Diesel : un scandale sanitaire comparable à celui de l’amiante

pot d’échappement (c) sipa

L’OMS l’atteste, les gaz d’échappements des moteurs diesel sont cancérigènes. L’organisation a même classé le diesel « cancérigène certain », exactement comme l’amiante et le tabac dont personne ne doute aujourd’hui de leur caractère mortifère.  Qu’attendons-nous donc pour éradiquer ces gaz de nos villes, et pourquoi pas, de nos vies ?

Avant hier, le Réseau Action Climat (RAC-France) et la Fondation Nicolas Hulot ont lancé une pétition

Le 17 juin, le Réseau Action Climat (RAC-France) et la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNH) ont lancé une pétition pour stopper ce qu’ils vont jusqu’à qualifier de « scandale sanitaire ». En deux jours, cette pétition, adressée aux ministres de l’Ecologie et de la Santé, Ségolène Royal et Marisol Touraine, a reçu à peine 800 signatures alors soutenons-la !

Que proposent-ils ? Trois mesures de « bon sens », surtout la dernière :

  1. « Débloquer l’argent nécessaire pour que les collectivités locales développement les transports en commun, le covoiturage de proximité et les mobilités douces ».
  2. « Mettre en place une prime à la conversion des vieux diesels d’au moins 1500 euros pour les revenus modestes ».
  3.  « Supprimer progressivement, à partir de 2015, l’avantage fiscal sur le diesel qui coûte 7 milliards d’euros à l’Etat chaque année ».

Rendez-vous compte, l’Etat subventionne à hauteur de 7 milliards un carburant toxique (7 milliards !!!! Le montant du trou de la sécu !)… Nous contribuables, finançons malgré nous nos propres détresses respiratoires et cancers. Cela est totalement absurde.

Les ONG le rappellent, le diesel cause ou accélère la mort prématurée de « milliers » de personnes. Les difficultés à respirer augmentent, tout comme les allergies ou l’asthme, notamment au sein de la population enfantine, particulièrement fragile.

Voulons-nous faire de Paris une ville comme Mexico, au Mexique, ou Delhi, en Inde, qui proposent à la population des distributeurs payants – oui payants – d’oxygène ?

Pour en savoir plus, voici les enjeux du diesel à travers une vidéo pédagogique mise en ligne sur les sites du RAC-F et FNH

ALERTE : 2 ans d’espérance de vie en moins pour les citadins européens

developpementdurable.com

Ces informations sont une ultime alerte. Et oui, les citadins européens inhalent toujours des substances qui les condamnent à 2 ans d’espérance de vie en moins. Dans un nouveau rapport paru aujourd’hui, l’Agence européenne pour l’Environnement montre en effet que jusqu’à 95% des citadins européens absorbent de l’air contenant des substances dangereuses.

Qui est concerné ?

Un tiers des habitants des villes selon les critères de l’Union européenne. Et jusqu’à 95% des citadins selon les normes de l’OMS.

L’OMS est plus stricte que l’UE sur les particules fines car « on n’a identifié aucun seuil sous lequel les PM n’auraient pas d’impact sur la santé ». L’OMS estime donc que « les valeurs recommandées doivent représenter un objectif acceptable et atteignable afin de minimiser les effets sur la santé tout en prenant en compte les contraintes locales, les capacités et les priorités en matière de santé publique ».

WTF ?

Le problème, c’est que nous respirons un air beaucoup trop pollué par des particules fines principalement. L’AEE note qu’ « en dépit de lois et d’un certain nombre de succès en matière de pollution de l’air, des populations en Europe respirent encore de l’air contenant des substances dangereuses ». Incroyable, la directrice de l’agence, Jacqueline McGlade, affirme même que « la pollution atmosphérique réduit notre espérance de vie de près de deux ans dans les villes et les régions les plus polluées ».

Risque de maladies cardiaques et respiratoires

La concentration des particules fines,  majoritairement émises par la circulation en milieu urbain, mais également par le chauffage au bois, l’industrie et l’agriculture, représente le « risque sanitaire le plus grave ». Ces particules peuvent être à l’origine de pathologies cardiaques et respiratoires, ou encore du cancer du poumon. L’AEE appelle à réexaminer d’urgence la législation en matière de qualité de l’air. Elle s’inquiète aussi au sujet des niveaux d’ozone ou de dioxyde d’azote.

Quelles sont les régions les plus concernées ?

L’Est de la France, le Nord de l’Italie ainsi que les centres urbains et industriels d’Europe centrale et orientale sont considérés comme « les plus mauvais élèves ».

Source : Lematin.ch

Légumes : des greffes pour une meilleure résistance et plus de nutriments

malnutrition chronique au Soudan

En greffant une partie d’une plante sur une autre, il serait possible d’après des scientifiques, de cultiver des légumes résistants aux maladies et au climat. Les greffes permettraient une meilleure résistance et apporteraient aux légumes plus de nutriments. Pour les plantes potagères en tout cas, cette méthode serait efficace.

Un procédé tendance pourtant daté de 1920

L’international Society of Food, Agriculture and Environment (ISFAE), dont le siège se trouve en Finlande, à Helsinki, a répertorié la première mention d’une greffe de légumes durant les années 1920. Elle a été réalisée au Japon. Ce pays a poursuivi l’emploi de cette méthode puisque selon l’ISFAE, en 2003, plus de la moitié des légumes du Japon étaient cultivés via la méthode de greffage. La tendance est donc toujours bien d’actualité.

Une pratique asiatique

Les greffes de légumes seraient plus courantes en Asie qu’ailleurs dans le monde, d’après le Centre de recherche et de développement sur les légumes en Asie (Asian Vegetable Research and Development Centre, AVRDC). les greffes de légumes sont plus communes en Asie qu’ailleurs dans le monde. En effet, les terres y sont exploitées de manière intensive, les parcelles agricoles sont petites et sont situées dans une région sujette aux catastrophes et les taux de malnutrition  » chronique  » y sont élevés en raison du manque de nutriments.

Joko Mariyono, chercheur à l’AVRDC, affirme qu’ « en appliquant la technique du greffage, les agriculteurs peuvent produire des légumes nutritifs et de grande valeur », y compris en cas de conditions météorologiques difficiles.

Qu’en dit l’OMS ?

D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les politiques alimentaires, qui se concentrent sur la sous-nutrition, négligent des solutions telles que la greffe de légumes, qui permettraient de lutter efficacement contre la malnutrition chronique. Que faire alors ? Il serait intéressant de tester toutes les méthodes potentiellement aptes à régler le problème de croissance dont souffrent « au moins 170 millions d’enfants » dans le monde en raison de « malnutrition chronique ».

Source : Mediaterre.org

L’Afrique a soif

La forte croissance démographique  sur le continent africain oblige les Etats à augmenter leurs investissements afin de garantir un meilleur accès à l’eau potable. « La ressources existe, le problème réside dans les infrastructures », explique François Ombanda, directeur général de la Société d’énergie et d’eau du Gabon. En effet, sur les 5 400 milliards de mètres cubes d’eau que recèle le continent, seulement 4%  est utilisé.

Selon un rapport conjoint de l’Organisation Mondiale de la Santé et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), en 2008, l’approvisionnement en eau de la population était de 31% en Afrique subsaharienne et de 60% en Afrique du Nord. « Il est nécessaire d’accroître les investissements pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) », indique Sering Jallow, directeur du département eau et assainissement à la Banque africaine de développement (BAD). Ces OMD prévoient de réduire de moitié le nombre d’habitants dépourvus d’accès à l’eau d’ici 2015. « Seuls l’Afrique du Sud et peut-être le Sénégal atteindront ces objectifs. La démographie urbaine est galopante, c’est le principal défi des pays, se mettre à jour rapidement et anticiper l’avenir », précise Sylvain Usher, secrétaire général de l’Association Africaine de l’Eau (AAE).

En effet, la population africaine devrait ainsi augmenter de moitié entre 2010 et 2040, avec un pourcentage de citadins qui passerait de 44% à 57%. La Banque Mondiale et l’Association Africaine de l’Eau, préparent actuellement une étude sur une trentaine de capitales africaines, afin de déterminer comment les sociétés de distribution peuvent préparer les vingt à trente prochaines années. Les besoins domestiques en eau d’ici à 2040 devraient se situer entre 135 et 161 milliards de mètres cubes par an pour l’ensemble du continent.

Des progrès ont tout de même étaient effectués depuis ces dernières années, les sociétés de distribution semblent avoir amélioré leur mode de fonctionnement. « On constate que les dirigeants sont de mieux en mieux formés », relève Sylvain Usher. Les firmes cherchent en outre à bénéficier des retours d’expériences. «  Au sein de l’AAE, nous avons mis en place une plateforme de rencontre entre les différentes sociétés du continent. Elles peuvent aussi échanger leurs expériences sur tous les continents. L’objectif, in fine, est de favoriser les partenariats entre sociétés d’eau. »

Des principes semblent avoir été pris en compte, « les politiques de développement soutenues des gouvernements et les réformes qui en ont découlé ont visé à créer un environnement propice en améliorant l’efficacité, le redressement financier et l’augmentation des prestations de services », souligne l’expert de la BAD. Reste que « la mobilisation de ressources internes et externes afin de construire les infrastructures d’eau et d’assainissement, d’une part, et la capacité institutionnelle à gérer leur mise en œuvre et à les exploiter à des fins économiques et sociales, d’autre part, demeurent les principaux défis auxquels sont confrontés les pays d’Afrique subsaharienne », indique Sering Jallow.

Rappelons qu’aujourd’hui, 300 millions d’Africains n’ont pas accès à l’eau potable. 15 milliards de dollars d’investissement annuels seraient nécessaires pour approvisionner toute la population.

Source : jeuneafrique.com

Un jardin dans le ciel à Beyrouth : la dépollution collaborative

Il ne fait pas bon de respirer l’air de la capitale du Liban. En effet, selon une étude menée durant les deux dernières années, le taux de particules en suspension dans l’air de Beyrouth  dépasse de 175 à 275% les normes fixées par l’Organisation mondiale de la Santé. Le trafic routier de la capitale serait le premier responsable de cette pollution,  « Le parc automobile libanais compte environ 1,3 millions de véhicules en circulation dont 600 000 qui traversent le Grand Beyrouth tous les jours et 28 à 30% de ces véhicules n’ont pas leur contrôle technique à jour », indique, exaspéré,  Ziad Akl, fondateur de l’association de sécurité routière, YASA. Ces contrôles sont pourtant obligatoires, mais rarement sanctionnés. Alors que ce taux de particules nocives devient de plus en plus alarmant, des associations et des spécialistes tentent de trouver des solutions. C’est le cas de Wassim Melki, un jeune architecte de 28 ans, qui vient de mettre en place le projet « Beirut Wonder Forest ».

Le principe est simple : imaginer des milliers d’arbres sur les toits de l’agglomération, plantés et entretenus par les habitants de chaque bâtiment. Il est encore difficile de mesurer l’impact du projet sur la qualité de l’air, mais il devrait être largement bénéfique quand on sait que chaque arbre pourrait capturer 10kg de CO2 en moyenne par an. La « Beirut Wonder forest » pourrait également avoir des retombées positives sur le climat local, du fait de l’ombre projetée par les arbres et ainsi, favoriser indirectement une baisse du niveau de pollution de la ville : en été, une température plus fraîche dans les habitations permettrait de réduire l’utilisation des systèmes de climatisation, très énergivores.

Le plus difficile va consister à faire adhérer les Beyrouthins au projet, la plantation et l’entretien des arbres devant être à l’initiative des particuliers. D’après l’initiateur, la voie la plus efficace serait l’incitation politique, par obligation légale, ou, plus raisonnablement, par le biais de réduction d’impôts pour les participants au projet.

Un prototype de plantation sur immeuble devrait être proposé cette année au ministère de l’Environnement. Les adhérents de « Beirut Wonder Forest » envisagent ensuite de tester le principe à l’échelle d’un quartier.


Source : courrierinternational.com