La Commission européenne tire un bilan mitigé du sixième programme d’action pour l’environnement

 

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Alors que le sixième programme d’action pour l’environnement (PAE) de l’Union européenne arrivera sous peu à échéance, la Commission européenne vient d’adopter le 31 août, un bilan des dix années d’existence de ce dispositif, adopté en 2002 par le Conseil et le Parlement européen, qui fixe le cadre global pour la politique européenne en matière d’environnement.

Celui-ci a connu plusieurs réussites, exposées par la Commissaire européen à l’environnement, Janez Potočnik. Il s’agit par exemple de l’extension du réseau Natura 2000, qui selon ses dires, « couvre désormais près de 18% du territoire de l’UE ».

Mais ce bilan note aussi que « des progrès restent à faire » et ce notamment « dans la mise en œuvre des objectifs fixés et des règles établies au niveau de l’UE et dans l’amélioration de la protection de la biodiversité et de la qualité du sol et de l’eau ». Janez Potočnik souligne ainsi qu’ « une meilleure mise en œuvre des règles de l’UE par les États membres est nécessaire afin de combler le fossé entre les ambitions législatives du 6e PAE et ses résultats finaux ».

Il nous apprend en outre qu’un vaste débat public sera lancé prochainement afin de définir les orientations que prendra la future politique de l’Union en matière d’environnement, qu’il veut « ambitieuse » et tournée vers une croissance intelligente et durable.

 

Sources : enviro2b.com, actu-environnement.com

 

FNE souligne la dégradation des sites naturels protégés en France

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L’ONG France Nature Environnement (FNE) vient de publier une enquête alarmante sur la sauvegarde des sites naturels protégés en France. Celle-ci démontre en effet que « 34,1% des zones de protection spéciale (ZPS pour les oiseaux) et 19,1% des zones spéciales de conservation (ZSC pour les habitats naturels et espèces animales autres que les oiseaux) » sont affectées par des pollutions ou mises en danger par l’extension des activités humaines.

Ces zones de protection ont été mises en place suite à une directive européenne de 1992, et sont définies dans le réseau Natura 2000 qu’elle établit. Une protection insuffisante de ces milieux peut dès lors occasionner pour l’Etat membre responsable, une condamnation à de lourdes amendes par la Cour de Justice de l’Union européenne. Fait qui s’est récemment produit avec à la clef une condamnation de la France, qui n’avait pas suffisamment préservé les lieux de reproduction du grand hamster d’Alsace, une espèce menacée.

Selon Benoît Hartmann, porte-parole de FNE, les associations écologistes ont déjà alerté la France sur ce phénomène, « mais malheureusement la tendance se maintient » et la dégradation de ces sites se poursuit. Ainsi, outre le grand hamster d’Alsace, d’autres espèces menacées se trouvent impactées. Il s’agit par exemple de l’outarde, « un semi-échassier tacheté en voie de disparition en Europe et qu’on trouve encore dans le sud de la France et en Espagne ».

Les activités et projets néfastes sont divers. Ils recouvrent des évènements accidentels, comme les incendies ou les pollutions, ou des actes de malveillance, comme la constitution de décharges sauvages ou le braconnage. Ils concernent également les pratiques d’agriculture intensive ainsi que le développement urbain et touristique. A titre d’exemple, la construction de deux nouvelles routes en Seine-Maritime risque d’entrainer la disparition de la violette de Rouen, espèce végétale menacée.

Par la publication de cette enquête, l’ONG FNE souhaite, outre sensibiliser le public, inciter les pouvoirs publics au réexamen de projets potentiellement néfastes qui n’ont pas encore été autorisés.

Sources : romandie.com, lachaineducoeur.fr, FNE.