Le bilan du premier éco-quartier français

En novembre 2009, dans le cadre de la première conférence nationale sur la Ville Durable, la ZAC de Bonne à Grenoble s’est vu attribuer le premier prix national des Eco-quartiers de France. Pour le jury qui devait départager pas moins de 160 projets, cette première cité écologique française représentait « un quartier durable exemplaire, porteur d’excellence globale, répondant aux enjeux du développement durable et illustrant l’esprit du Grenelle de l’environnement. » Mais, trois années après l’arrivée de ses premiers habitants, un rapport met en cause le bilan énergétique de ce quartier modèle.

Le projet :

En 2001, 8,5 hectares avaient été réquisitionnés pour la construction de l’éco-quartier de Bonne. Le projet était ambitieux : 850 logements neufs – dont 40% de logements sociaux –  15 000 m2 de commerces, 6 000 m2 de bureaux, des restaurants, un hôtel, une école primaire de quinze classes, une résidence étudiantes d’une centaine de studios et 5 hectares de parc urbains.

Les besoins en chauffage des bâtiments avaient pour objectif de consommer près de 4 fois moins que la consommation moyenne. En effet, tous sont isolés par l’extérieur et équipés de menuiseries performantes qui limitent les ponts thermiques. La zone commerciale est dotée de 1 000 m2 de panneaux photovoltaïques produisant 110 MWh d’électricité et un bâtiment à énergie positive – produisant plus d’énergie qu’il n’en consomme – accueille des bureaux. Quant à l’école primaire, elle est entièrement construite en bois. La ZAC de Bonne avait tout pour devenir un exemple à suivre en matière de bâtiment basse consommation (BBC).


A-t-on placé la barre trop haut ? :

Le Monde a dévoilé ce jeudi, les résultats d’une étude réalisée par le bureau d’études Enertech. Ce cabinet spécialisé dans l’optimisation énergétique du bâtiment a révélé un bilan très éloigné des ambitions énergétiques affichées par les concepteurs du projet.

L’enquête met en avant des surconsommations de chauffage de 5% à 70% supérieures à l’objectif assigné au sein de 438 des 900 logements familiaux de l’éco-quartier. Même constat pour l’eau chaude sanitaire et les services généraux, dont les consommations respectives dépassent parfois très largement les objectifs fixés (17 et 10 kWh/m2/an).

Pour expliquer ces écarts entre besoins estimés et réalité, concepteurs et exploitants du projet pointent globalement le fait que, « en France, la culture du bâtiment basse consommation n’a pas encore totalement intégré les esprits des acteurs de la chaîne. Ni les différentes étapes de la conception et de la gestion de ces logements, causant ainsi des malfaçons et des problèmes d’appropriation à tous les niveaux d’intervention. »

Pourtant, selon Olivier Sidler, le directeur d’Enertech : « ces cibles sont réalistes. En Allemagne, les objectifs énergétiques  au sein des éco-quartiers de ce type sont placés plus bas encore et ils sont parfaitement respectés. Nous avons compris pourquoi certaines choses n’ont pas marché et nous en avons tiré des enseignements qui valent de l’or. »

Le ministère de l’Environnement, quant à lui, estime que les résultats de cette étude « ne sont pas une surprise » et ne remet pas en cause le projet. « Grenoble était dans une logique d’anticipation, il y a une période de rodage inhérente », ajoutent les conseillers de Nathalie Kosciusko-Morizet.

Affaire à suivre…

Source : le Monde

« Se décloisonner l’esprit » pour lutter contre le réchauffement climatique

Le président des Maldives lors de la conférence du 12 octobre au ministère du développement durable

En visite officielle en France les 12 et 13 octobre, le Président de la République des Maldives, Mohamed Nasheed, a soutenu une vision proactive de la lutte contre le réchauffement climatique. Directement concerné par la montée du niveau de la mer, le point culminant des Maldives s’établissant à 3 mètres au-dessus du niveau de la mer, la transition vers une économie décarbonée est un enjeu vital pour cet atoll de plus de 1.000 îles flottant dans l’océan indien.

L’annonce d’un double partenariat

Lors de la conférence de presse organisée au Cabinet ministériel de la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 12 octobre, M. Nasheed a expliqué sa vision de la lutte contre le réchauffement climatique : « réinitialiser les manières de faire » et « se décloisonner l’esprit » pour repenser l’économie et « se repenser » dans une optique soutenable. Le Plan de neutralité carbone des Maldives s’inscrit dans cette dynamique préférant aux attributions d’aides au développement la mise en place de partenariats innovants et de financements de projets environnementaux existants. Par cette action, Mohamed Nasheed espère faire des Maldives un laboratoire actif du développement économique d’un pays par les énergies renouvelables et l’innovation environnementale. Symboliquement, cette initiative se traduit par l’ambition d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2020.

La ministre de l’Environnement et le président maldivien ont déclaré partager « l’urgence » de « trouver des mécanismes économiques et politiques ». A cet effet, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé le soutien de la France au projet du Président Nasheed et ce dernier a indiqué que son pays adhérait à l’initiative franco-kenyane visant la promotion de l’accès aux énergies propres dans les pays en voie de développement. Ces partenariats s’inscrivent également dans la préparation de la Conférence internationale de Durban (28 novembre-11 décembre 2011) sur le climat.

Un engagement sur le financement innovant poursuivi après la conférence

Pour poursuivre ce raisonnement novateur sur le financement innovant, la Baronne Ariane de Rothschild, vice-président de la compagnie financière la Holding Edmond de Rothschild SA, a annoncé qu’un dîner de travail serait tenu le 12 octobre au soir en l’honneur du président maldivien. Mohamed Nasheed expliquait lors de la conférence avec Nathalie Kosciusko-Morizet n’être « pas venu chercher des financements » mais bien des « engagements dans l’avenir » sur « de nouveaux enjeux économiques ». Cette vision sera approfondie à l’occasion du dîner : la Compagnie Benjamin de Rothschild, le ministère de l’Environnement, le Conseil Économique, Social et Environnemental, des représentants industriels français, des experts économiques et environnementaux, des représentants des institutions internationales et des membres du corps diplomatique échangeront des idées en vue d’un accompagnement pour les financements environnementaux innovants.

La recherche des nouvelles manières de raisonner économiquement pour un financement innovant n’est pas restreint à la seule initiative des Maldives, qui selon Mohamed Nasheed est un « prélude à ce qui va se passer » dans le monde, mais se présente comme un laboratoire à l’échelle mondiale pour « nouer des partenariats de longue date pour l’avenir. »


Maldives: Pour une économie sans carbone en 2020 par Youphil

Inauguration du Pôle Géosciences

La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a inauguré ce mercredi le Pôle Géosciences de Saint-Mandé-Tourelle, dans le Val de Marne. Géosciences a été crée dans le but de former un centre d’expertise autour du climat, de la géographie et des océans.

S’inscrivant dans un vaste programme de réaménagement à Saint-Mandé, le site du pôle Géosciences regroupe les sièges sociaux de l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière (IGN), de Météo France et l’antenne parisienne du Service Hydrographique de la Marine (SHOM). Véritable projet de renouvellement urbain, ce nouveau quartier de plus de trois hectares, regroupera en plus des activités publiques, des logements sociaux, des logements étudiants et, dans un second temps, des immeubles destinés à des activités économiques privées.

Le Pôle Géosciences est « l’un des premiers bâtiments publics respectant les exigences de l’Etat, il est exemplaire en matière de construction. Il s’agit d’un bâtiment labellisé basse consommation et certifié Haute qualité environnementale », s’est félicité le ministère de l’Ecologie dans un communiqué.

En effet, le bâtiment, en forme de « navire amiral », utilise la géothermie pour assurer ses besoins en chauffage ou en rafraîchissement. Pas moins de 108 modules de panneaux photovoltaïques sont installés sur la toiture afin de couvrir une fraction des besoins en énergie électrique. Des capteurs solaires thermiques assurent, quant à eux, la couverture de 50% des besoins en eau chaude de la zone dédiée à Météo France.

Source : developpement-durable.gouv.fr

NKM : son plan national d’adaptation au changement climatique

Si on entend déjà les juilletistes et sceptiques pester contre les menaces de réchauffement climatique alors qu’ils souffrent d’un temps pluvieux, les autorités environnementales françaises cherchent à préparer la France à vivre avec quelques degrés de plus.

Au programme de la semaine, la réunion annuelle du Giec – groupe d’experts internationaux sur le climat – à partir du mardi 19 février tandis que la ministre de l’environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, présentera mercredi 20 juillet le plan national d’adaptation au changement climatique, le premier du genre en Europe.

Premier évènement, la semaine du Giec permet à ses 250 experts de se rencontrer afin de mettre en commun leurs conclusions et synthèses. Ce sous-groupe d’experts est chargé d’évaluer les aspects scientifiques du changement climatique (fonctionnement de l’effet de serre, cycle du carbone, variations climatiques du passé, etc.).

Mercredi, Nathalie Kosciusko-Morizet, lors de son annonce, proposera une série de mesures destinées à préparer la France de la fin du siècle à vivre avec 2 à 3 °C de plus en moyenne par an. Oui, la France n’est pas le pays du monde le plus menacé par les effets du changement climatique mais la raréfaction des pluies et la baisse de l’enneigement peuvent causer des tords dans de nombreux domaines comme le tourisme, la santé, l’agriculture…

« Le CO2 est la base de la nourriture des plantes » : la pollution a parfois du bon

Depuis les années 1950 et jusqu’en 2003, la forêt française n’avait jamais été aussi productive grâce aux émissions croissantes de CO2 qui nourrit la végétation, mais aussi aux dépôts de pollution azotée issue de l’industrie ou des transports, qui constituent un excellent engrais.

Cependant qu’il s’agisse de l’activité sylvicole ou agricole, la nature n’apprécie pas les conditions extrêmes. Les conditions de sécheresse menacent chacun des domaines. « Il faut favoriser la capacité d’adaptation des nouvelles générations d’arbres à leur environnement futur » en mélangeant les espèces, décrit Michel Vennetier, chercheur en écologie forestière au Cemagref.

Pour la santé des forêts, les autorités proposent d’insister sur la prévention contre les incendies et d’autre part la préservation contre les parasites.

« En matière agricole, les impacts du changement climatique ne sont pas univoques et varient énormément en fonction du type de culture », assure ainsi Nadine Brisson, directrice de recherche de l’unité Agroclim de l’Inra.

« Le changement climatique ne sera pas une catastrophe pour l’agriculture, à condition de se préparer », affirme cependant la scientifique. Des leviers existent : améliorer génétiquement les variétés ; substituer une partie du maïs par du sorgo, cultivé en Afrique – qui remplit les mêmes usages mais résiste mieux à la sécheresse ; avancer les semis… et, s’il le faut, relocaliser certaines cultures.

Canicules et allergies à ménager pour préserver la santé

A la suite des fortes canicules de 2003 puis 2006, on a pu constater de nombreuses améliorations dans la prévention des effets sur les personnes les plus fragiles. Ainsi, le comportement des personnes sensibles aux fortes chaleurs tend à se modifier sur le long terme en évitant par exemple les expositions aux heures chaudes…

Les spécialistes de la santé alertent aussi sur la multiplication probable et déjà observée des allergies. « Les plantes vont produire plus tôt davantage de pollen qui, du fait de la chaleur et de la pollution, contiendra davantage d’allergènes », énumère Jean-Pierre Besancenot.

A propos des maladies parasitaires, les experts de la santé évoquent l’évolution de la leishmaniose, une maladie transmise via les chiens par de tout petits moucherons et très présente dans le pourtour méditerranéen.

Plus au nord et moins au sud : la répartition des touristes pourrait également être modifiée

Le tourisme blanc doit s’adapter à la baisse des quantités de neiges et proposer des activités alternatives dans les stations de moyenne montagne. Tandis que les littoraux aménagés sont menacés par la montée du niveau de la mer – notamment sur les plages du littoral méditerranéen et aquitain. Pour l’Outre-mer, la préoccupation principale concerne la disparition progressive de la barrière de corail dont dépend une grande part de l’activité touristique.

Les professionnels du tourisme invitent à étaler les vacances sur une plus longue période – de juin à septembre – afin de répondre aux besoins et d’éviter les concentrations démographiques qui nuisent à la santé de l’environnement.  « Les reports de consommation touristique ne devraient pas se faire sur des hivers annoncés plus pluvieux, remarque cependant Ghislain Dubois, universitaire à Saint-Quentin dans les Yvelines. En revanche, l’automne et le printemps devraient être des saisons agréables. »

Il ajoute que les  professionnels du tourisme devraient recentrer leur offre sur une clientèle de proximité plutôt que sur celle brésilienne ou chinoise qui va subir tôt ou tard la hausse du prix des transports.

Eau et urbanisme : prévenir les conflits d’usage et revoir les constructions

« L’un des principaux défis à relever, si ce n’est le plus grand de tous, sera de faire converger une offre qui va diminuer avec une demande qui, déjà, par endroits, n’est pas satisfaite et va encore augmenter du fait du réchauffement climatique », concluait l’an dernier le groupe de travail chargé de faire des recommandations sur l’adaptation à la ministre de l’Ecologie. Les conflits d’usage entre consommation quotidienne, agricole ou industrielle risquent d’ailleurs de peser énormément sur les débats futurs.

L’un des objectifs du plan national d’adaptation présenté mercredi consiste en la réduction de 20 % de l’ensemble des consommations d’eau d’ici à 2020 par une utilisation raisonnée de l’irrigation dans l’agriculture, la réduction des fuites ou une meilleure réutilisation des eaux usées.

Par ailleurs, les constructions de nouvelles bâtisses doivent prendre en compte la sécheresse et la qualité des sols. En effet, les mauvaises argiles amènent le risque de ruissellements en cas de fortes pluies ou du phénomène de « retrait gonflement » qui provoquent la fissuration des maisons. Le risque d’« inondations » est en tête des préoccupations des pouvoirs publics, affirme le climatologue Jean Jouzel.

Ce plan présenté par le gouvernement témoigne de la volonté de celui-ci de prévenir les catastrophes liées au changement climatique, notamment d’ordre économique par exemple dans les domaines du tourisme ou de l’agriculture.

L’économie française verdit

Source: Enviro2b.com

Le 14 juin ont eu lieu les premières rencontres nationales de l’économie verte en présence de la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. Cette journée a permis de dresser un bilan de cette économie nouvelle en France.

Aussi la ministre a déclaré un chiffre : 950.000 emplois verts avaient été comptabilisés en France en 2008. Ces chiffres émanent d’un rapport de l’Observatoire national des emplois et des métiers liés à la croissance verte, un service animé par le Service de l’observation et des statistiques (SOeS) du Commissariat général au développement durable. Crée en 2010, l’objectif de cet observatoire est de comparer les méthodes et les chiffrages sur les emplois, les métiers et les formations de la croissance verte.

Toujours selon l’Observatoire, la croissance de ces emplois verts proviendrait de deux secteurs :

1. les éco-activités, catégorie qui comprend les métiers de la protection de l’environnement, la gestion des ressources naturelles, les activités transversales comme les services généraux publics, la R&D et l’ingénierie.

Cette catégorie a le plus profité de la création d’emplois en 2008, notamment le secteur de la gestion du bruit, des eaux et des déchets.

2. les activités plus périphériques incluant toutes les activités dont la finalité n’est pas environnementale, c’est-à-dire : la production et la distribution de l’eau, la gestion des espaces verts, les transports Grenelle (activités liées au ferroviaire) mais aussi les travaux d’isolation, la fabrication de certains produits industriels tels que les chaudières à condensation.

Cette tendance devrait se poursuivre – sous l’égide du Grenelle de l’environnement – qui prévoit 440 milliards d’euros d’investissements dans les emplois verts d’ici 2020, dans les secteurs du logement, des transports, des énergies renouvelables et de l’agriculture.

Ainsi, d’après le ministère du développement durable, l’économie devrait voir fleurir des chefs de projet éolien, diagnostiqueurs immobiliers, conseillés en agriculture biologique, poseurs de panneaux photovoltaïques…

L’orientation vers une croissance verte reçoit les vœux des politiques, notamment d’Eva Joly, député au Parlement européen et candidate aux primaires d’Europe-Ecologie, qui affirme que « la conversion écologique est fortement créatrice d’emplois. […] On en prévoit 500.000 en 2020 ».  De même, Corinne Lepage, elle aussi députée européenne, est favorable à la croissance verte mais précise que si les métiers de l’énergie renouvelable sont peu présents en France, c’est qu’ « il y a une incompatibilité complète entre le tout nucléaire (car nous n’avons pas de mix électrique) et le renouvelable qui vient concurrencer le nucléaire dans un pays où le nucléaire est en surcapacité ».

Ces réactions décrivent la nécessité de faire de la croissance verte une véritable perspective économique, la nécessité de créer la diversification du bouquet énergétique. La politique française actuelle en matière d’énergie reste majoritairement attachée au nucléaire. Aussi les promesses d’investissements ne peuvent se concrétiser sans un choix tranché des politiques pour une diversification des investissements énergétiques…

 

 

Bruxelles présente sa nouvelle stratégie 2020 pour la biodiversité

La Commission européenne vient de rendre publique sa nouvelle stratégie en faveur de la biodiversité, dans la dynamique suivant les engagements pris à Nagoya à l’automne 2010. Localtis.info, qui rapporte l’information, fait savoir que « dans l’Union européenne,  seulement 17% des habitats et des espèces évalués sont dans un état de conservation favorable et 25% des espèces animales sont menacées d’extinction ».

Cette stratégie, explique Bruxelles, est « sous-tendus par la reconnaissance que la biodiversité et les services qu’elle rend – en plus de leur valeur intrinsèque – ont une valeur économique significative, rarement pris en compte par les marchés ».

L’UE souhaiterait intégrer la valeur des services rendus par les écosystèmes dans l’élaboration des politiques « chaque fois que possible ».

L’UE se donne six objectifs, leviers d’actions :

  • « mettre pleinement en œuvre la législation européenne protégeant les oiseaux et les habitats ;
  • maintenir et consolider les écosystèmes, en rétablissant au moins 15 % des zones dégradées ;
  • renforcer la contribution de l’agriculture et de la foresterie à l’amélioration de la biodiversité ;
  • garantir l’utilisation durable des ressources de pêche en réduisant les captures d’ici 2015 à des limites définies scientifiquement (actuellement, 88 % des réserves halieutiques de l’UE sont surexploitées ou considérablement appauvries) ;
  • lutter contre les espèces exotiques qui envahissent les habitats naturels et menacent actuellement 22 % des espèces indigènes ;
  • renforcer la contribution de l’UE à la lutte mondiale contre la perte de biodiversité ».

Cette stratégie sera examinée par les ministres de l’Environnement puis soumise au vote du Parlement européen.

En 2014, elle pourrait être « révisée » et « ajustée si besoin ». En marge de cette stratégie devrait être développée une autre stratégie, dédiée aux infrastructures vertes en 2012. Des propositions de loi devraient être formulées au sujet des espèces envahissantes ainsi que sur « l’accès et le partage des avantages des ressources génétiques ».

17 ministres européens, dont Nathalie Kosciusko-Morizet, qui devrait évoquer la stratégie française le 19 mai, appellent l’UE à montrer l’exemple, dans une tribune commune. Ils affirment à travers ce document :

  • « Des mesures concrètes, pratiquement réalistes et économiquement rationnelles doivent être progressivement et résolument mises en place, tant par l’Union européenne que par ses Etats membres, de façon à impliquer les divers acteurs et secteurs concernés dans la mise en œuvre des décisions de Nagoya […] À ce titre, il conviendra d’accélérer et de généraliser le processus de prise en compte de l’aspect biodiversité dans la conception et l’exécution de toutes les politiques pour lesquelles il est pertinent compte tenu, en particulier, des avantages que de nombreux secteurs tirent de la biodiversité et des services écosystémiques. Dans ce cadre, il conviendra également d’estimer la valeur économique de la biodiversité et d’intégrer ces estimations aux décisions politiques et économiques ».