergie.

Selon Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, « la disponibilité de réserves d’énergies propres et fiables est essentielle pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement et combattre le changement climatique ».

Les PPP deviennent progressivement le cheval de bataille de l’ONU pour inciter les Etats membres à agir. Le partenariat mutualise les ressources et partage les coûts et les prises de risques entre le public et le privé favorisant ainsi la poursuite d’investissement dans le secteur de l’énergie.

La formule PPP constitue un outil efficace de gouvernance mondiale alliant action locale et acteurs internationaux. Le PPP permet de gérer la divergence intérêts, les motivations et des enjeux des parties prenantes publics et privés afin d’atteindre les résultats fixés initialement. A l’échelle mondiale, les résultats d’une bonne gouvernance s’observent, d’après les différentes organisations internationales, dans la transparence, la participation, l’imputabilité, l’efficacité et l’efficience, l’équité et l’orientation du consensus obtenus par les partenariats.

ALERTE: Un triste record pour les émissions de CO2

Source: Fotosearch

Les derniers relevés des émissions montrent une hausse de 5% depuis le précédent record de 2008. La nouvelle annoncée par The Guardian, relayée par le Monde, provoque l’émoi dans le monde de la science.

Les projections « supposent qu’il y a 50 % de possibilité que l’augmentation de la température dépasse 4 °C vers 2100 », affirme Nicholas Stern, de la London School of Economics, auteur d’un rapport référence sur le changement climatique, au Guardian.

Quelles en sont les causes ?

  • Les premiers accusés sont les pays en voie de développement (PED). Si comme le soutient Sir David King, ancien responsable scientifique et conseiller du gouvernement britannique, il existe toujours un lien entre hausse du PIB et hausse des émissions, la réduction du réchauffement climatique reviendrait à empêcher le développement des PED.

C’est un retour au débat qui paralysa le Sommet de Copenhague et une inflexion aux orientations prises lors du Sommet de Cancun rappel le Handelzeitung.

  • Notons cependant que les estimations de l’Institut de l’Energie Atomique montrent que la récession lors de la crise de 2008 a eu un faible impact sur les émissions.
  • Les Pays développés ne sont pas hors de cause : leur pratique d’importation de produits, provenant de Chine par exemple, est un moyen de détourner le protocole de Kyoto. En effet, celui-ci sanctionne uniquement le lieu d’émission de CO2, qui est souvent le lieu de production de biens plutôt que le lieu de consommation de ces biens.

Quelles solutions ?

Le séisme au Japon a remis en cause l’usage du nucléaire. Mais il est indéniable que celui-ci a un impact positif sur les émissions, d’autant que les énergies fossiles sont vouées à disparaître. Il devient essentiel d’adopter une politique nucléaire claire.

La seule – faible – lueur est la prochaine rencontre de l’ONU pour dresser une nouvelle convention sur l’environnement à la fin du mois à Bonn, en Allemagne. Y aura-t-il un renouvellement des stratégies et des idées ?

Sources : The Guardian, Le Monde, site internet de la CCNUCC, le Handelzeintung