Tri sélectif, la Russie peine à faire le ménage

Crédits : www.objectifplanete.fr

Au XXIème siècle en France, l’absence d’un système de tri de nos déchets nous paraîtrait sans doute absurde. Au pays d’Eugène Poubelle, qui avait déjà prévu en 1884, la collecte sélective, le tri a été mis en place en 1974, et fait parti depuis de nos réflexes du quotidien.

Cependant, certains pays parmi les plus développés sont encore à la traîne en la matière. La Russie est l’un d’eux. Cette situation est d’ailleurs mise en lumière par un article publié par le site internet « la Russie d’aujourd’hui », intitulé « les déchets stimulent l’action civique ». Celui-ci met en lumière la passivité des autorités politiques russes en matière de gestion durable des déchets. Mais il nous présente également une raison d’espérer que ce grand pays rejoigne un jour le club des pays pratiquant le tri.

En effet, quelques groupes de volontaires rassemblés sous la bannière du MBN – « marre des déchets » – référencé par Greenpeace, organisent régulièrement depuis 2004 des actions ciblées et concrètes de collecte et de tri des déchets.  Parmi les plus importantes, on retrouve la mise à disposition, pour les habitants de Saint Pétersbourg, de conteneurs de tri sélectif. La municipalité ne souhaitant pas assurer le ramassage, c’était alors les volontaires eux-mêmes qui s’en chargeaient après un appel des concierges, lorsque les bacs étaient pleins.

La dernière initiative en date a été menée à l’initiative d’une jeune moscovite, Nastia Vichniakova. Orientée vers le MNB par Greenpeace, après avoir vainement tenté de faire appel aux autorités politiques locales, celle-ci a mené à bien une opération de nettoyage d’un parc public, collectant 230 sacs d’ordures sur place.

Phénomène encourageant, ce type de mobilisation et les volontaires qui y participent se multiplient depuis la fondation de la MBN en 2004. Mais nul ne sait encore si la Russie mettra un jour en place un système de tri sélectif généralisé.

Taxe carbone – une adoption mouvementée en Australie

Alors que la lutte contre le réchauffement climatique incite les associations et organisations non gouvernementales de protection de l’environnement à toujours plus de mobilisation, ce sont les manifestations anti écologistes qui trustent le haut du pavé en Australie.

En effet, près de 2.000 personnes se sont réunies mardi 16 août devant le Parlement de Canberra, pour protester contre l’institution d’une taxe carbone, soutenue par le Premier ministre Julia Gillard avec l’appui des Verts et des Indépendants. Celle-ci sera d’un montant de 23$ par tonne de gaz carbonique émise et entrera en vigueur au 1er juillet 2012. Elle frappera alors les grands pollueurs du pays.

Les manifestants contestent précisément le fait que Julia Gillard, issue du Parti travailliste de centre gauche, ait été réélue récemment à une courte majorité, au cours de l’année 2010, grâce justement à sa promesse de ne pas instituer une telle taxe. Parmi eux, certains sont même allé jusqu’à réclamer la tenue d’une nouvelle élection, alors que dans le même temps, l’opposition lui réclamait de plates excuses pour avoir gagné de la sorte.

Mais pour l’intéressée, l’institution d’une telle taxe reste « la meilleure option pour l’avenir de l’Australie ». En prenant la responsabilité de cette décision, elle a par ailleurs rappelé aux manifestants qu’elle avait été élue « pour prendre des décisions difficiles, importantes pour l’avenir de la nation ».

Sources : The Guardian.