Les mines zambiennes tuées par une nationalisation bâclée

mine zambie source : flickr

Dans un nouvel excellent article, très fouillé comme à son habitude, le journal en ligne owni.fr s’intéresse aux conséquences néfastes de la politique de nationalisation des mines en Zambie et établit un parallèle avec la situation actuelle en Afrique du Sud, certains acteurs politiques réclamant depuis plusieurs mois le retrait des acteurs privés du secteur minier.

 

Comment ne pas reprocher aux dirigeants sud-africains de se rendre chez le sieur Chavez de l’autre côté de l’Atlantique pour observer objectivement une politique empreinte de culture locale, alors qu’ils disposent dans leur voisinage africain d’un exemple d’autant plus parlant qui, bien que non-identique, présente tout de même un certain nombre de similitudes, en particulier dans les ressources naturelles ?!

Là est la question.

Ne tourner pas la tête messieurs les dirigeants  sud-africains ! Même si le « black economic empowerment » (confier la direction de grands groupes à des personnes issues de minorités pour réduire les inégalités) des années 90/2000 ne s’est pas révélé le succès espéré et apparait aujourd’hui davantage comme un problème que comme une solution, le salut ne viendra pas forcément d’une reprise par l’Etat des atouts du pays.

En forçant le trait, c’est ce dont s’est aperçu la Zambie après la nationalisation de son secteur minier, en particulier le cuivre dont le poids dans l’économie n’a cessé de fondre suite au retour de la gestion publique. Comme souvent dans une telle situation, la mauvaise gestion, par inexpérience et une main d’œuvre insuffisamment qualifiée, et le cruel manque d’investissements sont pointés du doigt ; accolés à une économie en panne d’ambition, d’idées et de financement, le secteur a perdu en efficacité et en compétitivité sans réduire la dépendance à l’international…

A noter qu’à l’aube des années 80, la chute des prix à la production minière s’est accompagnée d’une forte hausse de la dette extérieure annuelle du pays.

 

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